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 never let me go. (lyora)

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avatarPrisoners

Date d'inscription : 26/07/2012
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MessageSujet: never let me go. (lyora)   Ven 9 Nov - 13:54



Keira. C'est le seul mot, le seul prénom qui me vient à l'esprit sur l'instant. Je reste hésitant. Est-ce que c'est de la peur ? Je n'en sais rien. De la honte ? Peut-être un peu. Mais surtout, une montagne de timidité. Pourquoi est-ce que c'est si difficile, de franchir le pas ? Pourquoi est-ce que je suis aussi... Ridicule. 'T'es un mec merde, c'est pas la mer à boire, bouge-toi et appelle.' Ouais, c'est bien beau de le penser. Le faire, c'est encore une autre histoire. Serrant les dents, les jambes ballantes, je porte un regard sur le téléphone. 'Tu peux toujours attendre, il ne va pas sonner par magie.' Le rattrapant du bout du bras, j'entreprends donc de taper son numéro. Allez, faut pas te dégonfler. La bonne blague. Finalement, je l'objet retomber sur le matelas, et je me relève, filant plutôt vers la cuisine. Ma mère, toujours aussi faible, s'affaire à préparer quelque chose à manger, en bon marmiton. Je la détaille, je lui souris. Ses traits tirés, fatigués, elle s'active toujours un peu plus avant de, enfin, me remarquer. « Oh, pardon Hannibal, je ne t'avais pas vu... » Par automatisme, je viens donner un coup de main. « Mais c'est qu'mes deux p'tites femmes préparent la bouffe. ». A nouveau, je serre les dents. Bien, la journée commence vraiment bien, comme pour ne pas changer avec cet abruti de Harri. « Connard. » Un murmure, ce n'est rien qu'un murmure. Et pourtant, j'en viens à le regretter, comme s'il l'avait entendu. Ce mec n'est pas sain d'esprit, loin de là.

Renfrogné, je retourne à ma piaule, préférant reprendre mes bouquins. Au moins, quand je suis dans mes cours, l'autre ne cherche pas à me rabaisser, encore un peu plus.Tu es ridicule. Oui, j'en suis conscient. De quoi est-ce que j'ai peur, hein ? Bon sang. C'est pas quand elle aura trouvé quelqu'un qu'il faudra aller frapper à sa porte. Alors, tous comptes faits, je me décide à aller demander les clefs pour la voiture. C'est pas comme si c'était celle de Harri. « Je... Je pourrais prendre la voiture, pour la journée ? » Cet abruti manque de s'étouffer avec son petit déjeuner, je hausse les sourcils. C'est si stupide, ce que je viens de dire là ? Apparemment. Calme, les mains plaquées sur la table, j'attends. Il va céder. De toute façon, il ne peut pas faire autrement, je dois passer chercher Keira. « T'sais c'que ça veut dire gamin. » Je soupire, à nouveau, regardant ailleurs. Ça veut dire que tu vas bosser deux fois plus, ça veut dire que tu vas payer l'essence de ta poche, ça veut dire que tu vas faire le larbin, un peu plus encore. « Ouais, c'est bon. Je peux alors ? » Il hoche la tête, et je ne me fais pas prier pour aller choper les clefs avant qu'il ne change d'avis.

Dehors. Milieu de la matinée, il fait beau, et tant mieux, car vu où je veux emmener la jeune Sutherland... Rien que de penser à elle, je souris. N'ai-je pas l'air un peu niais, à sourire aux anges ? Un attardé, si j'écoute ce mon beau-père rabâche à ma mère sans cesse. Paisible, les mains dans les poches, je vais donc prendre la voiture. Pourvu qu'elle soit là. Pourvu qu'elle accepte. Sinon, je vais avoir l'air de quoi, hein ? J'ose même pas l'imaginer. Je ne préfère pas l'imaginer, point. Au bout de deux ou trois tournant, de quelques lignes droites, j'arrive devant chez elle. Je glisse mes mains sur mon visage, désespéré. Allez, tu y es, c'est plus le moment de faire marche arrière. J'inspire, profondément, et je sors de la caisse. Les mains dans les poches, j'avance timidement vers chez elle. Un pas, deux pas. Trop tard, tu ne peux plus faire demi-tour. Hésitant un instant, je reste planté devant la porte. Et si c'est un Harri qui ouvre, hein ? Mauvaise idée. Faisant volte-face, je préfère récupérer un caillou par terre, avant de le jeter contre sa fenêtre. Avec un peu de chance, la vitre ne va pas se briser.

Attendant quelques minutes jusqu'à ce qu'elle vienne à sa fenêtre, c'est avec soulagement que je l'aperçois. Elle. C'est tout ce que je voulais. Souriant un peu, je reprends. « Tu veux bien venir ? S'il te plaît ? » Toujours aussi timide, c'en devient hilarant. Tss. Je réfléchis un instant, me mordant l'intérieur de la joue. Allez, tu peux mieux faire. En effet, je peux faire bien mieux. « En fait... Non, je ne te laisse pas le choix. Je te kidnappe pour la journée. Tu veux bien ? » Quel idiot, franchement. Je souris un peu plus, confus. Sourire, c'est peut-être moyen de faire passer le mal aise, car même si avec elle, tout est différent... Cette timidité n'est qu'estompée, et donc toujours présente. Où est-ce que je prévois de l'emmener ? Destination mystère, je ne veux pas en dire plus sur l'instant. Elle le découvrira assez rapidement comme cela. Pourvu qu'elle accepte. Et puis de toute façon, si elle ne descend pas. Bah j'irai la chercher moi-même.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: never let me go. (lyora)   Sam 10 Nov - 23:17

Au fur et à mesure que l'eau dégoulinait sur ma tête, je voyais ma teinture rouge disparaître. J'avais réussit à convaincre ma mère, rouge cerise, juste pour essayer. Elle avait dit oui, ne comprenant sûrement pas vraiment ce que je venais de lui demander, ne réalisant peut être pas non plus que sa fille allait devenir repérable dans un rayon de trois kilomètres. Je ne vais pas vous le cacher, c'était un peu mon but. Peut être que me rendre visible m'aurait faite changer ? Peut être me serais-je améliorée ? Peut être que si c'était le cas je ne serais pas seule à cet instant.

Je m'étais faite ça hier, en pleine nuit et le résultat avait été pathétique, je m'étais ratée, lamentablement ratée. C'était mon dixième shampoing, au moins, et mes boucles brunes reprenaient lentement leur teinte originale. Dieu merci. Sortant de la douche, je m'enroulais dans ma serviette et essorait mes cheveux dégoulinant.
Ayant toujours rêvé d'arborer une chevelure cerise, j'étais quelque peu déçue du résultat. Enfin bon, c'était finit, j'étais redevenue brune, brune et inexistante, insignifiante.

J'arpentais ma chambre. Le silence régnait dans la maison, comme d'habitude. A la mort de papa, on était parties ma mère et moi, quittant notre joli appartement pour cette petite baraque. Elle avait appartenu à mon grand père et était remplie de vieilles photos. Grand maman et son mari, ma mère, ma mère petite, les trois ensembles, rassemblés devant un arbre de Noël. Ma mère et mon père le jour de leur mariage ( si bien cadrée que l'on ne pouvait voir de mon père que son costume ). Aucune photo de moi. Mes grands parents avaient déjà eut du mal à accepter le mariage, alors ma naissance, vous imaginez. Ils n'avaient jamais voulu me garder ou même me voir.

En rentrant dans la cuisine, j’aperçois un post-it sur la table. Un message de ma mère. "Je suis chez les Hamilton, rentrerai tard. Il reste du riz et des légumes au frigo" Pas de "bisous ma chérie, soit sage", pas la moindre marque d'affection. Rien. Comme d'habitude. Je me mords les lèvres, un peu déçue, un peu nostalgique. Quand papa était là, c'était différent. Comme ma gorge se serre, j'attrape mon téléphone et enclenche la musique. Bowie. Vieux, mais efficace.

"You're not alone !"

Ouais, ouais, c'est ça. Je me laisse entraîner par la chanson, dansant presque les yeux clos. Le temps file à la vitesse de l'éclair, je n'ai même pas le temps de penser. J'aimerai sortir un peu, quitter cette maison bidon, mais je n'ai le courage d'appeler personne. De toute façon, qui voudrait bien passer l'après midi avec moi ? Trop discrète au goût des jeunes de mon âge, je n'ai pas spécialement d'amis. Mes pensées vont à Hannibal. Mon cœur s'accélère un instant. J'aime bien Hannibal... Il n'est pas comme les autres, il ne fait pas de bruit, pas de vagues, il est comme moi. Je remonte en haut, baladant avec moi ma musique et ma serviette.
J'entreprends de me sécher les cheveux un peu et de m'habiller (surtout). Un vieux jean déchiré fera l'affaire et une chemise ira très bien aussi. Ce n'est pas comme si j'allais voir quelqu'un aujourd'hui.

Alors que je me laisse tomber sur mon lit, un bruit attire mon attention. Je me relève vivement et m'approche. Quoi qu'est ce que c'est que cette affaire ? J'ouvre ma fenêtre et regarde en bas. Hannibal est là, souriant. Je sens le rouge me monter aux joues et mes lèvres s'étirer en un large sourire. Il vient me chercher. Sans réfléchir, je lance :

"Je descends tout de suite, laisse moi trente secondes !"

Fermant mes volets, je me permets de laisser exprimer ma joie. Comme une gamine de six ans je sautille un instant sur place. Hannibal est là. Hannibal est en bas. Hannibal m'attends. Je dévale les escaliers, me calme et ouvre la porte.

"Hannibal !" Dis-je en déposant une bise sur sa joue. "Je n'm'attendais pas à te voir ici... Ca me fait plaisir ! Attends, je vais chercher mes clefs ?"

Je retourne à l'intérieur et attrape un post-it et un stylo. "Sortie pour la journée, à ce soir." On ne sait jamais qu'elle rentrerai plus tôt, je m'en voudrais de l'inquiéter. J'attrape mes clefs, ferme la porte et les fourre dans ma poche.

"Où est ce que tu m'emmènes ?"

Je me dirige vers ce que j'imagine être sa voiture et lui adresse un sourire. Ma journée prenait un nouveau tournant et ça me plaisais bien.

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