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 Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?

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Date d'inscription : 08/11/2012
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MessageSujet: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Jeu 8 Nov - 23:17

Celian Lorcan Finn Byrne
Existe-t-il réellement une frontière entre la folie et le génie ? Parfois on en doute.


nomprénomâge
Byrne Celian Lorcan Finn 17 ans
orientation sexuellestatutgroupe
Bonne question. Hétéro à tendances bi ?CélibataireOfficiellement ou officieusement ?


LISTS










HORS JEU

Je m'appelle Tatsuki et j'ai quelques millénaires. Je suis un pedobear en puissance, qui aime les sucettes. *pouet* On va ramener un peu d’animation sur le fow :sperman:! Je pense que je me connecterai 4/7 jours, et j’accepte de prendre le risque de voir mon personnage se faire laminer laggle dans le jeu Animals et de le soumettre à toute sorte de torture. J'aime mes admins, qui sont à présent mes nouveaux dieux. (a)

PERSONNALITÉ

« Celian Lorcan Finn Byrne... Que je me souvienne... Ah, oui, ce patient. C’est un cas très intéressant. Je me souviens de ma première rencontre avec lui. Je remplaçait mon prédécesseur et je lui ai expliqué que je voulais juste qu’on arrive à s’entendre. Il m’a répliqué que je devais vivre à l’asile en tant que patient, que j’apprenne à les connaître tous personnellement, connaître leurs peines, leurs douleurs, tout, et seulement à ce moment là, on pourrait s’entendre. En gros, il ne voulait pas. Je n’ai dû voir que la mauvaise personnalité, Lorcan, étant donné son comportement... Pas spécialement agressif, sauf quand j’ai eu le malheur d’évoquer l’un de ses points sensibles comme ses peurs, sa famille ou sa maladie. Je me souviens d’avoir eu un nombre assez important de bleus de sa part. Il réagit vite et de manière tellement inattendue... Oui, un patient très intéressant, capable de réactions diverses et variées. La seul point gênant vient du fait qu’il ait toujours été incroyablement lucide... Comme si la folie de son lieu de vie était incapable de l’atteindre, et pourtant... C’est très dérangeant... »
Dr Balsey, psychologue de l’asile.

« Celian ? Il me manque un peu, ce gosse... Vous savez, quand on est enfermé en hôpital psychiatrique, il n’y a guère qu’aux psys et au personnel médical qu’on peut parler. Mais pas Celian. Je n’ai jamais vraiment eu l’impression que ce petit avait sa place à l’asile. Lucide, gentil... Il a toujours été à l’écoute des autres patients. En même temps, il nous connait tous étant donné qu’il a grandi parmi nous. C’est plus facile de parler à ce petit qui déambulait dans les couloirs dès qu’il arrivait à échapper à la surveillance du personnel, s’aventurant parfois dans les chambres non fermées. C’est vraiment quelqu’un de profondément gentil, qui trouve parfois les bons mots. Vous savez combien de suicides il est parvenu à éviter ? Un bon nombre... Dont mon dernier. Il sait être patient lorsqu’il le faut, il sait rester calme et doux. C’est un peu notre petit ange de l’asile, ce petit. Non, je vous assure, c’est une crème. Pour ceux qu’il apprécie, évidemment. Je ne vous parlerai pas de Lorcan, je ne me souviens pas de l’avoir rencontré une seule fois... Et fort heureusement. »
Philip, ex-interné.

« Le jeune Byrne... Bien sûr que je me souviens de lui. J’étais là le jour où il est arrivé pour la première fois. Il n’avait que six ans, le pauvre... Six ans et interné parce qu’on l’a considéré comme étant dangereux. Oui, il est spécial, mais je pense qu’on a eu des cas bien pires que lui. Personnellement, je n’ai jamais pu voir que Lorcan, jamais Celian, mais celui-ci était plus pénible, jouant sur les mots avec les membres du personnel que réellement agressif. Enfin, sauf lorsqu’il se prenait la tête avec le psy, oui, là on a dû intervenir pour le calmer. Ou qu’il y se passait quelque chose, il a mordu plus d’une personne, petit. Mais sinon j’ai bien vu qu’il était toujours très gentil avec les autres patients. Ce qui m’inquiète tout de même un peu, c’est qu’il est très intelligent. Comme il a passé toute son enfance entre ces murs, on a bien été obligés de mettre au point des cours à distance et j’ai remarqué qu’il apprenait vite, très vite, et même si j’ignore à quel point, je sais qu’il a au moins deux-trois ans d’avance, si ce n’est bien plus. Dernièrement, j’ai jeté un coup d'œil à ce qu’il restait dans son ancienne chambre, et je ne comprends pas un traitre mot aux livres qu’il a réclamé et que, je suis prête à le parier, il connait par-cœur. Alors petit garçon surdoué... Oui. Je ne compte pas non plus le nombre de fugues qu’il a fait, la première à l’âge de seulement sept ans. S’il se faisait rattraper par la police, je pense que ce n’est que parce qu’il n’a nulle part où aller. À présent, s’il n’est pas revenu, c’est sans doute qu’il a réussi à se faire héberger. Pauvre garçon, je me demande si l’asile ne lui a pas fait plus de mal que de bien... »
Mme Cloris Boney, infirmière à l’asile.

« Le garçon Byrne ? Un sale gosse infernal. Je dois être celui qui l’a récupéré le plus de fois. Et je peux dire que ça n’a jamais été joyeux. Il est difficile de l’attraper, même quand on l’a dans son champ de vision. C’est un petit malin, il arrive toujours à me filer entre les doigts pendant de longues minutes. Quitte à se mettre en danger, il a bien failli se faire renverser par plusieurs voitures/bus. À croire qu’il n’a aucunement conscience du danger que certaines situations peuvent représenter. Affolant. Tout comme ses sautes d’humeur ont toujours dérangé mes collègues. Comprenez-le bien, quand vous avez devant vous un garçon paniqué qui, en une seconde, récupère son calme d’un coup et commence à se montrer très désagréable, voir agressif dans ses propos, c’est affolant. Drôle de garçon... J’ai encore bien du mal à le comprendre. »
M Patterson, policier.

« Lorcan ? Je vous déconseille de l’énerver... Il a tendance à réagir vite et se met facilement en rogne. Généralement pour un rien. Donc il vaut mieux ne pas le déranger. Pourtant, puisque nous sommes un, je suppose qu’il n’a pas forcément mauvais fond... À sa manière, il me protège. Il prend en charge les décisions importantes, les mises en action et tout ça. C’est lui qui réplique, c’est lui qui réagit, c’est lui qui se charge de frapper, moralement ou physiquement aussi. Par contre, je dois le modérer sinon je pense qu’il pourrait aller trop loin. L’asile était pour nous mais il reste le plus dangereux de nous deux... Parce qu’il considère qu’il ne possède pas de limites, surtout quand ça entre dans le domaine de la rancune. Oui, il est très rancunier... Mais je vais éviter de trop parler de lui, il risquerait de se réveiller et de revenir... »
Celian

« Quoi encore ? Je dois parler de Celian ? La flemme, on me dérange pour ça. Qu’est-ce que vous voulez savoir ? Ce gosse est dix fois trop gentil, trop sensible aussi. Il est capable de deviner très rapidement quand quelqu’un ne va pas bien, quand quelqu’un souffre et il a la sale manie de vouloir intervenir. Il a toujours été comme ça : trop gentil. Heureusement que je suis là, histoire de lui donner un peu plus de caractère. Non pas qu’il n’est pas capable de faire preuve de volonté, au contraire, c’est un rare optimiste et il est tout à fait capable de s’affirmer face à quelqu’un. Il n’a pas besoin de moi quand il considère qu’il doit aider quelqu’un. De plus, il a beau dire que c’est moi qui agit, c’est lui qui réfléchit à tout, qui fait les plans, je ne fais que suivre ses idées. J’ai la flemme d’imaginer des plans, c’est mieux quand il les met au point, personnellement, je suis plus à agir d’instinct. Bref, c’est tout ce que j’ai à dire. Ah, non, mise en garde : touchez à Celian, et je ferai de votre vie un enfer. »
Lorcan

"Celian Lorcan Finn Byrne"
feat "Thomas Dekker"
©️ crédits Tumblr




Dernière édition par Celian Lorcan F. Byrne le Ven 9 Nov - 18:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Jeu 8 Nov - 23:17


Une vie de famille, des questions sans réponses.
Tu souris, tu agites les jambes dans le vide en regardant ta sœur en équilibre sur une chaise pour attraper le pot de nutella pour en tartiner son pain. Depuis ta chaise, tu observes, tu devines tout ce qu’il se passe. Tu es trop petit pour l’imiter, tu n’as que quatre ans après tout. Ce soir est comme tous les autres : ta mère est revenue te chercher à la primaire, tes aînés sont rentrés un peu plus tard. Oui, tu es déjà à la maternelle. Tu t’ennuyais en classe, tu savais déjà tout faire. Au moins, en primaire, tu as de quoi t’occuper. Petit génie, toi ? C’est ce qui semble être, d’après les nombreux testes de QI que tes parents, plus particulièrement ta mère, t’ont poussé à faire. Toi, c’est encore bien loin de te parler. Tout ce que tu comprends, c’est que tu es différent des autres enfants de ton âge et que les plus grands ne t’apprécient guère. Compliqué, n’est-ce pas ? Oui, mais fort heureusement, tu as tes aînés.

Au final, ta sœur a réussi à attraper son pot et commence à en tartiner son pain. Tu lui fais un grand sourire, sans prononcer un mot. Elle sourit aussi et tend le bras pour te décoiffer gentiment avant de te tendre sa tartine. Tu t’en empares avec un sourire jusqu’aux oreilles et tu mords dedans avec délice. Tu aimes le nutella. Enfin, on peut te donner tout ce qui est sucré, tu le dévoreras sans en laisser une miette. Et en effet : tu ne laisses rien du tout. Puis tu observes les environs. Vous n’êtes que deux dans la pièce. Où est votre mère ? Certainement devant son ordi, à rédiger quelques trucs pour le lendemain. Ton père ? Au travail. Il ne rentrera que lorsque tu seras couché, il ne passera que pour le bisou du soir. Et ton frère, où est-il ? Dans sa chambre à faire ses devoirs, très certainement. C’est toujours ainsi. S’il en bouge avant d’avoir fini, il se fait disputer. Tu n’aimes pas les disputes. Seulement, tu t’inquiètes pour lui. Tu baisses les yeux sur la seconde tartine d’Eveleen, ta sœur aînée. De six ans ton ainée. Tu as onze années de moins que ton frère, cela fait une bien grosse différence. Mais cela ne t’empêche en rien de t’entendre à merveille avec eux. Tandis que tu regardes le pain tartiné, tu réfléchis. Oui, non ? Allez, oui. Sans prévenir, tu glisses de ta chaise, tu sautes pour attraper ce que tu convoites puis file à toute vitesse.

-Celian ! Sale gosse !!! Reviens et rend-moi mon goûter !!!
-Nan ! C’est pour Wil !


Tu ne t’arrêtes pas et tu files à travers la maison, montant les escaliers à toute vitesse. Tu sais que ta frangine ne te suivra pas, elle te cède tout. Tout le monde te cède tout, de toute manière. Tu es le petit prince des Byrne. Mais un gentil petit prince. Essoufflé de cette course, tu t’arrêtes devant la porte de la chambre de ton aîné. Tu as encore besoin d’entraînement, tu manques légèrement d’endurance. Lorsque tu respires enfin normalement, tu pousses doucement la porte, sans faire le moindre bruit... Et tu te stoppes là, regardant le bazar qui règne dans la pièce. Des objets ont été brisés, des affaires ont été misent sans dessus-dessous... Et au milieu de tout ce bazar, tu vois le brun recroquevillé sur lui-même, sur son lit, sans bouger. Tu ne comprends pas ce qu’il lui arrive, tu n’arrives jamais à comprendre. Voilà longtemps que tu as compris qu’il n’allait pas bien. Depuis quand le sais-tu ? Tu l’ignores, depuis toujours peut-être. Mais quand tu en parles aux filles, elles disent que tu te trompes, qu’il va très bien. Tu es pourtant sûr et certain qu’il ne va pas bien. Tu finis par t’avancer jusque devant lui et tu le regardes. Ou plutôt, tu regardes ses jambes, puisque tu ne vois que cela.

-Wil ?

Il relève la tête et tu te figes. Le contour de son œil gauche est violet-bleu. Tu clignes des yeux une fois, deux fois, trois fois... Mais non, tu vois toujours cette tâche autour de son œil. Tâche de la même couleur que les bleus qu’il a sur les bras. Tu pâlis, car si de nombreuses questions germent dans ton esprit, tu ne trouves qu’une unique réponse : il doit avoir très mal. Tu n’as pourtant pas le temps de plus observer ce bleu qu’il le masque, posant une main dessus. Tu ne comprends pas. Mais pour le moment, tu te contentes de lui présenter ta tartine. Il esquisse un sourire.

-Pardon Cel... Je ne t’avais pas entendu entrer... C’est pour moi ?
-Oui, comme tu es pas venu manger...
-Merci petit frère.


Il glisse alors une main dans tes cheveux, en ce geste habituel, et tu souris. Il prend la tartine que tu as piqué à votre sœur et tu l’observes la manger. En sage petit garçon que tu es, tu attends qu’il ait fini pour grimper sur le lit et, doucement, écarter cette main qui te masque son œil. Il résiste mais tu insistes et, comme toujours, il finit par céder dans un soupir. Tu as donc, de nouveau, l’occasion d’observer ce bleu. Il t’inquiète, tu t’inquiètes. Tu ne l’as pas vu se faire mal et comme tu sais qu’il est très fort, c’est ton grand-frère après tout, ce n’est pas possible qu’il se soit fait mal. Alors tu le regardes, sans comprendre, comme toujours.

-Pourquoi tu as plein de bleus ?
-Ne pose de pas questions, s’il te plait.
-S’il te plait...


Pas de réponse. Il ne te regarde plus, il a tourné la tête. Tu fronces les sourcils. Il agit étrangement. Comme à chaque fois que tu lui demandes pourquoi il se blesse. Ce n’est pas la première fois, mais jamais il ne t’explique ce qui lui arrive. Tu aimes comprendre, alors ce genre de réaction ne te plait guère. Tu continueras à l’embêter, jusqu’à ce qu’il t’explique. Tu te déplaces jusqu’à te retrouver de nouveau devant lui, têtu. Et il finit par te prendre dans ses bras, te serrant contre lui. Tu écarquilles les yeux, ne saisissant plus rien.

-S’il te plait, Celian, ne pose plus de questions... J’ai des problèmes, je ne veux pas te mêler à tout ça... Alors contente-toi de ne pas dire que je rentre blessé, s’il te plait...

Tu te blottis un peu plus dans ses bras, protégé de tout à cet endroit. Tu l’adores ton frère, il te protège de tout alors avoir des problèmes ? Tu ne comprends pas comment. Mais comme tu es un gentil garçon tu vas te taire, comme toujours. Ce que tu fais, restant bien sagement à ta place, entre ses bras. Oui, bien sagement. Jusqu’à ce qu’il te relâche, te permettant de te reculer... Et de lui faire un bisou magique sur l'œil, avec toute la douceur possible. Il sourit franchement et te fait, pour sa part, un bisou sur le front. Tu souris à ton tour, simplement heureux. Tu l’aimes ton frangin. La réciproque est vrai. Que rêver de mieux ? Peut-être un peu plus de tranquillité étant donné que c’est à cet instant que votre mère entre dans la chambre.

-Celian ! Cesse d’embêter son frère, il doit travailler !
-Mais... Maman...
-Il n’y a pas de mais qui tienne. Va faire tes devoirs toi aussi. Quant à toi, Wiley, tu as tout intérêt à avoir de meilleures notes à tes prochaines contrôles.
-Oui maman...


Tu fais un dernier bisou à ton frère et, trainant des pieds, quitte la chambre. La porte claque derrière toi, ta mère est encore à l’intérieur. Il va se faire encore disputer ? Tu ne restes pas pour savoir. Il répète souvent que votre mère lui en demande beaucoup, parce qu’il est l’aîné. Tu as encore bien du mal à comprendre ce que cela veut dire, mais tu sais au moins que c’est une chose qui le met mal à l’aise. Tu sens des larmes couler le long de tes joues. Tu vas t’enfermer dans ta propre chambre et grimper sur ton lit, enfouissant ta tête dans ton oreiller. Tu en as marre de ne pas comprendre, marre d’être trop petit pour comprendre... Tu as hâte d’être plus grand. Tu as hâte de grandir pour enfin pouvoir aider et avoir toutes les réponses que tu désires.


Rouge comme le sang, blanc comme la mort.
Tu n’es pas à l’aise, tu as peur. Tu ne te sens pas bien, une voix dans ta tête t’explique que les choses sont différentes de d’habitude mais tu ne l’écoutes pas. Pourtant, tu sais qu’elle a raison. Tu sais qu’il se passe quelque chose de différent. Dans tes bras, tu serres ton loup en peluche le plus fort possible. Tu es dans ta chambre, dans un recoin de la pièce, invisible depuis la porte. Pourquoi te cacher ? Tu l’ignores. Tu n’as rien à craindre pourtant, tes parents sont sortis avec ta sœur pour un rendez-vous, tu es seul avec ton frère. Enfin... À présent vous êtes seuls, tout à l’heure, un des "amis" de ton frère était là, ils discutaient tous les deux... Jusqu’à ce que les choses virent à la disputes, jusqu’à ce que l’autre te menace, moment où Wiley t’a viré de la pièce en t’ordonnant de retourner dans ta chambre. Tu as obéi, tu n’en es pas sorti. Seulement, depuis quelques longues minutes, tu n’entends plus rien. Cela te fait peur, ton frère aurait dû venir te rechercher, il aurait dû te calmer, t’expliquer que c’était passé. Mais rien. Rien du tout. Et tu as peur de ce silence. Tu as peur que cette petite voix dans ta tête ait raison, que les choses ne se passent pas comme elles le devraient.

Finalement, tu prends ton courage à deux mains et tu te relèves avant d’aller poser ta peluche sur ton lit. Lorsque c’est chose faite, tu sors de ta chambre et tu retournes dans le couloir, avançant à pas de loup jusqu’à la porte de la chambre de ton frère. Tu entres tout discrètement et jette un coup d'œil dans la pièce. Il n’est pas là. Tu fronces les sourcils, de plus en plus inquiet, et tu continues ton exploration, fouillant toutes les pièces. Rien dans le salon, la cuisine, les chambres... Où peut-il bien être ? Tu finis par diriger tes pas vers la salle de bain, peu sûr de toi. Et là, une odeur te fige sur place. Une odeur de fer, une odeur de sang. Tu la connais cette odeur, vu le nombre de fois que tu t’es blessé par maladresse. Mais qu’elle soit si forte, c’est la première fois. Tu prends un peu plus peur, ton cœur bat à tout rompre dans ta poitrine. Tu ne sais pas ce qu’il se passe mais tu es très inquiet. Tu hésites même à entrer. Tu ne sais pas ce que tu vas trouver derrière et cela t’inquiète au plus haut point. Cette petite voix en toi te conseille de faire demi-tour et d’aller attendre le retour des parents dans ta chambre, sauf que tu ne veux pas. Et si c’était ton frère qui était la cause de cette odeur ? C’est cette question qui t’inquiète. Il te faut prendre une décision. Alors, au final, tu prends une nouvelle fois ton courage à deux mains et tu entres.

Ce que tu vois te stoppe une nouvelle fois sur place. L’odeur de métal est plus forte que jamais, à t’en faire tourner la tête. Le carrelage gris est à présent recouvert d’une fine pellicule de liquide carmin. Beaucoup d’objets sont tombés au sol. Mais toi, tu ne vois pas tout cela. Toi, ce que tu vois, c’est ton frère, adossé contre un mur, dans un coin. Ton frère dont les poignets sont rouges. Tu vois le sang s’échapper des coupures et alimenter un peu plus la flaque rouge autour de lui à chaque seconde. Une nouvelle fois, tu ne comprends pas. Pourquoi est-il blessé ? Pourquoi ? Tu t’avances, incertain. Tes chaussettes se gorgent de sang, chacun de tes pas fait un petit "floc" dans le liquide rouge. Tu fais attention où tu marches, tu ne veux pas te blesser. Ton regard s’arrête une petite seconde sur les lames de rasoir au sol, à côté de ton aîné, mais tu ne t’attardes pas dessus, il est plus important que le reste. Tu hésites encore un peu. Et au final, ta voix se fait entendre, incertaine.

-Wil ?

Pas de réaction. Tu t’inquiètes d’autant plus, tu paniques. Pourquoi ne répond-t-il pas ? Pourquoi est-il si pâle ? Tu ne sais pas. Du haut de tes cinq ans, tout ce que tu sais, c’est que tu veux qu’il te réponde. Alors tu le secoues, espérant qu’ainsi il te répondra.

-WIL !!!

Finalement il ouvre un peu les yeux, difficilement. Et il te regarde. Vous avez les mêmes yeux bleus tous les deux. On pourrait même dire que vous vous ressemblez comme deux gouttes d’eau, on vous confond sur les photos parfois, lorsqu’on sort celles où ton frère a ton âge. Tu plonges dans son regard où tu retrouves cette douleur habituelle qui existe au fond de ses prunelles. La seule différence, c’est que, cette fois-ci, c’est encore plus profond. D’autant plus que tu vois des larmes couler le long de ses joues...

-Wil ???
-Cel... Pardon... Je suis... Si désolé...
-Pourquoi ?
-J’en peux... Plus... C’est... Trop dur... Pardon... De t’abandonner...
-Non... Wil... Non... Reste avec moi...


Pas de réponse cette fois. Des larmes coulent sur tes joues. Tu ne saisis pas tout mais tu comprends qu’il va très mal. Une de ses mains vient se poser dans ton dos et il t’attire contre lui. Tu te laisses faire, te blottissant entre ses bras et tu cesses de bouger. Lui aussi. Tu écoutes simplement le sang couler. Tu le sens se refroidir au rythme des minutes qui passent. Combien de temps restes-tu là, entre ses bras ? Tu l’ignores et tu ne veux pas le savoir. Tes yeux sont fermés, tu ne veux plus rien voir. Tout ce que tu souhaites c’est rester avec lui, ne plus jamais le lâcher. Ce que tu fais. Tu n’ouvres pas les yeux lorsque tu entends du bruit dans la maison, tu ne reconnais même pas les voix de ta famille. Ton esprit est déconnecté, complètement. La porte de la salle de bain s’ouvre sur ta mère ? Tu ne bouges pas. Elle hurle ? Cela ne t’arrache aucune réaction. La seule chose qui finit par te faire rouvrir les yeux, c’est quand tu sens qu’on t’arraches des bras de ton frère. Tu te débats quelque peu mais tu cesses toute résistance lorsque tu vois dans quel était il est. Blanc. Plus blanc que jamais. Curieux contraste avec le rouge au sol... Il dort ? Cette petite voix au fond de ton esprit te dit qu’il ne se réveillera plus jamais. Des larmes coulent de tes joues... Tandis que tu te fais secouer dans tous les sens.

-Celian ! Que s’est-il passé ??? Pourquoi ton frère est dans cet état ? POURQUOI ???

Elle hurle durant de longues minutes, tu ne réagis pas plus. Tu n’es plus qu’une simple poupée de chiffon entre ses mains. D’ailleurs, tu t’écroules lorsqu’elle te lâche. Tu ne veux plus rien savoir, tu te laisses juste aller à pleurer. Ton père et ta sœur entre, la situation empire. Toi, tu préfères rester ailleurs, bien loin de leur monde. Mais cette image qui se présente à tes yeux ne te quittera jamais : l’image de ton frère, blanc comme la mort, inerte. Cet épisode va avoir bien des conséquences sur toi. À partir de ce moment, tu refuses de parler. À partir de ce moment, tu ne prononceras plus un mot, malgré tout ce que ta famille et les psys pourront faire. Tu changes, petit à petit... Et les personnes sont bien loin de comprendre à quel point...


La vengeance est un plat qui se mange froid.
Tu le fixes depuis de bien longues minutes. Tu le fixes sans arrêt depuis qu’il a mit les pieds dans ta maison. Il a osé revenir. Il ose être là. Il ose s’intéresser à ta sœur. Tu ne l’aimes pas. Tu ne l’aimes absolument pas. Tu le détestes. Tu le hais. Tu ne veux pas le voir là, chez toi. Tu ne veux pas le voir s’approcher de ta sœur. Tu ne veux tout simplement pas qu’il reste là. Il va encore faire du mal à ta famille. Enfin, ce n’est que ton avis. Seulement, tu as beau essayer de le faire fuir, de le pousser dehors, tu n’essuies que des regards désagréables. Comprend-t-il ce que tu penses de lui ? Comprend-t-il ce que tu penses de cette personne qui était dans la maison un an plus tôt, le jour où ton frère est mort ? Tu ne hais, tu le tiens pour responsable. Pour toi, c’est sa faute. Sa faute à lui, sa faute aux "amis" de ton frère, la faute à ta mère aussi, quelque part. Mais tu n’as que six ans, petit bonhomme. Tu ne peux rien faire, tu ne peux rien dire non plus. Voilà un an que tu n’as pas prononcé le moindre mot. Voilà un an que c’est le silence complet de ta part. Au final, on te renvoie. Ta sœur te fait clairement signe de déguerpir et, après un dernier regard plein d’une haine effrayante chez un gamin de ton âge, tu tournes les talons et repart. Tu ne veux pas le voir, tu ne veux plus le voir. Alors tu remontes.

Ta chambre... Enfin ! Tu te sens plus à l’aise, à présent que la porte est fermée, à présent que tu ne l’entends plus. C’est tellement mieux quand tu es tout seul... Tu vas te cacher sous ta couette et, récupérant ta peluche loup, tu la serres fort contre toi. Tu ne sais pas quoi faire... Toi, tu veux rester là, ne plus bouger, disparaître... Mais cette voix dans ta tête, qui s’est fait plus affirmée depuis le temps, te pousse à te lever. Que dois-tu faire ? Tu ne sais pas. Jusqu’à aujourd’hui, tu as résisté. Jusqu’à aujourd’hui, tu as toujours gardé le contrôle de toi-même. Ce que l’autre te pousse à faire ne te plait pas. Tu n’es pas un méchant garçon. Mais aujourd’hui... Aujourd’hui, la donne change radicalement. Aujourd’hui, il te souffle de prendre les choses en main. Tu ne veux pas que l’autre fasse encore du mal à ta famille. Tu ne veux pas... Et tu as juré une chose à cette voix, à Lorcan. Oui, Lorcan. Tu lui as donné un prénom, ton second prénom. Tu es Celian, il est Lorcan. Et voilà un an que vous discuter tous les deux, sans que personne n’en sache rien. Il te pousse à agir, toi tu ne veux pas. Mais ça, c’était le passé. Il te conseille de te débarrasser de lui, définitivement. Mais comment ? Toi, tu as une idée sauf que tu ne veux pas la mettre en application. Quelle est ta décision, Celian ? Tu lui cèdes la place, purement et simplement.

Pour la première fois, c’est Lorcan qui prend le contrôle. Il repose votre peluche sur le lit et quitte la chambre, sûr de lui. Plus que sûr de lui, même. Il redescend, à la recherche de l’autre. Il est seul dans la cuisine. Un sourire étire les lèvres du cadet tandis que tu tentes de disparaître au fond de ton esprit. Le petit garçon fait demi-tour et va fouiller dans les tiroirs, à la recherche de la clé de la cuisine... Clé qu’il retrouve très rapidement. Tout aussi rapidement, il revient sur place et, sous le regard ahuri de l’adolescent, il s’empare d’un grand nombre d’ustensiles de métal. Lorsqu’il en a assez a son goût, il place le tout dans le micro-ondes qu’il met en route avant de filer à toute vitesse. La porte claque derrière lui et il ferme à double-tour. Lorsque c’est chose faire, il recule jusqu’à s’adosser au mur en face de la porte tandis que des explosions se font entendre dans la cuisine, tandis que l’autre frappe à la porte.

-OUVREZ !!! PITIÉ !!!

Est-ce que Lorcan va ouvrir ? Certainement pas. Et toi, Celian ? Tu hésites, mais ton camarade arrive à te convaincre de ne pas bouger. Il a tué ton frère, c’est sa faute, alors il n’a qu’à mourir lui aussi. Pourtant, au bout de peu de temps, ta famille revient, ils ouvrent la porte et en font sortir l’autre. Vous le regardez s’en sortir avec de nombreuses brûlures, mais c’est avec ravissement que vous constatez cette lueur de peur dans le regard de l’autre, lorsqu’il vous remarque. Vous avez essayé de le tuer ? Non, Lorcan a essayé, toi tu n’as rien fait. Rien, à par lui laisser la main. C’est plus facile quand c’est lui qui agit. Bien plus facile. Raison pour laquelle, au final, tu préfères lui laisser un peu plus longtemps la main. Ni l’un ni l’autre écoute ce qui se dit, toi parce que cela ne t’intéresse pas, lui parce qu’il est fixé sur une unique pensée. Pensée qu’il finit par lâcher, d’un ton d’une neutralité effrayante.

-Zut, il n’a pas grand chose. Dommage.

Les regards se tournent vers lui. Des regards surpris qui deviennent rapidement effrayés. Mais il s’en fiche. Il se fiche de ce que toutes ces personnes peuvent penser. Profitant de la surprise, il tourne les talons et retourne dans la chambre. Ce n’est qu’à cet instant que tu récupères la main. Qu’est-ce que tu as fait ? Non, qu’est-ce qu’il a fait ? Il a blessé quelqu’un... Et le pire, c’est que ni toi ni lui ne vous en voulez. Es-tu normal ? Tu as bien changé en une année, petit garçon. Tu as trop changé. Il n’y a plus de retour en arrière possible. Pouvait-on faire quelque chose avant que tu arrives au point de non retour ? Peut-être, si ton frère avait été sauvé, si les gens avaient fait un peu plus attention à toi, à ton cœur bien trop fragile... Il est trop tard. Lorcan a scellé votre destin dans cette tentative de meurtre, tu entends déjà ta mère appeler le psy. Demain au plus tard, ce sera reparti pour une séance... Et tu sais déjà que Lorcan se fera un plaisir de ressortir.


La folie est une maladie qui se soigne ?
Tu agites les jambes. Tu as peur. Tu essayes de comprendre quel est cet endroit. Cela ressemble à un hôpital, mais c’est différent en même temps. Tu serres encore ta peluche contre toi. Tu ne peux même pas entendre ce que ta mère raconte au monsieur habillé en bleu, ils ont fermé la porte et elle est verrouillée. Tu ne peux pas sortir. Tu ne peux plus sortir. Cela t’inquiète, ce n’est pas habituel. Tu n’aimes pas être enfermé. Et tout est blanc ici. Blanc, blanc et encore blanc... Tu n’aimes pas cela. Pas du tout. Tu te ferais un plaisir de repeindre les murs, de dessiner dessus afin d’y mettre un peu de couleur, mais tu n’as rien pour le faire. Rien à part... À part ton propre sang, comme ton camarade te le fait remarquer. Sauf que tu n’as pas tellement envie de te blesser pour faire de la peinture. Cela fait mal, mine de rien.

Au final, puisque tu n’as que cela à faire, tu fais le tour de la pièce sans lâcher ta peluche une seule seconde. Qu’est-ce qu’il y a ici ? Un lit avec des lanières dessus. Tu ne comprends pas à quoi cela peut bien servir. Qu’y a-t-il d’autre ? Un bureau. Un bureau vide d’ailleurs. Où sont tes valises ? Ah, là-bas. Tu vas récupérer tes multiples feuilles, livres, stylos et tout ce que tu as emporté avec toi et tu lâches le tout sur le bureau. Voilà, c’est moins rangé et plus coloré. Un sourire victorieux étire tes lèvres tandis que tu reprends ton exploration. Un placard. Tu l’ouvres, il n’y a que des blouses bien trop grandes pour toi. Blouses blanches. Beurk. Tu n’aimes décidément pas cette couleur. C’est moche comme couleur. Très moche. Tu refermes le placard et va plutôt regarder par la fenêtre. Tu as vue sur une cour. Un cour où des gens habillés en blanc se baladent. Tu es au troisième étage, tu n’arrives pas à voir la tête qu’ils font mais ils n’ont pas l’air de s’amuser. Tu fais la moue. C’est quoi cet endroit ? Hôpital psychiatrique ont dit certains. Asile ont dit d’autres. Ces deux termes n’évoquent rien dans ton esprit. Tu fronces les sourcils et va ouvrir ton dictionnaire. Asile : lieu de repos ou établissement psychiatrique. Seulement, tu as beau poursuivre ton exploration pour comprendre la définition, tu n’y parviens pas. Tu ne comprends pas ce qu’il se passe pour toi. Machinalement, tu poses ta peluche sur le bureau avant de t’emparer d’une feuille, d’un stylo et tu écris. Ou plutôt, tu entames la conversation avec toi-même.

On fait quoi ici ? Tu as une idée, Lorcan ?
Non. Mais je suis sûr que c’est mauvais pour nous.
Maman ne laisserait pas des gens nous faire du mal...
Tu crois ? Tu te souviens de comment elle nous a regardé ? Tu te souviens ?
Oui mais...
Mais rien du tout. Moi je suis sûr que ca va pas être bien ici.
Et moi je dis que tu as tord.
Hé bien tu vas voir qui a raison. De toute façon, tu sais que c’est moi.


Votre conversation s’interrompt brutalement lorsque quelqu’un entre dans la pièce. Tu tournes la tête, posant un regard curieux sur le médecin et la femme qui l’accompagne. Tu fronces un peu plus les sourcils en constatant que ta mère n’est pas avec eux. Lorcan aurait raison ? Tu as peur de le comprendre, tu secoues la tête et tu reprends ton habituel mutisme tandis qu’ils échangent un regard. Quoi ? Non, tu ne dois pas être désagréable, Lorcan sort déjà suffisamment, tu ne veux pas qu’il soit tout le temps à ta place. Tu le sens protester au fond de toi mais il reste en place, pour une fois. Pour le moment, tu veux comprendre alors tu te contentes de les fixer. Tu as peur de comprendre, petit bonhomme. Et le regard empli de pitié que te lance la femme ne te plait absolument pas. Ou plutôt, cela ne plait pas à ton camarade. L’homme finit par s’avancer jusqu’à se retrouver jusque devant toi et prend la parole.

-Bonjour mon garçon. Je suis le Docteur Makenzi, psychologue attaché à cet établissement. Est-ce que tu sais pourquoi tu es ici ?

Tu le regardes avant de baisser les yeux et de secouer négativement la tête. Tu mens. Lorcan te le rappelle : tu sais très bien pourquoi tu es ici. Les policiers ont conseillé à tes parents de te mettre à l’écart, ton psy a dit la même chose. Tu es soit disant dangereux. Tu es... Fou ? C’est un mot que tu as surpris quand tes parents discutaient, une nuit où ils pensaient que tu dormais. Tu ne dors plus, tu fais des insomnies. Depuis la mort de ton frère, tu ne dors plus. Tu ne fais que somnoler. Alors depuis que l’autre a failli mourir dans ta cuisine, c’est encore pire. De quand est-ce que cela date déjà ? Un mois ? Moins ? Tu ne sais plus, tu as perdu la notion du temps depuis déjà un petit moment. Tu serais incapable de dire quel jour on est. Mais tu t’en fiches. Pour le moment, tu te contentes de regarder l’homme aux cheveux gris, attendant qu’il t’explique.

-Ton psychologue m’a fait comprendre que tu avais un problème. Tu entends une voix dans ta tête, une voix qui ne semble pas très gentille. Le personnel et moi-même sommes là pour régler ce problème.
-On est où ?
-Dans un hôpital un peu particulier. On soigne les personnes qui sont malades, pas de manière physique, ils ne se blessent pas, ils ne toussent pas, rien. Mais les personnes qui se comportent étrangement, qui ont du mal à agir normalement. Tu vois ?
-En gros, tu dis que je suis cinglé.
-Que ?


Tu te lèves et tu tentes de te sauver. Raté, il te rattrape et te rassoit de force sur ta chaise. Mais qui a tenté de fuir ? Toi ou Lorcan ? Lorcan, évidemment. Il a repris le contrôle lorsque l’adulte a expliqué que tu as un problème mental. Il n’aime pas ça. Toi non plus. Mais lui encore moins que toi. Il les regarde, ces deux adultes. Il les regarde, les yeux luisant de colère. Lui est haine, tu es peur. Curieux contraste entre vous deux. Mais des deux, il est très certainement le plus difficile à maîtriser. Il se met debout sur sa chaise, refusant de rester assis. Personne ne l’oblige à faire quoi que ce soit, personne. Sauf toi, parfois.

-Je veux rentrer chez moi.
-Quand tu seras guéri, tu rentreras chez toi.
-... Menteur. T’es qu’un menteur ! C’est pas vrai ! Si je pouvais rentrer, maman serait encore là ! Je suis sûr qu’elle est déjà partie !
-Calme-toi...
-Non ! Non, j’veux pas me calmer ! Tous les gens, vous êtes nuls, vous comprenez rien ! Et à chaque fois, vous faites tous mal à Celian ! Je vous déteste !


Sur ces paroles, il saute de sa chaise et court pour atteindre la porte. Sauf que tu es trop choqué pour le guider, pour lui expliquer quoi faire. Tu n’as aucun plan en tête et de toute manière, tu es bien trop désespéré pour réagir. Résultat, vous vous faites rattraper par le col. S’il se laisse faire ? Non. Certainement pas. Il ne compte pas se faire enfermer, alors il faut tout pour s’en sortir. Tu n’as pas la force de l’arrêter, tu le laisses faire. Alors il mord la main de l’homme qui tente de vous retenir. Rapidement, le goût du sang envahit votre bouche, sans que cela vous choque le moins du monde. Un gémissement de douleur de la part de l’homme. Cela amuse beaucoup Lorcan.

-Mademoiselle Boney, calmez-le s’il vous plait !

Ton camarade écarquille les yeux en voyant la femme se ramener avec une seringue dans les main. Vous n’aimez pas les piqûres. Vous détestez cela, et il lâche la main de l’autre pour tenter de se sauver une nouvelle fois. Peine perdue, une main vous maintient par le col et vous empêche de vous sauver. Après une bataille, elle finit par vous piquer. Un bond sur le côté, assez rapidement pour faire lâcher prise à l’autre. Lorcan tente une nouvelle fois de prendre la fuite mais tu prends bien vite conscience que vos muscles ne réagissent plus. Quelques instants plus tard, vous vous écroulez, inerte, dans un état second. Une bataille de perdu. L’incarcération commence.


Pourquoi le blanc doit-il être la fatalité ?
Tu soupires. Tu t’ennuies à mourir. Pourquoi ne pas lire ? Parce que tu as depuis longtemps fini la centaine de livres présents dans ta chambre/cellule. Tu les connais tous par-cœur. Tu pourrais étudier alors. Oui, tu pourrais, seulement, aujourd’hui, ton professeur à distance ne peut pas te faire cours. Oui, comme tu es coincé dans cet hôpital, tu as des cours à distance. Apparemment, quelqu’un a dit qu’il était obligatoire de te donner une éducation. Heureusement. Tu bénis cette personne, parce que sans cours, tu aurais réellement perdu l’esprit. Passer toutes tes journées enfermé dans ta chambre, à attendre le repas ou l’occasion de pouvoir sortir pour aller voir le psy... Merci, c’est d’un ennui. La seule chose intéressante à faire ici, c’est fausser compagnie à tout le monde et parler aux autres patients. Enfin, ceux qui acceptent de te parler. Parfois, tu essuies des refus et à d’autres moments, les gens sont tellement ailleurs qu’ils ne te voient même pas. Dans ce cas, tu te contentes de les laisser, puisque insister ne sert à rien. Tu le sais, depuis le temps que tu es ici, tu connais quasiment tous les patients, sauf les nouveaux.

Tu jettes un coup d'œil à l’heure marquée sur l’écran de ton ordinateur. Équipement dernier cri, la classe non ? Mine de rien, c’est utile d’être le chouchou de l’asile, tu réussis à obtenir tout ce que tu veux du personnel. Malgré le sale caractère de Lorcan, qui est toujours aussi désagréable avec les gens. En trois ans, il ne s’est pas amélioré. Au contraire, du haut de vos dix ans, il est certainement tout aussi agité et prompt à prendre la fuite. Ce qui t’arrange d’un côté, puisque ainsi tu as des vrais occasions de réfléchir, et non pas de te contenter de tes exercices de seconde. Allez, assez rêvassé. Voyons voir. Il est... 11h53. Hier, les dames sont venues t’apporter ton repas à 12h15. Donc aujourd’hui elles seront là dans deux minutes. Elles changent d’heure tous les jours pour éviter que tu prennes la fuite trop souvent. Peine perdu, elles sont toujours si prévisibles... Tu délaisses ta peluche, la replaçant sur ton oreiller, et tu te lèves enfin. Il est grand temps d’aller faire mumuse. Enfin, si seulement il s’agissait de faire mumuse... Tu dois aller voir Stanley là. Il te faisait peur ce matin, il n’avait pas l’air dans son assiette. Mais pas du tout. Enfin... Rares sont ceux qui sont dans leur assiette, ici. Il n’y a que toi pour être généralement de bonne humeur. Mais ce matin... Il avait une tête à faire des bêtises. Tu lui as parlé, tu as essayé d’arranger les choses mais tu n’as pas l’impression d’avoir réussi à faire quoi que ce soit. Alors après plusieurs heures seul, dans sa chambre... Tu as du mal à te convaincre que la situation va pour le mieux. Combien de suicidaire y a-t-il ici ? Beaucoup. Trop.

Tu te places derrière la porte et tu te fais tout petit, écoutant les bruits de l’autre côté. Tu attends de pouvoir repérer le bruit habituel du chariot. Et lorsque c’est chose faite, tu souris. C’est le moment. N’est-ce pas Lorcan qui organise les évasions ? Oui, bien sûr. Mais cette fois, ce n’est pas une évasion. Tu veux juste rendre une visite. Tu entends la porte de déverrouiller, avec une impressionnante discrétion, et la porte s’entrouvre. Héhé. Elle a juste à entrer et ce sera bon pour toi. Seulement, comme souvent avec les nouveaux, tu regardes un plateau glisser. Et zut. Tant pis, tu lâches la bride à Lorcan qui ne se fait pas prier. Il attrape la main qui tient encore le plateau et tire brutalement, la fille tombe au sol et il en profite pour se sauver. Vous avez quelques secondes de calme avant que les autres ne rappliquent, il faut en profiter. Le problème vient du fait que la chambre de Stanley se trouve loin de la tienne. Alors c’est une longue course-poursuite qui s’engage. Très longue. Mais quand vous vous associez, Lorcan et toi, vous ne vous faites jamais attraper. Pas par eux, en tout cas. Finalement, tu profites des deux minutes d’avance que ton camarade a réussi à te procurer et tu t’arrêtes en soufflant un bon coup devant la chambre de l’interné. Juste le temps de reprendre ta respiration puis tu tambourines à sa porte.

-Stanley !!! C’est Celian !!! Répond !!!

Pas de réponse. Tu n’aimes pas le silence. Tu n’aimes réellement pas le silence. Un silence de mort, ce silence qui s’est fait il y a cinq ans, dans la salle de bain, lorsque ton frère est mort... Tu sens ton rythme cardiaque accélérer sous le coup de la peur, malgré le fait que ton camarade tente de te calmer. Tu ne peux t’empêcher de continuer à tambouriner à la porte, de toutes tes forces. Des protestations se font entendre dans les chambres alentours, tu n’en as rien à faire. Rien du tout. Tu continues, jusqu’à ce que le personnel arrive enfin sur place. Tes yeux sont écarquillés de peur, tu as du mal à réfléchir. Pourtant tu devrais avoir l’habitude, ce ne sera pas la première fois qu’il se passe ce genre de chose. Tu sais qu’il y a du monde derrière toi, étant donné que les gens parlent, essayant sans doute de déterminer de quelle manière il faut t’attraper pour te ramener dans ta chambre. Toi, tu fais volte-face d’un coup et, sans prévenir, voles la clé qui donne accès à la chambre du patient. Tout aussi rapidement, tu ouvres et tu entres... Et tu te figes.

Stanley n’est pas là. Tu arques un sourcil, incompréhensif. Que se passe-t-il ? Un coup d'œil au personnel t’apprend qu’ils sont tout aussi surpris que toi. Tu cherches un détail, n’importe quoi... Et finalement, tu remarques que ses draps ont disparu. Mauvaise nouvelle. Tu te retournes et va inspecter la serrure. Rien... Mais quoi ? Que s’est-il passé ? Minute. Tu questionnes Lorcan qui, s’il s’en fiche, cherche avec toi. Qu’est-ce qui pourrait le rendre étrange ? Facile. Tu vas voir l’une des infirmières et laisse Lorcan lui piquer son trousseau de clés. Alors, voyons... Il esquive la gifle en repartant courir dans les couloirs. Tu as raison, c’est elle qui s’est faite interpelée ce matin. Il lui a volé sa clé. Et toi tu n’as rien vu sur le moment ! Zut ! Tu te détestes sur le coup et tu repars à sa recherche. Tu dois le retrouver. Pourquoi, en reprenant le contrôle, te diriges-tu vers les escaliers ? Parce que c’est toujours là qu’on découvre les mauvaises nouvelles... Et cela ne loupe pas le moins du monde. Tu réfléchis étrangement, pour un petit garçon. Non ? Peut-être, mais cet asile t’a vu grandir, tu as l’habitude de toutes les bizarreries qui peuvent arriver ici. Et tu as malheureusement aussi l’habitude du type de scène que tu retrouves devant tes yeux.

Quelle est cette scène ? Un corps se balançant dans le vide. Deux pieds nus sans aucun support dessous. Tu relèves les yeux, ton regard glissant sur cette tenue blanche si caractéristique... Jusqu’à accroché celui, désormais vide, de l’homme. Trop tard. Tu es arrivé trop tard. Tu as réagit trop tard. Tu n’as pas réussi à trouver les bons mots pour le soulager, tu n’as pas réussi à éviter ce drame. Tu regardes ce drap qui entoure son cou, qui l’étrangle. Blanc. Blanc, blanc, blanc. Lui-même est tout blanc, ta tenue l’est aussi. Tes mains sortes des manches dix fois trop longues et se perdent dans tes cheveux bruns. Tes yeux restent écarquillés... Trop de blanc, trop, trop, trop... Tu dois faire quelque chose, il faut que tu arranges ça. Ce que tu fais ? Tu te mords le poignet droit, jusqu’à saigner, jusqu’à ce que des gouttes carmin coulent de tes veines pour venir tâcher ta tenue, le sol et tout ce qui va avec. Tu marques tout ce qui t’es possible avec cette couleur, la couleur de la vie. Tu ne supportes pas le blanc, tu y es allergique. Lorsque, enfin, ta légère crise de panique ce stoppe, quand tu peux voir des tâches rouge dans ton champ de vision, peu importe où tu regardes, tu soupires profondément...

-Bon. Ça va encore faire un cadavre que des gens vont disséquer. Toujours les mêmes qui sortent définitivement de là. Et encore un nom à ajouter à ma liste.

Étranges paroles, pour un enfant de ton âge. Très étranges... Et dans l’étrange... Tu finis par éclater de rire. Un rire lugubre, effrayant. Un rire sans la moindre joie. Simple réflexe nerveux. Une nouvelle fois, tu as échoué. Tu as échoué en essayant d’aider quelqu’un. Une nouvelle fois, quelqu’un est mort. Et toi tu ris. Tu ris devant ce spectacle, tu ris devant cet homme qui se balance encore dans le vide de la cage d’escalier, tu ris de voir ce sang partout, ton propre sang tâcher les tenues, les murs, les marches, tout. C’est nerveux, c’est effrayant. Et c’est dans cette situation que le psy te retrouve. Quoi de mieux pour prouver que, quelque part, la folie de l’endroit t’influence tout de même, peu importe combien tu es capable de rester lucide la plupart du temps. Mais d’un côté, n’est-ce pas le prix à payer pour tout ce que tu es capable de faire en échanger ? Peut-être...


Tu peux fuir, si tu n’as pas d’aide, ce sera retour à la case départ.
Épuisant. Courir, courir, encore courir... Il n’en peut plus. Lorcan est épuisé, il court depuis des heures en prenant bien soin d’écouter tes conseils et de suivre ton plan à la lettre. Vous êtes sorti de l’asile, une nouvelle fois. Vous ne comptez plus vos fugues, elles sont trop nombreuses. Depuis combien de temps êtes-vous dehors cette fois ? Trois-quatre jours ? Oui, dans ces eaux-là. Trois-quatre jours de cavale, trois-quatre jours à faire tout ce qui est dans vos capacités à rester libre. Trois-quatre jours à ne presque rien manger aussi, idem pour boire. Enfin, cela ne te dérange pas tellement, il y a toujours moyen de t’arranger. Tu as une bonne bouille, pour un garçon de quatorze ans. Une bouille qui fait craquer bien des personnes. Sauf les flics, qui finissent toujours par te tomber dessus. S’ils n’étaient pas là, voilà bien longtemps que tu aurais définitivement quitté l’asile. Malheureusement, ils viennent toujours te mettre des bâtons dans les roues. Ils font leur boulot, d’accord, mais tu apprécierais qu’ils te laissent en paix. Mais, dans le fond, que cherches-tu à faire, à te sauver ainsi ? A regagner ta liberté ? Soit réaliste, tu ne connais le monde réel que via ton ordinateur, tes cours et tes livres. Tu es incapable de faire quoi que ce soit seul, et tu n’as nul part où aller. Tu es seul, tu devras te débrouiller ainsi.

Où vos pas vous ont mené, cette fois-ci ? Une gare. Il est grand temps de changer des rues et tout ce qui va avec. Oh que oui, grand temps. Alors tu laisses Lorcan filer à toute allure, bousculant les gens sans prendre la peine de demander pardon. Il faut que vous réussissiez à entrer dans un wagon sans vous faire repérer. Si vous y parvenez, vous devriez être capables d’échapper à la surveillance des flics, au moins jusqu’au terminus. Là, il faudra encore ruser pour leur échapper. Quel exercice de réflexion ! Il bouscule à nouveau des gens et vous faire un rapide bilan de la situation. Il y a trois trains sur le départ. Lequel prendre ? Quelque chose où vous pourrez facilement vous fondre dans la foule. Voyons... Celui en direction de Détroit. Oui, voilà. Le choix est vite fait, Lorcan ne joue pas pas rabats-joie, la perspective de gagner la plus grande ville du coin lui plait. Comme vous êtes d’accord, il gagne le quai... Mais au mauvais moment, il bouscule quelqu’un. En soi, ce n’est pas bien étonnant, il se fiche des gens. Sauf que cette fois, c’est toi qui réagit.

Pourquoi ? Parce que la personne perd l’équilibre et tombe vers les voies. Alors qu’un train arrive. Tu lui attrapes la main et la tire brutalement vers toi, perdant l’équilibre à ton tour. Résultat, vous vous retrouvez au sol tous les deux, Lorcan pestant dans ton esprit, elle sous toi, alors que le train passe une dizaine de secondes plus tard. Tu respires bruyamment, faire une pause à ce moment là n’était pas prévu. Mais tu ne veux pas être responsable d’un accident... Alors pour le moment, tu es contente de toi. Très content, et tu constates avec surprise que vous avez eu beaucoup de chance pour le coup. Tu as bousculé une fille plus vieille que toi, d’environ cinq ans. Une fille dont les yeux sont rouges et les joues parcourues par des larmes. Ton cœur se serre, tu t’assois sur le sol, la libérant. Elle ne se redresse pas, elle te regarde. Tu fais de même, sans dire un mot, gêné. Pourquoi détournes-tu le regard ? Tu ne sais pas exactement...

-Pardon... Je ne regardais pas où j’allais... Je t’ai fait mal ?
-Non... Mais tu pouvais me laisser me faire écraser...


Tu reportes immédiatement ton regard sur elle, écarquillant les yeux. Encore ? Encore quelqu’un qui veut en finir avec la vie ? C’est infernal ! Tu fronces les sourcils. Tu n’aimes pas voir les gens souffrir. Tu n’aimes pas quand les gens ne vont pas bien. Tu esquisses un mouvement hésitant vers elle... Et finalement tu viens essuyer les larmes qui coulent sur ses joues. Elle sursaute et ne réagit pas, toi tu te contentes de lui sourire. Un soupir au fond de ton esprit, voilà à quoi se résume le désespoir de ton camarade. Seulement, pour le moment, tu l’ignores. Elle occupe toutes tes pensées. Enfin... Les 9/10èmes, tu n’en oublies pas que tu vas devoir filer très rapidement pour éviter de te faire rattraper par les flics. Elle n’a pas bien l’air de comprendre ce que tu fais. Peu étonnant, les gens ne te comprennent jamais. Bizarre... Tu te contentes de lui sourire gentiment.

-Faut pas dire ça. Je ne sais pas ce qu’il t’arrive mais tu as le droit d’être triste tu as le droit d’en avoir marre. Tu dois juste éviter d’abandonner tant que tu as, quelque part, la possibilité d’aller de l’avant. Quoiqu’il puisse arriver, il faut toujours avancer.

Ta voix est douce mais ferme. Les gens ne devraient pas se suicider. Les gens ne devraient pas dire adieu à la vie sans se battre. Les gens devraient savoir que, même dans les pires moments, tant qu’il y a de la vie, il est possible d’agir, il est possible de faire quelque chose. Tout est une question de volonté et de choix. En tout cas, c’est ton point de vue et tu n’arrives pas à comprendre ceux qui laissent tout tomber. Tu n’arrives pas à comprendre comment des personnes peuvent tout laisser tomber, tout abandonner. Elle finit par froncer les sourcils et virer ta main, fermement. Tu écarquilles les yeux, surpris d’une telle réaction. Hé bien quoi ? Qu’est-ce qui lui arrive ?

-Tu as raison, tu ne sais pas ce qui m’arrive. Mêle-toi de ce qui te regarde.
-Hééé ! Tu as besoin de t’énerver contre moi ?
-Dégage gamin. Retourne faire mumuse avec tes jouets et laisse les adultes régler leurs problèmes. Oust ! Et regarde où tu vas la prochaine fois.
-... Ahah. Les adultes, qu’ils aillent voir ailleurs s’ils y sont. Ils sont incapables de voir autre chose que leur nombril. Pas étonnant que la plupart de ceux que je connais ont fini par se suicider !


Cette fois, c’est à elle d’écarquiller les yeux. Tu es toujours toi, Lorcan n’a pas encore repris le contrôle. Tu n’es pas désagréable, pas spécialement, tu fais juste la moue. Ces adultes croient toujours tout savoir, ils se trompent. Si c’était le cas, pourquoi y a-t-il encore tant de problèmes ? Pourquoi font-ils tous des erreurs ? Parce qu’ils ignorent ce qu’ils doivent faire. Ils ignorent beaucoup de choses, peut-être trop... Tu te relèves et grimaces légèrement. Apparemment, tu t’es fait un peu mal en retombant.

-D’où tu sors ?

Tu lui adresses un léger sourire... Très léger... Sauf que tu ne réponds pas, un mouvement plus loin attire ton regard. Un flic. Lorcan reprend immédiatement le contrôle et observe les environs. Deux flics. Trois. Quatre. Et merde. Et re-merde. Il te fait remarquer que c’est ta faute, que tu n’avais qu’à la laisser, cette fille. En plus, elle t’a envoyé balader. Tu protestes légèrement et tente d’imaginer un nouveau plan, sauf que tu n’en as pas le temps. Quelqu’un vous attrape et vous tombez par-terre. Il gémit de douleur, l’autre vous fait mal. Il se tortille quelque peu, sentant les menottes se refermer sur vos poignets. Encore lui ? Décidément, ce satané policier est toujours là au mauvais endroit ! Pourquoi toujours lui ?

-Patterson ! T’as rien de mieux à faire que de me casser la figure sur le bitume ?
-Si t’arrêtais de te sauver de l’asile, j’arrêterais de t’arrêter pour t’y ramener.
-Très drôle. Va passer huit ans enfermé dans un hôpital psychiatrique, on verra si t’as pas envie de te casser de là toi ! Si t’es capable d’y arriver, évidemment.
-Tu me sors ça à chaque fois. On en reparlera quand tu auras l’autorisation de sortir.


Il vous relève de force, Lorcan se laisse faire. Enfin, pour le moment. La docilité ne dure jamais bien longtemps avec lui. La preuve : à peine est-il debout qu’il écrase le pied du policier, de toutes ces forces. Celui-ci le lâche et il en profite pour faire une tentative de fuite... Bien vite interrompue par un autre policier qui vous attrape. Et zut. C’est raté pour cette fois. Tu laisses le contrôle à ton camarade, il va pouvoir vider son sac devant les flics et toi tu vas de reposer pour réfléchir. Mais avant, il y a une chose qui t’intrigue. La fille et Patterson se regardent, comme s’ils se connaissaient... Et c’est le cas ?

-Ne fait pas attention à ce gosse, Lyra. Il est cinglé.

Lyra ? Donc oui, visiblement, ils se connaissent. Ce prénom, relativement peu commun, tu le mémorises sans vraiment comprendre pourquoi. Juste avant de laisser l’autre pester et insulter l’adulte. Cinglé. Il a osé vous qualifier de cinglé. L’un comme l’autre, vous n’aimez pas ce terme mais Lorcan le hait plus que tout. Le voyage du retour va être joyeux. Très joyeux. Mais toi, tu t’en fiches, tu as quelque chose sur lequel tu peux réfléchir. Quelque chose... Ou quelqu’un. Mais là, tu te dois surtout d’organiser ta prochaine évasion.


Les psys ne servent à rien. Sauf d’alibi pour s’en aller.
Bla bla bla. Le psy parle encore. Tu serais désagréable, tu le comparerais à une dinde. Lorcan ne se gêne pas pour garder un grand sourire provocateur, ce qui ne manque pas d’énerver l’autre. Il aime s’amuser avec les adultes, plus particulièrement avec les psys. C’est si amusant de se jouer de leurs préjugés, de tout ce qu’ils connaissent pour les perdre. C’est drôle. C’est juste parfois trop facile. Aujourd’hui, les choses changent. Aujourd’hui, tu es prêts. Tout est prêt, il faut juste que Lorcan joue le jeu jusqu’au bout. Ce qui ne va pas poser trop de problèmes. Personne n’a rien compris, comme d’habitude. Personne n’a vu que ton loup en peluche a disparu de ta chambre. Il n’y est plus, on l’a embarqué pour toi. Tu ne devrais plus tarder à le récupérer. C’est idiot mais cette peluche te tient à cœur. Tu l’aimes, tu te sens mal quand tu ne l’as pas à proximité de toi. La seule chose qui t’a permis de l’oublier, c’est tout ce que tu avais à organiser. Cette fois, pas le droit à l’erreur, tu comptes partir définitivement. Et pour se faire... Tu dois t’arranger pour qu’on ne te recherche pas. Pas d’avis de recherche, plus d’avis de recherche. Mais pour se faire, vous allez devoir aller plus loin que jamais. Et c’est ce qui t’inquiète. Mais tu sais que tu peux faire confiance à ton camarade, il ne prendra pas le risque de compromettre cette fuite.

-Et si tu cessais de sourire de cette manière, jeune homme ?
-Aussi longtemps que tu blablateras comme une bécasse, non.


Insolant, Lorcan ? Oh que oui, pas qu’un peu. Et il irait volontiers plus loin, mais tu le lui interdis. Un peu de tenue tout de même. Alors, comment se débrouiller ? L’autre perd son calme, lentement mais surement. Le tutoiement en est un bon exemple. Maintenant, il faut que vous bougiez. Tu détestes ces satanées manches qui s’attachent dans le dos, tu ne peux pas bouger à ta guise. Fort heureusement, tu les as trafiquées de qui fait tu n’as qu’à forcer pour t’en défaire. Tu attends juste le bon moment, tu attends qu’il se déplace jusque devant toi. Et pour cela, il faut qu’il perde son calme. Toi, tu n’es pas capable de parvenir à cet exploit, par contre, ton camarade le peut. Cela l’amuse au plus haut point même. L’autre s’énerve, il ne répond pas pour rester calme, vous le devinez en le voyez tapoter son bureau du bout des doigts. Il est si transparent... Oui, trop facile. Allez, il est temps de porter le coup fatal. Il est temps de pousser les choses jusqu’au bout.

-Dis-moi, mon vieux. C’est une manie dans le domaine médical, ou dans d’autres domaines, ça je sais pas, je connais pas, de virer une personne un peu compétente par un c*n pétant ? Non parce que c’est là toute la différence entre toi et celui qu’était là avant.

Il vous regarde, en colère. Alors, perdra ou perdra pas son sang-froid ? Il a compris le jeu de mot ou pas ? Bon, d’accord, une autre tournure aurait pu donner un meilleur résultat. Mais tu laisses Lorcan se mettre au niveau de l’autre. Après, qu’il ait compris ou non, tu t’en fiche, cela ne parviendra pas à le rendre plus intelligent. Les psys sont censés être des personnes intelligentes ? C’est risible. Il pose les mains sur son bureau, bien à plat, dans un bruit retentissant. Hé bien voilà, c’est pas plus compliqué. En même temps, voilà plus d’une demi-heure que Lorcan le cuisine à toutes les sauces possibles et inimaginables pour le faire craquer. Ce qui est drôle avec celui-là, c’est qu’il n’est pas du genre à appeler à l’aide lorsqu’il a des ennuis avec un patient, il préfère s’en sortir seul dans la mesure du possible. Grossière erreur. Vous le regardez se lever et se positionner juste devant vous. Ton camarade sourit d’autant plus. À vous deux, vous êtes imbattables.

-Un conseil, le mioche. Ne joue pas au plus malin avec moi, tu perdrais.
-Erreur. C’est toi qui vient de perdre la partie.


Tu tires un bon coup sur tes manches et, comme prévu, les liens cèdent. Ensuite, il n’est pas bien compliqué pour Lorcan de lui envoyer un poing dans le figure, de toutes ses forces. Ce qui ne veut pas forcément dire grand chose, après tout, vous n’avez que quinze ans. Quinze ans, beaucoup d’années à courir partout, peu à vous battre. Mais c’est tout de même suffisant pour le sonner. La première chose à faire, c’est bloquer l’accès au bureau. Une simple chaise sera largement suffisant. Ensuite ? Oups, Lorcan s’écarte d’un bond, ayant failli se prend un coup de poing... Et s’en prend un autre. Dans la mâchoire. Vous reculez, une main sur le menton. Outch, voilà qui ne fait pas du bien du tout.

-J’en ai assez de te voir te révolter !
-Soit heureux alors, c’est la dernière fois que tu me vois ! Tu vas gentiment me rédiger les papiers de sortie et je me casse de là.
-Certainement pas !
-Tu n’as pas le choix.


Tu as tout prévu. La seringue avec les calmants est sur le bureau, il semble comprendre ce que vous avez en tête mais malheureusement pour lui, tu es le plus près et tu t’en empares avant lui. Pic. Calmé le psy. Ton camarade en est ravi. Revanche. Enfin, vous n’êtes pas là pour jouer. Tu retires ton ordinateur portable de ta tenue. Ouf, encore heureux qu’il n’ait rien, tu en as besoin. Au boulot. Tu t’arranges pour qu’il s’occupe de te procurer tous les papiers dont tu as besoin. Et l’autorisation parentale ? Tu es mineur, ne l’oublie pas. Hé bien ce n’est pas bien grave, tu sais que, quelque part dans les dossiers, il y a cette fichue autorisation. Tu reprends la main et va fouiller dans les dossiers, cherchant le tien. Alors, autorisation... Voilà, trouvée ! Hum... Est-ce une bonne idée de laisser ton dossier ? Non, certainement pas. Sauf que tu ne peux pas te surcharger, tu es prêts pour une séance d’escalade mais avec plusieurs kilos dans le dos, cela risque de se compliquer. Comment tout transporter ? Hum... Question idiote, il doit bien avoir un sac à dos quelque part. Ah non, une sacoche. C’est pour les filles ce truc. C’est là quelque chose qui tient très mal. Mais à défaut, c’est ce que tu vas devoir utiliser. Tu fourres donc ton ordinateur là-dedans ainsi que ton dossier médical et tous les papiers nécessaires à ta sortie. La classe, non ? Oui, enfin, tu connais déjà tout ce qu’il te faut pour sortir de là, il suffit de quelques signatures et le tour est joué. À présent, le plus simple est fait. Tu finis le travail en vidant le contenu de la seringue dans le bras du psy. Bonne nuit.

-Merci ! Et maintenant adieu !
-Pas besoin de le remercier Celian, il est dans les vapes.
-Lorcan, je fais ce que je veux.
-Comme toujours. Allez, on se casse.


Oui, il est grand temps de partir. Et pour se faire... Tu laisses une nouvelle fois la main à Lorcan. Celui-ci prend la chaise roulante de l’adulte et la pousse de toute ses forces, la soulevant au dernier moment pour qu’elle vienne frapper la fenêtre. Le verre se brise, pas pas suffisamment pour pouvoir passer. Pourquoi ne pas ouvrir, carrément ? Ah oui, pas bête. Tu aurais dû évoquer cette possibilité avant de rameuter tout le monde. Bref. Il ouvre la fenêtre et vous regardez en contre-bas. Voilà qui faut haut, depuis le troisième étage. Un peu trop haut pour sauter sans rien avoir préparé en tout cas. Bon. Il retire votre fameuse veste d’interné et accroche le bout de l’une des manches à la fenêtre. Il teste une fois la résistance. Deux fois. Trois fois. C’est bon, ça tient. Alors la veste se retrouve de l’autre côté de la fenêtre, dehors, et vous vous laissez glisser tout du long. Il ne peut pas s’empêcher de faire un coucou à la fenêtre du dessous. Malin, ça va encore faire du bruit. Mais cela ne dure pas très longtemps, les tenues ne sont pas faites pour servir de corde alors le tissu craque. Vous faire une chute de quatre bon mètres, retombant lourdement sur le sol. Ouille, voilà qui fait tout sauf du bien. Un coup d’oeil à la sacoche... Étant donné qu’il n’y a pas eu le moindre bruit à ce niveau, tu en conclus que ton ordinateur est intact. De même que pour tout ce qui va avec. Pas le temps de trop réfléchir, il faut agir. C’est là ce que Lorcan te rappelle en vous relevant difficilement. Et zut. Vous devez avoir une belle collection de bleus et au moins une cheville tordue. Pas pratique. Passer par l’entrée aurait été plus simple. Mais pas cette fois. Bref, vous partez en boitillant, avant qu’on puisse vous attraper. Liberté ! Et cette fois, vous avec une direction, une adresse aussi : Détroit. Chez une ex-stagiaire. Chez Lyra...


Un ex-interné flic à distance ? Improbable ?
Musique à fond dans tes écouteurs. Un ordinateur allumé sur un jeu en ligne. Un adolescent complètement concentré sur son écran. Rien de bien surprenant, non ? Oui, seulement, tu n’es pas n’importe quel adolescent, Celian. Sauf dans ces moments où tu agis comme quelqu’un de "normal" comme dit si bien Sterling. Qui c’est lui ? Le frère de Lyra, qui t’héberge depuis déjà deux ans. C’est une longue histoire et tu es trop concentré sur ton jeu pour y songer. Un jeu d’enquête, un jeu d’énigmes. Ton esprit tourne à plein régime, essayant de comprendre non pas les questions mais la logique du jeu, de l’avancée, des questions posées pour prévoir la suite. Les jeux en eux-même sont souvent trop faciles pour toi, c’est tellement plus intéressant de comprendre comment le tout fonctionne plutôt que de se contenter de jouer le jeu. C’est ton point de vue en tout cas. Tu t’amuses et c’est le principal, non ? Oui. Sauf que cela fait tout de même plus de six heures que tu es là-dessus, sachant qu’il sera bientôt midi... Une pause s’impose, non ? Peut-être, bien que tu ne sois pas fatigué. Pas trop. Et puis, de toute manière, tu es insomniaque. Tu passes une main sur tes yeux et lâche un profond soupir. Il n’y a personne pour te dire quoi faire de toute manière, Lyra est absente et toi tu restes là, chez elle. D’un côté, tu n’as que dix-sept ans. Tu es mineur, que peux-tu bien faire d’autre ? Aller en classe ? Certainement pas. Voilà déjà cinq ans, globalement, que tu as ton "bac". Oui, tu as de nombreuses années d’avance. Lyra et Sterling le savent. Mais passons.

Au final, tu t’arraches à ton écran ainsi qu’à tes écouteurs et pose ton regard sur ta peluche de loup. Toujours là, fidèle au poste. Tu souris un peu et t’empares de ta tasse de chocolat chaud froid depuis bien longtemps et, glissant ta main libre dans tes cheveux bruns, presque noirs, tu sors enfin de ta chambre. As-tu pris tes médicaments ? Tu as un doute et cherche les plaquettes du regard. Hum... Oui, c’est bon. Tu t’empares des comprimés à prendre le midi et va te faire chauffer une nouvelle tasse de chocolat. Miam. Non, tu ne manges pas équilibré. Tu n’avales que des choses sucrées, ce qui n’est guère bon pour ta ligne mais, curieusement, ton poids s’est stabilisé. Tu as bien meilleure mine qu’avant ta fugue, c’est indéniable. Tu es plus en forme, plus sociable aussi, d’une certaine manière. Seulement, tu te rends compte que Détroit n’est pas le meilleur terrain de jeu pour toi. Hallucinations, problèmes de paranoïa... Tu en as conscience et cela t’inquiète. D’autant plus que tu es incapable, sur le moment, de différencier une simple hallucination de ton imagination. Heureusement que les médicaments arrangent cela... Mais bon, tu ne veux pas y songer, cela te perturbe, cela perturbe Lorcan aussi.

Une lumière attire ton attention. C’est le téléphone. Des messages ? On a appelé ? Possible, tu n’entends jamais le téléphone sonner avec ta musique. Tu attends que ta boisson soit chaude puis tu en avales quelques gorgées, faisant passer les comprimés avec. Et voilà le travail. Puis tu t’approches de l’objet, intrigué. Six messages. Ah, il n’y a que le frangin de Lyra qui peut laisser autant de messages. Il veut que tu rappliques ? Sans doute. Sauf que tu n’es guère d’humeur à descendre dans les rues. Trop de monde. Beaucoup trop de monde à ton goût. Ce n’est pas que tu n’aimes peur de la foule mais tu n’es tout de même pas à l’aise au milieu de plein de gens. Tu t’en es rendu compte quand tu as cessé de fuir. Tu n’as pas l’habitude des lieux où beaucoup de personnes sont rassemblées. Alors il se passera bien de toi aujourd’hui. Sauf que la stridente sonnerie du téléphone se fait de nouveau entendre. Zut. En plus, il sait que tu es à l’appartement donc tu ne pourras pas lui échapper indéfiniment. Tu entends Lorcan te conseiller de l’ignorer et de retourner à ton jeu, sauf que tu fais preuve de plus de volonté et, sachant que tu vas te faire passer un savon, tu décroches et porte l’objet à ton oreille.

-Put***, Celian ! T’as vu l’heure ? C’est à c’t’heure-ci que tu décroches ? Ne me sort pas que tu dormais, je sais que tu es insomniaque !
-Ne crie pas aussi fort dès le matin...
-Dès le matin ? Il est presque midi, il est grand temps de sortir de ta chambre ! Et tant qu’à faire, tu vas ramener tes fesses au commissariat et plus vite que ça.
-Détroit est trop peuplé à cette heure !
-J’en ai rien à faire. Ca fait deux ans que tu squattes chez ma sœur, tu pourrais faire un effort et venir seul jusque là. On a besoin de toi alors rapplique. Si tu n’es pas là dans une demi-heure, je passe te prendre et je t’amène par la peau des fesses, que tu sois habillé ou non. Sur ce, à tout à l’heure.


Il a raccroché. Tu clignes des yeux, surpris. Ce n’est pas la première fois qu’il s’énerve contre toi, tu as du mal à te montrer ponctuel, tu n’en a toujours fait qu’à ta tête et être à l’heure est ennuyeux. Surtout que ton camarade n’a pas souvent envie de se déplacer, ce qui te donne une raison de plus pour glander dans ta chambre. Sauf que tu sais que le flic est tout à fait capable de mettre sa menace à exécution, et étant donné que tu es encore un peu en caleçon... Mouais. Tu vas éviter de te faire tirer dehors, sous la neige, dans cette tenue : tu prendrais froid et te transformer en esquimau ne n’enchante guère. Un dern


Dernière édition par Celian Lorcan F. Byrne le Dim 11 Nov - 17:59, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Ven 9 Nov - 2:33

:gnut: :love: :bave:

J'ai hâte de lire !!

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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Ven 9 Nov - 10:05

:huhu:
Masochiste. What a Face
Merciiiiiiiii !!! :love:
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Ven 9 Nov - 10:18

Hâte de lire cette fiche :huhu:

Re re re bienvenue ! :brosign:
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Ven 9 Nov - 10:59

re re rebienvenue ! :brosign:

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    DENIAL.ANGER.BARGAIN.DESPAIR.
    A C C E P T A N C E.
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Ven 9 Nov - 13:15

Re-bienvenue ? :brille2: Qui que tu sois, en tout cas, j'ai hâte de te lire ! :brosign:
Et re-re-bienvenue alors ! :huhu:


:gnut:

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    just a bit drunk »
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Ven 9 Nov - 13:48

C'EST LE BIG BOSS DES FICHES LONGUES :huhu: !!

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SCARLEO RPZ:
 
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Ven 9 Nov - 16:37

reeeeeeee bienvenue :gny:

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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Ven 9 Nov - 17:29

Merciiiiiii tout le monde !!! :love: :brille2:

Neo > big boss des longues fiches... Je fais juste des fiches un peu longues. :no: *sort*
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Sam 10 Nov - 6:29

Plein de chapitres :huhu:

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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Sam 10 Nov - 11:18

xD Oui, plein de chapitres, j'avoue. Arrow
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Sam 10 Nov - 17:27

°W°

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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Sam 10 Nov - 17:29

Quoi ? ^^'
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Sam 10 Nov - 20:15

J'aime :no:

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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Sam 10 Nov - 23:00

J'en suis ravie. :brille2:
Allez, courage, plus qu'un chapitre à rédiger ! :sperman:
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Dim 11 Nov - 9:27

... et à lire :ga:

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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Dim 11 Nov - 12:00

WHO R U ? :no:
En tout cas re-bienvenue :brille2:

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
    and i heard a voice in the midst of the four beasts, and i looked and behold, a pale horse. and his name that sat on him was death. and Hell followed with him. »
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Dim 11 Nov - 14:47

Je suis un Animals et un citizen. What a Face À toi de trouver maintenant, Hell. :gny:
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Dim 11 Nov - 17:59

Pardon pour ce double-post mais...

Fiche terminée. What a Face
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Dim 11 Nov - 19:46

;A; je lis ça demain What a Face :gnut:

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -




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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Dim 11 Nov - 19:48

:lol:
Je t'avais prévenue que ce serait long ! :gny:
Courage ! :love:
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Lun 12 Nov - 12:23

Domino ? :hm:

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    and i heard a voice in the midst of the four beasts, and i looked and behold, a pale horse. and his name that sat on him was death. and Hell followed with him. »
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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Lun 12 Nov - 14:51

APRÈS AVOIR TOUT LU, JE TE VALIDE What a Face j'ai la flemme de copier coller le code, mais de toute façon tu sais tout x) je te met ta couleur *w*
Et garde moi un lien :bave: :gnut:

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -


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MessageSujet: Re: Celian Lorcan F. Byrne ᴥ Folie ou génie ?   Lun 12 Nov - 17:01

Raté Hell. :gny: J'ai pas encore réussi à la convaincre de se faire un tc. What a Face

Merci Neeeeoooooooo !!! :love: :calin:
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