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 Babe got what I need | Olivia fuckindamnhot Delgado

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Date d'inscription : 02/07/2012
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MessageSujet: Babe got what I need | Olivia fuckindamnhot Delgado   Dim 15 Juil - 23:25

Ben & Olivia
« Big Ben ?! ... Yo Big Ben! ... Psssst ! ... Hey mon frère ? » Slim… Cette demie portion de clown n’en manque jamais une lorsqu’il s’agit de déranger sa lecture consciencieuse du matin lors du quartier libre dans le bloc qui laissent les allers et venues entre cellules permises. « Mmm ? » se contente-t-il de vrombir sans relever la tête plongée sur son bouquin alors que le lascar s’installe sur la couche inoccupée de sa cellule. Deux mois qu’il a le luxe d’être seul ici et d’y trouver une certaine paix – relative – depuis que son dernier compagnon ait été libéré en conditionnelle. D’après ce qu’il lui écrit depuis l’extérieur, outre sa gratitude d’avoir veillé pendant son temps ici à ce qu’il puisse aujourd’hui être dehors sur ses deux jambes, sa réinsertion ne se passe pas trop mal. Si l’on excepte qu’il ne trouve pas de boulot et que son ex s’est fait la male avec son pire ennemi. Il lui avait bien dit d’oublier cette pute, de tirer un trait dessus, las d’entendre ses scénarios aussi désespérés qu’inévitables, au fond aussi sages que fous. Partager sa cellule avec un autre n’est pas facile, mais lorsque cet autre est noué par des sentiments envers une femme à l’extérieur, c’est littéralement l’enfer. La psychose d’un type enfermé sur la fidélité chimérique de celle qui est supposée l’attendre à l’extérieur est insupportable. Il espère que le prochain arrivera sur cette couche, à la place de Slim, sans laisser aucun joli battement de cils derrière lui et, de préférence, sans être porté sur sa grosse trique de black. « Yo tu sais que Little Willy s’est suicide cette nuit ? Ils l’ont retrouvé ce matin vidé de son sang dans sa cellule. » Il le sait oui… Le plus triste là-dedans, c’est que ce pauvre Willy est mort dans un silence qui n’a alerté personne. Le son de cette civière qui succède à celui de la fermeture d’une house noire en revanche, ne laisse personne dans son sommeil, même à quatre heures du matin’ lors du dernier tour de ronde de ces chiens de gardiens. « Mmm mmm… » se contente-t-il d’acquiescer, complètement désintéressé par ces ragots. Qu’est-ce qu’il y a à dire de plus ? Ce pauvre diable a trouvé un moyen de s’évader d’ici en y sacrifiant son souffle, et alors ? Qui peut le blâmer pour ça ? Ce n’est ni le premier, ni le dernier à ouvrir cette seule porte de sortie à la perpétuité sans y laisser sa tête à grands renforts de cachetons. Slim semble intrigué par cette lecture qui concentre toute son attention et le fait l’ignorer à ce point. « "Derrière les robes noires"... C’est quoi ce truc ? Un bouquin de cul ? » se marre-t-il sans trouver pareil égard à son humour face à lui. Impassible et imperturbable, il reste de marbre, de glace même, et poursuit sa lecture sur ce livre qui traite en réalité de l’échec de la justice et des juges à travers des anecdotes de procès douteux. « Comment on peut avoir été un putain de boxeur qui a rétamé la moitié des enclumes du Michigan et se retrouver à lire cette merde ? » Bon, là ça le gave… Il n’arrive plus à suivre les lignes ou à en comprendre le contenu aussi complexe que captivant. Ses yeux se lèvent enfin pour toiser son visiteur par-dessus les lunettes de vue qui lui descende sur la moitié du nez. « Je ne suis plus un boxeur Slim… Est-ce que tu crois que ça fait de moins quelqu’un de moins dangereux… Ou de plus dangereux ? » La menace implicite de lui coller une trempe s’il ne le laisse lire tranquillement est brusquement interrompue par une agitation naissante dans le couloir et les « FOUILLES » hurlés par les détenus à l’arrivée des gardiens.

Une tradition sadique ici. Une fois par semaine, ces fils de pute viennent retourner une poignée de cellules soigneusement ciblées. Et évidemment, c’est au tour de la sienne. « Allez debout Rice, tu connais la musique. » lui glisse l’un d’eux en débarquant comme un conquistador au milieu d’eux. Il la connait oui… Rien à foutre, ils ne trouveront rien pour l’emmerder ici. Il ne se came pas, ne se défend qu’avec ses poings et ne possède aucun autre objet contraire à leurs foutues règles. Le livre claque alors que ses mains se referment autour de ses couvertures. Il se lève et déplie son mètre 90 face à cet empafé de tortionnaire non sans un regard de doux mépris au moment où il remonte ses lunettes du bout de l’index un peu plus haut sur la base de son nez. Message visuel passé : Amuse toi bien, bâtard… Sorti avec Slim, ce dernier ne rechigne toujours pas à lui tenir compagnie lorsqu’il se pose contre la rambarde à ses côtés le temps que le gardien ne passe chaque coin de sa cellule au crible de fond en comble. Contrairement aux apparences de sa grande baraque et malgré son pédigrée de boxeur, il est loin d’être parmi les plus intimidant ici au milieu de tueurs en séries, sociopathes et autres barbares. Même un gringalet comme Slim le sait bien. « Yo je sais que c’est Little Willy qui t’arrangeait le coup pour te trouver ce qui te faut… Mais maintenant que ce con est raide, je peux t’aider à te dégoter des trucs si tu veux. » lui glisse-t-il dans la discrétion. « J’ai ma meuf dans le block d’à côté… Je t’ai pas raconté, on est entré ensemble… Et on ressortira aussi ensemble mon frère, ouai. » Le voilà repartit dans cette histoire abracadabrantesque... Chaque mec ici a la sienne… Mais Slim a certainement l’une des plus stupides qu’il ait entendue. Un couple de petits escrocs sans envergure à l’intérieur duquel il utilisait le joli cul de sa copine pour appâter des pigeons et les braquer… Jusqu’à ce jour où il a choisi le mauvais client et l’a retrouvée en train de se faire déglinguer dans une chambre d’hôtel. Ivre de jalousie, Slim lui a collée une bastos dans le bide avant de lui pardonner et de lui tenir la main sur le banc des accusés. Fatigué d’entendre ce moulin à paroles lui refaire le déroulement de cette nuit et de sa relation avec, il retire ses lunettes et frotte ses sinus lacrymaux entre ses doigts, les paupières fermées, crispées même par le mal de tête qu’il commence à lui donner. « RICE ! » Le rappel à l’ordre du gardien qui perquisitionne sa cellule le sort de sa torpeur. Il se retourne et le voit se rapprocher avec un stock de rasoirs qu’il ne cachait même pas. « C’est bien plus que la dotation permise… T’as de quoi justifier ça ? » Bien sûr que c’est bien plus… Ce connard a du attendre de tomber dessus pour s’en apercevoir sans se poser de question à la perfection du fin bouc qui lui entoure les lèvres chaque jour. Ce n’est pas avec leurs deux lames par semaine qu’il pourrait entretenir une pilosité aussi soignée. « Ma belle gueule ? » lui réplique-t-il en haussant les sourcils, provocant un pouffement de rire de Slim à côté, très vite étouffé face au regard noir du surveillant qui se rapproche un peu plus pour menacer les deux têtes que l’ancien boxeur lui rend.

« Tu ferais bien d’y faire gaffe à ta belle gueule et te mettre en tête que t’es plus une célébrité avec des passe-droits ici, si tu veux pas que je colle ma semelle dessus ou que je m’arrange pour relier ces lames au suicide de ton pote ce matin… Tu voudrais pas prendre 15 ans de plus ? » Enfoiré de merde… Ses petites menaces crapuleuses ne font certainement pas le faire fléchir. Il peut s’enfoncer sa matraque dans le cul ou se couper les veines lui aussi tout de suite plutôt que d’espérer le voir courber l’échine. « Tu connais la règle… Tu peux gagner certains avantages si tu te montre… « coopératif ». Il se trouve que mes collègues et moi avons justement besoin d’une armoire à glace dans ton genre qui a tout son temps à perdre pour aller déménager la bibliothèque du bloc d’à côté. Slim connait bien… Pas vrai Slim ?! Tu pourrais aller t’en occuper pour nous lors d’une de ces permissions conjugales... En attendant, je garde les rasoirs. » conclut-il avant de disparaitre et de retourner à sa sale besogne dans le reste des cellules. Lorsqu’il rentre dans la sienne, tout est retourné… Ses livres, sa couche, ses articles de magazines… « Toujours sûr de pas avoir besoin d’un coup de main ? » le relance Slim face à la pagaille ambiante qui sévit autour d’eux. Il pince ses lèvres, tente tant bien que mal de maitriser l’accès de colère qui fulmine en lui jusqu’à ce que sa main ne parte sèchement pour renverser le matelas à moitié debout qui encombre son espace et expier son coup de sang. « Putain, c’était quoi cette histoire ? » l’interroge-t-il à propos des sous-entendus de magouilles du gardien. « Ecoute, je suis un homme d’affaire moi mon frère… Négocier c’est toute ma vie. Alors de temps en temps je m’arrange avec ce type pour qu’il me laisse aller voir ma meuf peinard dans son bloc et m’offrir un petit moment d’intimité avec elle si tu veux vois ce que je veux dire… Je lui rends service, je lui trouve sa came, et en échange, il me laisse aller tirer mon coup. Et c’est justement de là-bas que je trouve toutes mes sources. Les meufs mon frère, c’est ce qui a de plus fort pour chiner ! Elles dégotent n’importe quoi ! A côté, nos trafics ici, c’est de la cour de récré. ». Il connait très bien tous ceux qui se passent ici. Des libertés se gagnent et s’échangent en fonction de ce qu’on fait ou non pour ces tordus, pour la plupart chargés de même dope qui circule ici sans avoir besoin de trouver un dealer en dehors de leurs heures de boulot. « J’ai entendu dire que le directeur les a chargés de déménager la bibliothèque de là-bas pour y mettre de nouvelles étagères toutes neuves. C’est un vrai capharnaüm là-dedans, et crois moi, ça a rien à voir avec les excursions avec ma meuf... Bref, seulement évidemment, ces feignants ont aucune envie de se casser le cul. Ils ont pensés à moi pour couvrir mes visites mais… Disons que j’ai pas vraiment le physique de l’emploi, alors ils se disent que si j’y vais avec toi, ça donne déjà plus de sens. » « Travailler » pour eux, ne serait que pour une fois, est loin de l’enchanter, mais si cet enfoiré met ses menaces à exécution et décide de tisser un lien entre les rasoirs que lui refilait Little Willy et celui avec lequel il s’est tué… Il n’a aucune envie d’être le seul connard condamné deux fois à tord pour des crimes qu’il n’a pas commis. Pas le choix, il doit s’acquitter de cette tâche le temps que le rapport du légiste ne conclut définitivement au suicide et qu’il ne se trouve un autre approvisionnement. « Il faut que je trouve d’autres rasoirs... » se murmure-t-il à lui-même dans un soupire rauque en passant sa main sur le haut de son crâne rasé avant de la faire autour de ses joues cibles de leur utilité. « Aucun problèmes mon frère ! Les connections de ma meuf vont t’arranger ça, fais moi confiance ! » Il se retourne vers l’escroc qui s’autoproclame homme d’affaire et le toise les sourcils haussés. « Des rasoirs ? Des femmes ? » Il y a un truc qui le fait pas là, quelque part dans son esprit en associant ces deux idées. « Bien sûr ! Comment tu crois que j’accepte de lui bouffer la chatte si elle se fait pas le maillot ?! » Ok, enough… Il n’a pas envie d’en savoir plus sur leurs baises. Une dernière expression de visage las de sa verve conclut les débats et le congédie en même temps. Il va le faire… Plus pour assurer ses arrières que son apparence.

Quelques heures plus tard, le mot passé au gardien de sa « coopération », Slim revient le chercher lors de la promenade et le tire cette fois du banc sur lequel il est allongé à pousser une barre de fonte sans se douter un moment qu’il ferait mieux de ménager ses efforts pour aller soulever des meubles aujourd’hui. Putain de fonctionnaires pressés d’en finir avec leur boulot… Il n’y a bien qu’eux qui n’ont pas tout leur temps ici. Soit. La barre reposé sur ses montants, il se redresse et suit son compagnon de fortune jusqu’au gardien qui doit leur faire passer les portes jusqu’au bloc voisin où l’attend une bibliothèque à moitié désossée. Il n’y qu’à peine plus de cinq cent mètres à faire jusqu’à là-bas, mais il leur faut pourtant près de cinq minutes à arriver en terrain féminin le temps que leur escorte ne déverrouille les innombrables portes de sécurité qui les y conduisent. Arrivés devant la bibliothèque, la matraque de cet empafé vient se plaquer contre son torse pour l’arrêter à la porte et le mettre en garde. « Vous avez une heure et demie. Utilisez là bien si vous voulez revenir demain pour finir et garder vos petits privilèges. » Façon de prévenir qu’ils n’ont pas intérêt à ne rien foutre puisqu’il ne va pas reste pas à les surveiller et les laisse seuls à leur labeur. Il ne comprend pas tout de suite cette impression que le gardien s’adresse particulièrement à lui en lui disant ça mais ne tarde pas être éclairé une fois entrés avec Slim à l’intérieur face aux imposantes étagères à se coltiner. « Bon... Mec tu m’en veux pas, mais moi je vais en profiter pour aller voir ma meuf, tu comprends... C’est pas tous les jours qu’on a une demie-heure de permission en plus. Et puis de toute façon… Je te serais pas vraiment pas d’une grande aide, hein ? » Pas faux… Mais il n’aura pas craché sur une paire de bras en renfort, aussi faméliques soient-ils. « Hey, t’inquiète ! Je pense à toi quand même ! » lâche-t-il avec ses airs de clowns juste avant de disparaitre sous son regard toujours aussi désabusé par l’audace de ce lascar. Cela l’encourage beaucoup de savoir qu’il transpirera en pensant à lui lorsqu’il cartonnera sa nana pendant que lui transpirera à se frotter contre ces grosses étagères. Super... A moins qu’il n’ait parlé des trafics qu’il peut faire ici… Il n’a pas vraiment le temps de s’attarder sur la question, il faut se mettre au boulot et faire sortir un max de meubles dans le couloir. Le temps de défaire le haut de sa combinaison orange XL et de lui faire passer ses épaules, il replie celle-ci autour de sa taille pour donner plus de libertés à ses mouvements et se met à l’œuvre sans plus tarder en s’attaquant aux premiers qui lui vienne sous la main. Après vingt minutes d’effort sans ménagement, il n’en a pourtant même pas sorti le quart. Ces saloperies sont plus lourdes que le plus costaud des poids lourds qu’il ait affronté. Un brin essoufflé, il s’autorise une brève pause avant de s’attaquer à la suivante et s’assoit sur le bord d’une table pour calmer les amples mouvements respiratoires de son torse lorsqu’un bruit de pas dans le couloir attire son attention. Si c’est le gardien et qu’il le fait chier pour ce temps-mort, il va recevoir une invitation à venir mesurer la charge de la tâche et lui prêter main forte le temps de se briser les reins. Si c’est Slim, alors il va avoir le droit à quelques vannes sur sa rapidité à l’emploi avec sa meuf.

Ce n’est pourtant ni l’un ni l’autre qui finit par entrer et apparaitre, mais sulfureuse latina semblant tout droit sortie des posters qui recouvre la plupart des cellules des taulards de son bloc. « Ouuuuuhfff… Mamacita, mamacita… » souffle-t-il les sourcils froncés de torture par ce que le seigneur dans sa cruelle volonté d’abstinence pour ceux qui ont pêchés lui envoie. Manifestement une détenue… Elle… Elle n’a pu se faire enfermer parce qu’on a considéré que c’est un crime d’être aussi bonne. Pris au dépourvu sans être désarçonné par cette visite surprise qui ne peut être soit dû qu’à un hasard, soit à une hallucination de son esprit déshydraté, il se redresse lentement, un fin sourire conquis de charme aux lèvres entre lesquelles sa langue passe brièvement avant d'en faire sortir ces premiers mots. « Je sais pas ce que tu viens faire là querida, mais toi je suis prêt à te donner dix fils... Diez bébé, Diez ! » glisse-t-il avec amusement sans arrêter l’indécence de ses yeux de déshabiller du regard sa tenue de prisonnière de la tête aux pieds. Pas très fin certes… Mais après quatre années passées au placard sans voir une paire de fesses, on lui pardonnera aisément. Il en a oublié les colosses étagères qu’il lui reste à manipuler, mais a pourtant encore plus chaud et plus soif que lorsqu’il les portait face à une telle extraterrestre d'attraits. Venir traîner ici était définitivement une très mauvaise idée... Ou bien une très bonne.




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« Every day is exactly the same. There is no love here and there is no pain. Every day is exactly the same. I can feel their eyes are watching, in case I lose myself again. Sometimes I think I'm happy here. Sometimes, yet I still pretend. I can't remember how this got started, but I can tell you exactly how it will end. I'm writing on a little piece of paper. I'm hoping someday you might find. Well I'll hide it behind something. They won't look behind. I'm still inside here. » NIN
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MessageSujet: Re: Babe got what I need | Olivia fuckindamnhot Delgado   Mar 17 Juil - 16:42

Quelle plaie de vivre dans ce trou ! Oliva ne cessait de se répéter cette phrase à longueur de journée et pourtant, ça aurait pu être bien pire. Après tout, elle jouissait d’une certaine liberté tout en étant emprisonnée et c’était bien ça le plus étrange. Alors certes, elle passait son temps à se plaindre de tout et de rien parce que ça semblait être la chose à faire mais en fin de compte, ça ne pouvait tout simplement pas être pire que de passer ne serait-ce qu’une seule semaine en compagnie de ses chers « parents », alors imaginez grandir avec ! Là, elle avait quand même un vrai lit, peut-être pas super confortable mais au moins elle avait un matelas et puis elle avait une colocataire, si on peut dire. Une fille assez flippante d’ailleurs, qui aurait, selon Olivia, plus eut sa place dans un établissement spécialisé plutôt qu’ici. Il faut dire que sa capacité à changer d’humeur était assez prodigieuse et que ce n’était pas normal, ni pour elle, ni pour personne, mais bon, ce n’étais pas comme si elle avait quelque chose à dire, donc elle subissait les sautes d’humeur de sa codétenue sans broncher.

Quoi qu’il en soit, ce jour-là, la jeune femme était seule dans sa cellule. Ca se remarquait facilement parce qu’en temps normal, sa codétenue – dont elle ne connaissait même pas le nom, c’est pour dire comme elle s’y intéressait, faisait énormément de bruit, quand elle se mettait à hurler pour un oui ou pour un non ou encore quand elle s’amusait à se cogner la tête contre le mur – et après on s’étonnait qu’elle ne soit pas tout à fait normale…, bref tout ça pour dire que ce jour-là, un silence de mort régnait dans sa cellule mais pas dans celles d’à côté. Assise sur son lit, Olivia faisait mine d’être plongée dans de profondes réflexions alors qu’en réalité, elle ne faisait qu’écouter ce qui se disait au dehors. On ne sait jamais, ça pourrait lui servir à un moment ou un autre parce que tout le monde sait que les personnes qui font du chantage s’en sortent toujours mieux que les autres, c’est un fait. Hélas, ça ne parlait pas du tout de choses exploitables dans ce genre de situation, leurs conversations étaient même d’un ennui mortel, du genre « et quand on se retrouvera lui et moi, ça sera pour la vie… » des trucs idiots de midinettes, quoi ! Olivia leva les yeux au ciel en soupirant, même en prison les filles, même les femmes dignes de ce nom sont toujours aussi cruches, c’était assez hallucinant. Il y avait quand même mieux à penser quand on est derrière les barreaux ! C’est bien pour ça qu’elle n’avait aucune envie de nouer des liens avec ces gens puis surtout avec des taulards…même si elle en faisait partie !

La conversation prit fin dans la cellule d’à côté et l’une des joyeuses locataires de cette jolie petite chambre passa devant la sienne.

« Dis donc, t’aurais pas oublié que c’est aujourd’hui qu’ils remplacent les meubles de la bibliothèque, Delgado ? Ca serait con que toutes tes réserves finissent par être découvertes. »

Bon d’accord, elle avait effectivement oublié que c’était aujourd’hui, mais elle n’en laisserait rien paraitre, tout simplement parce que cette nana adorerait le lui rappeler à longueur de journée, elle préférait rester aux commandes.

« Ouais, je sais que ça te ferait bien chier de voir tes exemplaires de Playboy finir dans la salle des gardiens. T’en fais pas, ils sont bien à l’abri. »

Il n’y avait rien de plus faux et il faudrait qu’elle se magne un peu si elle ne voulait pas qu’on trouve sa planque et qu’on la surveille d’un peu plus près, encore. Puis sa charmante voisine ne se contenta plus de passer devant sa cellule mais y entra.

« Je serais toi, j’irais quand même faire un tout là-bas, Hayley est passée devant tout à l’heure et elle a dit qu’ils avaient engagé quelqu’un de super connu pour déménager tous les meubles. »
« Qui ? »
« J’en sais rien, un boxeur à ce qu’il parait. »

Cool, comme si elle s’était jamais intéressée à la boxe…et puis qu’est-ce qu’il pouvait bien foutre là, s’il était si connu ? Mais bon, de toute façon, il fallait qu’elle se déplace jusque-là, donc elle aurait peut-être d’autres renseignements une fois sur place. Olivia prit congé de cette fille ô combien détestable quitta son lit et prit le chemin de la bibliothèque.
Elle passa la tête par l’entrebâillement pour vérifier si elle avait dit vrai. De l’autre côté se trouvait un grand type black et baraqué qu’elle n’avait jamais vu auparavant. Tu parles d’une célébrité ! En plus de ça, il ne s’agissait jamais que d’un détenu de plus. Olivia se décida enfin à entrer, passa devant lui sans rien dire. Ce n’est que lorsqu’il s’adressa à elle qu’elle s’arrêta…euh ok, elle avait connu plus subtil, c’est le moins qu’on puisse dire ! Posant ses mains sur ses hanches, la jeune femme l’observa un petit moment.

« T’esquintes pas, je parle pas espagnol. Puis je suis juste venue voir de quelle célébrité tout le monde parlait, voilà c’est fait. »

Ensuite elle se remit en route parce qu’évidemment, ce n’était pas vraiment le but de sa venue. Sa cachette n’était autre qu’un trou sous une lame du parquet dans un rayon que personne ne visitait jamais, il suffisait donc qu’elle s’assure que personne n’avait découvert que cette lame était amovible et qu’elle cachait pleins de trucs en dessous.

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