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 comme on se retrouve. ► CHUKHA

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MessageSujet: comme on se retrouve. ► CHUKHA   Dim 26 Aoû - 16:08



quand le loup se venge de la brebis.

Elle pleure, elle hurle pour qu'on la remarque. Et toi, t'es juste figé comme un pauvre idiot. Tu ne peux pas parler. Tu ne peux pas hurler. Tu ne peux pas leur montrer que tu es là. Il la frappe, il la frappe encore et encore. Elle gémit sous les coups, et toi, t'es là, les jambes ballantes, à attendre que ça passe. Il hurle sur elle, il l'insulte. Pétasse. Bonne à rien. Elle est malade, tu le sais parfaitement. Il ne comprend pas lui. Pourquoi est-ce qu'il ne comprend pas ? Peut-être car il est complètement saoul, et qu'il en a rien à battre. Arrête de taper ma maman. Voilà ce que tu veux lui cracher au visage. Mais t'es tellement faible, tellement minable, que tu n'en fais rien. On t'a toujours appris à t'écraser, alors tu t'écrases. Même si tu as mal. Tu baisses les yeux, car c'est pas un spectacle pour toi. Pourtant tu restes assis devant le fait accompli. Ils changent de pièce, ils sortent de l'appartement. Ce n'est pas bon signe. Tu as peur. Tu trembles un peu, mais tu descends de ton perchoir pour les suivre. Comme récompense pour acte de bravoure, tu t'en prends une sur la joue. Bien sifflante celle là, t'as la marque. Tu te retiens de pleurer comme une gamine qu'un chien effraye, et tu regardes ton père gifler ta mère, encore. Soudainement, tu ne comprends pas pourquoi, mais l'homme bascule par-dessus la rambarde, et il tombe dans le jour de l'escalier, jusqu'à s'écraser six étages plus bas. Il est complètement désarticulé, une poupée de chiffon. Le sang forme une marre autour de son cadavre. Ta mère couvre tes yeux. Tout est fini.

Je me réveille en sursaut, haletant. Des jours que je n'avais pas fait ce foutu cauchemar, et pour tout dire, il était bien loin de me manquer. Je reprends difficilement ma respiration. Voilà, calme-toi, c'est fini. C'est fini, mais je sais parfaitement que ça va encore venir empoisonner mes nuits, et ce, jusqu'à ce que j'en crève. Je tends mollement mon bras, attrape la petite boîte orange. Y'en a plus beaucoup. Je fais tomber un cachet dans ma main, et l'avale. C'est dégueulasse. Enfin... Je me lève, les membres encore engourdis, et m'approche de la glace. L'oeil au beurre noir est encore là. Il s'est estompé, un peu... Mais on le remarque comme le nez au milieu du visage. Je soupire, et passe un coup d'eau sur mon visage. C'est agréable. C'est une des seules choses agréables ici. Je fais craquer ma nuque, j'essaye de détendre chaque partie encore endolorie de ce qui me sert de corps. Quand tu sortiras, tout ira mieux, tu vas voir. Ouais, mais quand est-ce que tu vas sortir hein ? La question te faire sourire. C'est tellement con. Le pire dans tout ça, c'est peut-être leur nouveau jeu, les Animals. Je sais que je n'ai jamais de chance. Je sais que je risque d'être choisi pour leur connerie d'expérience. À cette pensée, je soupire. Je ne sais pas en quoi ça consiste... J'ai pas envie de claquer, clairement. Le temps seulement me dira, de toute façon.

Une sonnerie stridente annonce le quartier libre de l'après-midi. La grille se déverrouille, et en silence, j'enfile un sweat et abandonne mon codétenu. Besoin de prendre l'air, besoin de sortir, besoin de respirer autre chose que l'odeur de la mort qui flotte dans ces couloirs. Ça put l'enfermement, et je le supporte de moins en moins. Sans me faire prier, je sors, les mains dans les poches orange de mon froc de taulard. Direction la cour. Là où tous ceux qui crèchent taule se retrouvent. Coeur de pas mal de magouilles, centre de discussion sur le futur. Préparation de coups, et petites réunions entre gangs. Moi j'y vais seul. J'ai besoin d'être seul. J'ai pas envie de me prendre la tête. J'arrive dehors. Il fait frais, limite froid. D'un côté, on est encore en hiver... Je serre les dents, balaye la place du regard. Du orange, du gris, des caméras. Voilà à quoi se résume cet espace. Ah non, il y a de la neige aussi, contre les grillages. Une neige qui fond, qui en devient sale et boueuse, avec le temps. Je respire, grande goulée d'air. L'odeur du bitume mouillé, des effluves des égouts, et le parfum d'un mauvais pressentiment. Le quotidien quoi.

J'avance, clope au bec. Je me frotte les mains dans l'espoir vain de me réchauffer. Pas envie de m'incruster à une table. Pas envie de taper la conversation. Juste envie de fumer ma clope, de respirer, et de rentrer. Tout comme un automate. Après tout, c'est ce qu'on fait de nous au trou : des automates psychorigides et dociles. Des volutes de fumée grisâtre s'échappent d'entre mes lèvres, alors que je me tue à petit feu au fur et à mesure de fumer. Comme nous tous ici. Ça fait passer le temps plus vite, certainement. Ça tue l'ennui avant qu'il ne t'achève. Je traîne des pieds, faisant le tour de la cour, près du grillage. Pas d'ennuis en vue, pas pour l'instant du moins. Je tire une nouvelle fois sur la barrette de nicotine, et écrase le mégot dans la neige, du bout de mon pied. Et je remets mes mains dans mes poches. Et je continue à rôder, comme un lion en cage. C'est ce qu'on fait. Tous les jours : on rôde, on attend, on reste silencieux et disciplinés. Libéré pour bonne conduite ? Que tu crois. Ici, dans cette taule, il te faut plus qu'une bonne conduite pour sortir, sinon, je ne serais plus dans ce trou à cette heure.

J'ai bientôt fini mon tour de cour. Je vais bientôt rentrer, et comme chaque jour, la fin de ce quartier libre annoncera la fin de la journée. On ira manger. Et on retournera se coucher, en lisant avant. Je suis impatient, ça ne se voit pas ? Et qu'en sera demain, hein ? La même chose. Toujours la même chose. Au final, ils ne veulent qu'une chose : nous avoir à l'usure. Je tourne le regard à droite, et repère une chevelure blonde qui m'est familière. Non, impossible. Quoique... Pas tant que ça, en y repensant. Même taille. Même gestuelle. Elle est de dos. Je penche la tête, d'abord un peu incrédule. Et finalement, je m'avance. Si c'est pas elle, je m'en fous : ça aurait fait un minimum bouger cette promenade. Si c'est elle. Je n'ose même pas m'imaginer le massacre. « Alors Chucky, on s'est fait coffrer ? » Elle m'a entendu. Du moins j'espère. Je suis juste derrière elle, je la surplombe d'une tête avec facilité. Surprise.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: comme on se retrouve. ► CHUKHA   Lun 27 Aoû - 7:55

Tu passes ta main sur ta joue. Le bleu s'étire paresseusement sur ton visage, il a pris une jolie couleur violacée, ça fait tâche sur ton visage d'ange. On peut dire que le flic t'as pas raté. Ce connard. T'appuie dessus, fort. De plus en plus fort. La douleur irradie toute ta pommette. Mais tu ne peux pas t'en empêcher. Tu te fais mal pour te prouver que t'es toujours vivante, que c'est pas un rêve, que ces murs de béton sont bien réels. Tu finis par te détourner du miroir et t'éclate tes phalanges dans le mur. Une fois. Deux fois. C'est pas un rêve, c'est un cauchemar éveillé, mais au fond, je crois que t'aurai préféré faire comme si tout cela n'était pas réel. Pas que c'est ton genre d'ignorer la vérité, toi la vie tu préfères la prendre de front, l'attraper par les cornes. Mais cette fois, seulement pour une fois, t'aurais largement préféré que tout ça ne soit qu'une mascarade. Un jeu. Une illusion.

Tu t'approches des barreaux, laisses courir tes doigts sur la barre de ta cage. Tu retiens un gémissement. Les geignements, les plaintes, c'est pas digne de toi ça, toi t'es quelqu'un, toi tu compte bien te battre jusqu'au bout. Le problème, c'est que tu ne sais pas contre qui tu dois te battre.

Et c'est de ta faute si t'es ici. Entièrement de ta faute. A force de vouloir s'approcher du soleil, on finit par se brûler les ailes. Et par retomber, s'écraser en bas. La chute est longue, le choc est dur. Aussi dur que ce poing qui est venu s'écraser dans ta tronche le premier jour. Tu sais qu'il faut que tu te relèves, mais t'as l'impression qu'on t'a cloué au sol. Au fond, tu le sais. Tu sais que c'est pas possible de garder la face dans ce trou. Le simple fait de se retrouver là, parmi les autres, te prouve que finalement t'es pas mieux. T'es pas plus douée. T'as pas pu échapper aux flics mieux qu'eux. Tu t'es laissée avoir et ça te déplait. Le problème, c'est que t'avais qu'une seule chance, et que tu l'as perdue à partir du moment où le poulet t'a lié les poignets. Tu te laisse tomber lourdement, ton regard se perd sur les failles qui courent sur les murs de ta nouvelle maison. « Elle s'est enfin calmé, la poulette ? Tu sais, c'est pas tes petits poings qui vont te permettre de sortir d'ici. ». T'ignores la voix qui vient te vriller les oreilles. Depuis combien de temps ? Depuis combien de temps est-ce que t'es enfermée ici, dis-moi ?

Une sonnerie stridente retentit et les grilles de ta cage s'ouvrent. Tu t'envoles. Tu te laisses aller à la naïveté de penser que c'est fini, que cette fois c'est la bonne, que tu sors vraiment. Pour de bon. Tu sais que c'est faux, mais tu ne veux pas te le dire. Pour ne pas te laisser aller au désespoir comme n'importe quel chiffe-molle qui vient d'être coffrée. T'en entends tous les soirs, tous les matins, toute la journée. Des sanglots, des crises d'hystéries, des plaintes. Toi tu veux pas devenir comme eux, ça te fait peur. Pourtant, cela fait moins d'une semaine que t'es ici, ça t'en es sûre. Et la folie commence déjà à te gagner.

Alors, combien de temps ? Combien de temps avant que tu ne pètes les plombs ? T'avance, tu te fonds dans la masse avant de te séparer du troupeau pour te trouver un coin tranquille. Tu t'appuies contre un mur défraîchi et leur tourne le dos. C'est facile, c'est pour signifier à n'importe quel abruti qui souhaiterait t'aborder qu'aucune conversation n'est envisageable. Et puis, si il y en a un qui s'y risque, tu lui feras ravaler ses dents. Toutes. Ça te détendra.

Tu sors une cigarette et un briquet de ton pantalon. Le briquet c''est pas le tien, tu l'as piqué à un type inoffensif. Un père de famille mollasson qui n'avait pas eu le culot de te demander de le lui rendre. Tant mieux. Pour lui, évidemment. Tu allumes le bâtonnet et le porte à tes lèvres, tirant une grande bouffée avant de la laisser s'envoler en volutes tranquilles. Toi aussi t'aimerai bien pouvoir voler. Pour sortir d'ici avec autant de facilité qu'eux. Surtout, ne se concentrer que sur le moment pas présent. Pas sur le moment d'après. Le moment ou la sonnerie retentira. Le moment où tu devras rentrer docilement, toi-même, dans ta prison. Comme si elle te plaisait, cette nouvelle maison. Comme si tu voulais y retourner de ton plein grès. C'était tellement hypocrite de leur part, tellement dégueulasse. Ta main se crispa autour du briquet que tu rangeas dans ta poche.

« Alors Chucky, on s'est fait coffrer ? ». Tu te retournes instantanément. Et puis, tandis que tu le dévisages, la surprise te gagne. T'aurais été un personnage de dessin animé, ta mâchoire se serait décrochée, c'est sûr. Il faut dire que tu l'avais un peu oublié. Lui, par contre, il n'a pas dû t'oublier. Il a dû penser à toi tous les jours, à crever dans ce trou, à revivre chaque jour la même chose. Il a eu le temps d'y penser, à comment tu l'as abandonné. Tu t'en souviens, de Domino. Tu te souviens de chaque trait de son visage. Tu te souviens que tu ne l'aimes pas. Et puis, tu te souviens aussi qu'il est ici à cause de toi. En temps normal, ça t'aurait fait sourire. Tu te serais dit qu'il n'avait eu que ce qu'il méritait. Mais là tu ne souris pas, non. Là, actuellement, t'aurais préféré être partout ailleurs. Souhaiter être ailleurs, de toute façon, c'était ce que tu faisais tout le temps depuis qu'on t'avait coffré.

Tu portas de nouveaux la cigarette à tes lèvres, sans le quitter du regard. C'était comique, son coquard, on aurait dit le tien. Tu réfléchissais à quelque chose à dire, mais la vérité c'était qu'il t'importunait profondément. Il le savait, ça se lisait sur ton visage. « On se connaît ? ». Le ton que tu emploies est méprisant, mais t'as rien d'autre à lui accorder. Ce n'est sans doute pas ce à quoi il s'attendait mais, dans le fond, que pouvait-il bien attendre de ta part ? Évidemment que tu le reconnais, et évidemment qu'il le sait, mais au fond, tu t'en fous, de ce qu'il peut bien penser. Ce qui t'intéresse, c'est ce que t'en penses toi. Tu regardes derrière son épaule, lui signifiant on ne peut plus clairement qu'il ne t'intéressait pas et que tu souhaitais partir. Quitte à choisir entre ces retrouvailles et ta piaule, finalement, tu préfères peut-être la piaule. Dommage qu'on n'ait pas toujours le choix.
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MessageSujet: Re: comme on se retrouve. ► CHUKHA   Mar 28 Aoû - 13:12

Comme quoi, on finit par tout payer, dans la vie. On subit les conséquences de nos actes. Dans ce contexte, pour moi, une pourriture telle que Chucky ne pouvait que finir en taule. Aucun honneur, aucun sens de la camaraderie. Juste une gamine corrompue jusqu'à la moelle par l'argent. Mais tu sais petite, c'est pas parce que tu joues double que les billets seront plus verts à la sortie. Si je m'attendais à la retrouver là ? Oui. Et non. Autant dire que je n'attendais que ça, qu'elle se fasse coffrer. Car si elle extérieur, on pouvait la protéger, la cacher, la dissimuler. Ici ma pauvre... T'es comme le nez au milieu du visage, on te loupe pas. Et je sais que je ne vais pas la louper. Elle qui se croyait si forte. À la limite de la supériorité... Au final, tu ne vaux pas mieux que moi, que nous tous. Tu n'es pas au-dessus. La preuve : tu t'es fait choper. Tu ne seras jamais supérieure. Ta combinaison est aussi orange que la notre. Ta piaule aussi petite. Ton matelas aussi dur.

Comme on se retrouve, hein ? À quelques mètres seulement derrière elle, je finis par m'approcher. Je suis sûr que c'est elle. J'en suis certain. Il faut que ce soit elle, de toute façon. Avec les Animals qui approchent à grands pas... Et si je ne m'en sors pas, dans cette histoire ? Pas de vengeance accomplie. Il faut que je la vois avant, pour si jamais... Si jamais quoi ? Si jamais je claque. Si jamais je suis sélectionné. J'veux pas mourir. J'ai peur de mourir. Et pourtant... J'arrive juste derrière elle, et aucun doute, il s'agit bien de la petite conne qui m'a abandonné sur le bitume ce jour-là. Une des quatre. Je commence bien : je débute par la pire du quatuor. Enfin, il faut bien commencer quelque part... Je ne sais pas si elle était en train de parler avec quelqu'un, et j'en ai un peu rien à faire : je ne veux pas la perdre de vue.

Alors, on s'est fait coffrer ? Simple, concis. Juste ce qu'il faut pour l'interpeller. Je sais qu'elle m'a reconnu, j'en suis plus que certain. Et puis, au cas contraire, elle se rendra bien compte de qui lui rend visite en se retournant. Ah ça non, tu ne vas pas fuir cette fois, blondie. Elle se retourne instantanément, et me regarde. Regarde-moi bien. Tu me connais, je sais que tu me connais. Ça sert à rien de jouer l'indifférence avec moi, ça ne marchera pas. Ses cheveux clairs, ses yeux presque transparents. Sa peau, plus pâle que de raison. Un sourire limite carnassier vient étirer mes lèvres, alors que je me délecte de sa mine étonnée. Ça t'étonne ? J'te rappelle que c'est toi, qui m'a envoyé au trou. Qu'elle ose me dire que ce n'est pas de sa faute, si je suis là. Qu'elle ose me dire qu'elle ne se souvient plus de ma tronche. Moi je me souviens de toi. Oh que oui, je me souviens de chacun de tes traits. Tes yeux, bouffés par la haine de te retrouver ici, enfermée. Je me souviens de toi, car j'ai pensé à toi chaque jour de ma vie offert ici. Chaque jour à dépérir un peu plus, enfermé entre quatre mur, en cage. Si je t'en veux ? C'est si peu dire. Si je pouvais t'exécuter sur-le-champ, crois-moi que je le ferai.

« On se connaît ? » Elle tire à nouveau sur sa clope. Je souris un peu plus. C'est ça, tu peux continuer à jouer, encore un peu. Mais la partie est bientôt finie pour toi. Je secoue un peu la tête, remarquant dans le ton employé ce mépris, qui la caractérise si bien. Au final, c'était ça, notre pseudo relation. Mépris, méfiance, dédain. Rien de bien positif. Rien pour lui donner ma confiance. Et pourtant, il avait fallu que je fasse cette erreur de trop... Elle regarde par-dessus mon épaule. Je t'importune, pas vrai ? Dis-le, crache-moi au visage que je t'embête. Envois-moi chier, une dernière fois, avant que je ne m'occupe de ton cas. Je ricane, sarcastique. « Si on se connaît. Moi aussi, un plaisir de te revoir, Chucky. » Je la regarde à nouveau, conservant ce sourire qui mue à amusé. Explique-moi les règles, que l'on soit sur la même longueur d'ondes. Que l'on puisse jouer, que je rigole, moi aussi.

« Depuis combien de temps t'es là ? » Question inutile. Elle n'est là que depuis peu de temps. Et elle a déjà une belle marque sous l'oeil... Comme quoi, t'es pas la plus forte, Chucky. Quelqu'un t'a rabaissé, et en bien peu de temps. Rien que cette pensée étire mon sourire. Les mains dans les poches, je joue nerveusement avec mon briquet. « Pourquoi tu t'es faite choper, hein ? » Je ne suis même pas sûr d'avoir une réponse. Et au final, je m'en tape, de la raison pour laquelle elle est là. Tout ce qui compte, c'est qu'elle soit là, justement. Elle continue de m'ignorer, mais si elle croit que je vais lâcher le morceau, elle s'enfonce le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Je ne compte pas abandonner. Quitte à l'avoir à l'usure, et si c'est le seul moyen de la bousiller, je le ferai. Je me remets dans l'axe de ses yeux, histoire de ne pas parler dans le vide, et reprends. « Je suis con, c'est bien facile... T'as encore essayé de jouer dans le dos de quelqu'un ? T'en as abandonné un autre sur la voie publique ? » Je lui rigolerais au visage, si elle était un peu plus grande. Je reste nerveux, sans trop savoir pourquoi. Peut-être car elle est une partie de mon passé. Certainement car elle m'a collé dans ce trou.

Vengeance donc, comme je disais. Je ne vais pas tous les tuer. Je ne sais même pas si je vais la tuer elle. Je n'ai jamais pris de vie. Je n'ai pris que l'argent qui était dans les coffres, derrière. Je ne suis pas un meurtrier. Et pourtant, quelque chose me dit : vas-y, glisse tes mains autour de son cou tout fin. Serre. Encore un peu. Je la surplombe d'une tête assez facilement, donc je me penche doucement sur elle, près de son oreille. Qu'elle aime cette proximité ou pas, j'en ai rien à s'couer. « Qu'est-ce que ça fait, de savoir qu'il ne te reste que quelques jours à vivre ? » Que ce soit par les Animals. Par un prisonnier. Par n'importe quoi. On peut tous crever, en taule. Un mot suffit, d'un gang à un autre. Tout peut changer en un instant. On ne contrôle rien. Tout comme je n'ai jamais rien contrôlé.

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MessageSujet: Re: comme on se retrouve. ► CHUKHA   Mar 28 Aoû - 14:38

Tu l'avais oublié, pas vrai ? Relégué au fin fond de ta mémoire, au même titre que t'avais enfoui tout ce qui te dérangeait dans un recoin poussiéreux de ton cerveau. Le fait que Dieu avait oublié de te fournir une paire de couilles à la naissance, par exemple. Dans les deux sens du terme, d'ailleurs. Il avait pas pris la peine de te munir d'organes génitaux dignes de ce nom, et il avait aussi oublié de te donner du courage. De la loyauté. Un minimum d'intérêt pour tes confrères. Il avait aussi oublié de te donner une famille qui te convienne, un père au moins à moitié vivant, une mère moins femme. Au fond, j'crois que Dieu t'a oublié tout court, c'est peut-être pour ça que t'as jamais réussi à croire en lui et à tous ses idéaux sur la bonté humaine.

Mais si il y en a bien un ici qui t'as pas oublié, un qui se souvient si bien de toi,c'est Domino. Tu le lis dans ses yeux, dans ses mimiques, dans les lignes de son visage. Une telle rancœur à ton égard t'aurais amusée, d'habitude, pire. Je crois même que t'en aurais tiré une sacré satisfaction. Tu revois parfaitement la scène, tu la revis. Tu l'avais sacrifié pour sauver ta peau. Après tout, pour toi, il n'y avait que ça qui comptait, n'est-ce-pas ? C'était ta survie qui comptait, pas celle des autres. Ça aurait été mieux qu'il pense pareil, le blondinet, avant de s'engager dans ce braquage qui avait été son dernier. Le seul hic, c'est que cela n'avait pas été le cas. C'était son soucis, après tout, pas le tien. Mais quelque chose te chuchotait qu'il n'avait pas la même vision des choses. Quelque chose te disait que ces retrouvailles n'allaient pas être festives. Tout du moins, pas dans le sens agréable du terme.

Dire qu'il n'y avait que ça lorsque tu l'avais purement abandonné comme un cleb's au bord de la route, ça aurait été mentir. Dire que ce n'était qu'une question de sauver tes fesses aurait été faux, pas vrai ? La vérité, c'est que t'étais chef, c'était toi la meneuse. Il venait empiéter sur tes plates-bandes, t'aimais pas ça. C'était prise de tête avec lui, c'était pas rose tous les jours, loin de là. Faut croire que ça avait fini par tourner au orange. Avoue que c'était rêvé, ce petit pas de travers, n'est-ce-pas ? Il était en équilibre sur le bord d'un ravin, toi t'avais eu qu'à le pousser. Facile. Tu n'étais partie que lorsque t'avais été sûre qu'ils allaient l'embarquer. Lorsque tu l'avais vu monter dans leur camionnette de fourrière, les bracelets aux poignets. Ça, c'est fait.. Car c'était bien ce que tu avais pensé, non ? Le truc qui coinçait, dans ton programme, c'est que tu ne comptais pas le revoir. Tu ne comptais jamais le revoir, je veux dire. C'était pas dans tes plans de te faire coffrer. De te faire embarquer de la même manière qu'ils avaient embarqué ce minable. Ça ne te posait pas de problèmes, avant, qu'il crève en taule pendant que tu respirai un autre air que le sien, un autre oxygène que tous ces chiens errants de criminels ramassés sur le bord de la route. Mais maintenant, si. Les choses changent vite, les gens évoluent. Mais le passé demeure. Tu le comprends à cette manière qu'il a de sourire en te regardant. Tu comprend qu'il attend ce moment depuis longtemps. Depuis que tu l'as expédié dans ce trou à rat. Car c'est toi la coupable, n'est-ce-pas ? Vous le savez tous les deux.

« On se connaît ? » . Tu tires sur ta clope sans cacher le mépris que tu éprouves pour lui. La réaction ne se fait pas trop attendre, tant mieux, d’ordinaire, t'aimes pas trop attendre. Mais cette bonne surprise là, t'aurais bien aimé la remettre à plus tard. Demain, ou le surlendemain, pourquoi pas le jour d'encore après ? Le mieux, ça aurait été que tu ne le revoies jamais. Son sourire si agaçant se mue en un ricanement sarcastique, qui sonne presque comme une menace. Tu ne cherches même pas à réprimer la moue agacée que cet éclat peint sur ton visage. « Si on se connaît. Moi aussi, un plaisir de te revoir, Chucky. ». Un plaisir ? C'est tout sauf un plaisir. Impossible qu'il pense que tu en tires une quelconque satisfaction. Cette rencontre, tu t'en serais bien passée. Ça se lit sur ton visage. Ça se voit à des kilomètres à la ronde. Il t'importune. Il t’agace. Ça a toujours été comme ça, n'est-ce-pas ? Rien que de voir sa silhouette suffit à t'agacer. Dire que tu le hais aurait été lui accorder trop d'attention, non. Tu le méprises. Comme tu méprises beaucoup de gens. De la même manière que beaucoup de gens te méprisent également. Tu décides de faire comme si tu n'avais rien entendu. C'est plus facile, ça. Ignorer quand quelque chose te déplaît.

« Depuis combien de temps t'es là ? ». Tu tires une nouvelle taffe sur ta cigarette, avant de sourire en coin. « Depuis bien moins longtemps que toi, sois-en sûr. ». Méprisante. Hautaine. Tu sais qu'il boue de te tuer, de t'arracher les tripes, de te briser tous les os, un à un. Le mieux dans ce genre de situation, c'est de faire profil-bas. Mais tu n'as jamais réussi à assimiler ce principe. Trop compliqué pour toi. Ça te tuerait de fermer ta gueule. En l’occurrence, c'est plutôt de ne pas l'avoir fermé qui pourrait te coûter cher, parce que ça se lit sur le visage de ton super pote comme si on lisait dans un livre ouvert. « Pourquoi tu t'es faite choper, hein ? « Je suis con, c'est bien facile... T'as encore essayé de jouer dans le dos de quelqu'un ? T'en as abandonné un autre sur la voie publique ? » ». Tu ne te démontes pas, poulette, tu ne perds pas ton sourire. Tu te contentes d'ignorer la question, d'ignorer ses piques, ses attaques qu'il te lance à la figure. Ce qui te gêne, tu l'oublies, tu passes outre. Ou alors, tu le détruis. De la même manière que tu l'as oublié, lui. Sans oublier d'avoir au préalable bousillé sa vie. Tu détournes le regard, t'intéresses à une brèche sur le mur, à une fissure qui rayure la façade de béton. C'est ta manière à toi de lui signifier '' même ce bâtiment qui tombe en ruine vaut mieux que toi, Monroe ''. C'est explicite, mais de toute façon t'as pas l'habitude de faire les choses dans la délicatesse, c'est vrai, ça, ça ne change pas trop. Il y a des choses qui ne changent pas.

Il finit par planter son regard dans le tien. Il souhaite capter toute ton attention. C'est drôle, d'habitude, c'est plutôt toi qui essaye de te placer au centre des regards. Peut être qu'il est temps d'échanger les rôles ? Allons, juste pour une fois, tu veux bien lui laisser la place de vedette. Mais pas celle de meneur. Celle-là, c'est la tienne. Il approche son visage de ton oreille pour y glisser ces quelques mots, d'un ton doux-amer. « Qu'est-ce que ça fait, de savoir qu'il ne te reste que quelques jours à vivre ? ». Tu hausses les épaules avant de laisser tomber ta cigarette et de l'écraser sous ton talon. Tes mains dans les poches, tu tritures le paquet. « Qui de nous deux est le mieux placé pour répondre, celon-toi, franchement ? ». Tu ne souris pas. Il ne t'amuse plus. Cela ne t'a amusé qu'un court instant, c'est vrai. La patience a ses limites, et chez toi, elle est plus que limitée. Tu l'as revu, il t'a montré à quel point il t'aimait, il t'a dit qu'il t'avait pardonné. Alors parfait. L'entretien est fini. « Dégage, maintenant.». Ton temps de parole est écoulé, Monroe.
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MessageSujet: Re: comme on se retrouve. ► CHUKHA   Sam 1 Sep - 18:29

Comment est-ce que j'aurais pu l'oublier, hein ? On se connait. Quelle parodie, cette question. Laissez-moi rire, encore un peu. Comment oublier celle qui a bousillé ma vie. Celle qui m'a condamné. Celle qui m'a envoyé dans cette cellule, et qui m'oblige à rester, chaque jour un peu plus, derrière les barreaux. À cause d'elle. Tout ça, c'est à cause d'elle. Rien qu'en y pensant, j'ai envie de la tuer. Est-ce que j'ai l'occasion de le faire ? Bien sûr. Est-ce que je vais le faire ? Non. Pourquoi ? Ce serait suicidaire. Rien qu'un coup d'oeil aux miradors pour me rappeler à l'ordre. Un coup, une tentative de rébellion pour prendre la prison, et c'est bien une pluie de balles, qui nous attend. Balle à blanc ? C'est être bien naïf, que d'y croire. Balles réelles, bien sûr. J'ai pas envie de crever. Alors si je veux lui faire payer ce qu'elle m'a fait comme il se doit, je vais devoir agir en silence. Une ombre. Je suis bouffé par la haine, de l'intérieur. Ça me ronge, ça me brûle. Ça me ferait même éclater les veines, si j'arrivais pas à me contenir comme je le fais maintenant. À cause d'elle. À cause d'elle. Et ces mots, qui tournent en boucle dans mon esprit. Ces mots qui roulent, roulent, roulent entre les parois de ma boîte crânienne. Ah ça oui, elle va payer, c'est rien de le dire. Mais quand ? Comment ? Bonnes questions.

D'un côté, j'ai pas tellement envie de la tuer. Tout d'abord parce que je ne suis pas un meurtrier. Ensuite, car je n'ai pas envie de cracher des années de plus entre ces murs trop gris pour elle. Pour assouvir cette petite vengeance qui semble si futile aux yeux de certains. Pas aux miens, ça, c'est sûr. Elle n'aura que ce qu'elle mérite, de toute façon. Mais pour ça, il va falloir attendre, encore et encore... Non pas que le temps libre soit rare en taule, mais la patience ne se compte pas dans mes vertus. De nouvelles hypothèses viennent empoisonner mon esprit. Et si elle partait avant ? Et si elle était libérée plus vite que moi ? Et si, et si... A force de réfléchir comme ça, on s'en sort pas. Alors on va faire simple : je vais l'avoir avant qu'elle ne sorte de ce trou. Personne ne va m'en empêcher. Puisque de toute façon, ici, personne n'en a assez entre les jambes pour défendre ne serait-ce que son codétenu. Des rats solitaires. T'as des clopes, t'as quelque chose qui les intéresse... Là c'est sûr, tout le monde se rue autour de toi. En revanche, si tu n'as que des emmerdes... On te tourne le dos, jusqu'à ce que tu en crève. Logique non ? C'est l'instinct de survie. Un instinct bien trop courant par ici.

Je la regarde dans les yeux, car je veux capter toute son attention. Je veux qu'elle se souvienne, de chaque détail de ce jour. Ce foutu jour où elle m'a abandonné, avec les autres, sur le bord de la route. Comme un chien. Tu nous as fait rentrer, t'as joué le jeu, t'as rempli ta part du contrat. Maintenant, on a plus besoin de toi. Il ne faut pas se voiler la face, je m'étais fait rouler, simplement. Ses yeux. Ses yeux sont toujours aussi vides, pour moi. Toujours ce même regard méprisant, hautain. Ce regard qui veut dire : hé oui Monroe, t'es tombé sur plus fort que toi. Tu t'es fait avoir par une gamine. Je reste indifférent. Du moins, j'essaye, puisque mon sang commence à bouillir dans mes veines. Un mètre au moins pour nous séparer, histoire que je ne sois pas trop tenté de mettre mes menaces à exécution, et de l'étrangler, dans un des rares angles morts de la cour. Pas de chance, les caméras sont là, tout autour. Je garde mes mains dans mes poches, car c'est ce que j'ai de mieux à faire pour me distraire. J'arrive à m'en satisfaire. Pour l'instant, du moins.

Elle est agacée, surprise, énervée de me revoir. Ça se lit dans le creux des yeux, dans ses traits. Tu ne t'y attendais pas, pas vrai ? Hé bien si. Je suis là, je ne suis pas encore mort. Elle me méprise, encore, toujours. Une habitude qu'elle n'a visiblement pas perdu, depuis qu'on se connaît. Depuis le premier jour, elle me méprise. Pourquoi ? Bonne question. C'est peut-être ma tête qui lui revient pas. Ma manière d'être, de répondre, ou d'avoir raison. Ma manière de diriger, de vouloir mener pour mieux réussir. C'est ça, qu'elle ne doit pas digérer. Que quelqu'un d'autre puisse monter sur pied un coup plus risqué, plus gros que le sien. Que quelqu'un puisse se faire une place dans l'équipe, et venir marcher sur ses plates-bandes pour prendre sa place. Elle peut se rassurer, je n'ai jamais cherché à prendre sa place. Mais maintenant que nous sommes tous les deux en taule, ça n'a plus d'importance, pas vrai ? Depuis combien de temps t'es là. La première question qui me vient à l'esprit, même si au final, j'en ai rien à faire. Le principal, c'est qu'elle soit là. Un sourire en coin de sa part, je devrais presque en être honoré, même si ça sonne cruellement faux. « Depuis bien moins longtemps que toi, sois-en sûr. » Je secoue un peu la tête, mon sourire faisant écho au sien. « À qui la faute ? » On se demande.

Nouvelle question de ma part. Pourquoi, comment. Encore une fois, je n'en ai rien à faire, et si elle ne me donne pas de réponse, tant mieux. Tant mieux, car ce sera une raison de moins pour vouloir la tuer sur-le-champ. Une raison de moins pour péter un câble, là, maintenant, et franchir la distance qui me sépare d'elle pour la finir. Elle ne perd pas mon sourire, au contraire. Elle continue à me mépriser, puisqu'au final, elle ne sait faire que ça : mépriser les autres. C'est ça, amuse-toi. Continue, tant que tu peux encore le faire. Rira bien qui rira le dernier, après tout. Reste calme. Reste calme. Une voix dans ma tête n'a de cesse de le répéter. Après tout, elle n'a fait que bousiller ta vie. Elle te l'a prise sans que t'ait eu ton mot à dire. Agacé, je reprends. Alors, qu'est-ce que ça te fait, de n'avoir que quelques jours encore à subir cette existence ? Menaces ? Clairement, oui. Même si ce n'était pas mon intention première. Elle hausse les épaules, indifférente. C'est ça, continue. « Qui de nous deux est le mieux placé pour répondre, celon-toi, franchement ? » Fous-toi de moi, encore un peu, ça m'amuse. Ça m'amuse, mais c'est loin de me faire rire. Je ne réponds pas, car je n'arrive pas à répondre, de toute façon. « Dégage, maintenant.» Elle m'a assez vu comme ça, c'est ça ? Elle est agacée, je l'importune ? Tant mieux, c'est ça que je veux, l'avoir à l'usure. La bousiller par les mots. Elle ne veut plus me voir, elle veut que je m'en aille. Malheureusement petite, on a pas toujours ce que l'on veut, dans la vie. Je ne compte pas bouger, et pourtant, je devrais. Car si je ne pars pas maintenant, je vais céder. Céder à la colère, une fois de plus. Je vais devenir dingue. « Parce que tu crois que tu vas t'en sortir comme ça ? » Non, en effet, tu ne vas pas t'en sortir comme ça. Inconsciemment, j'avance vers elle, et l'oblige par conséquent à reculer. T'aimes pas qu'on te touche ? Rien à scouer, je fais ce que je veux. « Dégage ? Je m'attendais à autre chose. Après avoir bousillé mon existence, tu peux être sûre que je ne vais pas simplement dégager. » Je suis mauvais. Je ne souris plus, je n'y arrive plus. Et je la fixe, alors que la rage me brûle. Je commence à avoir peur. Pas peur d'elle, pas peur des miradors. Peur de moi. Peur de perdre le contrôle, à nouveau.

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    DENIAL.ANGER.BARGAIN.DESPAIR.
    A C C E P T A N C E.
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