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 Friday Night Fever ● Nate&Keira

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MessageSujet: Friday Night Fever ● Nate&Keira   Jeu 6 Sep - 14:16

« C’est pour quoi ?
— Zazvoiba ?
— Euh… pardon ?
— Mezuivébédélné !
— Excusez-moi mais… Vous pourriez répéter ?
— JE-ME-ZUIS-FAIS-BÉDER-LE-DEZ ! »
Elle est conne celle-là ou quoi ? J’ai le visage en sang et le pif qui a doublé de volume. Ça se voit comme… bah comme le nez au milieu de la figure.
« Ah oui, oui oui oui, bien sûr… Bon, prenez un siège, on vous recevra bientôt. Suivant ! »
Bientôt ? Bientôt comme quoi ? ‘Lis-un-ou-deux-magazines-en-attendant’ bientôt ? Ou ‘t’as-le-temps-de-crever-étouffé-dans-ton-sang’ bientôt ? Vues les habitudes des urgences, surtout en plein milieu de la nuit, je pencherais plutôt pour la deuxième solution… Mais est-ce que j’ai le choix, de toute façon ? Alors, sans adresser un autre mot ou regard à l’hôtesse d’accueil, je vais m’assoir. J’ouvre un magazine, puis deux, puis trois. Parfait, ça m’aura au moins occupé cinq minutes de les feuilleter. Faut dire que, même en me forçant, je ne suis pas plus passionné par la vie des stars que par les dernières tendances modes, et encore moins par le classement annuel des meilleures cheminées. Poussant un soupir, j’envoie valser le papelard sur la table basse, mais un peu trop fort, et il tombe à terre. Pas grave, j’y pose mes pieds à la place. Je surprends quelques regards agacés se poser sur moi, encore que je ne suis pas sûr s’ils sont dus à ce geste décontracté, ou à ma respiration sifflante, voire même parfois bulleuse, et qui, résonnant dans le morne silence de la salle d’attente, pourrait en agacer plus d’un, je vous le concède.
« Excusez-moi, monsieur. Est-ce que vous pourriez retirer vos pied de la table basse, s’il-vous-plaît ? »
Je tourne ma tête vers l’hôtesse et lui adresse un grand sourire, bien exagéré.
« Est-ce qu’on va bientôt me recevoir ?
— …
— C’est bien ce que je pensais. »
Je m’étire et croise les bras derrière ma tête, prenant encore plus mes aises. Et si ça lui plaît pas, hé ben c’est le même ! J’aurais pu user de mon charme pour qu’elle me foute la paix, et qu’elle ne fasse pas la gueule. Mais premièrement avec ma tronche ainsi refaite, cette tactique est quelque peu compromise. Deuxièmement, l’hôtesse est moche. Troisièmement… J’ai eu ma dose de nanas pour ce soir, et pas dans le bon sens.

Quelques heures plus tôt…

Youpi, c’est vendredi ! La soirée pour chopper par excellence ! Et pour une fois, ce soir-là, je ne bosse pas. Noah a bien essayé d’échanger son shift avec moi, mais désolé vieux, c’est pas toujours aux mêmes de s’amuser. C’est sûr que, même quand c’est lui qui part à la chasse, je profite aussi du gibier, comme toujours. Mais moi aussi j’aime jouer les rabatteurs, de temps en temps. Alors, dès vingt heures, je commence la soirée dans un bar. Mais pas le miteux Old Fat Cat où nous bossons, non. Je jette mon dévolu sur un des derniers lounge bars tendance, dans les beaux quartiers. Autant marquer le coup.
Comme toujours, je commence au whisky irlandais. Accoudé au bar, je le sirote tranquillement, scannant la salle du regard. Elle se remplit petit à petit, et je constate rapidement que je n’ai pas fait un mauvais choix en venant ici. Y’a d’la meuf, et d’la bonne. Brunes, blondes, rousses ; classes, rockeuses, et même pétasses, y’en a pour tous les goûts.
J’attaque, d’abord des œillades, des sourires, à droite à gauche, dans un miroir, à travers un verre. En premier lieu, je vois large avant de rétrécir mon champ d’action, pour déterminer quelle sera la proie la plus intéressante. Je refuse la proposition d’une blonde plantureuse qui me propose une visite privée des toilettes des filles. Respecte-toi, poupée ! Et puis, si on me voit m’éclipser avec ça au bout de même pas deux heures, je serais grillé pour le reste de la soirée, et je pourrais dire adieu à mes chances de repartir avec le gros lot.
Finalement, je la vois. Rousse, bien faite, élégante mais mutine… Elle s’ébat sur la piste de danse dans une petite robe noire qui attire l’attention sur son corps tout en laissant ce qu’il faut de mystère pour émoustiller l’imagination. Je croise plusieurs fois son regard pétillant qui semble m’inviter à la rejoindre. Alors je draine le fond de mon verre, et je me lève. Mais je ne l’approche pas tout de suite. Je me glisse parmi la foule, me mêlant à la vague humaine s’agitant sur des rythmes désordonnés. Je m’attarde parfois aux côtés d’une ou deux femmes, partageant quelques mouvements avec elles avant de continuer à avancer, lentement mais sûrement, jusqu’à la jolie rousse. Lorsque je la rejoins enfin, je lui tourne d’abord le dos, esquissant quelques pas solitaires, avant de finalement me retourner et établir le contact du regard. Je souris ; elle fait de même. Tout en continuant à danser, je m’approche de plus en plus pour me coller contre elle.
C’est alors que je sens une main me tapoter l’épaule. Je regarde par-dessus et vois une brune explosive qui me dévisage, les bras croisés. J’ai à peine le temps de m’extasier sur sa plastique qu’elle m’aboie :
« Alors, elle te plaît ma meuf ? »

Qui aurait cru qu’il y avait tant de force dans un si petit poing ?

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« The days are bright and filled with pain. Enclose me in your gentle rain. The time you ran was too insane, We'll meet again, we'll meet again. Oh tell me where your freedom lies, The streets are fields that never die. Deliver me from reasons why You'd rather cry, I'd rather fly. »
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MessageSujet: Re: Friday Night Fever ● Nate&Keira   Sam 22 Sep - 12:05

"Ouais c'est ça Billy, ta gueule. C'est mieux. Putain mais t'es vraiment qu'une ordure sale con. Ouais, c'est ça, dans une heure, ok. Soit prêt pour une fois."

La voix grave de Jake résonne dans tout l'appartement. Il va encore bosser tard ce soir, je le sens. Maussade, je dessine un trait eye liner noir sur ma paupière puis passe un coup de baume hydratant légèrement rosé sur mes lèvres. Je me maquille toujours avant d'aller travailler, surtout le soir, ça me donne l'impression de perdre mes allures de cadavres et d'avoir un semblant de vie. C'est agréable. Les mains posées sur mon jean, j'observe mon reflet dans la glace. Mes cheveux bruns tombent en cascade sur mes épaules, la pâleur de ma peau est renforcée par le noir de mon col roulé.
Soudain, deux mains se posent sur mes épaules, et des lèvres effleurent mon cou. Un sourire se dessine sur mes lèvres et je me retourne. Jake. Ses cheveux blonds en bataille lui donneraient presque l'air d'un gosse s'il n'avait pas ce regard si dur. Il prend mon visage entre ses mains et m'embrasse.

"Je ne serai pas là ce soir" il me murmure.
"Tu feras attention ?"

Ma voix est douce, légèrement inquiète. Je le suis toujours quand il bosse de nuit. Ca ne me plaît pas. Je pose mes mains sur ses joues et l'embrasse.

"J'y vais, à demain, Jake."

Il me tient la main un instant, et je m'en vais. J'attrape mon sac, et me rue dans la cage d'escaliers. L'avantage de notre appartement a toujours été d'être près de tout. J'arrive à l'hôpital une dizaine de minutes plus tard, et gare mon scooter dans le parking. Il fait frais cette nuit. J'entre et au moment où je passe la porte de service, me fait assiéger par une autre infirmière, les traits tirés.

"Aaaah, te voilà enfin ! putain je suis vannée, j'en peut plus."

Elle me tire vers les vestiaires et je me change.

"Y'a un mec qui s'est pété le nez, je te le laisse !" elle me lance.

"T'abuuuses !" dis-je en passant ma blouse.

"Mais non, maisnon... et puis il est pas mal tu vas voir !"

J'explose de rire et ferme mon casier. La blonde s'en va, et je me presse dans la salle d'attente. Je le remarque tout de suite, ce type au nez pété. Le sang macule son visage et son T-shirt. Je m'approche et un sourire amusé se dessine sur mes lèvres. Les pieds posés sur la table basse, il semble bien à son aise.

"Je vais m'occuper de vous, monsieur... ?"

Je lui souris puis me dirige vers une salle de consultation.

"Asseyez vous la s'il vous plaît." je lance en fouillant dans un tiroir.

J'attrape quelques compresses et un vaporisateur de liquide physiologique.

"Alors, ce nez." Je commence à éponger le sang autour, appuyant doucement sur les ailes du nez. "Est-ce que ça fait mal quand j'appuie ici ?"

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MessageSujet: Re: Friday Night Fever ● Nate&Keira   Mar 2 Oct - 16:33

Les yeux rivés sur la pendule, je suis du regard la trotteuse qui parcourt inlassablement son petit bonhomme de chemin sur le cadran. Enfin ‘trotteuse’… Elle m’a plutôt l’air d’avancer au pas. Le temps semble s’écouler comme dans de la gelée au madère, et même pas de la bonne, en plus. D’autres personnes sont arrivées après moi, dont un type aux allures de clodo qui rythme chaque minute d’une mélodieuse toux bien grasse avec marqué dessus cancer du poumon, et une mère avec deux gosses qui ne perdent pas leur temps pour mettre l’ambiance dans la salle d’attente à grands renforts de braillements. Mon regard délaisse la pendule pour se poser avec insistance tantôt sur les gnafrons, tantôt sur leur génitrice qui, malgré l’atmosphère d’exaspération si épaisse qu’on pourrait la trancher au fil à couper le beurre, ne semble absolument pas concernée par le boxon que sont en train de mettre ses deux engeances.
Je me redresse légèrement sur mon siège lorsqu’une infirmière arrive enfin dans la salle d’attente et se diriger vers moi. Par réflexe, j’esquisse un début de sourire charmeur à l’intention de cette jolie blonde, avant de me souvenir que je dois plus avoir l’air d’un gamin qui ne sait pas boire correctement son jus de tomates que d’un Don Juan. Elle lève les yeux de son clipboard, les pose sur moi, ouvre la bouche pour me parler… Et sursaute en se détournant aussitôt alors que les portes des urgences s’ouvrent à la volée pour laisser passer un brancard sur lequel repose euh… une vague masse humanoïde et sanguinolente. D’accord, j’ai compris : y’a plus urgent que mon nez, c’est pas grave, j’attendrai. Après tout, j’ai que ça à faire, pas vrai ?

Huit concerts de vagissements et une bonne cinquantaine de quintes de toux plus tard, une autre infirmière — ou doctoresse, qu’est-ce que j’en sais — apparaît. Je n’y crois déjà plus, et pourtant c’est bien vers moi qu’elle se dirige. Je me redresse, retirant mes pieds de la table basse alors que mon regard la scanne de haut en bas, dans un réflexe bien malgré moi, croyez-le ou non.
« Je vais m'occuper de vous, monsieur... ?
— Darrow. »
J’aurais bien ajouté : « Mais vous pouvez m’appeler Nate, si ça vous fait plaisir ! » seulement, quand on parle du nez et qu’on a une chance sur deux de faire une bulle de sang avec sa narine dès qu’on essaye de prononcer un seul mot, vaut mieux s’abstenir de faire de trop longues phrases afin d’essayer de préserver le peu de dignité qu’il vous reste. Alors je la suis en silence jusqu’à la salle de consultation.
« Asseyez-vous là s'il vous plaît. »
Je m’exécute, profitant qu’elle soit de dos et penchée à fouiller dans un tiroir pour lui mater le cul en vitesse et détournant aussitôt le regard lorsqu’elle revient vers moi. J’ai quand même du bol dans mon malheur.
« Alors, ce nez. »
Je me laisse faire alors qu’elle commence à s’occuper de mon bobo.
« Est-ce que ça fait mal quand j'appuie ici ? »
Une vive douleur me prend alors, troublant ma vision l’espace de quelques secondes. Mais je serre les dents et ravale le tout, me concentrant à la place sur le relief de sa blouse qui est, il faut le dire, juste à bonne hauteur par rapport à mon regard.
« Oh bah, ça pique, je vais pas vous le cacher. Mais j’en ai vu d’autres. Et puis vous faites ça si bien ! »
Faudrait pas non plus que je passe pour la dernière des chochottes. Manquerait plus qu’elle me demande comment c’est arrivé, là ce serait le nec plus ultra de la honte. D’ailleurs, au cas où, je ferais peut-être bien de songer à une histoire un peu plus héroïque que la vérité.
« Alors, c’est grave docteur ? » ajouté-je avec mon éternel sourire goguenard.

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MessageSujet: Re: Friday Night Fever ● Nate&Keira   Mar 13 Nov - 18:59

Monsieur Darrow. Alors que je continue d'appuyer doucement, il me répond. Ca a l'air d'aller d'après lui, rien de bien grave, ça "pique un peu". Je souris. Vu la grimace qu'il m'a fait, j'en doute, mais je ne dis rien.

"Vous pouvez continuer d'appuyer s'il vous plaît ?" Je lui laisse attraper la compresse et lui montre brièvement comment la tenir. "Ca ne saigne plus, c'est déjà bien !"

J'attrape une fiche et entreprend de la remplir. Nom, prénom, âge, numéro de sécu, ça il s'en chargera, ah voilà, le problème. Nez en mauvais état, impossible pour le moment de dire s'il est cassé ou pas. Une radio nous en dira plus. Levant la tête, je l'observe un instant. Il est souriant et lorsque nos regards se croisent, me demande si c'est grave.

"Hmm, c'est dur à dire, vous devriez faire une radio. On va vous mettre du froid pour le moment."

Baissant à nouveau la tête, je repose stylo et feuillet de consultation et lui adresse un petit sourire. C'est quand même dommage de se retrouver un soir de fin de semaine à l'hôpital. Malheureux même, surtout quand on le voit, ce Darrow. Plutôt séduisant, ça m'étonnerais qu'il passe son vendredi soir à faire du bricolage dans sa cave en s'enfilant du jus de carotte.
Je tâte délicatement son nez, cherchant une quelconque rupture. Arf, sans une radio je ne pourrais être sûre de rien. En attendant, il lui faudrait de la glace. Je jette un coup d'œil au mini frigo. Il doit bien y avoir des plaques réfrigérantes là dedans non ? J'ai rarement l'occasion de les utiliser ces plaques et c'est vrai que je n'ai absolument de leur emplacement. Hmf, allons voir, dans le pire des cas je demanderai à une autre infirmière de m'en apporter !
Je vais donc tenter ma chance avec ce mini frigo. Bingo. En plus de contenir plusieurs petites pipettes de liquides translucides et colorés, quelques sachets glacés dans les bacs. Allé hop. Le froid allait lui faire du bien, et puis, un nez congelé est un nez qu'on ne sent plus.

"C'est très froid, mais ça risque de vous faire du bien !" lançais-je en déposant le sachet sur son nez.

Je jetais les compresses et lui tendais la fiche à remplir.

"Si je vous laisse partir, vous me promettez de revenir demain pour une radio ?" Je rentre les mains dans les poches de ma blouse et continue. "Je me sentirais coupable de vous voir revenir avec le nez aussi gros que votre poing !"

Allé, ça c'est fait. J'allais devoir retourner à mon boulot, à mes patients, à mes stylos et à mes seringues. Quelle bonne soirée. Je commençais à regretter mon lit. J'entrevoyais par la porte un gamin roux reniflant bruyamment. Miaaaaam ! Autant rester ici le plus longtemps possible. Ainsi, je rajoutais :

"Vous vous êtes fait ça comment dites moi ?"

Question quelconque, ayant un intérêt médical heum, trèèès important et nécessitant quelques minutes de plus. Des minutes de répit avant de retourner sur le champ de bataille. Si je peux me permettre, ce soir, j'aurai préféré essuyer le sang du visage de toute une école de Détroit plutôt que de m'occuper d'un de ces gamins aux mères poules hypocondriaques qui sont persuadées de la mort imminente de leur enfant ou de leur cancers du petit orteil gauche.



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