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 Stuck in reverse and the tears come streaming down your face ✖ Octave

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MessageSujet: Re: Stuck in reverse and the tears come streaming down your face ✖ Octave   Mer 26 Sep - 21:50

Je sais que la nuit sera courte, trop courte. Un instant volé. Un rêve éveillé. Mais chaque seconde qui s’écoule restera ancrée en moi. Je veux mémoriser chaque courbe du corps de Wendy, qu’il laisse son empreinte sur le mien. Je m’imprègne de chaque note de son parfum, de la saveur de ses lèvres, de la douceur de ses cheveux, du velours de sa peau. Mon corps est agité par une fièvre passionnée, et pourtant, je me sens aussi étrangement serein. Mes gestes sont fébriles, mais toujours tendres. Si mes mouvements restent un minimum contrôlés, en revanche, ce n’est absolument pas le cas de mes émotions. Plus que jamais, je me découvre des côtés que je ne me connaissais pas. Je ne suis pas innocent ; je suis peut-être un sale chieur asocial, mais j’ai quand même vingt-neuf ans, et je connais certaines choses la vie. Seulement, jusqu’ici, j’ai toujours été éhontément égoïste dans mes rapports charnels. Mais cette nuit, pour la première fois dans de telles circonstances, j’éprouve le besoin de prendre soin de quelqu’un d’autre que de moi-même. J’ai envie de donner, plus que de prendre ou recevoir ; à vrai dire, à ceci je n’y pense même pas. Je comprends que si j’ai déjà pu dire à quelqu’un que je l’aimais par le passé, j’étais loin du compte ; et peut-être d’ailleurs que, au fond, je le savais déjà ; alors je mentais. Mais aujourd’hui, je suis certain de mes sentiments. Et plus important encore : ils sont sincères.

À l’horizon, les étoiles commencent à s’estomper, mais elles brillent toujours de mille feux dans les yeux de ma Wendy. Je voudrais pouvoir les contempler jusqu’à ce que le soleil ne se lève et que ses rayons ne me disent qu’il est temps de m’éclipser. Pourtant, malgré les efforts que je fais, elles se floutent un peu plus à chaque instant. Mes yeux me piquent. Je les frotte. Ça n’arrange rien. J’abaisse mes paupières, juste quelques secondes, le temps de les reposer. Juste quelques secondes. Pas plus.

Je suis dans un piano. Un immense, un gigantesque piano. Et Wendy est là, aussi. Elle danse sur les cordes, et chacun de ses pas les font vibrer, donnant naissance à une mélodie qui me semble venue tout droit des cieux. Je suis allongé, le dos contre le bois, juste en-dessous des cordes. Et j’écoute. Non, je crois qu’en fait, je suis le piano, et la musique née de Wendy qui virevolte en moi résonne dans tout mon corps, dans tout mon être. Quand soudain, le sol vibre sous mes pieds. Je suis secoué dans tous les sens, et une cacophonie retentit maintenant à la place de notre douce harmonie.

Je vois la lumière qui frappe mes paupières rouges, toujours closes. Je grimace. Ignorant les secousses, je me planque la tête sous l’oreiller. Mais c’est alors que je me sens poussé et roulé sur le côté, et vlan ! J’atterris lourdement par terre, le visage à plat sur le parquet Aïe… mon nez…
« Vite mets toi sous le lit, ma mère ! »
De… quoi ?
Je me frotte les yeux et les ouvre enfin, juste à temps pour voir Wendy, vêtue d’une nuisette, fourrer quelque chose sous le lit. Je n’ai pas le temps de profiter du spectacle. Mon esprit embrumé vient enfin de comprendre. Je me retourne précipitamment sur le ventre et, après avoir patiné pathétiquement sur quelques centimètres, me glisse sous le sommier. Sentant la douleur que me procure une écharde venue sournoisement se loger sur mon avant bras gauche, je retiens un gémissement de douleur, juste à temps, car la porte s’ouvre à la volée sur une paire de chaussures dont les talons résonnent furieusement sur le parquet. Je me recroqueville tant bien que mal, et m’efforce de respirer le plus calmement et silencieusement possible. La voix de la matriarche me semble un archet sur un violon désaccordé. Suivant le ballet de leurs pieds, j’écoute Wendy et sa mère deviser, quand mes yeux se posent sur ma veste, restée au sol, à quelques centimètres seulement du lit. Une main entre alors dans mon champ de vision. Mon cœur s’arrête.
« Qu’est-ce donc que cela Wendy ? »
Elle se redresse. Je respire, un peu. Wendy enchaîne aussitôt, trouvant une excuse. Mais sa mère ne semble pas convaincue.
« Et avec quoi veut-il que tu portes cela ? Ca n’a pas de sens !
— Avec rien. »
Je cligne plusieurs fois des yeux, le coin de mes lèvres s’étirant très légèrement alors qu’une image plutôt inspirante s’impose à mon esprit. Mais je n’ai pas le temps de rêver plus d’une fraction de seconde.
« Ma foi. John a fait déposer des fleurs pour toi. »
Pardon ?
« Elles sont dans le salon. »
Des fleurs ?
« Comme c’est charmant ! »
C’est qui, John ? Et pourquoi il envoie des fleurs à ma Wendy ? Et pourquoi c’est charmant ? Quand un homme envoie des fleurs à une femme, c’est que…
« Si tu acceptais cette maudite opération pour te faire refaire la poitrine, tu serais bien… »
Un téléphone sonne, coupant court à cette réflexion cruelle. Les traits de mon visage se crispent, et j’en oublie ce à quoi je réfléchissais quelques fractions de seconde plus tôt. Je ne bronche pas lorsque la porte se referme en un claquement. Je reste un certain temps à fixer le sommier avant de me décider à me glisser à moitié hors du lit, roulant alors sur le dos pour me trouver nez-à-nez avec Wendy, qui, penchée vers moi depuis le lit, n’en finit par de s’excuser. Je la regarde sans ciller, le visage fermé, pendant de longues secondes. Sa mère doit vraiment être la dernière connasse pour vouloir qu’elle se fasse opérer. Ma Wendy n’a besoin de rien pour être belle. Pas de maquillage, pas de beaux vêtements, pas de lumière savamment ajustée, de décor grandiloquent, et surtout pas d’opération. Juste elle. Ma Wendy est parfaite.
Je me redresse soudainement et de la prendre dans mes bras, l’entraînant alors au sol avec moi. Les couvertures glissent sur nous, nous recouvrant telle une tente sans dessus dessous. À moitié emmêlé, je me débats afin de retrouver une certaine liberté de mouvement et roule de façon à me retrouver blotti contre Wendy, juste au-dessus d’elle. Nos regards se soudent, mais cette fois, je lui souris. Prenant son visage entre mes mains, le caressant délicatement de mes pouces, je lui offre un baiser d’abord doux et tendre avant de se faire plus appuyé, la fièvre ne tardant pas à s’emparer de moi. Ma main flirte déjà avec le bord en dentelle pour finalement se glisser sous la soie de sa nuisette ; elle caresse son ventre, bientôt dénudé, avant de remonter vers sa poitrine. J’abandonne alors ses lèvres, descendant lentement en semant de petits baisers sur mon chemin.

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nothing's really making any sense at all

« Are you lost or incomplete? Do you feel like a puzzle, you can't find your missing piece? Tell me how you feel. Well I feel like they're talking in a language I don't speak, And they're talking it to me. »
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MessageSujet: Re: Stuck in reverse and the tears come streaming down your face ✖ Octave   Jeu 27 Sep - 22:26



✖Octave & Wendy✖
« Don't you shiver
Shiver
Sing it loud and clear
I'll always be waiting for you » Coldplay, Shiver

Les mains posées à plat sur mon matelas, je regarde fixement Octave qui est encore à moitié sous mon lit. Il ne réagit pas, ne bouge pas d’un cil. Je fronce les sourcils, me ferait-il la tête parce que je l’ai un peu réveillé violemment ? Mais enfin, ce n’est pas de ma faute à moi ! Je n’avais pas le choix après tout ! Si ma mère l’avait trouvé dans mon lit, je n’ose même pas imaginer ce qu’il se serait passé, pour lui comme pour moi d’ailleurs. J’ai fait ce que je devais faire et il peut bien me faire la tête, je m’en fiche. Oui, qu’il boude, il pourrait plutôt me remercier d’avoir réagi aussi rapidement au lieu de tirer une tête de trente-six pieds de long. Je retiens un soupir, et commence à me redresser. Après tout, je ne vais pas passer le réveillon à le regarder dans le blanc des yeux alors qu’il boude comme un gamin de cinq ans. Alors je vais me retourner, pour aller m’habiller, quand soudainement, des bras m’attrapent et m’attirent sur le sol. Sur le coup, je n’ai rien vu venir et je me retrouve sur le parquet, les draps gris venant nous recouvrir. Je regarde Octave se débattre contre eux, trouver un moyen de se dépatouiller et cela me fait rire. On dirait un chaton qui tente de sortir ses petites pattes emmêlées dans une pelote de laine et c’est plutôt mignon. Une fois qu'il a vaincu les draps, nous fait rouler afin de se retrouver sur moi et je frissonne légèrement en sentant le parquet froid à travers la veste d’Octave. Dire que lui a dû rester là-dessus pendant de longues minutes, en fait il avait peut-être quelques raisons de me faire la gueule. Je passe une main dans ses boucles blondes tout en souriant, finalement peut-être ne boudait-il pas ! Mon autre main glisse sur son torse tandis que celle d’Octave remonte doucement ma nuisette. Je sens mon rythme cardiaque s’affoler, mon souffle se faire plus rapide. C’est sûrement risqué de faire ça maintenant, surtout avec ma mère éveillée. Mais je sais aussi avec qui elle parle au téléphone et que nous avons donc du temps devant nous.

A mesure que ses lèvres se posent sur ma peau, je me sens m’enflammer. L’idée que ma mère pourrait entrer à tout moment devrait me bloquer mais c’est finalement tout le contraire. Je transgresse ses règles rien qu’en voyant Octave, alors l’avoir dans ma chambre… C’est d’autant plus grisant. Je pousse un long soupir, mes mains se perdent dans ses cheveux blonds. Aura-t-il bientôt fini de me torturer ainsi ? Je me mords les lèvres, retenant un gémissement, l’une de mes mains se crispant sur le drap que je serre avec force. D’accord, il veut donc me pousser à bout c’est ça hein ? D’accord, j’en prends bonne note car ne je compte pas le laisser s’en tirer aussi facilement ! Et lorsqu’il revient à ma hauteur, je m’empare de ses lèvres avec fureur, les mordants doucement. Je colle mon corps contre le sien, je n’en peux plus d’attendre. Et alors que toute cette tension va enfin disparaître, une voix résonne dans la pièce seulement remplie par nos souffles saccadés. « Miss Wendy ?! » Je sursaute brusquement, me prenant la dure réalité dans la figure. Je repousse assez violemment Octave et cherche à sortir des draps après avoir rabaissée ma nuisette. Ce dernier pousse un grognement qui est suivi d’un fracas, celui du verre se brisant. Je fronce les sourcils me dépêchant de sortir du drap mais je galère, je n’arrive pas de suite à m’en dépêtrer. Bordel ! Quand enfin je parviens à sortir mon buste, je vois la tête que tire Carole ainsi qu’un des vases en cristal de ma mère fracassé en mille morceaux sur le sol. « Carole, que fais-tu ici ?!Ce… » Elle fixe le côté du lit où je suis, comme si quelque chose allait en sortir pour la mordre. « C’est madame votre mère qui m’envoie vous porter les fleurs… » Je passe une main dans mes cheveux tandis que la cuisinière se confond en excuses d’avoir ainsi ruiné le bouquet de John. « Ne t’en fais pas. De toute façon je déteste autant les roses que ce type. » Puis je tourne la tête vers les draps et les tire un peu pour pouvoir voir la tête d’Octave qui semble bouder. Je me penche sur lui, prenant doucement son visage entre mes mains. « Encore une fois je te malmène… Pardonne-moi mon Octave… » Je dépose un long et tendre baiser sur ses lèvres avant de me relever.

Carole est toujours là, elle finit de ramasser les morceaux de cristal qui jonchent mon parquet. Je récupère les vêtements d’Octave pour les lui rendre et je m’approche de la cuisinière. « C’est à lui qu’appartient la guitare qui était dans la cuisine ? » La guitare… Bordel la guitare ! Maintenant qu’elle en parle, l’instrument me revient à l’esprit ! Mais quelle imprudence ! « Ne vous en faites pas, je l’ai cachée. » Je pousse un soupir de soulagement. « J’aurais besoin de ton aide, encore une fois. Il faudrait que tu arrives à faire sortir Octave de la maison en toute discrétion. » Carole regarde Octave qui vient de se lever, ce n’est pas avec sa taille qu’il passera inaperçu c’est certain ! Elle semble hésiter, puis finit par hocher de la tête. Je la remercie en l’embrassant sur les deux joues avant de retourner vers mon Octave, soudainement bien triste. Je me blottis entre ses bras, cachant mon visage contre son torse. « Crois moi, je n’ai vraiment pas envie de te quitter… » Je soupire longuement. « Je vais devoir garder ta veste deux-trois jours, le temps que ma mère l’oublie ; après je te la rendrai. Promis. » J’embrasse tendrement ses lèvres, je n’ai vraiment pas envie de le laisser partir, de me séparer de lui, mais je sais que je n’ai pas le choix. J’entends Carole, il faut qu’ils y aillent avant que ma mère ne sorte de sa chambre, mais pas encore, je n’ai pas envie, pas avant une dernière chose. « Je t’aime. » Je l’embrasse une toute dernière fois avant de consentir à le laisser partir… Le cœur serré, je m’assieds sur mon lit en soupirant. Ma main gauche vient effleurer la corde de guitare attachée à mon poignet droit. Je remonte le col de sa veste, respirant son odeur. Avec un peu de chance, je le retrouverai plus vite que prévu…


code by shiya.



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Wendy ✝️ When she was just a girl, she expected the world. But it flew away from her reach so, she ran away in her sleep and dreamed of Paradise every time she closed her eyes hellsangels


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