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 Le Trajet

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Date d'inscription : 24/05/2012
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MessageSujet: Le Trajet   Mer 5 Sep - 18:19

animals
Trajet jusqu'au manoir



LE DERNIER VOYAGE
C'est à neuf heures que le bus aux couleurs d'Animals s'arrête devant l'établissement carcéral de la ville. Le chauffeur au regard bovin dévisage brièvement les neuf prisonniers alignés les mains et pieds liés, mâchouillant le même chewing gum depuis des lustres. Ils montent en silence, encadrés d'hommes taillés comme des armoires à glace. Le trajet jusqu'au manoir ne sera pas bien long, une demie-heure tout au plus.

La vieille radio crachote une ancienne rengaine, une douce mélodie jurant avec la tension intérieure presque palpable. Le chauffeur sifflote l'air entêtant. Occupant chacun une rangé de sièges, les participants des jeux peuvent admirer pour la première fois leurs tous nouveaux rivaux.

C'était une bien belle journée, chaude, ensoleillée, parfaite pour le commencement de ces Jeux vous dira-t-on. Profitez-en bien, ce sera peut-être la dernière que vous vivrez.


POUR LES PARTICIPANTS
Vous devez poster à la suite de ce message un rp court (une vingtaine ou un trentaine de lignes) racontant la réaction, les impression ou autres de votre personnage lors de ce voyage jusqu'au manoir des Animals. Les Participants peuvent communiquer entre eux mais ne peuvent pas se déplacer dans le bus car ils sont attachés à leur place. Vous pouvez respecter un ordre de poste ou bien faire les réponses au "plus rapide" selon comment vous préférez vous organiser.


© ANIMALS
idée originale by la team poulpe.

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MessageSujet: Re: Le Trajet   Mer 5 Sep - 19:09

Tu as ruminé pendant des heures. Ruminé impliquant des grognements, des murmures incompréhensibles, des prières récitées à une vitesse surhumaine, des imprécations, de grands moments d'un silence désespéré. Si tu avais été un prêtre célébrant les trois messes du Noël, tu aurais été condamné à Lui en rendre trois mille, dissipé comme tu l'étais. Mais tu n'es pas un prêtre et ce n'est le Noël de personne à part peut-être du gouverneur, de quelques citoyens malsains et de la présentatrice qui semble prendre un malin plaisir à vous envoyer à l'abattoir. Avant qu'on te ramène à ta cellule tu as fait deux demandes : aller te confesser face au prêtre du pénitencier et récupérer ta petite croix en pendentif. Autant ils ont accédé à la première requête, autant ils n'ont pas cédé pour la deuxième. Tu pourrais t'étrangler avec la chaîne ou te crever l'oeil avec la croix qu'ils ont dit. T'as pété un câble. Tu m'as fait peur. Mais au final tu n'as rien pu faire d'autre que te présenter devant le père Yves ou quel que soit son nom. Il jubilait presque le gros porc de savoir que t'allais crever. Il le cachait tant bien que mal mais il était pas très doué. Si j'avais eu des mains je l'aurais démonté. T'as rien dit. Tu dis jamais rien sur lui. De toute façon qu'est-ce que tu pourrais dire ? Qui t'écouterait à part moi ?

Alignés devant le pénitencier - ça fait une éternité que tu n'es pas sorti et pour le coup tu préférerais presque rester - vous regardez ce bus étrangement bariolé, nullement annonciateur de la boucherie. S'ils n'y avaient ni ces pyjamas oranges, ni ces menottes, ni même ces espèces de monstres qui vous encadrent, vous auriez pu vous croire partis en colonie de vacances. Le chauffeur au visage bovin assorti d'un nez porcin vous regarde avec des yeux mornes, larmoyants, vitulins. Je ne serais pas étonnée de le voir mâcher de l'herbe vous montez vous asseoir et l'engin flambant neuf se met en branle vers une direction qui t'es inconnue. Au milieu du bruit ambiant, le son d'une vieille radio s'élève. Tu ne peux t'empêcher de fredonner machinalement sur cet air antique que tu affectionnes tout particulièrement. Lui aussi détonne avec les circonstances mais en un sens ça fait du bien. Nights in white satin, never reaching the end... Letters i've written, never meaning to send... Beauty i've always missed with these eyes before, just what the truth is, i can't say any more... And I love you... Oh I love you... Oh how i love you...

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THEY SAY LIFE'S NEVER FAIR When I look at you, look at us, the way it ended... I understand that sentence more than ever. How did we end up here little sister ? I can't believe it would be God's will. Must be the irony of what they call fate, karma, whatever ? The Lord says I should forgive you. Maybe I do, I never really realised since that day. HOW COULD WE FUCK IT UP SO MUCH ?
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MessageSujet: Re: Le Trajet   Mer 5 Sep - 19:16

Un dernier voyage ?

Bref... On y est à ce que je constate. Ai-je précisé que je détestais être attaché ? Je ne m’en souviens pas... Mais de toute façon, ça ne changerait rien puisque je suis un simple taulard. Mon petit confort, ça, les gardiens s’en fichent royalement. Mais ils feraient mieux de nous préserver s’ils veulent du spectacle. Enfin, je pense ça, mais je n’ai guère envie de me montrer très coopératif non plus. Il est neuf heures tapantes et ce p***** de bus débarque. Depuis combien de temps je teste la solidité des liens ? Un moment, je commence à avoir mal aux poignets à cause des menottes. Ça m’énerve... On nous fait entrer, je lance un regard noir au chauffeur. Tu veux notre photo ? T’as qu’à regarder la télé, ça suffira. Par contre, pour ce qui est de mettre un peu de plomb dans la cervelle, je pense que c’est une cause perdue. Oui, je suis désagréable mais je n’y peux rien, je suis incapable de prévoir ce qui nous attend et ça me fait peur... Oui, j’avoue, j’ai peur pour une fois...

On nous attache à nos sièges et le bus démarre. Ouais, génial... Allez, que je réfléchisse, il doit bien y avoir un moyen d’ouvrir les menottes, non ? Oui, sauf que mes outils sont dans ma poche, avec mon carnet et mes stylos. Donc je suis coincé. Je jette un coup d'œil aux autres, me remémorant les prénoms de tous... Neuf noms, ce n’est pas si compliqué que ça à retenir. Je trouve, personnellement. Ouais, mais... S’ils ont retenu le mien ? J’ai horreur qu’on m’appelle Zaphkiel. Il faudrait que je... Rah, et cette musique ! Je vais l’avoir dans la tête toute la journée en plus, je suis sûr ! Infernal ! Et ça ne va nullement m’aider à faire le vide dans mon esprit, ce genre de truc. Le pire c'est qu'ils sont deux à fredonner l'air. Je marmonne un peu... C’est horrible. Pénible au possible. Les choses m’échappent complètement et je n’aime pas ça. J’ai peut-être une drôle de réputation mais d’habitude, les choses se déroulent à ma façon pour les ¾ des choses. Alors cette fois, cette fois... C’est étrange... Enfin, il y a un point que je veux absolument spécifier...

-Le premier qui m’appelle par mon prénom aura de mes nouvelles.

… Mon dieu, moi qui ne parle jamais, sortir ce genre de phrase ? Surtout que ma voix rauque fait un peu tâche avec la musique de fond. Mais j’ai toujours mis ce détail au point avec les personnes qui étaient en mesure de connaître mon prénom. Que les autres participants s’en amusent ou non, je n’en ai rien à faire. C’est dit, maintenant, je vais peut-être pouvoir me taire. Hum... Oui, je me tais donc. Mais j’observe. C’est tout ce que je peux faire, à part tester encore et toujours mes liens... Il n’y a vraiment aucun moyen pour se tirer de là ? Au moins pour faire sortir Domino, les autres, je ne suis pas capable de juger... Même si je crois qu’un combat entre un frère et une sœur ne serait pas cool du tout. Tss... Je suis impuissant... Et je ne fais que les fixer, tous, peut-être un peu plus mon camarade de cellule que les autres... J’en remarque à peine qu’il fait beau, j’en oublie complètement que je ne suis plus entre les quatre murs de la prison...

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Les apparences savent être trompeuses. Un silence masque des milliers de pensées et fait apprécier le bruit. Ferme donc les yeux et laisse-toi guider par ton instinct... Lui seul peut te donner un indice sur qui est la personne derrière le masque...
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MessageSujet: Re: Le Trajet   Mer 5 Sep - 19:45


i'm not a perfect person. there's many things i wish i didn't do.
On attend. Puisqu'au final, on ne peut faire que ça : attendre. Mains et pieds liés. Comme du bétail. Qu'est-ce qu'ils veulent qu'on tente, franchement ? S'enfuir ? Avec les armoires à glace qui nous barrent la route, ce serait suicidaire. Alors en ligne droite, on attend. On regarde une dernière fois le paysage un peu trop gris de l'établissement carcéral. On réfléchit, à toute vitesse. On se pose des questions. Pourquoi moi, et pas un autre ? Parce que c'est le destin qui en a voulu ainsi, mon gars. Je n'arrive pas à sourire, pas plus que je n'arrive à trembler de peur. Neuf heures, l'air frais et pollué, le parfum du bitume encore humide. Et neuf taulards, qui courent vers une mort certaine. Je regarde droit devant moi, je regarde le sol, comme s'il s'agissait de la dernière chose à laquelle je peux me raccrocher. Je n'ai même pas eu le temps de lui dire au revoir, une dernière fois. Même pas le temps de l'apercevoir, en train de s'activer dans ses locaux. Même pas le temps de la voir sourire. Et je n'en aurai peut-être plus jamais l'occasion.

Je déglutis péniblement. Le bus arrive, coloré. Bien trop coloré. On va où, à disney-land ? Oh que non mon ptit, là où on t'emmène, ce ne sera certainement pas le même genre de manèges. Je lève les yeux vers le conducteur. J'ai pas tellement envie d'avancer, rien qu'à le regarder. Ses yeux rapprochés, aussi marrons que la boue. Son air nonchalant de conducteur. Ce dédain que porte constamment le boucher sur lui, quand il emmène le bétail au terminus de sa vie. J'essaye d'éviter son regard, et je vais plutôt m'asseoir à ma place. Combien de temps que je ne suis pas sorti de ce trou ? Bien trop longtemps. Et pourtant, j'aurais préféré y rester, plutôt que d'en sortir pour une telle occasion. Silencieux, je me laisse attacher, sans broncher. Les voilà, tes adversaires. J'ai même pas envie de les regarder, parce qu'au final, ça ne me fait qu'un peu plus mal au coeur. Pas de pitié, hein ? C'est bien beau, de le penser. Encore faut-il agir. Un air populaire grésille, et la radio nous offre cette dernière faveur un minimum humaine. Zaphkiel intervient, je ne le calcule même pas. Je crois que je suis juste... Ailleurs. Tellement ailleurs. À mille lieux, avec elle. Dans un monde meilleur. Le ciel est bleu, c'est une belle journée qui nous attend. Et peut-être la dernière de notre vie. Je réprimande un soupir, alors que mes pensées vont à nouveau vers elle. Et dire que j'avais enfin trouvé une raison pour être quelqu'un de meilleur... Allez Domino, tu n'as qu'à faire de cette raison ta motivation, ta force. Fais-en ce qui te poussera à te battre jusqu'au bout. Fais-en cet objectif qui t'amènera à un nouveau départ.

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    DENIAL.ANGER.BARGAIN.DESPAIR.
    A C C E P T A N C E.
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MessageSujet: Re: Le Trajet   Sam 8 Sep - 5:36

Ce bus est trop coloré, Trop rose, trop bleu. Je fixe le siège devant moi. Les menottes me gênent, et le type à côté de moi m'effraie un peu. J'essaie de regarder à travers la fenêtre, de me concentrer sur autre chose que mes pensées. Le chauffeur sifflote, inconscient, comme s'il faisait ce trajet comme ça, tranquille, comme si nous n'étions pas destinés à crever. Je suppose que les autres détenus parlent entre eux, mais je n'écoute pas, je ne veux pas les entendre. Je ne veux pas savoir qui est qui, ou qu'est ce qui les a envoyés en taule. Je serre les poings et colle mon front contre la vitre. Elle est brûlante. Les rayons du soleil réchauffent doucement ma peau. J'ai pas envie. Putain, j'ai pas envie. Je veux pas mourir. L'idée que je puisse gagner ne me traverse même pas l'esprit. Ce n'est même pas envisageable.
Le type à côté de moi, un "garde", je suppose, transpire à grosses gouttes. Je lui tend un de mes mouchoirs et il s'éponge le front avec. Il me remercie sans sourire, sans même me regarder. Je suis passé du rang d'humain au rang de prisonnier, et du rang de prisonnier à celui d'Animals. Et personne n'accorde d'attention aux bêtes.

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MessageSujet: Re: Le Trajet   Mar 11 Sep - 14:20

/PNJ/

"LACHEZ MOI BANDE DE MALADES JE RENTRERAIS JAMAIS DANS CE BUS !" la voix stridente et nasillarde de Samantha Decklans résonne dans la cour de la prison jusque là silencieuse. Tirant sur ses menottes, furibonde, elle tente un coup de coude bien placé sur l'un des gardes qui l'attrape pour la faire montrer. Elle crie, peste, insulte la terre entière, heurte ses jambes contre les omoplates du pauvre homme qui la traine jusqu'à sa place avec l'enthousiasme d'un condamné à mort. Il la sangle ensuite à son siège, s'assurant qu'elle ne se libère pas durant le voyage. Elle grogne, les yeux fous semblables à ceux des drogués en manque, elle jette un regard noir à son "tortionnaire". "Va pourrir en enfer enculé !"

Elle tressaute sur son siège, roule des yeux, claque des dents comme si elle mâchait un chewing-gum imaginaire. Ses long cheveux roux en bataille vient parsemer son visage, impossible pour elle de les remettre en place. Le bus est silencieux si on oublie la musique horripilante qui a emplit l'air depuis le départ. Personne ne semble vouloir rompre le silence de mort qui s'est installé jusque là. Tous sauf un qui vient ramener sa fraise, un petit brun tout maigre qui ressemble à un ado prépubère.

"On s'en branle de ton prénom ! pauvre tache !" rétorque Samantha d'une voix irritante, mastiquant toujours dans l'air comme une vieille habitude qui ne part pas. "Pauvre con ! On va tous crever tu piges ? et toi tu penses à ton prénom pourri ! Personne en a rien à carrer de comment tu t'appelles !" Ses doigts tapent frénétiquement le dossier derrière elle alors qu'elle regarde par la fenêtre. Si seulement elle pouvait se tirer d'ici, loin de tous ces cons !
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