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 Panique en cellule † Domino [Terminé]

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MessageSujet: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Mar 7 Aoû - 9:21

J’ai mal partout. Non, franchement, la taule c’est loin d’être un palace et le confort laisse sérieusement à désirer. Est-ce que ça marcherait si on faisait tous une lettre de réclamation ? Vu comment on est traités non, je crois pas. Chiottes. Oui, je viens tout juste de me réveiller et je pense à ça. Et après, hein ? Je pense à ce que je veux d’abord. Et le premier idiot qui se permet de me dire quoi penser... Heu... Bah non, je lui ferai rien, parce que ce sera juste un crétin fini et que les types dans ce genre ne méritent même pas qu’on leur accorde un soupçon d’attention. Toujours est-il que je suis prêt à parier que je vais encore avoir de courbatures un peu partout... La galère... Et puis j’ai trop la flemme de me lever. Et vu comme c’est silencieux, enfin pas trop mais plus que d’habitude, je suis prêt à parier qu’il est trop tôt pour que je me réveille. Saleté... Je ne pourrais pas faire une nuit complète, de temps en temps ? C’est pas comme si je risquais quelque chose avec mon colocataire de cellule. Domino doit être en train de dormir comme un loir. Tant mieux pour lui... Moi qui ait le sommeil léger, je me réveille trop facilement... Quelle plaie d’être toujours sur le qui-vive, comment je peux me reposer moi, dans ce genre de situation ? Je n’en sais rien... Et je ne cherche pas non plus à savoir. C’est comme ça, je vis assez régulièrement ce genre de réveil depuis dix mois mais je suis encore incapable de m’y faire... Il faudrait peut-être que j’ouvre les yeux, non ? J’ai pas envie... Sauf que je dois bien y passer donc je ravale ma flemme et ouvre les yeux.

Bon... Y’a pas trop de lumière. D’un côté, on est en hiver donc le soleil se lève tard. C’est l’idéal pour que je puisse me réveiller. Ouais... Sauf que le plafond est un peu trop proche de moi à mon goût... D’un autre côté, c’est moi qu’ai voulu dormir en hauteur. Je ne supporte pas d’avoir quelqu’un au-dessus de moi... Et au bout de trois belles crises de claustrophobie la première semaine, j’ai eu gain de cause : le lit en hauteur. Mes crises se sont largement espacées depuis, et c’est tant mieux. Je me sens mieux dans cette position. Par contre, je vais peut-être arrêter de fixer le plafond parce que, mine de rien, j’ai l’impression qu’il se rapproche et ça j’aime pas... Non, je n’aime pas démarrer une journée avec ce genre d’illusion parce que c’est un des signes qui vient dire qu’il y a une crise en vue... J’en ai déjà fait une la semaine dernière, j’aimerais être tranquille pour le reste du mois... Je dois m’occuper l’esprit... De préférence tout de suite, avant que les choses n’empirent... Et puis bon, j’ai combien de temps devant moi avant que ce soit quartier libre ? Une heure ? Deux ? J’en ai aucune idée... Mais c’est bien trop long. Du calme...

Je me mets sur ma couverture et penche la tête par-dessus ma couchette, histoire de voir ce qu’il se passe en-dessous. Oui, mon blondinet de codétenu roupille. J’espérais quoi d’un côté, taper la discut’ ? Non... Je ne parle pas de toute façon. Je préfère l’observer. Je m’assois plutôt sur mon lit et tourne le dos au couloir. Mentalement je revois, une fois de plus, le plan de la prison. C’est un exercice complexe parce qu’il y a un nombre assez important de pièces, de couloirs, et que je dois me souvenir de tous les systèmes de sécurité. C’est compliqué mais au moins ça m’occupe. Mais qu’est-ce que je donnerais pour récupérer un ordinateur... Ça me manque de jouer avec mes programmes, de faire quelques tours dans les fichiers privés... De la police ou même du gouvernement. Mais je dois tirer une croix dessus, j’ai beau me tenir tranquille ici, je n’aurai pas ce privilège. Dommage. Je m’occupe plutôt à mon plan. À quand l’évasion ? Pas tout de suite... Je ne suis pas au point, et je dois être certain de ce que je fais. Ce serait débile que je sorte de là pour me faire massacrer. Et puis, ça m’embête de penser que Camael pourrait m’arrêter une seconde fois... J’ai pas spécialement envie de lui imposer ça une seconde fois quoi, ça l’a suffisamment perturbé la première fois.

Sauf que je n’arrive pas à me concentrer... Je sens mon rythme cardiaque accélérer doucement, subtilement, mais je connais très bien les signes avant-coureurs, j’y fais très attention. Bon, cet exercice de concentration n’a pas l’air de fonctionner... Je fais quoi ? Je préviens Domino que j’ai une crise qui se prépare ? Non, qu’il dorme... J’arriverai bien à endiguer tout ça. J’inspire lentement puis expire très lentement... Oui, c’est bon, je me calme un peu... Je m’allonge sur le ventre et fouille sous mon oreiller pour retrouver le bouquin que je lisais avant de m’endormir. Sauf que... Il n’y est pas. Je fronce les sourcils et me penche par-dessus le lit pour jeter un coup d'œil par-terre... Ah, bah il est au sol. C’est vrai, je me suis endormi dessus. Et comme j’ai tendance à bouger pendant mon sommeil, j’ai du le virer sans m’en rendre compte. Un soupir s’échappe de mes lèvres. Si je veux lire, faut que je descende. La flemme quoi. Mais je le fais. J’ai les jambes dans le vide deux petites secondes puis, d’une pression de mes mains sur le bord, je saute au sol en silence. Je m’étire un peu, fais craquer ma nuque et mes épaules, puis ramasse l’ouvrage que je replace sur mon lit... Comme je suis debout... Ouais, je reprends mes bonnes vieilles habitudes : je me débarbouille au passage. Rase aussi. C’est pas parce que je suis en taule que je dois me laisser aller. Je glisse une main dans mes cheveux, histoire de me recoiffer un minimum... Voilà, je suis présentable. Enfin, on s’en fiche.

Heu... Ouais... Problème : j’ai fini mon petit speech matinal... J’ai plus rien pour m’occuper l’esprit maintenant... C’est... Bête. Et très problématique. Parce que je n’ai plus rien d’autre à faire que de regarder autour de moi... Et de voir des murs. Des murs, des murs, et encore des murs... Des barreaux... Je déglutis difficilement, mon rythme cardiaque s’emballe à nouveau... Du calme Zak, du calme... Facile à dire... Je commence à tourner en rond, je dois penser à autre chose... Sauf que je n’y arrive pas ! Je regarde les murs, c’est tout ce que j’arrive à voir, tout ce qui s’imprime dans mon esprit. Des murs. Je ne peux pas sortir, je n’ai pas mes outils pour forcer la serrure. Je suis coincé... Coincé... Je sens que je respire plus vite que d’habitude... J’accélère l’allure, je n’arrive plus à m’arrêter de tourner en rond dans la cellule ! Il faut que je me calme... Et si je fermais les yeux ? Non, je sais que ça ne ferait qu’empirer les choses. Si je me coupe la vue, je sais que ça va empirer les choses... Et c’est tout sauf ce dont j’ai besoin. Alors je continue de marcher... Encore et encore, sans relâche... Je ne sais même plus si je suis discret ou non... Zut, je risque de réveiller Domino. Je croise les doigts pour que ça n’arrive pas mais je n’ai guère d’espoir... Je sais que je vais le réveiller... C’est malheureux mais c’est comme ça...

Je n’arrive plus à me calmer... Ça y est, je sais que je fais une crise mais je n’arrive pas à me calmer. J’ai mal au cœur, j’ai du mal à respirer... Et j’ai peur... J’ai l’impression que les murs se referment, que l’espace se réduit petit à petit, plus je marche et plus ça se referme ! Et pourtant je n’arrive pas à m’arrêter, je suis incapable de me calmer ! Je dois avoir les yeux complètement écarquillés... Allez, un peu de réalisme, les murs ne peuvent pas se... Mais pourquoi je les vois se refermer sur moi ??? Pourquoi ??? Je vais crever ici, entre quatre murs ? Non ! Non, je ne veux pas ! Je cesse de tourner en rond et vais finalement frapper du poing contre un mur, dans l’espoir idiot que je vais cesser de le voir s’avancer... C’est idiot, je le sais bien, mais je n’arrive pas à me calmer ! Je vais me retrouver écraser là-dedans ! Je veux sortir ! J’ai besoin de sortir ! Je frappe à nouveau sur le mur, la douleur se propage dans mon poing, dans mon bras. Je vois à peine la marque rouge sur le mur, je capte à peine que j’ai frappé suffisamment fort pour saigner. Je veux sortir !!! Pitié, laissez-moi m’en aller de là, je ne tiens pas !

Je m’écarte du mur et tourne la tête... Quelque chose... J’ai besoin de quelque chose à quoi me raccrocher ! Tout de suite ! Mais je ne vois que ces satanés murs... Non... Pitié... Je traverse la cellule pour gagner les barreaux. Je sais qu’ils ne céderont pas mais je ne peut m’empêcher de tirer dessus... Je veux sortir... Je ne supporte pas d’être enfermé, je ne le supporte plus... À l’origine je n’aimais déjà pas ça mais... Mais... Non, laissez-moi sortir !!! Pour peu, je le hurlerais... Mais non, comme si souvent, je ne peux prononcer le moindre mot, je ne peux lâcher le moindre son. Alors je me contente de rester là... Jusqu’à à nouveau lâcher les barreaux et reculer, reculer à toute vitesse. Jusqu’à ce que ma colonne vertébrale cogne un mur. Jusqu’à ce que je m’écroule le long dudit mur, me retrouvant assis sur le sol... Les mains sur mes bras, recroquevillé sur moi-même... J’en ai oublié tout le reste, je sais juste que je suis enfermé... Enfermé dans une pièce et que je ne peux pas en sortir... Une pièce qui rétrécit à vue d'œil... Je vais crever, je vais étouffer là-dedans... La preuve : je n’arrive plus à respirer correctement ! Ma respiration est saccadée, mon rythme cardiaque complètement affolé... Je ne me sens pas bien du tout... Je ne veux plus bouger... Je n’en peux plus... Je veux sortir... Je veux... Sortir...


Dernière édition par Zaphkiel A. Karmaker le Sam 25 Aoû - 10:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Mar 7 Aoû - 21:39

forgetting all the hurt inside, i'm here don't you fear.

Je dors. C'est bien, dormir. C'est une des seules activités légales dans ce trou. Faut dire que c'est pas vraiment le club Med, la taule. Enfin, c'est comme ça, comme je le disais si bien : je dors. Les lits ne sont pas confortables, mais on finit par s'y habituer, après tout, c'est pas pire que dormir par terre, et je parle en connaissance de cause. Non je ne suis pas un ancien clochard, pour qui vous m'avez pris là ? Je dis juste ça car je bouge beaucoup pendant mon sommeil, et si ce dernier est lourd, il m'arrive de tomber et de dormir par terre. Tss. Je ne cauchemarde pas. Je ne rêve pas non plus. En fait, je ne sais pas ce que je fais de mes nuits, et je m'en fiche pas mal. Je crois que je suis actuellement dans un rêve. Je n'en sais trop rien, c'est peut-être la réalité aussi... Toujours est-il que je suis à l'étage, dans un bar. Étrange, y'a plus de musique, juste des gens. Ils font une drôle de tête, et ils me dévisagent, moi qui suis assis sur un fauteuil non loin. Qu'est-ce que je suis censé faire ? Je n'en sais rien, alors je ne bouge pas, j'attends juste. Minute, pourquoi est-ce que j'ai les mains attachées ? Je commence légèrement à paniquer, juste un peu. Alors, naturellement, je tire sur les liens qui bloquent mes poignets. Liens qui, visiblement, ne semblent pas prêts à céder... Qu'on me relâche, par pitié ! Un des hommes s'approche avec une barre. Il va me massacrer. Un instant, c'est une barre de chocolat. Voilà qui vire à l'étrange, au très étrange. Je hausse un sourcil, et le dévisage. « Non merci, je n'aime pas le chocolat. » Il s'approche encore un peu, avec sa barre géante de chocolat. Hein ? Qu'est-ce qu'il veut ? Des aveux ? Non ! Je ne balance personne moi ! Plutôt crever d'une overdose de chocolat oui ! Son sourire est sadique, presque carnassier, et je garde pourtant mon calme. Étrange. Je force encore un peu sur mes poignets, mais rien ne va céder. Et le voilà juste devant moi, l'autre avec sa friandise taille xxl. Mais qu'est-ce qu'il fout au juste... Il approche encore le chocolat de moi, d'un peu trop près puisque je peux en sentir l'arôme. J'ai presque envie de vomir, ça me donne un mal de crâne pas possible... « Sans compter qu'il ne serait pas convenable de parler la bouche pleine. » Pourquoi ce sourire sadique qui semble gravé dans l'expression de son visage, s'étire encore un peu ? J'ai dit un truc de trop ? Je fronce les sourcils, et louche sur l'immense barre de chocolat qui danse sous mon nez. Mais qu'il vire son jouet de là ! J'aime pas le chocolat bordel ! Finalement, je me prends un coup de friandise dans la tête, et je tombe raide inconscient.

Je me réveille en sursaut, à terre. Ah, c'était donc ça le coup de barre chocolatée ? C'était le choc avec le sol ? Tout s'explique. Encore un rêve stupide. Enfin, je n'ai pas à me plaindre, car en évacuant de telles bêtises, je suis sûr de ne pas devenir fou... De tels rêves sont pourtant rares à mon subconscient. Je ne prends pas d'ecstasy, je ne suis pas du genre à compter les papillons et danser avec les éléphants roses. Je n'ai pas touché aux substances illicites depuis des années et des années. Bref... C'est donc dans cet étrange contexte que je me réveille. Au moins, j'ai pas des tendances suicidaires à cause de l'enfermement. Ni même meurtrières, ce qui est un bon point. Pourrir ici est loin de m'enchanter, alors, si je devais prendre quelques années de plus pour agression sur mon codétenu... Non, lui, je ne risque pas de le blesser, pauvre petit. Allons donc, qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire aujourd'hui ? Autant dire que j'ai déjà hâte au quartier libre... J'ai besoin de sortir dans la cour un peu, histoire de respirer un air plus frais et plus pur que celui qui parcourt les corridors. Le corps encore tout engourdi, les membres endoloris, je me relève péniblement. À écouter les bruits, j'en déduis bien vite qu'il n'y a pas grand monde qui est réveillé. Je n'entends pas spécialement ce qui se passe tout autour, je vois encore flou à cause de la luminosité soudaine... Le gosse doit encore être en train de dormir, et j'ai sincèrement la flemme d'aller vérifier. Alors comme tous les matins depuis quelques temps, je traîne des pieds jusqu'au lavabo. C'est déjà la sale tronche que je tire, en regardant dans la petite glace. J'ai l'air crevé... D'un côté, je viens juste de sortir d'une longue nuit totalement stupide... Enfin, je joins mes mains pour prendre un peu d'eau au creux de celles-ci, et passe l'eau sur mon visage. De l'eau glacée. C'est bon, plutôt agréable, même en cette rude saison d'hiver. Je baille, et entreprends de me raser. Bon. Une lame. Ah voilà. Je m'applique donc à cette première tâche, puisque c'est une des seules choses qui a de l'intérêt que j'ai encore le droit de faire. Autant prendre mon temps, et en profiter, pour faire passer le temps plus vite, et tuer l'ennui... Voilà, presque fini...

En fait, je fronce les sourcils. Y'a pas un truc qui tremble devant le mur ? Non, je dois devenir dingue. Et merde ! Non ! C'est le gamin ! Sous le coup de la surprise, je me coupe la joue... Mais ! Le pauvre, je ne l'avais même pas remarqué. Lâchant la lame dans le lavabo, attrapant furtivement un bout de papier pour éviter de me retrouver avec la joue en sang, je m'approche lentement du petit. Ça recommence. Une nouvelle crise de claustrophobie... Le pauvre... C'est vrai que la taule, c'est pas vraiment un endroit pour les claustrophobes... Enfin, la taule, c'est un endroit pour personne, tout court. J'arrive devant lui, et je me penche un peu. Que faire... Qu'est-ce que j'avais bien pu faire, la première fois ? Je ne m'en souviens plus, à vrai dire. Et pendant ces crises, bien que de plus en plus espacées, je ne peux que trop rien faire... Je suis juste impuissant, assis devant lui, à essayer de le rassurer tant bien que mal... Pour quelqu'un comme moi dont le cynisme relève de la compétition de haut niveau... Autant dire que c'est dur de retenir certaines bêtises, parfois... Enfin. Je soupire un peu, essaye d'évaluer la situation. Pauvre gosse, il s'est ouvert le poing... Tss. Qu'est-ce que la panique ne fait pas faire à l'homme, franchement... Je recouvre tout mon sérieux pour le coup, et le détaille. Déjà, il a vraiment du mal à respirer... Il faut qu'il retrouve un rythme cardiaque un minimum normal, s'il veut aller mieux... Je me redresse, et attrape un bout de papier que je mouille - hé oui, c'est tellement nul dans c'te taule qu'on a même pas un bout de tissu. - puis je reviens vers lui, et pose ledit bout de papier sur son poing. Qu'il le veuille, ou pas, je m'en fiche pas mal. De toute façon, je ne le forcerai à rien : c'est la pire chose à faire lors d'une crise quelconque, qu'elle soit de claustrophobie, ou autre. Non, tout ce que je peux faire pour l'instant, c'est le rassurer. Alors je m'assois juste devant lui, en tailleur. Je m'assois, et je le regarde. Je ne le touche pas, je le regarde juste, essayant de me calmer moi-même. « Gamin, calme-toi... S'il te plaît, calme-toi... » Je marque une courte pause, et reprends, d'un ton plus doux, presque murmuré... Je ne suis pas doué pour ce genre de choses, je n'ai jamais prétendu l'être... Alors je le plains, sincèrement, je le plains... « Respire calmement, s'il te plaît... Je t'assure que tout va bien, je te le promets. Je te jure que tout va bien... Regarde autour de toi, rien n'a bougé, rien ne bougera, d'accord ? Juste respire. Concentre-toi sur ta respiration, seulement ta respiration... Je suis là, de toute façon... » Je suis minable, pitoyable, nul. Mais je ne suis pas médecin, alors zut. Ils n'ont qu'à être là, les blouses blanches, ce n'est pas mon boulot. Enfin, je le fais car j'ai développé un semblant d'affection pour ce gosse, et que c'est devenu une manie chez nous, que de se refiler un coup de main quand l'autre à un problème... Je ne cherche pas à le toucher, je veux juste qu'il se calme en suivant ma voix. Si ça va marcher, ou pas, j'en sais rien, je ne suis ni médecin, ni devin, donc seul le temps me le dira. En attendant, je reste assis devant lui. Pourvu que les autres restent endormis, ce sera déjà quelques problèmes en moins. Quelques fois que cette belle brochette d'abrutis ne vienne rajouter une couche... C'est déjà assez dur de gérer une crise comme ça, pas besoin de leurs remarques cinglantes par dessus le marché. Je me fais silencieux, et ne bouge plus, attendant juste une réaction, un petit quelque chose, n'importe quoi.

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    DENIAL.ANGER.BARGAIN.DESPAIR.
    A C C E P T A N C E.
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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Mar 7 Aoû - 23:08

Je hais mes crises de claustophobie... Je les hais, du plus profond de mon être, du plus profond de mon âme... Elles sont la preuve que j’ai encore des faiblesses, que certaines peurs sont capable de me terrifier au plus haut point, que je peux devenir une proie facile... Mais je n’y peux rien, c’est quelque chose que je n’arrive pas à contrôler, peu importe comment ! Je n’y arrive pas, c’est psychologique. Je fais un blocage... Un pu**** de blocage. Ce qui me rend faible, ce qui me pousse à devenir... Rien. Je ne suis plus rien qu’un gosse qui fait sa crise. Un gosse... Non, pas un gosse. L’adolescent que je fus, par le passé. Je hais cet ado, je voudrais qu’il disparaisse, qu’il me laisse vivre ma vie. Je voudrais qu’il n’ait jamais existé, ce passé, je l’ai rayé de mon existence, je ne veux plus qu’il existe. Je ne suis plus ça... Je ne suis plus le gamin, je suis Zak, je suis le Phénix, je suis Papyrus, peu importe mais je ne suis plus ce gosse ! Plus jamais je ne le serai, plutôt mourir ! Mais pourquoi est-ce que je n’arrive pas à le faire disparaître, à l’éliminer de mon esprit ? Je ne sais pas comment battre mes propres démons...

Actuellement, je suis assis sur le sol, recroquevillé sur moi-même... Je ne réfléchis plus, je n’y parviens plus... Mes pensées tournent en rond, dans un cycle infernal duquel je n’arrive pas à sortir... La meilleure prison n’est autre que son propre esprit, après tout... Et là, je me suis de nouveau fait piéger... Pour quelques instants, pour plusieurs heures... Je ne sais pas comment je vais me sortir de la et j’en ai peur autant que je crains de voir ces murs se refermer sur moi, m’écraser, m’étouffer... J’étouffe, je veux sortir de là... Je ne peux plus supporter d’être enfermé, même si j’ai la place de bouger un peu... Je ne le supporte plus, je veux partir, fuir ces murs, ces barreaux, ces contrôles... Je suis libre, b***** ! Libre de faire ce que je veux quand je veux, et surtout d’aller où je veux quand je veux ! Là je ne peux pas... Ça m’oppresse, ça me fait peur... Je ne me sens pas bien, je craque, j’ai l’impression de crever à toute vitesse entre ces murs... Comme si tout ça m’aspirait mon énergie vitale... Je n’arrive plus à respirer correctement, je sens l’air se raréfier dans mes poumons... Je vais donc vraiment mourir comme ça, dans une cellule en taule. Youpie... Y’a plus glorieux.

Quelque chose de froid et mouillé se retrouve sur mon poing. Je sursaute et recule brusquement ! Non... Non, qu’on se tienne loin de moi, je ne veux voir personne ! Je ne me rends pas compte que c’est pour m’aider, je n’arrive pas à distinguer la personne qui se trouve à présent en face de moi... Il veut quoi d’abord ? Une crêpe ? Désolé, j’en ai pas en stock. Bref. Est-ce que je tiens à connaître son identité ? En temps normal, oui, sauf que je ne suis pas dans mon état normal et je ne cherche qu’à éviter tout contact ! Je veux qu’on se tienne loin de moi ! Et puis d’abord, il fout quoi l’autre ? Il veut crever avec moi, entre ces quatre murs qui menacent de m’écraser, de nous écraser ? Qu’il dégage et me laisse seul ! Oust ! Je me décale maladroitement contre mon mur, essayant de mettre un peu de distance... Mon Dieu, je suis pitoyable... C’est à en pleurer... Quelqu’un ne peut pas m’achever, histoire que je cesse d’être une loque comme le disait si bien mon géniteur ? Je vais y songer un de ces quatre, parce que là je suis juste inutile, idiot, pathétique, pitoyable et tout ce qui va avec. Hum... Non, je ne tiens pas à crever aussi facilement non plus, ce serait débile, avec tout ce que je me suis enquiquiné à faire pour rester en vie, c’est pas pour tout foutre en l’air sur un coup de tête. Alors je vais bien gentiment rester en vie et réfléchir à une solution, comme le jeune homme que je suis.

Je finis par sortir quelque peu de ma crise et regarde l’autre qui s’est assis en face de moi. Je connais cette tête de blondinet, non ? Ah, si, Domino. Mon codétenu. Minute. Me calmer ? Il me dit de me calmer ? Ahah, la bonne blague. Qu’est-ce qu’il croit que j’essaye de faire depuis tout à l’heure ? Que je suis en train de jongler avec des concombres mutants pour qu’ils m’aident à entretenir ma claustrophobie ? Bref, c’est pas sympa pour lui, je sais bien qu’il tente de m’aider... C’est gentil mais ça ne va pas trop fonctionner s’il me dit simplement de me calmer. Allez, je vais lui faire plaisir et essayer tout de même... Je me concentre sur le son de sa voix, je me laisse guider... Il n’y a qu’à lui que je peux me raccrocher, et j’avoue que je m’accroche désespérément à cette étrange bouée de sauvetage... Sa voix s’est faite plus douce, devenant murmure... J’écoute et enregistre tout ce qu’il me dis... Respirer calmement... Je... D’accord, je veux bien essayer... Tout va bien ? Hé, non tout ne va pas bien, les murs se rapproches, ils vont nous écra... Rien n’a bougé ? Je détourne quelques secondes mon regard de lui pour, une nouvelle fois, observer ces murs. Ils ne bougent pas ? Alors pourquoi, moi, je les vois bouger ? Ça y est, j’ai perdu la tête ??? J’espère pas, je ne veux pas ! Et ça y est, je panique de nouveau ! Il ne comprend pas qu’il risque sa peau en restant là ? Mais qu’il se tire une bonne fois pour toute, qu’il me laisse crever et on n’en parlera plus !

Me concentrer sur ma respiration... Je vais essayer... Alors je me concentre... Je sens mon cœur qui s’affole et je n’arrive pas à réagir en conséquences... Mon cerveau doit être débordé d’informations débiles et contradictoires. J’espère qu’il ne va pas me lâcher, j’en ai encore besoin... Je hoche un peu la tête et essaye de faire ce qu’il me dit... Peut-être que si je passe en mode automatique, ça ira mieux. Alors j’obéis... Je fais de l’hyperventilation, youpie... Allez, me calmer... Obligatoire ! Je ferme les yeux, tentant de me concentrer... Mauvaise idée. C’est la pire idée de la semaine même ! Par flashs, je revois l’autre pièce, je revois les chaînes, je revois ces bleus qui parsemaient ma peau, je revois chaque détail sur les murs, le matelas et le strict nécessaire... Je n’aime pas, je ne le supporte pas... Je rouvre grands mes yeux bleus et passe instinctivement une main sur cette cicatrice en S sur mon bras, masquée par un de mes tatouages ! Je sais que mon regard est dans le vague mais je m’en fiche ! Soudain, je pose une main à l’emplacement de mon cœur tout en grimaçant de douleur... Il bat bien trop vite, j’ai mal, si mal... J’ai l’impression qu’il veut sortir tellement il bat fort ! Mais il ne peut pas sortir, c’est techniquement impossible ! Alors je ne sais plus quoi penser... Qu’on me sorte de là, n’importe qui, mais qu’on m’empêche de moisir là... Je ne le supporterai pas... Je ne le supporte déjà plus...

Penser à autre chose... Qu’est-ce qu’il disait ? Qu’il était là ? Je me donne mentalement un coup de pied au derrière et me force à le regarder une nouvelle fois. Il est encore ma bouée de sauvetage... Et je le fixe, parce que lui ne bouge pas, parce que lui me regarde... Parce que je tiens à soutenir son regard, quoiqu’il en dise. Parce que je plonge dedans pour m’en sortir... Je déglutis mais me détend un peu... Je me force à calmer ma respiration saccadée. Plus facile à dire qu’à faire mais en m’obligeant à prendre de grandes et longues inspirations et expirations j’arrive à me calmer un peu... Un tout petit peu... C’est long, j’y passe quelques longues minutes... Mais j’y arrive... Je me sens un peu mieux... J’ai toujours cette satanée boule au ventre, je sais que je peux repartir d’une seconde à l’autre mais je me sens tout de même un peu mieux... Je lâche un profond soupir et finis par lui adresser un curieux petit sourire, moitié forcé, moitié sincère mais reconnaissant dans tous les cas. Hum... Peut-être que...

-Merci...

Je commence bien ma journée tiens. Je me paye une crise puis je parle. Génial... Enfin, j’ai tout de même un minimum de politesse et comme il m’a aidé, je peux tout de même utiliser un minimum ma voix... Je me détends un peu m’asseyant en tailleurs aussi, lâchant mes bras pour le regarder, toujours dos contre mon mur. Je ne veux pas regarder ceux-ci, j’ai trop peur de repartir dans une crise... Alors que ça lui plaise ou non, il est à présent le sujet de toute mon attention. Oh, tiens, je remarque enfin que ce qui était froid et mouillé sur mon poing est en fait un mouchoir. Je le soulève un peu... Outch, je me suis bien amoché. Pas cool ça... Tant pis, ça m’apprendra. Mais... Il saigne, lui aussi ? Je tends une main que j’approche de son visage pour récupérer une goutte de sang qui coulait le long de sa joue. Ladite goutte sur mon doigt, je l’amène suffisamment près pour regarder... Oui, il saigne bel et bien. Zut... C’est ma faute ? Je l’ai entendu parler dans son sommeil, j’ai aussi entendu un gros boum mais... C’était lui ? J’ai l’impression que c’est ma faute... Une nouvelle fois, je baisse les yeux quelques petites secondes puis les relève pour le regarder... Avant de pointer du doigt sa coupure, l’air de demander si je suis responsable de cela. Question muette, comme toujours... S’il faut que j’utilise mon carnet et mes stylos, je le ferai mais autant éviter... Aaaaah, il m’a encore appelé le gosse !!!
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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Mer 8 Aoû - 19:29

Je suis vraiment nul, pathétique même, à essayer de le calmer. Il faut dire que ce ne sont pas mes activités premières, que de gérer un gosse en pleine crise de claustrophobie. Enfin, je le peux bien pour lui. Et de toute façon, je n'ai rien d'autre à faire, donc... Sans compter que, c'est devenu une habitude, de se refiler un coup de main entre nous. Des fois je me dis que je n'aurais pas aimé être claustrophobe... Bien que je ne supporte pas être enfermé, je n'en suis pas arrivé à ce stade. D'un côté, ça aurait été plutôt embêtant, vu ce à quoi je m'étais destiné. Il avait été plus que nécessaire, plusieurs fois, de passer dans des boyaux sous terre, dans les tunnels d'une vielle station de métro dont on ne se servait plus, ou encore dans un conduit quelconque. Même si je ne supporte que très peu les espaces très confinés, je n'ai jamais été pris de panique... Bref, le sujet à crise, actuellement, ce n'est pas moi. Donc on arrête de parler de moi, et on se concentre plutôt sur ce qui se trouve en face de moi : le gosse. Pourquoi est-ce que je l'appelle le gosse ? Par automatisme, c'est tout. Je constate tout d'abord qu'il a le poing en sang. Hé bah, bravo ! Je me relève, et je vais immédiatement mouiller un mouchoir. Je reviens m'asseoir devant lui, et pose doucement le mouchoir mouillé sur son poing. C'te réaction ! Il recule brusquement, tout à coup... Je lui ai fait peur ? Ah, mince, je ne voulais vraiment pas... Mais alors pas du tout... Enfin, comme déjà dit, je ne suis pas qualifié pour gérer ce genre de choses, hein. Alors une erreur ou deux de temps à autres, on ne peut pas me les reprocher.

Enfin, il finit par me regarder. Youpi, j'ai l'impression d'avoir un fait un petit pas de fourmi en avant. De toute façon, c'est déjà ça hein... Je ne peux pas non plus exiger de lui qu'il se calme d'un coup, en un claquement de doigt... Et en vue de mes capacités pour calmer une crise de claustrophobie, ça relèverait du miracle. Bref. Si je ne peux pas le toucher, puisque je ne veux pas l'effrayer, je ne peux que lui parler. Utiliser des mots simples, concis, pour lui faire comprendre qu'il n'a rien à craindre, et que de toute façon, je suis là pour lui. Il doit se concentrer sur ma voix, à tout prix, s'il veut pouvoir s'en sortir. Ma voix, c'est un peu la dernière chose qu'il lui reste, pour s'accrocher. J'aimerai tant qu'il retrouve une fréquence respiratoire un minimum normale... Ce n'est pas qu'il est passé en hyperventilation, hein... Je marque une pause dans ce que je peux dire, et je reprends bien plus calmement, passant d'un ton normal à un simple murmure... Pourquoi ? Car déjà c'est plus calme. Et qu'en plus, s'il veut comprendre ce que je dis, s'il veut pouvoir se concentrer sur ma voix, il sera obligé de se calmer. Je lui fais rapidement comprendre que tout va bien, que les murs ne bougent pas, que rien n'a bougé même. S'il veut me croire, ou pas, je n'en sais rien. Je ne fais que dire la vérité. Je ne fais qu'essayer de l'aider à s'en sortir, une fois de plus. Après, s'il ne veut pas... Je veux dire, tout cela part d'une bonne attention, alors s'il y met du sien, je n'en demanderai pas plus. Même pas de reconnaissance, même pas un merci, je m'en fous à la limite. Tant qu'il va mieux... Il regarde tout autour de lui, suit les murs de ses yeux, et se remet à paniquer. Ah, ça bouge toujours, dans sa tête ? Je ne sais pas comment lui prouver, exit avec des formules physiques, que les murs bougeant tout seul, c'est techniquement impossible.

Alors je lui propose de se concentrer sur sa respiration. Il ne peut se calmer que comme ça, malheureusement. Il hoche un peu la tête : il a compris ce que j'attendais de lui. C'est à nouveau un pas de franchi, sur cette longue route qui le ramènera à un état un minimum normal. Il ferme les yeux ? Ma foi, libre à lui de faire ce qu'il veut pour essayer de se concentrer hein, je ne veux le forcer à rien, rien du tout. Sauf que ça ne semble pas vraiment l'aider... Il glisse une main sur son bras. Je ne cherche pas à comprendre ce qu'il fait : c'est son business, ce n'est pas à moi d'intervenir là-dedans. Il a rouvert les yeux, et il semble totalement ailleurs. Donc il ne parvient pas à se concentrer. Alors je fais ce que je peux faire de mieux dans un tel instant : je reste assis devant lui sans broncher. Je reste assis tout en détaillant chacun de ses gestes, pour essayer de mieux envisager la suite. Il passe une main sur son coeur, et grimace de douleur. T'inquiète pas petit, il ne peut pas arracher ton torse, il ne peut pas briser ta cage thoracique pour s'enfuir. Voilà ce que j'aimerai lui dire, mais je suis sûr et certain que ça ne l'aiderait pas, bien au contraire... Alors une nouvelle fois, je m'abstiens de toutes ces bêtises dignes du grand cynique que je suis, et fais le silence pour le jauger du regard. Il finit par plonger ses grands yeux bleus dans les miens. Ah, c'est donc le seul moyen qu'il a de se concentrer ? Alors qu'il en soit ainsi, de toute façon, je ne peux pas lui donner plus. Je ne cille pas, je soutiens juste son regard. Regard dans lequel on lit cette panique si caractéristique d'une telle crise. Regard dans lequel on retrouve une certaine dose de peur. Qu'il se concentre sur moi si ça l'aide, ça ne me dérange pas, et je ne protesterai en rien.

Au bout de quelques longues minutes à se vider et remplir les poumons, il finit par se calmer. Enfin, pas complètement, mais il s'améliore, ce qui est déjà excellent. On ne peut pas lui en demander trop, c'est déjà assez dur comme ça. Oh, il sourit. Un pas de plus en avant, même si, comme déjà dis, je n'ai pas fait ça pour avoir sa reconnaissance, ou même une quelconque marque de gratitude. « Merci... » Hein ? Je rêve ou il vient de me parler ? En effet, il vient de parler. Un mot un seul, et pourtant, on vient de faire un bond en avant. Il vient de me remercier, et ça me fait sourire comme si je venais d'apprendre qu'on me libérait de taule. Je souris donc légèrement en retour. « Y'a pas de quoi, Phénix. » Je sais à quel point il n'aime pas qu'on l'appelle le gosse, alors s'il a fait un effort, moi aussi je vais en faire un : je l'appelle par son surnom, Phénix. De toute façon, je n'ai pas encore d'autre manière de l'appeler, alors... Quoiqu'il en soit, il semble se détendre : lentement, mais sûrement. Il s'assoit en tailleurs, relâche ses bras... C'est bien, il se calme de plus en plus rapidement, j'ai l'impression. Et ses crises sont de plus en plus espacées... Tant mieux pour lui, je ne peux pas espérer mieux. Pour lui, et pour moi. Bon, maintenant qu'il est à peu près calme, ça lui dit de reprendre une attitude un peu normal ? Visiblement non, puisqu'il continue de me fixer. D'accord, je veux bien être sujet de toute son attention, si ça l'empêche de repartir dans une crise pour l'instant. Je suis tous ses gestes du regard. Hé oui, tu t'es bien amoché mon petit. Il reporte à nouveau son attention sur moi. hé... Heu.. Qu'est-ce qu'il fait là ? Ah, j'ai un truc sur la joue ? Je le regarde recueillir une goutte de sang sur son doigt, et l'amener à lui. Bah, si ça peut l'aider... C'est un don du sang hors du commun, dirons nous. Il me regarde à nouveau, et pointe du doigt la petite coupure sur ma joue. Je souris un peu, comprenant rapidement où il veut en venir, et reprends. « Oh, ça... Non c'est pas de ta faute, c'est juste que je suis un peu maladroit parfois. Je me suis coupé avec le rasoir. » Je souris à nouveau légèrement...

Et un sifflement se fait entendre dans mon dos. Pas besoin de voir pour deviner que ça vient de la cellule d'en face. Shepard. Allons donc, qu'est-ce qu'il me veut encore, l'abruti ? Autant mettre les pendules à l'heure : nous ne nous supportons tout simplement pas. Les conversations se finissent souvent... Je vous passe les détails sanglants. Non, on ne peut pas se voir, tout simplement. Je soupire profondément, lassé, et ne bouge pas. « Alors blondie, on s'occupe de sa copine de cellule ? » Allez, c'est parti pour un tour. Qu'est-ce qu'il peut être chiant quand il veut... Non mais franchement, c'est du Shepard tout craché : un petit pois, et deux neurones, pathétique. Je soupire à nouveau, et me relève. Je sais qu'il ne me lâchera pas tant qu'il n'aura pas eu sa réponse, alors je me relève, et je m'approche des barreaux, m'accrochant à ces derniers tout en le regardant. Bizarrement, mon sourire a mué à quelque chose qui reflétait plus de l'amusant, et une dose de mépris. « Hé bah mon pauvre... Je savais qu'il te manquait quelques cases... Mais t'es con au point de ne pas faire la différence entre une fille et un garçon ? Tu m'diras, d'un côté, t'as pas dû en voir beaucoup des filles, vu ta tronche. » Je retiens un rire amusé, cruel presque, alors que ceux qui sont déjà réveillés suivent la conversation avec plus ou moins d'intérêt. Un petit clin d'oeil provocateur à l'autre, et je me retourne. Le voilà humilié pour quelques jours à venir, s'il ne répond pas à ce pic. « Et toi t'en verras certainement plus du tout, une fois q'j'aurais éclaté ta gueule d'ange. » C'est ça, cause toujours mouton. Tu m'touches, j'te bouffe, tu ne t'en souviens pas ? Je me retourne une dernière fois vers l'autre crétin de Shepard, le jauge, et soupire à nouveau profondément - ce qui est devenu une habitude depuis que j'ai à faire à lui - je secoue un peu la tête, et reprends donc. « Et si je fais de toi mon prochain repas, hein ? Qu'est-ce que t'en dis, Shepard ? » J'ai perdu tout sourire, et certains comprennent bien que c'est mauvais. La mine plutôt sombre, je passe le bout de ma langue sur mes canines. Hinhin. C'est quoi ce truc, vous devez vous demander ? Oh, c'est pas comme si une rumeur courrait que j'avais été incarcéré pour braquages, et cannibalisme. Je n'ai jamais démenti ce ragot, car au moins, on évite de trop m'embêter. Comme quoi, il se raconte de drôles de trucs, en taule... Restant indifférent à la suite, juste accroché aux barreaux, j'en oublie presque que j'étais en train de calmer le gosse. Une chose est sûre, le prochain quartier libre, je vais le sentir passer.

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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Mer 8 Aoû - 21:55

Claustrophobe. Ah, ça les autres détenus se sont bien foutus de moi à mon arrivée. Punaise, qu’est-ce que je me suis pris comme moqueries dans un premier temps... D’un côté je dois bien avouer que, la première semaine, mes crises étaient ingérables... Mais vraiment ingérables ! Elles pouvaient durer deux bonnes heures, c’était horrible ! Elles se sont espacées, ça me permet de souffler, peut-être aussi de surmonter cette peur qui continue de me paralyser... Mais c’était infernal au départ. J’ai été obligé d’oublier Zak et redevenir le Phénix pour flanquer une leçon aux crétins qui refusaient de se taire sur mon état. Ça a été radical. Quelques coups bien placés, c’était fini. Y’a toujours des idiots qui en redemandent mais, globalement, on me fiche la paix. J’aimerais que ce soit aussi simple avec mes crises, franchement... Un simple face-à-face, un ou deux coups précis et fini avec cette fichue phobie ! Mais non... Non, je suis incapable de la faire disparaître aussi facilement que les trois quart de mes problèmes... Saleté... Je déteste mes faiblesses, surtout lorsqu’elles se manifestent au grand jour ! Comme là...

Comme à cet instant... Je suis faible et c’est intolérable ! Merci papa pour tes principes à la noix, franchement. Bref. J’ai énormément de mal à reprendre un rythme respiratoire normal... Pourtant c’est la base. Si j’arrive à respirer correctement, je sais que tout va s’arranger par la suite. Malheureusement pour moi, et pour tout le monde, je suis actuellement incapable d’y parvenir seul. J’ai besoin d’une bouée de sauvetage... Et malheureusement pour mon codétenu, cette bouée, c’est toujours lui. C’est toujours à lui de me calmer, toujours à lui de me ramasser quand je ne sors pas seul de mes crises. Lui à me subir... Et il ne se plaint pas tellement. Il n’en profite pas pour se moquer, faire des commentaires ou autres. Pas pendant mes crises en tout cas. Et j’apprécie sincèrement... Avec quelqu’un d’autre, j’ignore ce que ça aurait donné comme catastrophe... Aujourd’hui encore, il est ma bouée. Je m'accroche à son regard... Comme un gosse à son doudou une nuit d’orage pourrais-je dire, si je voulais faire une touche d’humour débile. Mais le pire c’est que c’est exactement ça. Quand je disais que j’étais pathétique...

Heureusement, comme bouée, il est efficace le blond. J’ai beau être mal, je parviens doucement à me calmer... Je respire mieux, mon cœur bat moins vite, je me décrispe... J’y passe quelques longues minutes, je ne suis pas tout à fait calmé mais je me sens mieux, petit à petit... Jusqu’à être en mesure de lui adresser un petit sourire, un peu forcé mais reconnaissant. Oui, merci Domino... Merci beaucoup... D’ailleurs, je me dois bien de faire un petit effort ce matin, non ? Oui, j’en fais un. Je le remercie oralement. Il a l’air un peu surpris, ce qui me fait un peu plus sourire. Qu’il en profite, ça n’arrive pas souvent. Moi qui ait tendance à me taire toute la journée... Oh, lui aussi sourit d’autant plus. Il sait combien c’est rare de m’entendre, mieux que quiconque dans cette taule. Y’a pas de quoi ? Oh, s’il savait... Mais merci, sincèrement. Et il a employé mon surnom ! Phénix. Le Phénix... Héhé, ouais, je suis le Phénix. C’est mieux que ’’le gosse’’ je trouve. Cette fois, je sens mes lèvres s’étirer en un grand sourire reconnaissant. Ce surnom est celui que je préfère. Je préfère être le Phénix, Zak m’a toujours attiré trop d’ennuis. Enfin, je ne pourrai jamais renier mes origines, celui que je suis. C’est Zak qui a formé le Phénix, jamais je ne dois l’oublier. Au fait, il doit pas connaître mon vrai prénom... Tant pis. C’est pas essentiel. Et franchement, un nom d’ange, pour qui me connait, ça devient un vrai sujet de plaisanterie. Un ange, moi ? Ange déchu à la rigueur. J’aurais tendance à parler de démon mais on s’en fiche. Assez parlé de moi. Mon blondinet de codétenu a une coupure sur la joue, ce que je lui fais remarquer. C’est ma faute ? Enfin, je ne l’ai pas coupé moi-même mais si je l’ai déconcentré pendant qu’il se rasait, alors oui, c’est ma faute... Non, je ne suis pas en train de culpabiliser pour rien. Mais j’ai parfois tendance à me montrer un peu trop protecteur. Il me rassure, m’expliquant qu’il peut être maladroit. Mouais... J’ai un peu de mal à le croire mais je ne fais plus de commentaire. Inutile d’insister... Je me concentre uniquement sur lui, faisant tout mon possible pour ne pas poser mon regard sur les murs...

Un sifflement me déconcentre. Quoi ? Je cesse enfin de fixer Domino pour regarder par-dessus son épaule. Notre voisin d’en face semble vouloir à nouveau chercher les ennuis. Tss. Je fronce les sourcils. Un idiot pareil... Pas étonnant qu’il se trouve en taule lui. Quand on n’a pas plus d’un neurone, on évite de faire des bêtises sinon on est certain de se faire choper. Oui, bon, je le prends pour un imbécile. Ce qu’il est au passage. Mais là n’est pas la question. Le simple son de sa voix me soûle. Je regarde mon aîné se lever après qu’il m’ait quasiment traité de fille. Il ne peut pas l’ignorer non ? Il perd son temps à lui répondre, franchement. Même si j’adore sa réplique ! Bon, je ne vais pas rester au sol moi, je me relève donc, déglutis un coup... Puis remonte sur mon lit. Et hop, je suis de nouveau installé à plat-ventre sur mon lit, regardant la cellule d’en face. Curieusement, cette distraction m’aide à me détendre, je me sens de nouveau en pleine forme. C’est qu’une impression, je le sais, mais ça fait du bien de ne plus avoir l’impression d’être sur le point de mourir. Je suis donc l’échange avec un intérêt teinté d’amusement. Je trouve ça idiot de se prendre la tête pour quelques stupides mots mais bon, après ça ne me regarde pas. À Do de se défendre seul, et j’avoue qu’il n’a nullement besoin de moi pour ça, il s’en tire à la perfection tout seul.

Je fronce tout de même les sourcils en entendant la réplique de Shepard. Hum, s’il met sa menace à exécution, ça va encore finir en bagarre. Je vais être franc, ça commence à me taper sur le système, les bagarres. Je ne rechigne pas à jouer moi-même de mes poings pour me faire respecter mais... Disons que, comme je n’ai pas la carrure pour la jouer grosse brute, je me dois de toujours mettre ma souplesse et ma rapidité à l’épreuve. Sans compter qu’il faut que je calcule où frapper très exactement pour faire le plus mal possible et à force, on va finir par comprendre que je ne suis pas qu’un simple jeune homme un peu intelligent. J’aimerais qu’on évite de trop solliciter mes neurones, je les réserve pour d’autres trucs plus intéressants. Je sors mon carnet, arrache une page et, récupérant un de mes stylos, écrit tranquillement dessus. Ce que j’écris ? Oh, ça, pour le moment, ça ne regarde personne. Tiens ? Shepard, le prochain repas de Domino ? Voilà qui me fait discrètement rire. Si le blond était cannibale, je crois que je le saurais. Enfin bon, je me tais, ce sont les rumeurs débiles des couloirs. Si je dis que ces idiots pensent que j’ai un casier long comme le bras pour vols, trouble à l’ordre public et tout le reste... C’est débile. Mon casier serait vierge si je ne m’étais pas fait choper. Mais je ne tiens pas à démentir. Ils ignorent qui je suis, tant mieux pour tout le monde.

Ah, j’ai fini d’écrire. Je relis juste un instant, histoire de voir si j’ai pas laissé de fautes débiles. Apparemment pas. Ce que ça donne ? En gros : Tiens, tu sais lire toi ? C’est surprenant. Ah, oui, ce que je veux te dire. Évite de trop le chercher Shepard, sinon ça va encore barder pour ton matricule. Et franchement, tu peux pas prendre des cours de rééducation pour avoir un peu plus d’intelligence ? Ah, non, pardon. Je crois qu’on ne peut pas faire pousser de nouveaux neurones. Dommage pour toi. Au passage. La ’’copine de cellule’’ est effectivement un mec, et il t’emm****. Bonne journée. Comment ça je me mêle de ce qui ne me regarde pas ? Il m’a insulté c’te c**. Et tant que ça m’occupe l’esprit, c’est tout bénef’. Je me défoule et j'évacue ma crise de claustrophobie. Que rêver de mieux, franchement ? Je plie doucement mon papier pour en faire un avion parfait... Je le prends entre deux doigts, vise... Et le regarde filer entre les airs, passer entre les barreaux de notre cellule, ceux de celle d’en face et venir piquer le bras de l’autre. Et voilà, panier. Je suis juste trop fort. J’entends quelques commentaires fuser dans les cellules d’à côté, disant que le muet d’en mêle. Et ouais. L’autre déplie le papier, lit... Ou déchiffre, vu comme il a du mal. Puis relève la tête pour me fixer, visiblement de mauvais poil. J’arque un sourcil. Oui ?

-Dis donc la tapette, t’as pas une langue ? Et, continue de faire le malin et je t’assure que ta gueule n’aura rien à envie à celle de blondie quand j’en aurai fini avec lui.

Pardon ? Tapette ? Ouh là... Il tient vraiment à signer son arrêt de mort ? Ou du moins à un aller simple en cellule de discipline. Mais s’il veut jouer à ça, très bien, je peux. Sauf que je ne compte pas utiliser mes poings. Non, j’ai mes petits plans personnels. Alors je souris simplement à l’autre abruti de première. Il veut la jouer comme ça ? Je vais la jouer comme ça. Je retire une nouvelle feuille à mon carnet et écrit très vite dessus, prenant bien soin d’être parfaitement clair et lisible, pour ne pas trop embrouiller sa petite tête de dégénéré. Ce que j’écris cette fois ? Oh, quelque chose de bien simple à comprendre : Tu veux m’éclater, le mouton ? Ok, si ça t’amuse. Mais si j’étais toi, je me la fermerais et je me calmerais. Qui sait, peut-être qu’à la prochaine fouille, les gardiens pourraient tomber sur ta réserve de came. Tu sais, celle que tu caches à l’intérieur même de ton matelas ? Alors tu te la joues relax et tu t'aplatis, comme la carpette que t’es. Capiche ? Comment ça je menace ? Oh, si peu. Je fais un nouvel avion que j’envoie comme la fois précédente. Sauf que cette fois, il lui arrive en plein entre les deux yeux. Yeah, cible atteinte, j’ai droit à un bonus de deux cent points ! Il me lance un regard noir tandis que je m’assois sur le bord de mon lit, les jambes balançant dans le vide, regardant un peu mon codétenu. Navré de m’en être mêlé mais là, les risques de me voir refaire une crise s’éloignent, alors tant mieux. Le quasi-rugissement de l’autre me fait presque sursauter et je tourne la tête vers lui.

-Comment tu... T’as intérêt à la boucler !

Je lui adresse un grand sourire carnassier. Je n’en ai, à vrai dire, rien à faire de ses menaces. Je le dénonce si je veux. Je n’ai jamais prétendu être un gentil garçon, j’observe, je retiens et je le réutilise volontiers contre ceux qui viennent me chercher des embrouilles. Même si là je n’étais pas visé. Mais bon, m*rde quoi, j’en ai marre de voir Do se battre avec cette moule. Alors je souris juste au molusque, arquant de nouveau un sourcil, l’air de dire que je fais uniquement ce que je veux et qu’il a tout intérêt à surveiller ses arrières. Hé oui, définitivement, le Phénix est de retour. Et potentiellement pour vous jouer un mauvais tour. Pauvre Domino, obligé de me supporter... Vivement le quartier libre, que je puisse changer d’air et me calmer.
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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Sam 11 Aoû - 9:59

Je ne sais pas encore par quel miracle, j'ai réussi à calmer le gosse. Non mais franchement, ça relève de l'exploit, pas vrai ? Enfin, pour quelqu'un de qualifier, je pense que gérer ce genre de crises est banal... Mais pour moi... C'est une toute autre affaire. Toujours est-il que, qualifié, ou pas, j'ai réussi à le calmer. Tant mieux, franchement. Au moins, tout le monde n'aura pas assisté à ça... Ce n'est pas que c'est gênant, d'être le centre de tant d'attention... Mais en taule... Disons qu'en taule, dès qu'on jauge vos faiblesses, ou qu'on en sait un peu trop sur vous... Tout devient très difficile. Surtout avec les Animals, qui à ce qui paraît, approchent à grands pas. Certains hommes en ont peur, à ce qui paraît. D'autres n'ont aucun doute : ils vont gagner. Et moi dans tout ça ? Je ne sais pas où me situer. Je n'ai pas encore eu le temps de prendre des mesures, de réfléchir, de me rendre sur les lieux. Je n'ai rien pour comprendre ce qui nous attend, si nous sommes choisis. Je ne suis ni terrorisé, ni serein, mais une chose est sûre et certaine : j'évite d'y penser. J'évite car je sais à quel point le gouvernement peut se montrer cruel. Je ne sais pas si les perdants mourront. Ou s'ils seront simplement renvoyés au trou. Les deux options sont aussi horribles l'une que l'autre, quand on y pense... Même si certains dans cette taule ne méritent pas de crever. Je ne dis pas que moi, je ne mérite pas de crever, car je n'arrive pas à juger. Certes, j'ai fait des choses mauvaises, des choses bien peu glorieuses. Mais je n'ai jamais volé une vie, jamais. J'ai rendu des coups, j'ai lancé des offensives, j'ai volé des gens. Mais jamais je n'ai volé une âme quelconque, alors pourquoi me prendrait-on la mienne, hein ? D'après moi, méritent la mort ce qui l'ont semée. Je n'en fais pas partie, bien heureusement. Même si, avec ces Animals, je crains le pire... Quand je dis que certains ne méritent pas la mort, dans cette prison, ils ne sont pas forcément rares. Mon codétenu, pour commencer : le Phénix. Qu'a-t-il fait, hein ? Qu'a-t-il fait, pour se retrouver au trou ? Revendu de la drogue ? Et après, comment peut-on lui en vouloir, hein ? Peut-être que c'était pour survivre. Peut-être qu'il en avait besoin pour sa famille ? Qui sait ? Pas moi. Lui seul le sait. Aerrow, le premier bon pote que je me suis fait ici. Lui non plus, ne mérite pas de mourir : il a pris à la place de son frère, il ne m'a jamais dit pourquoi. Tout ça pour dire que, si nous, on nous condamne à mourir, alors que d'autre continuent à vivre alors que ce sont les pires pourritures que cette Terre ait jamais porté, où est la justice, hein ? Bonne question.

Faiblesses donc ? La claustrophobie en est une. Et puis, si tout le monde est au courant, alors là... Catastrophe. Prenons donc l'exemple des Animals - oui, ce jeu a les épaules larges - on laisse les prisonniers s'entre-tuer en utilisant je ne sais quel piège. À votre avis, qu'est-ce qu'on choisit pour un gamin comme le Phénix ? On l'enferme, tout simplement. Pas besoin de se salir les mains, enfin pas tellement. Mais bref, mes pensées s'égarent, elles vont et viennent, et m'emmêlent. Donc, qu'en est-il du moment présent. Ah oui, je l'ai calmé. Tant mieux. Tant mieux car ce matin, je ne me sentais pas d'essuyer une crise plus longue. Quelle drôle de nuit, non mais franchement ! Quel drôle de rêve... Rien que d'y penser, je recommence à me demander si on a que de l'eau, dans nos verres... Bref. Je suis donc assis en tailleur, tranquillement, devant mon codétenu. Ok, ça fait un peu bizarre, puisqu'il y a des chaises ou même notre lit, pour s'asseoir. Enfin, c'est ainsi. La journée commence bien ? Non, elle allait bien commencer, avant ce fichu sifflement dans mon deux. Shepard, qui d'autre. Abruti de première, chopé pour je ne sais plus quel motif. Le genre j'en ai plein dans les bras, mais pas un neurone dans le cerveau. S'il a un cerveau, d'abord. Visiblement oui, puisqu'il a de quoi lancer quelques pics. Déjà, Phénix c'est un garçon, s'il n'avait pas remarqué. Le pauvre, déjà qu'il n'a pas grand-chose dans la tête, si en plus il est aveugle... Je soupire profondément, et rentre dans son jeu, puisqu'au final, c'est le seul moyen de s'en sortir avec lui. Lui, j'aimerais bien qu'il crève aux Animals. Je sais, c'est pas bien de souhaiter la mort des autres, mais dans son cas, ce serait plutôt une délivrance. Toujours est il qu'il me dégoûte. Il est bête, méchant, et il ne fait rien pour s'améliorer. Petite frappe de Détroit par excellence. Je soupire à nouveau, qu'il est idiot alors...

soudainement, un avion en papier passe à travers les barreaux de notre cellule, et de la sienne. Je tourne un peu la tête pour en trouver la provenance, bien que j'ai déjà ma petite idée. Le revoilà en forme, apparemment : il a grimpé sur son lit, et écrit je ne sais quoi sur des avions en papier. Bah, au moins, si ça éloigne ses crises, je ne vais pas protester. Je secoue un peu la tête, profondément amusé, et un large sourire vient étirer mes lèvres. Alors, il a du mal à lire, monsieur grosbrasj'airiendanslebocal ? C'est bien, déchiffre, ça me laisse le temps de fumer la pipe en finissant le dictionnaire. Enfin, je ne devrais pas me moquer, car franchement, moi... Bref, j'ai pas tellement envie d'y penser. Mon regard fait quelques aller-retours entre mon codétenu, et Shepard. Je ne sais pas ce qu'il a écrit sur cet avion, mais l'autre est en rogne ! « Dis donc la tapette, t'as pas une langue ? Et, continue de faire le malin et je t'assure que ta gueule n'aura rien à envier à celle de blondie quand j'en aurai fini avec lui. » Ouuuuh. Les sifflements se font entendre, à nouveau. On a l'impression d'écouter des parieurs autour d'un combat de coqs, c'est marrant. Complètement stupide, mais au moins, ça tue l'ennui, ça fait passer le temps. Je continue à regarder les deux, un à un, mais je lève toutefois le doigt pour protester. « Shepard, désolé, mais même le nez en sang, et un oeil au beurre noir, blondie reste beau gosse. » Sourire provocateur, okay, j'en fais peut-être un peu trop, mais ça fait du bien de temps à autres quoi ! Et puis, faut quelqu'un pour le remettre, à sa place, ce crétin. Sans compter que je me suis assez écrasé quand j'étais gosse : c'est fini maintenant. Fini.

Un nouvel avion en papier vole, et vient se planter entre les deux yeux de coyote de notre abruti préféré. Hé bah, pas deux sous de jugeote, celui là... C'en devient inquiétant, vraiment. Je jette un coup d'oeil amusé au jeune Phénix, et reporte mon attention sur l'abruti national. Je déchiffre ses diverses expressions faciales. Une nouvelle fois, je ne sais pas ce que mon codétenu a pu écrire sur ce bout de papier, mais ça n'a pas l'air de faire plaisir à l'autre atrophié du cerveau. Mais c'est qu'il rugit, le caniche lobotomisé ! Je ne peux retenir quelques éclats de rire en l'écoutant. « Comment tu... T'as intérêt à la boucler ! » Alors là, je ne sais pas par quel moyen il l'a fait chanter, mais au moins, ça marche. Je secoue un peu la tête, légèrement incrédule, et va sans plus attendre taper dans la main de mon codétenu. Hé oui, cellule 666, la classe internationale. Je regarde Shepard, enragé, retourner s'asseoir sur son lit. Mais c'est déjà ça : il est dressé, le caniche. Bon, d'accord, j'arrête d'être méchant avec lui. Je retourne donc au lavabo, et essaye de terminer de me raser. Mouais, je ne me suis quand même pas loupé avec la lame... Enfin, j'essaye d'arranger ça en nettoyant tout autour, et en laissant sécher. Ah la la...

Quelques maigres minutes plus tard, une sonnerie stridente à vous en briser les tympans retentit dans les corridors. Elle fait mal aux oreilles, et pourtant, on l'aime ! Les grilles se déverrouillent automatiquement. C'est l'heure de la première permission de la journée. Et autant dire que je vais en profiter : je n'en peux plus d'être enfermé dans cette cage, avec cette nuit de malheur, et le pauvre Phénix qui me fait une crise... Je soupire de soulagement, libération ! En plus, la cour est blanche : ça fait des jours et des semaines qu'il neige. Normal, on est en hiver... Et autant dire que ça caille, dehors. J'enfile donc ce sweet gris tout terne, la seule chose qui tient à peu près chaud dans cette garde robe de taulard - en plus, j'aime pas tellement le orange - , et tire sur la grille pour la faire coulisser. Attendant que le gosse descende de son lit, et qu'il prenne ce qu'il avait à prendre pour la permission, je m'appuie contre le muret, et regarde ce crétin de Shepard sortir en me foudroyant du regard. C'est ça mouton, avance avant que je ne décide que tu bouffes toute la neige de cette cour. Pour une fois, je ne traîne pas des pieds dans les corridors, j'ai hâte de sortir. Enfin dans la cour. Je respire à plein poumon cette odeur de bitume, et laisse la très légère brise me glacer les poumons. En effet, il fait froid. Bref, ça ne m'empêche pas de marcher, puisque j'avance avec le gosse à mes côtés. J'aime pas spécialement les regards hostiles de certains. Alors que j'avance les bras croisés - parce que comme déjà dit, ça caille par ici - je reçois de la neige dans la nuque. « Pu*** de... » Je serre les dents, c'est gelé merde ! Et puis, ça glisse dans mon dos. Brr. Je frissonne, tant j'ai froid. Je me retourne, profondément agacé. Si je retrouve celui qui a fait ça je lui pète l... Aerrow ? Tss. Sale gosse. Gosse de trente-cinq piges. M'énerve. Je secoue la tête, et retrouve un semblant de sourire, rejoignant la table à laquelle ils sont assis. « Tu allais ? » entame l'homme à la peau sombre. « Tu fais ch*** Row. » Je lui tape quand même dans la main, comme je le fais pour ses trois partenaires. Voilà ce à quoi se résume ma vie sociale, en taule : Aerrow, incarcéré à la place de son frère. Ace, arrêté pour double homicide. Jake, pour avoir infiltré un réseau du gouvernement. Les frères Hamilton, Billie et Easton, pour braquage, agression sur autorité, et insultes à agents. Bref, une belle brochette de taulards, mais aussi les seules personnes en qui j'ai un semblant de confiance ici. J'invite bien sûr mon cadet de codétenu à s'asseoir, et lui propose une clope alors que j'ai déjà allumé la mienne.

« Tu devrais vraiment arrêter de chercher Shepard... » Je le regarde. En effet, il me regarde méchamment, le caniche enragé. « Une fois de plus, une fois de moins... A tous les coups, on va tous crever aux Animals, alors autant en profiter non ? » me défend Billie. Ouais, autant en profiter, on ne sait pas ce qu'en sera demain. Je soupire un peu, et laisse échapper une nouvelle volute de fumée grisâtre d'entre mes lèvres. À tous les coups, on est que de la chaire à pâtée, dans l'histoire. Je secoue un peu la tête, et les conversations fusent à nouveau à la table, alors que je me retourne vers mon codétenu. « Alors, tu te sens mieux ? » Je n'attends pas particulièrement de réponse. Je veux juste qu'il hoche la tête, au minimum. Enfin, il fait comme il veut... Pour ma part, je tire une nouvelle fois sur ma clope, et regarde au-dessus de la tête du petit brun. Des caméras. Des caméras. Oh, encore des caméras. Autant dire qu'elles ne sont pas en voie de disparition, par ici... C'est pas comme si on était épiés de tous les côtés. Je soupire, et regarde à nouveau mon petit codétenu dans les yeux. « Alors, quand est-ce que tu nous pirates tout ça, qu'on puisse se casser de ce trou ? » Je souris, gentiment, puisqu'en fait, c'est juste histoire de lancer la conversation. Je ne compte pas m'évader, pas du tout. Je veux juste savoir, par curiosité, si lui prévoit quelque chose... « Et avant que tu ne le demandes, non, je ne compte pas m'évader. » Au moins, ça a le mérite d'être clair. Je lui ébouriffe les cheveux, souriant franchement, et tourne le dos à la table, regardant l'autre moule de Shepard. Pour peu qu'il joue à faire un bonhomme de neige avec ses potes. Ahah.

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    DENIAL.ANGER.BARGAIN.DESPAIR.
    A C C E P T A N C E.
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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Sam 11 Aoû - 13:38

Je ne suis pas du genre à m’incliner. Enfin, pas si ce n’est pas inévitable. Si je sais que je n’échapperai pas à quelque chose alors tant pis, je sais que je m’inclinerai. Mais... Sinon non, plus jamais. Par le passé oui, c’était le cas. Oui, je me laissais faire... Frapper, insulter... Par certains de mes camarades, par mon géniteur... Et je ne disais rien, parce que si je faisais quelque chose, ma famille risquait de prendre alors je me taisais. Mais c’est fini. Fini de chez fini. D’une parce que j’ai changé, parce que j’ai grandi, parce que je ne suis plus un gosse mais un homme. D’autre part parce que je suis actuellement en taule et, peu importe ce que je fais, je ne pense pas que ça puisse se répercuter sur les miens. Alors je peux me permettre de garder la tête haute. La plupart du temps. Donc, laisser passer l’insulte, même si elle ne m’est pas directement adressée... C’est non. Non, non et non. D’autant plus qu’elle vient d’une limace mentalement handicapée alors ce sera un jeu d’enfant de trouver quoi dire pour qu’il la boucle définitivement. Je remonte sur mon lit et écoute la conversation en silence. J’aime les répliques de mon codétenu. Il est doué pour les joutes verbales. Il a un niveau nettement supérieur au mien, je l’avoue. Mais j’apprends, petit à petit, à force de l’écouter. J’apprends et je réfléchis à la manière dont je réagirais dans des situations semblables. Bon, c’est drôle d’être spectateur mais j’aimerais bien que l’autre crétin la boucle. Alors j’entre en piste.

Les avions de papier sont ma marque de fabrique, les détenus s’y sont habitués. Ce qui fait qu’ils ne savent jamais ce que je peux bien dire aux autres, la réaction des autres est toujours une surprise. J’aime ça, je dois avouer. Je ne suis pas du genre à aller sur le devant de la piste, l’ombre me convient mieux. Bien mieux. Et ça entretient le mystère, donc c’est vraiment parfait. Et pendant qu’il galère à déchiffrer ce que je lui ai envoyé comme message, j’observe Domino qui a tourné la tête vers moi et lui sourit. Non, je ne comptais pas rester là, les bras croisés. Surtout en sachant que penser à autre chose évite les risques de refaire une crise. Oui, je vais mieux. Grâce à lui... Est-ce que, un jour, j’arriverai à lui rendre la pareille ? Je lui dois tant de choses... Je crains de ne pas être en mesure de tout lui rendre. Enfin, je verrai ça en temps voulu, quand on sera sorti de là. Ou même avant, qui sait... Non, je ne veux pas y penser. Je me concentre à nouveau sur l’autre qui grogne. Ah, il a enfin compris ? Parce que oui, il lui faut le temps de lire et le temps que l’information monte au cerveau, ce qui se révèle très long. Enfin bon, il réagit enfin. Minute... Tapette, moi ? Hé ! Non mais oh, il croit quoi ? Qu’il peut m’insulter et me menacer comme ça, sans conséquences ? J’entends les autres détenus siffler. C’est un jeu stupide dans lequel je me suis lancé mais j’aime ça. Ça me permet de me détendre. Je me replonge dans mes écritures tout en écoutant ce que Domino a à dire. Et je sourit franchement, levant un instant les yeux de mes lignes. Lui, même un œil au beurre noir et le nez en sang, rester beau gosse ? J’adore ses répliques, franchement ! Et puis, un peu de provocation n’a jamais fait de mal à personne.

Finalement, j’envoie mon second avion qui vient se ficher entre les deux yeux de l’autre. Héhé. Je vise bien quand je veux. Et j’obtiens la réaction désirée. Après avoir rugit un bon coup, il se la boucle. Et voilà, comment obtenir le silence d’un abruti avec toute la classe possible. Je souris à l’abruti en question avant de frapper dans la main de mon codétenu qui, entre-temps, est revenu vers moi. Hé ouais, les autres nous envie parce que, à nous deux, on a la pure classe et ça, ça roxe du tonnerre. L’autre mouton est retourné se coucher, Domino termine de se raser... Pour ma part, je m’installe à nouveau à plat ventre sur mon lit et reprend ma lecture là où je l’avais laissée. Par contre, j’évite de trop montrer ce que j’ai entre les mains. Bouquin de philosophie sur la dualité corps/esprit. Très intéressant, et je me prends la tête avec tout ça. M’enfin bon, de cette manière j’évite de penser à autre chose. De temps à autre je lève le nez de mon bouquin, histoire de me tenir au courant de ce que les autres peuvent bien faire. Quelques gardiens passent, je note mentalement les horaires de passage... Je n’ai encore aucune idée de ce que je vais en faire mais je le note dans un coin de ma mémoire. Les humains sont prévisibles, alors si j’arrive à comprendre la logique des rondes, j’arriverai à prévoir les prochaines. Enfin bon, chaque chose en son temps.

Finalement, la sonnerie strident qui annonce le premier quartier libre de la journée retentit, me faisant sursauter. Saleté, qu’est-ce que je hais ce bruit... Autant que je l’aime ! On va enfin pouvoir sortir de notre cellule ! Pas trop tôt, franchement. C’est pas parce que je lis que je ne sens pas la pression habituelle de l’enfermement peser sur mes épaules. Je m’assois une nouvelle fois sur mon lit et m’étire, faisant craquer quelques articulations. Enfin, la liberté ! Enfin, pseudo-liberté. Mais c’est mieux que rien. Puis, d’une pression des mains sur le rebord de ma couchette, je saute souplement à terre. Je range mon livre dans mon oreiller puis enfile un gros pull. Il fait froid dehors, il n’y a qu’à regarder combien tout est blanc... Je ne suis pas spécialement frileux mais les tenues de taulards ne sont pas spécialement adaptées au grand froid. Enfin bref. J’embarque un briquet, mon paquet de clopes, mon carnet et deux stylos puis fait signe à Domino qu’on peut y aller, puisqu’il a pris la peine de m’attendre. L’autre idiot s’est déjà tiré, tant mieux pour lui. Il n’a peut-être pas deux neurones ni plus, mais j’espère pour lui qu’il a un minimum d’instinct de survie et qu’il va se tenir tranquille pour la journée. Comme toujours, je laisse mon regard trainer un peu partout dans les couloirs, essayant de noter ce qui a changé, me rappelant l’emplacement des caméras, des grilles contrôlées par l’informatique et tout ce que je sais être capable de pirater si jamais l’occasion se présente. Mais aussi de bien d’autres détails dont l’humeur de quelques personnes dont je dois me méfier... Je ne repère aucune tête amie sur le moment. Enfin, je retrouverai certainement quelques connaissances dans la cour. Tiens, en parlant de ça, on y est. Plein de neige ! Mais je respire surtout cet air frais qui vient me brûler les poumons tellement c’est froid. Beurk, odeur de bitume et de pollution. Enfin, c’est mieux que cette odeur qui règne dans les locaux. J’avance dans la neige, aux côtés de mon codétenu, mon regard trainant à nouveau... Tiens, ce ne sont pas ses potes, là-bas ? Je fronce les sourcils en repérant l’un d’eux faire une boule de neige. Pff... Je lève les yeux au ciel mais ne dit rien et m’écarte. J’ai pas spécialement envie de me prendre de la neige en pleine tronche.

Oh, tiens, pas loupé, en plein sur la tête du blond. Je retiens un léger rire devant sa réaction mais ne dit rien, il va bien vite voir d’où ça vient. Et, en effet, il le voit très rapidement puisqu’il se calme et les rejoint. Hum... Et moi, je fais quoi ? Je repars seul en exploration dans la neige ? Tiens, mon aîné me fait signe de les rejoindre. J’esquisse un sourire et rejoins donc leur petite bande, leur adressant un signe de la main et un hochement de tête en guise de salut. J’accepte avec plaisir la clope que Domino me propose et l’allume à l’aide de mon propre briquet. Bien vite, une fumée grise vient s’échapper de mes lèvres, remplaçant les volutes de fumée blanche habituels. Hum... Ça fait du bien. Je sais que c’est pas bon de fumer mais j’ai pris cette manie il y a bien des années et je ne risque pas de m’en passer de sitôt. Et pendant ce temps-là, je les écoute discuter. Cesser de provoquer Shepard ? Oh, faut bien s’amuser quoi. Par contre, le sujet des Animals me fait baisser la tête, observant la neige sur la table. Je n’aime pas ce truc... Je n’ai pas la moindre idée de ce que ça risque de donner, je ne sais pas ce qu’il se passera pour les personnes choisis. Le vainqueur sera libéré, certes... Mais les autres ? Les autres, qu’est-ce qu’il va leur arriver ? Ça va donner quoi ? Un truc du genre chacun pour soi ? À la manière de créer un kodoku ? Ah, oui, je sais, personne connais... Donc en gros tout le monde enfermé au même endroit et forcés à s’entre-tuer jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un seul. Tout le monde ici ne mérite pas forcément de mourir... Selon moi en tout cas. Mon codétenu ne le mérite pas. D’après ce que je sais, c’est tout sauf un criminel. Et il est sympa... Enfin, d’un côté, j’ai tendance à protéger ceux que j’apprécie. Mon propre cas est tellement plus discutable... Oui, d’accord, dans mon casier, c’est écrit que je faisais du trafic de drogue. Mais bon, mon cas est un peu à part... J’ai sans doute trop d’imagination, rien ne dit que les perdants vont crever. Mais je ne peux pas me permettre de laisser cette hypothèse de côté. Mieux vaut être paré à tout ici, surtout que le gouvernement peut se montrer bien cruel.

Je relève brusquement la tête en entendant Domino me poser une question, me tirant ainsi de mes pensées. Si je me sens mieux ? Une petite seconde, que je me remettre dans le contexte. On est dehors, il caille, je me suis payé une crise de claustrophobie tout à l’heure... Mais oui, tout baigne. Je lui sourit un peu et hoche simplement la tête. Oui, je me sens mieux en étant en extérieur. Il n’a pas besoin d’une réponse développée, ce simple geste lui suffira. Je ne sais pas ce qu’il regarde au-dessus de moi, par contre... Mais je ne bouge pas, me contentant de le fixer, attendant qu’il reprenne la parole s’il le souhaite. Il finit par me regarder dans les yeux. Je soutiens son regard sans peine. Quand est-ce que je pirate tout ça ? Hééé ! Je lève les yeux au ciel... Non mais franchement, me poser une telle question... Il est drôle. Mais j’esquisse tout de même un petit sourire... Il ne compte pas s’évader hein... Pour le moment, moi non plus mais j’y pense sérieusement. Surtout si les Animals devient trop risqué. Je fais la moue quand il me décoiffe et repasse une main dans mes cheveux sitôt qu’il a le dos tourné. On ne décoiffe pas la superstar que je suis. Non mais. Sale gosse. Bon, il attend une réponse là... Je sors mon carnet, un stylo, et entreprend d’écrire... Enfin, si ce satané stylo accepte de fonctionner... Le froid a tendance à geler l’encre et c’est galère. Ah, enfin, il accepter de fonctionner. Et en fait, je n’écris pas de phrases mais je dessine. Je dessine la cour rapidement. Puis je décore le tout de nombreuses petites croix. C’est l’emplacement exact de chaque caméra. Je n’ai même plus besoin de lever les yeux pour me souvenir de leur emplacement. Sur la page d’à côté, j’inscris mon message : Pour pirater le système de la prison, il faudrait déjà que j’y ai accès. Depuis la cour, je peux pas, comme tu vois, y’a trop de caméras et aucun angle mort. Et à l’intérieur y’a les gardiens. Pour une évasion, j’ai besoin de plus de temps et surtout du matériel adéquat. Sans ça, je suis pieds et poings liés. Mais pour quelqu’un qui ne cherche pas à s’évader, tu es bien curieux, Domino. Ensuite, je lui passe la feuille. J’ai pris soin d’être lisible. Il sait qui est le Phénix. Ou en tout cas, il a dû en entendre parler. Je lui souris donc. C’est vrai que j’ai besoin d’un minimum de matériel. Même un ordinateur première génération et un ou deux câbles seraient largement suffisants, mais je n’y ai pas accès. Ou alors je devrais m’infiltrer dans les quartiers réservés aux gardiens... Mais là je ne peux agir seul. Y’en a bien un qui serait assez suicidaire pour m’aider mais...

-Alors l’Phénix, toujours dans tes plans ?
-Rixe, lâche-moi, je t’ai déjà dit que j’étais plus le Phénix.
-Peut-être. Mais je trouve toujours quoi dire pour te faire parler. Ou alors c’est juste parce que c’est moi qui vient de déranger pendant que tu fumes ta clope.


Tss... En effet, Rixe arrive à me faire parler. Je lève la tête pour croiser le regard de mon professeur de combat. Il s’est fait choper cet idiot. Pour violence sur membre de la police et ivresse sur la voie publique. Infernal. Enfin bref, je me retrouve avec un pote en taule. Génial non ? Hum... À voir son air sérieux, y’a un problème quelque part. J’arque un sourcil, lui demandant ainsi ce qu’il y a. Un coup d'œil plus en arrière me fait bien vite comprendre le blème. Apparemment, Shepard et quelques autres types se sont mis en tête de nous chercher des noises. Youpie, ça risque de virer à la baston... Je hoche donc la tête. Merci vieux, je retiens. Il me passe un morceau de papier puis on échange une poignée de main et je regarde le rouquin se tirer. Dommage, c’est toujours sympa de l’avoir avec soi en cas de bagarre. Enfin bon, je sais qu’il n’a pas longtemps à purger donc il ne va pas se risquer à se payer du temps en plus pour une stupide histoire. Je soupire et lit ce qu’il m’a passé. Le retrouver dans sa cellule au second quartier libre ? Je fronce les sourcils... Je le sens pas celle-là... Qu’est-ce qu’il va bien pouvoir m’apprendre ? Enfin, je verrai. Je récupère à nouveau mon carnet et mon stylo pour écrire à nouveau : Bon, on risque d’avoir de la visite. On fait quoi de Shepard et sa clique ? Perso, j’ai pas la moindre envie de me faire ch*** à donner une leçon à ces crétins mais les ignorer va être dur... Et il a vraiment aucun instinct de survie ce crétin. Je passe ensuite mon carnet avec ces mots à Domino. À peine quelques secondes avant que l’autre mollusque se ramène vers nous. Tss... Il cherche la m**** ? Il va la trouver, je le crains. Je soupire profondément mais ne me retourne pas. Je préfère attendre de voir ce que mon codétenu décide avant d’adapter ma propre réaction. De préférence, je préférerais savoir ce qu’il décide avant de me prendre un coup parce que je sais que y’en a un derrière moi. Hum, ça ne les gênerait pas de frapper dans le dos alors tout compte fait je me lève et me tourne vers eux, croisant les bras. Ouais ? Je tire une nouvelle bouffée de nicotine puis lâche un petit nuage gris. Moi, provocateur ? Oh, peut-être un peu...

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Les apparences savent être trompeuses. Un silence masque des milliers de pensées et fait apprécier le bruit. Ferme donc les yeux et laisse-toi guider par ton instinct... Lui seul peut te donner un indice sur qui est la personne derrière le masque...
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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Dim 12 Aoû - 16:33

Comment se débarrasser du lourdeau de Shepard en deux avions, par le Phénix. Voilà qui me fait sourire, franchement. Comme quoi, c'est pas parce qu'il ne parle pas qu'il est bête. Ce n'est pas parce qu'il reste muet qu'il faut le sous-estimer. Je ne l'ai jamais sous-estimé, de mon côté. Jamais. S'il n'avait pas été là, le jour où je me suis écrasé sur cette bagnole de flics, je serais certainement en taule depuis bien plus longtemps. Le rugissement de notre caniche international étire un large sourire, sur mes lèvres, alors que je me retiens franchement de rire. On ne se moque pas des petits gens, c'est vrai... Mais il est tellement limité que j'ai envie de rire. Enfin, je ne dois pas le sous-estimer : même si je doute clairement qu'il joue un jeu, on n'est jamais trop prudent. Quoiqu'il en soit, on a gagné, une fois de plus, alors je reviens vers mon codétenu pour lui taper dans la main. Hé oui, on a la classe, car nous, on a ce que les autres n'ont pas : un semblant de complicité. Alors, quand il s'agit de virer Shepard, autant dire que c'est devenu un jeu d'enfants... Enfin, je dois terminer de me raser moi. C'est pas que tout à l'heure, le petit m'a coupé dans mon élan - oui oui, ça marche bel et bien dans les deux sens - mais un peu. Alors je dois terminer ce que j'ai commencé, avant que l'heure de notre premier quartier libre de la journée n'arrive. Je passe de l'eau sur la coupure, qui continue de couler pour mon plus grand désespoir. C'est pas bientôt fini ? Je l'essuie, et attend que ça sèche, simplement. Autant dire que je suis patient. Finalement, la chose tant attendue est là : cette atroce sonnerie qui annonce le premier quartier libre de la journée. C'est une mélodie, à l'oreille de chaque taulard. Cette mélodie qui déverrouille les portes, et qui nous invite à sortir. Un clac familier nous indique que notre cage est ouverte, qu'on peut enfin sortir. Alors j'enfile mon sweet le plus chaud, attrape mon paquet de clopes, et me rends juste devant la cellule en l'attendant. Attendre qui ? Le petit brun avec qui je partage ma cellule. Je le laisse d'ailleurs faire son business, avant qu'on y aille. Et pendant ce temps, je reste accoudé à l'encadrement de la cellule, regardant l'autre moule prendre les devants, et sortir avec son codétenu. Ils font bien la paire, les deux... Pff. Je me retourne, pour regarder où en est le Phénix, il me fait signe que c'est bon, on peut y aller.

Alors on se rend dans la cour. Autant dire que ça fait du bien. L'air est vraiment frais, et malgré la pollution, il est bien plus pur que celui qui rôde dans les corridors... Je m'en glace les bronches, à force de prendre de grandes inspirations. Ça brûle, mais ça fait tellement de bien. Tout est blanc. Ça change, par rapport au gris constant des cellules. Ça change, et ça fait mal aux yeux, au début. Il fait frais, mais on finit par s'y habituer. Enfin, on ne va pas rester sur le pas de la porte, donc j'invite mon cadet à avancer, avec moi. Promenade hein ? Ouais, si on veut... J'ai juste besoin de me dégourdir les jambes, d'étirer chaque muscle encore engourdi. J'avance donc, traînant un peu des pieds dans la neige. Avant de recevoir tout ce qui semble être une boule de neige dans ma nuque... Par automatisme, je me baisse un peu, et je passe une main sur la zone touchée. Ah ! Mais c'est froid merde ! Qui c'est qui a fait ça, hein ? Me connaissant parfaitement, je pars au quart de tour : manquerait plus que ce soit l'autre crétin de Shepard et sa clique de mollusques. Mais ça tombe dans mon dos en plus ! C'est gelé ! Je grogne un peu, et serre les dents, me retournant. Allons donc, d'où est-ce que ça vient... Et là, j'aperçois Aerrow, qui est juste mort de rire. Ahah, très drôle en effet. Quel sale gosse ! Je secoue un peu la tête, et retrouve mon sourire, retirant la neige qu'il me reste dans le cou. Je suis mouillé maintenant... Bref. J'entraîne le Phénix à ma suite, puisque je n'ai pas envie de le laisser seul, et il se ramène.

Les conversations sont déjà là, mais ça ne nous empêche pas de nous incruster dans le truc, alors que nous saluons chacun des taulards. Shepard d'abord. Ah ça, la moule numéro un, c'est dur de pas lui chercher les noises... D'autant plus que c'est toujours lui, qui lance la première offensive, alors on ne fait que répliquer ! Bref. Billie enchaîne sur les Animals. Ces jeux dont on ne connaît pas encore les règles... j'appréhende un peu ce nouveau truc. Le gouvernement actuel est capable des pires magouilles possibles, alors... Si le but est de vider les prisons... On sait tous que le seul moyen serait : ou de tous nous relâcher, ou de tous nous tuer. Un vainqueur, donc je suppose que c'est le seul à rester en vie. Et les autres... Ils meurent ? Peut-être. J'en sais trop rien, et je reste assez dubitatif sur ce sujet. Ce serait injuste, vraiment. Il n'empêche que, si on part sur cette hypothèse, je ne vois qu'une solution : une boucherie. Une arène, des prisonniers qui s'entre-tuent jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. C'est sadique, et pourtant, c'est fichtrement digne de ce pu*** de gouvernement. Alors que les conversations dérivent sur de tout autres sujets, je reporte mon attention sur mon cadet. Je jette un coup d'oeil au caméra. Il n'y a que ça, ici : des caméras. Des caméras dans les cuisines, dans les allées, dans la bibliothèque. Partout, il n'y a que ça. C'est... Déprimant. J'ai l'impression d'être comme un animal dans un zoo. Un animal qu'on surveille constamment. C'est grisant, à la longue. Du coup, j'ai un sujet de conversation, et je ne tarde pas à mettre le brun sur le coup. Il relève brusquement la tête. Bah quoi ? Qu'il ne me prenne pas au sérieux hein, je suis juste curieux... Toujours est-il qu'il lève les yeux au ciel, quoique esquissant un petit sourire... C'est pas improbable, alors ? Je me retourne, et détaille la cour, alors qu'il écrit. Il me passe le mot que j'attrape, et j'entreprends de lire. Pour pirater le système de la prison, il faudrait déjà que j'y ai accès. Depuis la cour, je peux pas, comme tu vois, y'a trop de caméras et aucun angle mort. Et à l'intérieur y'a les gardiens. Pour une évasion, j'ai besoin de plus de temps et surtout du matériel adéquat. Sans ça, je suis pieds et poings liés. Mais pour quelqu'un qui ne cherche pas à s'évader, tu es bien curieux, Domino. Saviez-vous que pour un dyslexique adulte, il est bien plus facile de lire un mot dans un miroir ? C'est bête, j'ai pas de miroir. Alors tant pis, je lis comme je peux. Je fronce un peu les sourcils de temps à autres, mais au bout de quelques minutes, j'ai fini de lire. Je souris, et réponds donc. « Curieux, je l'ai toujours été. Enfin, si l'envie te prenait d'organiser une évasion, fais-moi signe. C'est pas comme si je préparais des cambriolages et des braquages depuis près de dix ans. Les plans et coups tordus, tu peux me croire, ça me connaît. Donne-moi une tache à faire, et elle sera faite. » Ce n'est qu'un murmure, puisque je n'ai pas spécialement envie que les autres m'entendent. Certains seraient capables de me balancer dans l'espoir de gagner quelque chose, un sursis, ou n'importe quoi qui les ferait sortir plus vite pour avoir coopéré. Minute... depuis quand je propose mes services, hein ? Je suis pas sensé raccrocher, après ce qui m'est arrivé ? Non. Domino ne raccroche jamais. C'est sa voie, sa destinée, si on veut faire plus mystique. Et limite suicidaire... Enfin, c'est pas nouveau chez moi : je suis un peu masochiste sur les bords. Alors oui, c'est bel et bien une proposition que je lui fais là... N'importe quoi, franchement, je me désespère tout seul...

Pas le temps d'aller plus loin que quelqu'un nous interrompt. Je l'ai déjà vu lui, j'en suis sûr... J'ai dû le voir avec le Phénix d'ailleurs, vu que les deux se connaissent. Je lève les yeux vers le nouveau venu, et le détaille en silence. Minute, le brun parle ? Ouah. Impressionnant. Je crois que je ne l'ai jamais entendu autant parler depuis... Longtemps... Je décrypte chacune de ses expressions. Il semble si sérieux... C'est quoi le problème au juste ? Je ne tarde pas à le découvrir, alors que le rouquin se tourne vers la clique de Shepard. Ah ouais, ok. Pas un mot de plus, les deux potes se comprennent. Je n'ajoute rien, puisque de toute façon, je n'ai pas à intervenir. Apparemment, on va avoir des problèmes... Ah la la... Le petit brun se remet à écrire. Pour ma part, je ne regarde pas Shepard, car il va prendre ça pour de la provocation, et il n'aura rien de mieux à faire que ramener sa fraise. Une nouvelle fois, j'attrape le papier que me tend le Phénix, et entame cette laborieuse lecture. Bon, on risque d'avoir de la visite. On fait quoi de Shepard et sa clique ? Perso, j'ai pas la moindre envie de faire ch*** à donner une leçon à ces crétins mais les ignorer va être dur... Et il a vraiment aucun instinct de survie ce crétin. Ce message passe plus rapidement, mais certainement car il est plus court. Je soupire un peu, et relève la tête vers le brun. En effet. « On improvise... » Je tourne la tête vers Shepard qui nous fixe farouchement, comme s'il allait nous bouffer. Encore un quartier libre où je vais manger... Enfin, le pire dans tout ça, ce n'est pas de se battre. C'est que quand les matons nous chopent, on est de corvée... La poisse. Je soupire à nouveau profondément, et me retourne vers mon codétenu, l'expression neutre et légèrement lasse. À peine je relève les yeux que l'autre mollusque et ses copains sont là. Super. Une ultime soupir, et me relève, tirant une nouvelle fois sur ma clope. Je me plante devant Shepard qui me surplombe facilement d'une tête, et je souris, soufflant une volute de fumée grisâtre sur son visage. Phénix s'est levé à mes côtés, tant mieux. Je secoue un peu la tête, et reprends. « T'as vraiment besoin de moi pour faire un bonhomme de neige ? Franchement, tes mollusques de potes, ils n'ont pas le niveau intellectuel suffisant ? » Je hausse les sourcils, avec cette expression indifférente je m'en foutiste qui me sied si bien.

Le coup lui, ne prévient pas. Il part, et vient frôler mon visage. Louper gros ours, allez, try again. Je perds tout sourire, je risque de devenir vraiment mauvais. Et cette fois, c'est dans mes côtes qu'il vient... Je grimace, serre les dents. La douleur est terrible, surtout quand il fait aussi froid. Je me plie en deux, le souffle coupé. « Alors blondie, on l'ouvre moins maintenant ? » Je ricane nerveusement, méchamment, et je me redresse plutôt douloureusement. Je lui souris, extrêmement provocateur sur le moment. « D'un côté, ça ne sert a rien que je... L'ouvre... Car quoi que je dise... Je ne suis pas sûr que tu comprennes... » Un nouveau coup part, et cette fois, je lui attrape le poignet, et lui plaque dans le dos. Il gémit de douleur, l'animal. Tant pis pour lui. « Ok ok... C'est bon, relâche moi, abruti... » Je souris, victorieux, et le relâche. C'est une moule bien peu résistante. Pathétique. Je secoue donc la tête, et me recule, m'apprêtant à retourner m'asseoir avec mes amis. Qu'il me lâche les baskets un peu, j'ai pas envie de jouer avec lui. Je fais un signe de tête à mon cadet comme quoi il peut s'asseoir à nouveau. Mais à peine je tourne le dos que l'autre ordure lance une nouvelle offensive. Quelle crevure alors ! Il n'a vraiment pas de face ! Il n'a donc ni honneur, ni rien ? Quel fourbe ! Je me retourne, et il me pousse contre la table. Je retiens péniblement une grimace, lorsque mon dos vient se plaquer contre la table. J'ai mal, vraiment. Pourtant, l'autre crétin m'y maintient, plaçant une main sur mon cou. Il m'étrangle, clairement... Je commence à manquer d'air... J'ai vraiment du mal à... respirer... En fait, je ne peux plus respirer. J'ai l'impression que ma tête va exploser, mes veines gonflent, et se font apparentes sur mon front. Je deviens rouge, alors qu'il appuie plus fort, m'empêchant de respirer... C'est limite si j'ai pas les yeux qui tournent... Finalement, je lui envoie un coup de pied bien placé, ce qui le fait immédiatement reculer. Je passe une main sur mon cou, et reprends difficilement mon souffle... Enfoiré ! Je tousse un peu, et le pousse dans la neige. Il ne sait pas ce qu'il a fait. Oh que non, il ne sait pas. Je le garde sur le petit talus de neige, et alors qu'il s'apprête à envoyer un nouveau coup de poing dans mon visage, je place un couteau sur sa gorge. Ce couteau, si précieux, que j'avais volé à la cantine. Hinhin, tu t'y attendais pas, pigeon ? Je souris, vraiment mauvais, et j'appuie un peu plus sur la lame. Si je me fais choper avec cette arme blanche, je serai de corvée pour un bout de temps... Mais pas grave, il l'a mérité. Et puis, c'est pas parce que le bout est arrondi que je ne peux pas lui trancher la gorge sur-le-champ. Je n'ai rien d'amusé dans mon regard. Ni sur mes lèvres. Je suis vraiment mauvais, je tremble. « Alors, on attaque dans le dos maintenant ? T'as vraiment pas d'honneur, tu me dégoûtes. Ce sont des gars comme toi, qui doivent crever ou pourrir pour l'éternité ici. T'as pas de face, pauvre c*n. Tu mérites que je te finisse, là, tout de suite. Je ne peux me servir de cette lame qu'une fois, avant qu'on ne la prenne. Et si tu étais mon cobaye, hein ? » Je penche un peu la tête, et tout en le maintenant à terre, je continue d'appuyer un peu. Une première goûte de sang vient perler sur le métal argenté.

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    DENIAL.ANGER.BARGAIN.DESPAIR.
    A C C E P T A N C E.
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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Lun 13 Aoû - 10:15

Les Animals... Je ne le sens vraiment pas ce truc... Ça va encore être un coup à tous nous massacrer... Oui, je sais, j’ai tendance à apprécier les scénarios catastrophe. Mais comme je le dis si bien... Non, comme je le pense si bien : il vaut mieux se préparer à tous les cas de figure. Comment vider les prisons autrement qu’en nous libérant ou en nous tuant ? Je ne vois pas... Et c’est franchement pas le genre de ce ****** de gouvernement de tous nous relâcher. Donc je vois bien venir le massacre. Tous nous tuer les uns les autres. Et quoi de plus spectaculaire que de tous nous faire nous entre-tuer ? Non, franchement, c’est la classe. Ça rappellerait les jeux romains, avec les gladiateurs. Avec tuer comme mot d’ordre. Pathétique, mais tout à fait le genre du gouvernement. Bref... Si certains méritent ce genre ce sort ? Oui, sans doute. Tout le monde ? Non. Mais après, ce ne sont pas mes affaires. À chacun de s’assumer, d’assumer ses crimes. Après, y’a les assumer et les dévoiler à qui veut l’entendre. Mais bon, je ne compte pas m’étendre là-dessus. Je me questionne encore sur ma propre position là-dessus. Je mérite la mort, moi ? Je... D’un côté oui. D’un autre non. C’est compliqué je trouve. Enfin, je n’ai jamais prétendu être un type facile qu’on comprend au premier regard. Au contraire. Et je ne compte pas m’étendre là-dessus.

La voix de Domino me tire de mes pensées. Pirater tout ça hein ? Je lève les yeux au ciel... Comme si j’avais des super-pouvoirs. Je récupère mon carnet et lui explique la situation. Je le laisse prendre son temps pour lire, je sais qu’il a des problèmes. J’ai tout mon temps, d’un côté. Ce n’est pas comme si, tous les deux, on avait encore quelques années à passer en taule. J’ai toutes ces années à perdre. Finalement, je le vois sourire. Ah, il a fini de lire. Réponse ? Sa voix devient simple murmure... Pardon ? Lui, qui se la joue solo, il vient de me proposer son aide ? J’arque un sourcil, intrigué. Braquages et cambriolages... Ouais, j’ai organisé tout ça aussi, à une époque. J’ai raccroché, je devais me ranger pour veiller sur les miens. J’aurais pas dû replonger... Si j’avais pas encouragé l’autre idiot de copain de Hell en acceptant de l’aider avec son coup, il serait certainement pas en taule. Enfin... Bref. Tout ça pour dire que je connais aussi ce domaine. Je le fixe, sans esquisser un geste pour récupérer mon carnet... Lui qui me propose un coup de main... Peut-être que... Non. Je secoue la tête. Je récupère mon carnet et inscrit très vite ma réponse, bien qu’avec toujours mon habituelle écriture droite et lisible : Tu prends des risques avec une telle proposition, Domino. Si je pouvais accéder au système central de la prison, ne serais-ce qu’un quart d’heure, j’aurais le moyen de programmer de quoi faciliter une évasion. Mais c’est suicidaire. Après, si tu veux vraiment parler de ça, attend qu’on soit de retour dans notre cellule, ce sera plus tranquille. Puis je lui passe mon carnet pour qu’il lise. Quoi ? Moi, ordinairement méfiant ? Oui, je l’avoue, je ne choisis pas n’importe qui pour participer à mes plans. Mais lui, je lui fais confiance, allez comprendre pourquoi... Peut-être parce que je lui dois la vie, parce que, en ces dix mois, j’ai aussi pu voir que je pouvais lui accorder ma confiance. Non, je ne baisse jamais complètement ma garde mais... Je sais pas, lui c’est un cas à part. Bref. Je verrai. Si je dois inventer un plan, j’ai tous les éléments nécessaires. Point noir : je ne sais pas quel est le niveau de sécurité de leur système. Mais bon, après, je m’en arrange. Je le mets sur un coup ?

Pas le temps de plus y réfléchir qu’une voix me tire de mes pensées. Rixe ? Je n’ai même pas besoin de relever la tête, je reconnaitrais sa voix entre mille. C’t’idiot réussit à m’arracher une phrase complète. Exploit dont il est le seul capable... Pff. Alors, pourquoi s’est-il déplacé jusqu’à nous ? Je regarde en arrière... Ah, Shepard et sa clique. Je vois, j’ai compris. On n’a pas besoin de mots pour se comprendre, mon professeur de combat et moi. Je le laisse se sauver. C’était sympa de sa part de venir me prévenir... Rien ne l’y obligeait. Bon, je me dois bien de prévenir mon codétenu. Alors je m’empare une nouvelle fois de mon carnet pour le prévenir que des ennuis sont à venir. J’ai un peu la flemme de chercher les problèmes si tôt le matin, même si là, ce sont les problèmes qui viennent nous chercher. Le résultat risque d’être le même de toute façon : bagarre en perspective. Je cherche seulement à savoir ce que le blond a en tête pour aujourd’hui. Il relève la tête et je le regarde droit dans les yeux. On improvise ? Ahah, très drôle... Bon, en gros, il n’a pas de plan en tête, moi non plus. On va donc bien déguster. Youpi. Je soupire... À peine quelques instants plus tard, Shepard et sa clique de mollusques sont là. Bon, puisqu’il faut improviser, je me relève en tirant une nouvelle dose de nicotine et lâche une fumée grise avant de croiser les bras, les toisant, ma clope entre deux doigts. Je suis prêt. Puisqu’il faut que je redevienne le phénix, alors d’accord. Mais je ne garantis rien. J’écoute tout de même la réplique de mon codétenu. Et je sens mes lèvres s’étirer en un sourire amusé. Il a toujours la bonne réplique à sortir celui-là, j’adore ! Mais dois-je rappeler que ses mollusque ont un QI très... Limité ? Non, c’est bon, inutile d’enfoncer le clou. Même si ce serait très drôle. Mais là je ne peux pas utiliser mes avions de papier. Dommage.

Et le premier coup part. Je fronce les sourcils mais ne bouge pas, pour le moment, c’est une histoire entre Domino et Shepard. C’est à lui de se débrouiller. Je préfère surveiller ce que font les autres, au cas où ils décideraient d’intervenir. Non, j’avoue, je n’ai vraiment pas envie de me servir de mes poings. Généralement, j’ai une arme entre les doigts quand je m’en sers, comme ça, ça finis toujours plus vite. En taule, je n’en ai pas l’occasion. J’ai bien mon briquet mais je vais éviter les bêtises. Ce serait bête que je me prenne quelques années de plus pour avoir fait cramer un autre détenu. Bon, je surveille ces idiots. Hum... Ouais, à voir leur tête, je m’en mêle, c’est ma fête. Si vous saviez, bande de moutons... Je hausse les épaules et me concentre de nouveau sur le petit duel entre les deux. Hum... Hé bien, mon codétenu a l’avantage. Le mollusque n’a pas l’air dès plus résistants... Sauf que je fronce les sourcils. Je ne le sens pas ce coup-là, il baisse trop vite les bras... De mon côté, je décroise les bras et me prépare à intervenir... Domino me fait signe que je peux me rasseoir mais je ne le fais pas, je reste debout. Non, il va y avoir des problèmes, j’en suis certain. Et je m’en doutais, l’autre est prêt à frapper dans le dos ! Pas le temps pour moi d’intercepter le coup donc je fais la seule chose que je suis capable de faire, même si je déteste ça...

-Domino !

Décidément, j’ai l’impression de beaucoup faire entendre ma voix ce matin... Mais je n’ai pas le temps d’en dire plus ni d’intervenir que y’en a un qui semble décréter que je suis allé trop loin. Bon, Domino devra s’en tirer tout seul le temps que je m’occupe des sous fifres. Dire que je n’avais pas vu le coup venir... Direct dans l’estomac ! Punaise... Je je plie un peu en deux... C’est tout saut le moment pour me frapper là. Je vais m’énerver ? Hum... Non, pas déjà. Mais si je n’ai pas très vite le dessus, oui, je sens que je risque de m’énerver. Bien, je me redresse... L’autre tente un nouveau coup, je me décale rapidement, lui attrape le poignet tout en lui fauchant rapidement les jambes. Et voilà, une moule à terre. Trop facile. Sauf qu’en faisant ce mouvement je me suis un peu déplacé et éloigné de la table... Et l’un des autres en profite pour me chopper les poignets ! Que ? Saleté ! Dans le dos ! Je ne supporte pas qu’on agisse dans mon dos, alors ce crétin a tout intérêt à me lâcher vite fait ! Tss, et l’autre se relève... Je sens que je vais déguster... Et pas que de la neige ! J’essaye de libérer mes poignets mais je n’en ai pas la force suffisant, il va falloir que je change de méthode... Et en attendant je me prends un coup dans la mâchoire. P***** de ***** ! Il me touche à nouveau, je le bouffe ! Et d’un nouveau coup, dans les côtes cette fois... Je grimace mais ne laisse aucun son s’échapper de mes lèvres... Je ne leur ferai pas ce plaisir. Bon, je résume la situation : je suis immobilisé debout tandis qu’un autre me frappe. Hum... Ouais, j’ai la place pour quelques mouvements, l’autre dans mon dos tient mal mes poignets. Alors j’attends que l’autre daigne vouloir me frapper une nouvelle fois au visage. En attendant j’ai droit à quelques coups dans le ventre... Je vais avoir des bleus... Et si les gardiens débarquent, on va être mal...

-Alors le mioche, on fait moins le fier ?

Le mioche ? À voir sa tronche, je n’ai guère qu’un ou deux ans de plus que lui et il ose me traiter de mioche ? Il va falloir qu’il s’achète des lunettes, franchement. Ah, bah le bigleux s’est finalement décidé à m’arranger le portait. Dommage pour lui, c’est ce que j’attendais. Je me baisse au dernier moment, et son poing vient s’écraser sur le torse de celui qui maintient mes poignets. Héhé. Sous le coup, l’autre desserre sa prise et j’en profite pour me libérer ! Bien, à moi de jouer maintenant. Pas le temps d’essuyer le sang qui coule de ma lèvre, le gosse reprend l’attaque. D’accord, je lui chope le bras. Hum, il s’y attendait ? Ah, mais je ne compte pas recommencer mon coup de tout à l’heure. Non non, j’utilise son élan pour le retourner contre lui. Résultat je me retourne tout en le projetant par-dessus mon épaule, en plus sur celui qui me tenait. Et de deux d’un coup ! C’est pas une prise de judo ça ? Peut-être. En tout cas, j’en profite que les deux sont un peu sonnés pour retirer l’horrible veste orange des taulards et m’en sers de corde pour leur nouer les mains ensembles. Et toc. La classe. Maintenant, à la niche. Bon, c’est pas tout mais le froid se fait réellement mordant là... Tant pis au pire je me choppe un rhum. C’est pas la mort, j’ai vu pire. Bon, ce n’est pas tout mais faudrait peut-être que je donne un coup de main à mon codétenu. Il avait l’air en mauvaise position... Je me retourne donc vivement... Sauf que je ne le vois plus. Je fronce les sourcils et parcours la cour des yeux... Avant de le repérer rapidement. Ouh là... S’il compte faire joujou avec son couteau, c’est sans compter sur moi. Je franchis rapidement la distance qui me sépare des deux et pose une main sur l’épaule de mon aîné. Puis je m’accroupis pour lui retirer son arme des mains, doucement mais fermement, avant de le fixer quelques secondes. Je dois avoir globalement l’air de dire que cet abruti ne vaut pas la peine de se prendre quelques années de taule en plus. C’est ce que je pense en tout cas, et il me connait suffisamment bien pour en deviner une partie. Allez, qu’il le lâche. Tu ne va pas devenir un meurtrier, Domino, tu vaux mieux que ça. Je t’assure. Je les écarte un peu, tous les deux, juste le temps que le blond se remette debout et je le pousse plus loin. Je ne suis pas nounou, franchement... Et puis d’abord, s’il veut le tuer, qu’il se trouve une bonne lame de rasoir, pas un stupide couteau de cuisine même pas foutu de couper un steak haché ! C’est vrai quoi, quand on veut faire quelque chose, autant avoir le matériel adéquat.

-Tu peux critiquer blondie, toi t’as pas de tripes. Et en plus tu te fais contrôler par une tapette. Quoique, ça lui va bien le rôle de nounou. C’est la classe, non franchement.

Heu... Pardon ? Il se rend compte de ce qu’il raconte, le mollusque ? Au risque de me montrer désagréable... Non, je ne lui ferai pas le plaisir de faire entendre ma voix pour répliquer à une telle provocation. Alors je l’ignore et continue de pousser l’autre devant moi. Suffit les bêtises pour ce matin. Sauf que je sens un élancement de douleur faire vibrer toute ma colonne vertébrale ! Ce c** m’a frappé dans le dos ! Je perds un peu l’équilibre, titube sur un petit mètre puis secoue la tête. Alors ça... Alors lui... Non. Trop c’est trop. Je ne suis pas une tapette pour commencer. Je ne suis pas une nounou non plus. Ensuite, s’il tient vraiment à avoir un aller simple pour la morgue, qu’il continue ! Mine de rien, j’ai un couteau en main et je sais parfaitement m’en servir. Alors je pousse une dernière fois le blond devant moi puis me retourne. Je vais rire. Mais l’autre, peut-être pas. Dommage, j’ai perdu ma clope lorsque l’autre débile m’a frappé, tout à l’heure. Par contre, j’ai mon briquet. Alors je le sors et, mine de rien, je fais chauffer la lame du couteau dans la flamme qui danse entre mes doigts. Je ne serais pas contre me réchauffer un peu, parce que là je caille. Tente le moindre coup, la moule, et je te jure que tu vas souffrir. Et là, il n’y a pas mon professeur pour m’arrêter. En gros, le temps que les gardiens se pointent, j’ai largement le temps de m’amuser. Hop, une lame bien chauffée, pas besoin que ça coupe, le moindre coup sera assez douloureux comme ça. J’ai juste à éviter de me faire désarmer mais là je... Oups. J’ai bien failli me prendre un coup ! J’en lâche mon briquet. Et m****... Ça m’apprendra à être déconcentré. En tout cas, l’autre en est déséquilibré et j’en profite pour positionner la pointe de la lame vers l’arrière et avancer rapidement. Coupé sur la joue, c’te c**. Et voilà le travail. Sauf qu’il parvient à me bloquer au sol ! Je grogne un peu en sentant ma colonne vertébrale heurter le béton, d’autant plus que je suis dans la neige donc ça ne va pas m’aider à me réchauffer. Et en plus il me désarme ! Problème... Il est bien plus lourd que moi, je ne vais pas réussir à le faire virer de là... Je me suis mis dans la mouise, une fois de plus... Youpi, les coups pleuvent et je n’arrive pas à le faire dégager ! Je sens que... Je vais me sentir... Assez mal tout à l’heure...

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Les apparences savent être trompeuses. Un silence masque des milliers de pensées et fait apprécier le bruit. Ferme donc les yeux et laisse-toi guider par ton instinct... Lui seul peut te donner un indice sur qui est la personne derrière le masque...
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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Mer 15 Aoû - 21:12

Au final, mourir, c'est quoi ? Passer d'un état à un autre, ni plus ni moins. C'est accepter de rendre son dernier souffle, accepter de quitter la vie. Ça ne me fait ni chaud ni froid, quand on en parle. C'est très certainement pourquoi le sujet des Animals ne m'affecte pas du tout. Je suis bon comédien. Je peux dire ce que je veux, prétendre des pensées fausses. Je peux dire que la mort ne me fait rien. En réalité, j'ai peur de la mort. J'ai peur de mourir. Seul, ou accompagné, je m'en fiche. Je ne veux pas mourir, c'est tout. J'ai peur que ce soit douloureux, qu'il n'y ait rien après. Que ce soit vraiment la fin, et pas un nouvel état d'âme. Certains s'accordent pour dire que c'est mieux de mourir, que de n'avoir jamais vécu. D'autres voient ça comme une délivrance. Et moi dans tout ça, je suis perdu. Je ne sais pas vers où orienter mes pensées. Je sais que nous sommes tous destinés à rendre l'âme un jour ou l'autre, c'est ainsi, et on ne peut rien contre. Mais peut-on prévoir quand ? Pourquoi ? Comment ? Non. C'est justement cette imprévisibilité qui fait de la mort ce qu'elle est : inattendue. Plusieurs personnes ont déjà eu l'occasion de me tuer. Le gamin, il aurait très bien pu dans mon sommeil, avec une lame de rasoir. Shepard aurait très bien pu me tabasser à mort, s'il en avait eu le cran. Tellement de moyens de mettre fin à ma vie. Et pourtant, je suis encore là. Je soupire : je ne devrais pas avoir de telles pensées. Tout d'abord car ça ne me ressemble pas. Ensuite car... Car j'en sais rien. Je ne dois pas, c'est tout.

Toujours est-il, je relance la conversation. Sur quoi ? Hum... Un sujet potable... Un coup d'oeil au-dessus du gosse, et je remarque les caméras. Je retiens un profond soupir las. Encore et toujours des caméras. Comme si nous étions dangereux... Enfin, certains, oui. Mais moi, franchement ? Je ne vais tuer personne. J'ai assez de temps à passer en taule comme ça, il est hors de question que je me rajoute des années en plus. La prison est assez... Déprimante comme ça. J'ai pas tellement envie qu'on m'enterre ici. Pas du tout même. Je veux sortir. Je veux vivre, dans une petite maison face à l'océan. Avoir un chien, une femme, et des enfants. Le problème ? Je n'aurai jamais cette vie. J'ai une vengeance sur le feu, et je ne peux pas raccrocher les braquages comme ça. Quoique, j'ai pas sifflé tout mon fric, encore. J'ai deux ou trois comptes encore pleins. De quoi vivre tranquillement, jusqu'à ma mort. Est-ce réellement ce que je veux ? Je me pose la question parfois. Qu'est-ce qui vaut mieux, au final ? J'en sais rien. Et ce n'est pas tellement la question du moment. Quitter Détroit est tout simplement impossible... Enfin, avec un gouvernement corrompu jusqu'à la moelle, je finirai bien par trouver une solution. En attendant, je dois trouver mon sujet de conversation. Ah oui, les caméras on avait dit. Alors j'enchaîne sur les caméras.

Quelques bouts de papier plus tard, nous sommes dans le vif du sujet. Je propose bel et bien mon aide au petit brun, pour s'évader d'ici. N'est-ce pas un peu un coup de folie ? Suis-je en train de souffrir d'une insolation ? Bien sûr, une insolation de ce temps-là... Je soupire profondément. Oui, je suis curieux. Oui, j'aime connaître, envisager diverses possibilités. Car j'ai toujours agis ainsi, voilà tout... J'ai toujours eu une longueur d'avance sur les autres. Dans mes coups, dans la vie de tous les jours... J'en ai toujours eu besoin, pour m'y retrouver. Avoir de quoi se raccrocher, si jamais. C'est certainement pour cela, que je ne me suis jamais fait choper, quand j'agissais en solo. Le seul coup en groupe, le dernier, et il a fallu que j'en claque des années derrière les barreaux. Pathétique, vraiment. Je le laisse récupérer son carnet pour qu'il y inscrive la réponse. Quand j'y pense, c'est pas très pratique, comme situation : un dyslexique, et un muet qui écrit. Ce serait bien plus pratique s'il parlait. Enfin, je ne veux le forcer à rien, alors je fais taire mes commentaires qui sont de trop, vu le contexte. Tu prends des risques avec une telle proposition, Domino. Si je pouvais accéder au système central de la prison, ne serais-ce qu'un quart d'heure, j'aurais le moyen de programmer de quoi faciliter une évasion. Mais c'est suicidaire. Après, si tu veux vraiment parler de ça, attend qu'on soit de retour dans notre cellule, ce sera plus tranquille. Je sais que je prends des risques. Mais après tout, n'est-ce pas ça, la vie ? Prendre des risques, un peu plus, tous les jours ? Faire des erreurs, se tromper ? Se blesser pour se sentir encore vivant. J'ai besoin d'action, et des risques, j'en ai toujours pris. Alors un peu plus, un peu moins... Je suis tout de même contradictoire, pour quelqu'un qui ne veut pas passer plus de temps que prévu en taule. Enfin. Allez comprendre. Un quart d'heure, au système central ? Rien que ça ? Je retiens un soupir. On pourrait essayer. On peut essayer, je le sais. Il me faudrait juste analyser la chose avant. Même si, comme il me le rappelle si bien : c'est complètement suicidaire. Oui, il vaut mieux attendre d'être de retour en cellule.. Je hoche un peu la tête, esquissant un maigre sourire. « Oui, on verra ça en temps voulu. Je voulais juste que tu saches que je suis là, si jamais tu as besoin de quelqu'un pour aider. » Je tourne un peu la tête, puisque quelqu'un vient nous interrompre.

Visiblement, mon codétenu le connaît, le nouveau venu. Sa tête me dit quelque chose, j'ai déjà dû le croiser dans les couloirs, ou au réfectoire. Bref. Il prévient le Phénix qu'on va avoir de la visite, je le sais car j'ai suivi son regard. Ce même regard qui se posait sur la clique de la moule quelques instants plus tôt. Super... Encore une bagarre en perspective. J'en ai ma claque, de me battre contre eux, constamment. Enfin, si ça peut m'empêcher de m'ennuyer... D'accord. Rixe nous quitte, et la bande arrive bien vite. Ok. Ils cherchent les embrouilles, ils vont les trouver. Une réplique cinglante, et le premier coup part, dans mon visage. J'esquive. Un second, et j'esquisse une grimace, me pliant légèrement en deux. Toujours est-il que, encore une fois, je reprends assez vite l'avantage. On ne me cherche pas, moi. L'autre demande a être relâché, et comme il me fait pitié, je le relâche pour retourner m'asseoir. Bien sûr, tout ne se passe pas comme prévu. Cet homme n'a pas d'honneur. C'est une crevure de première, une pourriture qui n'hésite pas à vous prendre dans le dos. J'ai presque envie de lui cracher au visage. « Domino ! » Voilà le seul mot que j'entends, avant de rentrer à nouveau dans cette lutte acharnée. Qu'il reste loin le gamin, qu'il ne s'en mêle pas, je n'ai pas besoin d'aide. Quoique. Ainsi, plaqué contre la table, sans pouvoir respirer, peut-être que j'ai besoin d'un peu d'aide. L'air me manque, rapidement. J'ai l'impression que je vais claquer entre ses doigts... Et pourtant. Je résiste, péniblement. Je ne sais pas ce que le gosse fait, et je ne le vois pas. De toute façon, je commence à voir légèrement flou... Je n'ai plus d'air, et je vais certainement tomber inconscient.

Ainsi donc, elle est là, la fin peu glorieuse de Hannibal Domino Monroe ? Non, je ne veux pas y croire. Je ne veux pas, car la peur m'empêche d'y croire. La peur de mourir. Et qu'est-ce que l'on dit, au dieu de la mort ? Pas aujourd'hui. C'est ainsi qu'avec toute la volonté dont je peux encore faire preuve, que je me dégage. Je me dégage, et l'étale dans la neige. Il va le regretter, amèrement... J'ai eu peur, vraiment. Je ne veux plus jamais avoir à subir ça. Je passe une main sur ma gorge, et reprends immédiatement une bonne goulée d'air. Ça y est mon petit, tu peux respirer. Alors je respire, et je profite de cet oxygène. Je profite de chaque bouffée comme si c'était la dernière. De toute façon, l'autre n'est pas prêt de recommencer, vu où il est. Dans la neige, pissant le sang par les narines. J'en ai pas fini avec lui, loin de là. Il m'a cherché, il a tenté de me tuer. Je dois lui rendre la pareille, coûte que coûte. Ça ne me ressemble pas d'agir comme ça, pas du tout. Et pourtant, la colère m'aveugle, la haine me bouffe les yeux et me pousse à agir de la sorte. Je ne tarde pas pour rejoindre l'autre pourriture de Shepard dans la neige, le bloquer, et lui poser cette misérable lame de couteau sur le cou. J'en ai pas pour longtemps, à le tuer. Un coup net et précis, tranchant la carotide, et il sera vidé en quelques minutes. J'appuie encore un peu, et la première goutte de sang vient perler sur l'acier. Je ne reçois aucun plaisir morbide, à agir de la sorte. Ça me dégoûte même, de me réduire à ça pour lui, pour Shepard. Je ne veux pas pourrir en taule plus longtemps, et pourtant, mes agissements vont à l'encontre de mes pensées. Je suis pitoyable. Une main se pose sur mon épaule, mais je ne me retourne pas, car je sais d'avance de qui il s'agit. La personne s'accroupit, et je ne cille pas. Je fixe avec toute la haine du monde cet enfoiré, au sol. Le nouveau venu, qui n'est nul autre que le petit brun, me retire le couteau des mains. Il ne faut pas croire : je ne le cède pas aussi facilement. On pourrait croire que ma main est collée au manche, tant je le serre fort. Il finit par me le retirer des mains, et me pousse à me relever. Je m'exécute, les yeux vides. Je m'apprêtais à tuer un homme. Pour la première fois. Il ne faut pas croire que c'est car je suis un braqueur professionnel que j'ai déjà tué des gens. Je suis juste un preneur, rien de plus. Le regard dans le vague, je recule, jusqu'à m'adosser au premier mur trouvé. Je ne lâche pas du regard l'autre loque, à terre. J'ai mal au coeur.

« Tu peux critiquer blondie, toi t'as pas de tripes. Et en plus tu te fais contrôler par une tapette. Quoique, ça lui va bien le rôle de nounou. C'est la classe, non franchement. » Les yeux dans le vide, encore et toujours. Je ne réponds rien, rien du tout. Pas de tripes ? Si tu savais, pauvre con. Si tu savais ce qu'un homme est capable de faire, s'il en a la volonté. La nounou, tu peux la remercier, c'est elle qui vient de te sauver la mise. Et qui vient de me sauver aussi, en un sens... Je passe une main sur mon visage. Main totalement glacée. J'en frissonne un peu, sans y prêter attention. Je ne sais pas qui je regarde, ou ce que je cherche à capter du regard. Je suis un peu ailleurs, un peu perdu en réalité. Attention Phénix ! Hé bien non, on te frappe dans le dos, je ne t'ai même pas prévenu. Je déglutis, assez mal à l'aise. Qu'est-ce qui m'a pris de vouloir tuer l'autre, hein ? Non, je ne suis pas un meurtrier. Ça ne me ressemble pas du tout... Je fronce toutefois un peu les sourcils en voyant mon cadet chauffer la lame du couteau. Qu'est-ce qu'il fait, hein ? Lui non plus, c'est pas un meurtrier. Enfin, j'en sais rien, et je suis trop perturbé pour protester. Le Phénix attaque, et coupe l'autre à la joue. Heureusement qu'il n'a pas besoin de moi sur le coup, car je serai totalement incapable de l'aider, dans l'état où je suis. Sauf que la situation se retourne bien rapidement. C'est désormais le gosse qui est au sol, et les coups pleuvent. Dans les côtes, partout. Je suis paralysé, et pourtant, je me dois d'agir. Alors je ne réfléchis pas, et j'attrape l'autre par le col. La belle affaire : il est bien plus lourd que moi, et il n'a aucune difficulté à me faire tomber. Je suis bloqué, et je vais déguster... Tant que ça empêche des coups au gosse, je m'en fiche pas mal. Je note qu'il a mon couteau de cantine dans la main, et ça, je ne tarde pas à le balancer plus loin. Voilà, il n'a plus d'arme, plus rien. Enfin, je crois. Je suis trop dans le flou pour m'en rendre compte... Tout ce que je sais, c'est qu'il est au-dessus de moi, et qu'il s'en donne à coeur joie !

Je recouvre ma lucidité lorsque je vois quelque chose pointé sur moi. Un canif. D'où il le sort, hein ? Je me le demande bien, et à nouveau, la trouille me prend aux tripes. Il ne va pas s'en servir, hein ? Lame pas très longue, mais fine, et tranchante. De quoi me refaire le portrait, et plus si affinités. La pointe vise ma gorge, et je me sens d'autant plus mal. Encore un peu ailleurs, j'essaye de pousser le canif. Quel idiot : je pose mes mains sur la lame. Ce qui fait que, en tentant de la repousser, je m'ouvre les paumes. Ça commence à faire mal, alors par automatisme, je glisse mes mains sur les siennes, contrant tant bien que mal sa force. Si je lâche, il me plante la gorge. Je suis terrifié, vraiment. Pourtant, Shepard n'a pas l'air d'un meurtrier. Il est méchant, bête. Mais ce n'est pas un meurtrier. Je serre les dents, et finis par le repousser, tant bien que mal. Je ne sais par quelle folie, je retrouve mes mots. « Alors, c'est qui la tapette, hein ? T'as pas plus de tripes que moi, sinon tu m'aurais déjà planté. Con****.» Il garde cette expression mauvaise, sur son visage, et je tente de ne pas craquer. Je ne dois pas perdre ce combat, je ne peux pas le perdre. Je m'agite, je me débats de toutes mes forces. Il doit se pousser, vraiment. Je ne lui ferai pas de mal, s'il abandonne la lutte là. Pourtant, il me pointe toujours, du bout de sa lame. Je louche dessus, je panique à moitié. Je me secoue dans tous les sens dans l'espoir de me sortir de là. La pointe se fait de plus en plus proche.

Un mauvais geste, trop violent. Un geste de trop, et quelque chose se plante dans le faisceau intérieur, entre le pectoral, et le deltoïde. Quelque chose de froid. Quelque chose qui fait vraiment mal. J'arrête soudainement de me débattre. J'ai mal. Aidez-moi, s'il vous plaît. J'ai peur. Je respire bruyamment, et me regarde Shepard. Il semble perdu, totalement désolé. Il se relève précipitamment, et part. Je ne sais où il va. Je repose ma tête dans la neige, et regarde tout autour. Ça tombe, encore. La neige continue de tomber. Je glisse une main au niveau de ma blessure. C'est chaud, bouillant même. Du sang. L'odeur de la mort elle-même. Je suffoque, et reprends un souffle régulier. Ce n'est rien, c'est superficiel, j'en suis sûr. J'espère. Je me traîne jusqu'à une grille, et m'adosse contre. J'ai chaud, puis froid. Au final, je ne sais pas ce que je dois ressentir, puisque je ne sais pas ce que j'ai. Un coup j'ai mal, l'autre non. Étrange. Je ne bouge plus, et ferme un peu les yeux, dans le pitoyable espoir que la brûlure passe.

Je sais que nous sommes tous destinés à rendre l'âme un jour ou l'autre, c'est ainsi, et on ne peut rien contre. Mais peut-on prévoir quand ? Pourquoi ? Comment ? Non. C'est justement cette imprévisibilité qui fait de la mort ce qu'elle est : inattendue.

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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Jeu 16 Aoû - 20:54

Y’a des moments où je me demande ce que je fiche ici. En taule. Entre quatre murs, emprisonné. J’ai toujours su que je détesterais ça, j’ai toujours su que ce serait difficile pour moi qui suis claustrophobe. Erreur de parcours ? Non. Non, je savais très bien ce que je faisais, cette fameuse nuit. Je savait qu’il y aurait une descente de paulice, je savait qu’on se ferait choper. J’aurais dû le dire aux autres ? J’en ai renvoyé certains, ils n’avaient pas besoin de moi. S’ils savaient, ils me haïraient... Je ne me suis jamais fait choper pour mes coups et jamais ça n’arrivera. Mais là, je ne sais quel autre choix j’avais pour pouvoir réfléchir en paix. C’est idiot. Vraiment idiot. Mais je n’avais pas non plus envie qu’on me tombe dessus du jour au lendemain sans que j’y sois préparé. Je sais improviser mais je ne suis pas non plus superman. Bref, je divague. Je me demande bien combien de temps je vais tenir le coup ici... Dix mois à m’interdire de mettre au point un plan d’évasion, dix mois à réfléchir à ce qui m’attendra dehors... Si l’autre ne m’a pas oublié entre-temps. C’est une possibilité, alors je me dois d’attendre encore un peu. Je me dois d’attendre qu’il m’ait oublié pour pouvoir sortir de là. En attendant, je ne peux que réfléchir... Réfléchir, encore et encore. D’un côté, ça m’a toujours bien réussi alors pourquoi changer les bonnes vieilles habitudes ?

Seulement, Domino revient sur ce sujet que je me suis interdit : un plan d’évasion. Alors qu’il ne compte pas en préparer une ? N’importe quoi. Il ignore tant de choses sur moi... Et il vient me parler de ça ? D’accord, ça ne me dérangerait pas spécialement de faire équipe avec lui mas... Mais je sais que ce n’est pas le bon moment pour parler de tout ça. Ni d’y songer. Enfin, il faut bien que je lui réponde. Lui par les sons, moi par les lettres. Je sais qu’il est impossible que les caméras puissent lire ce que j’écris, c’est rassurant. Et je fais suffisamment attention pour que personne d’autre ne puisse lire. N’empêche que je suis surpris qu’il me propose ainsi son aide... C’est un solitaire, alors me faire une telle proposition... Je ne m’y attendait pas. Pas du tout. Mais je me permets d’envisager cette possibilité. Il se rend bien compte qu’avoir de telles paroles me poussent, immanquablement, à y réfléchir en conséquences ? Ouais, mais le truc c’est que je prends toujours mon temps pour laisser le moins de failles possibles et donc offrir toutes les chances à mes coéquipiers. Et pour le moment, ce que j’ai en tête est complètement suicidaire. D’un côté, toute tentative d'évasion est suicidaire... Accéder au système central est stupide mais je sais que, sans complice extérieur, je n’aurai pas accès à mon matériel habituel. Il me faudrait vraiment de quoi me connecter au réseau... Mais bon, ce n’est ni le lieu ni le moment pour « parler » de ça, ce que je lui fais remarquer. Il est d’accord avec moi. Mais... Besoin d’aide ? Je lui souris, reconnaissant. Mais je ne tiens pas à le mettre en danger par ma faute... Alors j’ai intérêt à sérieusement être au point. Je finis par hoche la tête puis lève celle-ci, puisque quelqu’un vient se mêler de notre conversation.

Rixe, hein... C’est sympa de venir nous prévenir qu’il va y avoir du grabuge. Même si je déteste le fait qu’il arrive à m’arracher des phrases complètes. Enfin bon, il me connait un peu trop bien et ça, je n’y peux rien. Bref. Il s’en va comme il est venu : sans se faire remarquer. En gros, maintenant, à mon codétenu et moi de nous débrouiller pour le reste. Il ne se déplacera pas. D’accord. Bon, on fait quoi alors ? Ça me saoule, ces bagarres avec Shepard et sa clique de mollusques. D’un côté, je ne m’ennuie pas trop mais c’est pas le top non plus. Je ne peux même pas me ramener avec mon bouquin, il finirait dans la neige. Pff. Donc, il y a un plan sur la conduite à tenir ou pas ? Apparemment pas, puisque le blond me propose d’improviser. Comme souvent quoi. Ok, ok, on improvise... Je me lève donc et fait face à ces idiots, fumant tranquillement. Je ne mêle pas vraiment de l’histoire entre les deux adversaires principaux, c’est leur affaire et je ne suis pas convié à intervenir. Alors je reste spectateur pour le moment. Sauf que je n’apprécie guère le coup de frapper dans le dos alors j’interviens. Je l’appelle. Dire que je me suis juré de rester silencieux, je vais finir par devenir bavard. Tss. Je n’ai jamais beaucoup parlé à qui que ce soit, alors pourquoi est-ce que ça changerait en taule, hein ? Non, c’est nul ! Sauf que, visiblement, mon intervention ne plait pas à tout le monde... Bon, je m’y attendais. Sauf que j’aurais apprécié donner un coup de main. Impossible, les autres moules me tiennent à l’écart... Désolé mon vieux, mais tu vas devoir t’en sortir seul.

Bien, j’ai tout intérêt à vite me débarrasser des deux autres qui se sont mis en tête de me tabasser. Je suis immobilisé, je ne peux qu’encaisser les coups... Je déteste ça... Par chance, je sais que je suis résistant et ça ne m’empêche nullement de réfléchir. Un plan, j’ai besoin d’improviser un plan... L’autre me tient mal, le premier se contente de frapper sans réfléchir... Oui, trouvé ! Sauf que je vais devoir me montrer patient et continuer d’encaisser. Tss... Je patiente donc, grimaçant légèrement sous la douleur... Je vais avoir de nouveaux bleus... Génial... Mais le moment que j’attendais arrive enfin : je me baisse, celui qui me tient se prend le coup à ma place. Je n’ai plus qu’à faire une petite prise et les deux se retrouvent au sol, sonnés. Et pour être certain qu’ils y resteront, je retire mon haut de taulard pour leur nouer les mains ensembles. Il fait froid mais pas grave, au moins ils ne seront plus dans mes pattes. Voilà ce qui arrive lorsqu’on s’en prend au Phénix ! Bien, maintenant que je suis libre de mes mouvements, même si certains se révèlent plutôt douloureux, je vais pouvoir me mêler du reste. Je me retourne, cherchant les deux autres du regard... Et les retrouve dans la neige. Pff. Bon, c’est pas tout ça mais comme j’ai l’impression que personne ne se bouge, il faut bien que j’évite qu’il y ait un meurtre. D’un côté, je n’en ai rien à faire que Shepard crève mais ça m’embêterait que mon codétenu prenne quelques années de plus à cause d’un abruti pareil. Alors je les rejoins et retire le couteau des mains de Domino. Et il ne le lâche pas facilement ce p***** de couteau ! J’ai du mal à le lui retirer des mains sans me couper à mon tour ! Mais comme je suis le plus fort – ahem – je parviens à récupérer son arme. Ah bah quand même. Maintenant, debout. Tout de suite. On oublie l’imbécile au sol et on se tire. Tss. Et l’autre qui me traite de tapette et de nounou. Que ce mollusque me remercie, je viens de lui sauver la vie. De toute façon, je ne m’attendais à aucune gratitude. Comme ça, c’est clair.

Je comptais sur le fait que l’autre serait traumatisé quelques minutes pour qu’on puisse regagner tranquillement la table. Visiblement, je me suis trompé. Mon codétenu se retrouve adossé à un mur, et moi je me prends un p***** de coup dans le dos ! Je sens ma colonne vertébrale vibrer, la douleur se propager... Je hais ça. Je le hais vraiment ! Fini de jouer, je passe en mode attaque. Le couteau de cuisine ? Je le fais chauffer à l’aide de mon briquet. Et si l’autre me loupe une fois, moi je ne le loupe pas : la lame vient lui couper la joue ! Sauf qu’il parvient à me choper et je me retrouve au sol, dans la neige, lui au-dessus. Et les coups pleuvent... Bon sang, je suis mal barré là... Je ne peux pas me dégager et les coups que je peux lui asséner ne suffiront pas à le faire bouger d’au-dessus de moi ! Je crois que... Une fois de plus, je suis allé trop loin... Mes côtes me faisaient déjà mal mais là j’ai bien l’impression qu’il va me les briser ! Je suis résistant, mais j’ai mes limites... Même si je n’ai pas volé mon surnom : je suis le Phénix, peu importe ce qu’il peut m’arriver, je me relève toujours. Sauf que là je suis plutôt mal parti... D’un côté, je sais qu’il n’ira pas jusqu’à me tuer, il n’en a pas le profil mais me briser deux-trois trucs, c’est dans ses cordes... Et j’ai beau le frapper, mes coups perdent en puissante assez rapidement... J’ai mal... Et j’ai aussi des difficultés à respirer... Je vais finir par... Me sentir vraiment mal... Je crois que je lui ai fait un œil au beurre noir. J’en ai un aussi, d’un côté... Mais j’ai trop de mal à me concentrer, mon esprit se concentre sur chaque point douloureux et ne tourne plus... Auto-défense... Mais complètement idiot ! Je... Je crois que j’ai besoin d’un coup de main...

Soudain, l’autre n’est plus au-dessus de moi ! Qui est-ce qui s’est déplacé ? Pour le moment j’ai trop mal pour bouger et je fixe le ciel gris ainsi que les flocons blancs qui en tombent. Je suis en train de me congeler... Je prends tout de même mon temps pour reprendre quelques inspirations douloureuses... Bon sang de... Allez, je vais me bouger avant de finir en esquimau. Ça m’embêterait franchement de me transformer en bâton de glace. Alors je me redresse... Et je retient un gémissement de douleur. J’espère que cette espèce de vers ne m’a pas fêlé une côte sinon... Hum... Non, sinon je serais plus mal en point que ça. Alors je me bouge et m’assois dans la neige. Alors, qui donc est venu ? Que... Domino ? Hé, mais si je l’ai écarté de là, c’était pour qu’il ne s’en mêle pas ! Incorrigible ce type ! Qu’il attende un peu qu’on soit seuls tous les deux et je lui tire les oreilles. Mais en attendant, je dois me relever et intervenir à nouveau... Ils sont ch***** avec leurs armes ! En fait je retombe dans la neige... Tss... Pas question de me laisser dominer par la douleur... Je serre les dents et je me force à me relever. J’essuie du dos de la main le sang qui coule de ma lèvre avant de pose ma main sur mes côtes... Je sais pas ce que j’ai mais dans tous les cas, je me sens pas bien... Je suis certain que je me suis partiellement transformé en schtroumph tellement je dois avoir de bleus. Bon, trêve de plaisanterie, je dois les séparer avant qu’ils ne s’entretuent. Sauf que...

Je pâlis en constatant que Shepard a planté son canif dans la peau de mon codétenu... Je suis en bug moi aussi, tout comme lui, tout comme mon blondinet de camarade. En bug... Avant que la colère ne fasse surface. Il a osé. Il a osé le planter. Et s’il y a bien une chose dont j’ai horreur, c’est que quelqu’un s’en prenne à quelqu’un que j’apprécie. Minute... J’apprécie Domino ? Plus que comme un simple codétenu ? Apparemment... Peu de personnes peuvent s’en vanter je crois, mais... Ah, m’énerve ! Je dois me calmer, tout de suite. L’autre n’en a, visiblement, pas fait exprès. Sauf que j’ai bien du mal à l’accepter... C’est lui qui menaçait le blond, c’est lui qui tenait l’autre ! Quand on n’est pas foutu d’utiliser correctement une arme, on ne l’utilise pas ! Et j’espère pour lui que ce n’est pas grave sinon... Sinon rien, je ne dois pas faire de bêtise... Je me rends tout de même compte que j’ai les poings serrés à en avoir les phalanges blanches... Je déglutis, fais un effort et finalement desserre les poings... C’est bien Zak, maintenant tu te bouges le c**. Ce que je fais. Tout en boitant un peu – apparemment je me suis fait mal en tombant, ce qui ne m’étonne qu’à moitié – je me place sur le chemin du mollusque qui compte prendre la fuite. Non, je veux récupérer un truc avant qu’il se tire. Et de préférence j’aimerais ne pas avoir à parler pour lui faire comprendre ce que je veux. Je le fixe, essayant de ne pas m’énerver alors que je meurs d’envie de lui choper son canif et lui retourner son coup ! Comment ça j’ai des pulsions meurtrières ? Oui, ça arrive. Mais passer à l’acte est une toute autres histoire. Il essaye de parler mais, au bout du compte, je ne lui en laisse même pas le temps. Un coup sur le poignet, il lâche son arme que je rattrape au vol. Et hop, confisqué. La moule, elle retourne faire joujou avec ses potes, j’ai plus important à faire que de m’occuper de son cas.

Je range l’arme dans une de mes poches, récupère aussi mon briquet puis rejoint mon codétenu. Tss... Je tente d’ignorer les éclairs de douleur qui se propagent dans tout mon corps. Ce n’est pas le moment d’y faire gaffe, il y a plus important. Finalement, je m’arrête devant le blond qui s’est adossé à une grille. J’essaye d’estimer la gravité de l’entaille... Mais comme je suis debout, au final, je me laisse tomber à côté de lui. Ouille... Mal. Je secoue un peu la tête puis me re-concentre un peu sur l’autre. Hum... C’est bon, déjà, il ne risque pas grand chose, il n’y a aucun organe vital. Par contre, la lame m’a tout l’air de s’être plutôt bien enfoncée... Je grimace un peu, il faut soigner ça avant que ça ne s’infecte. Le truc c’est que je n’ai rien pour. Un tour à l’infirmerie va être obligatoire. Je soupire profondément. Quelle galère, franchement... J’agite une main devant ses yeux, histoire d’attirer son attention, puis lui fait signe de se lever. Pour ma part, je m’accroche au grillage pour me remettre debout. Outch... Je ne serais pas contre une bonne sieste bien au chaud, le temps de me remettre. Mais après hein, Domino avant. J’attends qu’il soit debout puis je lui fais signe de me suivre. Allez hop mon vieux, on va arranger ça. Enfin, pas moi parce que je suis nul quand il s’agit de soigner. Je le fais à l’alcool et j’attends que ça cicatrise. Sinon, on m’embarque de force à l’hosto donc bon. C’est un point que j’ai toujours détesté.

Bon, je surveille que l’autre me suit bel et bien... C’est bon. J’ouvre donc la marche. Retourner entre les murs... Brr... J’aime pas ça, je me sens mieux dans la cour, au moins j’ai le ciel comme plafond. Par contre, vu que je n’ai plus ma veste orange de taulard, ça va me permettre de me réchauffer un peu... Allez, il faut traverser les couloirs. Je surveille fréquemment que l’autre me suit et qu’il ne s’affaiblit pas trop. Je ne me fais pas énormément de soucis pour lui mais tout de même... Un peu. Depuis quand je m’inquiète pour lui, hein ? C’est... Ça ne me ressemble pas. Je me suis toujours inquiété pour ma famille et seulement pour ma famille. Et peut-être deux ou trois rares amis. Pourquoi lui ? Pour cette dette que j’ai envers lui ? Parce qu’on s’entend bien ? Je ne sais pas trop... Il va falloir que j’y réfléchisse très sérieusement. Que je comprenne définitivement ce que le détenu dont je partage la cellule depuis mon arrivée a de plus qu’une autre personne. Bref, je réfléchis, je réfléchis mais... En fait, c’est mieux. Les murs gris sont déprimants, franchement. Je comprend que certains finissent par choisir une porte de sortie radicale. Mouais, sortir les pieds en avant ne me plait guère, personnellement. J’ai bataillé pour vivre, je ne compte pas crever de sitôt. Je trouverai donc autre chose. Au bout du compte, on est arrivés devant l’infirmerie. Je soupire profondément et toque à la porte. Toc toc toc, y’a quelqu’un ? C’est le grand méchant loup qui a besoin d’être soigné après s’est fait mordre par l’un des trois petits cochons. Ahem. Oui, bon, c’est pas drôle. La porte s’ouvre... Tiens, l’infirmière ! Elle me regarde et fronce les sourcils. Quoi, elle m’a jamais vu ? Si, j’ai passé quelques temps ici au départ. Sauf que cette fois je secoue négativement la tête et m’écarte pour montrer Domino. Non, je n’ai pas besoin d’être soigné. Par contre, une explication est-elle nécessaire ? Apparemment pas.

-Je vois... Bagarre hein... Allez, entrez. Tous les deux.

… Je comptais retourner dormir là. Mais vu le ton sec et cassant ainsi que le sévère regard que la belle brune me lance, je n’ai pas le choix. J’entre donc en soupirant. J’ai envie d’aller dormir, est-ce trop dur à comprendre ? Enfin, elle n’est pas méchante, juste un peu de mauvais poil au début. Je crois que ça l’exaspère de voir combien les mecs peuvent se blesser fréquemment. Ça va bien vite lui passer je pense. Hum... Je repère une chaise et m’y installe confortablement puis suis du regard les deux autres. Je ne suis là que pour mon codétenu, rien de plus. Même si ça change de voir une fille de temps en temps. Comment ça je bave en la regardant se déplacer ? Pas du tout. J’ai un minimum de tenue, non mais oh ! Je préfère porter toute mon attention sur mon camarade. Je ne sais pas si j’ai l’air de lui reprocher son intervention ou de m’inquiéter pour lui... Je ne sais même pas ce que j’en pense moi-même. En fait, je me lève et retient un gémissement de douleur... Punaise, je ne sais pas ce que j’ai bien pu recevoir comme coup mais ça fait un p***** de mal de chien ! Si ça se trouve, les mollusques ont réellement réussi à me fêler une côte... Ou non. J’en sais rien en fait et je m’en fiche. Je retourne à proximité de Domino, allant me caler contre un mur et, doucement, me laisser glisser contre jusqu’à me retrouver assis sur le sol. Que ça plaise ou non à l’infirmière, je m’en fiche. Je suis mort de froid, je deviens un vrai schtroumph avec ce froid et mes bleus, j’ai l’impression d’avoir le corps en miettes mais à part ça tout va bien ! J’attends juste qu’elle confirme mon diagnostique : la blessure de mon codétenu n’est pas trop grave. Après, je la laisserai me sermonner puis je retournerai au pieu tiens, histoire qu’elle le soigne tranquillement.

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Les apparences savent être trompeuses. Un silence masque des milliers de pensées et fait apprécier le bruit. Ferme donc les yeux et laisse-toi guider par ton instinct... Lui seul peut te donner un indice sur qui est la personne derrière le masque...
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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Mer 22 Aoû - 13:51

Rien ne se passe jamais comme prévu. Rien. La preuve encore ici... Je sais me battre, parfaitement. Car j'ai été forcé à apprendre, car j'en avais marre de me faire taper dessus sans jamais répliquer. Alors j'ai appris, je suis devenu bon. Encore meilleur avec une lame. Des heures, des jours, des mois à peaufiner sa technique. Malheureusement, dans ce contexte, je pourrais être champion du monde de combat libre que ça ne me sauverait pas la mise face à un couteau suisse. C'est ridicule, dit comme ça. Peut-être que si la pièce était tombée sur face, ce matin-là, j'aurais gardé le dessus tout au long du combat. Peut-être que si j'étais un peu plus résistant, je ne serais pas actuellement contre ce mur, tremblant. Pas de froid, pas du tout... De rage, de haine. Qu'un tel con puisse m'attaquer dans le dos. On m'a abandonné une fois, on m'a fait un coup en traître. J'ai subi, et je subi encore les conséquences de ce coup. Comment ? Chaque jour passé derrière les barreaux n'est qu'une punition en plus. On me laisse moisir ici car j'ai été trahi. J'ai pris pour eux tous. Pour ces quatre abrutis. Ces quatre qui, à ma sortie de taule, entendront parler de moi. Les tuer ? Non, bien sûr que non. Juste leur faire comprendre. Par les mots, par les gestes peut-être... Leur montrer qu'ils m'ont volé des années de ma vie, et leur montrer que je peux leur en prendre en contre partie. Ma mère, quand est-il de ma pauvre mère, hein ? Je faisais tout ça pour payer ses médicaments, au début... Avant que tout ne prenne une tournure... Différente. J'espère qu'elle a encore de l'argent, ou que quelqu'un l'aide, du moins. Je m'inquiète, toujours... Et rien que de penser que je suis en taule à cause de pourris tels que Shepard... Ca me tue. Ça me sape le moral, et ça me donne cruellement envie de leur faire payer, à tous. Même si certains n'y sont pour rien. Ça me donne envie de me battre, de faire tout éclater, d'exprimer cette rage qui m'empoisonne au grand jour. Et quand je sortirai d'ici... Oh que oui, parce que je dois sortir d'ici... Je sais que plus rien ne me retiendra. Je serai minutieux au possible, méticuleux... Et là, ils comprendront tous qu'ils se sont joués de la mauvaise personne.

Mon cadet est au sol, en mauvaise posture puisque ce crétin de Shepard est au-dessus de lui. De mon côté, je reste collé contre le mur, reprenant mon souffle difficilement. Je me concentre sur les volutes blanches qui s'échappent d'entre mes lèvres. Inspire, expire. Voilà, c'est bien, tu t'en sors plutôt pas mal. Le sang bouillonnant dans les veines, je tente de me fondre dans le paysage, de disparaître dans le mur. Sauf que je ne peux pas. Car c'est physiquement impossible. Et mentalement aussi : je ne peux pas laisser le gosse ainsi, à la merci de l'autre. Sachant qu'un couteau n'est pas loin... Si c'est intelligent d'agir ? Non. Si c'est héroïque ? Oui. Je m'en fous pas mal, de la reconnaissance. Tout ce que je veux, c'est que le gamin s'en sorte sans trop de mal. Je serre les dents, et vais choper l'autre abruti par le col, le poussant plus loin. Une lutte, encore une autre. Lutte qui ne s'éternise pas, vu qu'un coup est porté. Un coup de canif, un seul. Totalement accidentel. Un coup qui annonce la fin, comme les lumières qui s'éteignent lorsqu'un détenu est électrocuté. Je retombe dans la neige, perturbé. C'est mon épaule, qu'il vient de planter. Mon épaule. Mon sang qui commence à perler, sous mon uniforme orange. Est-ce que je vais mourir ? Non. Je ne peux pas. Je suis trop jeune. Je n'ai pas d'épouse qui m'attende à la maison, ni d'enfant. Je n'ai pas de petite maisonnette de banlieue. Je n'ai pas encore ma page dans un bouquin de contes. Et puis, c'est pas grave, pas vrai ? Étonnant. À chaque fois, dans les films, quand le héros jure au martyr que ce n'est pas grave, qu'il va s'en sortir, le martyr meure. C'est pour cela que c'est un martyr, d'ailleurs. Alors que l'autre retire en vitesse son canif de mon épaule, et par conséquent, m'arrache une grimace, je pose ma tête dans la neige. C'est froid, glacé. C'est peut-être ça aussi, la mort. On m'a toujours dit que c'était froid. Je respire lentement, mais calmement. Aucune difficulté pour prendre l'air ni même pour le rendre, ce qui est plus ou moins un bon signe.

Je me traîne jusqu'à la grille, car je n'ai pas envie de rester couché sur ce nuage de neige. Ça n'a rien de bon, et ça fait des taches. Donc ça attire l'oeil. En particulier l'oeil des miradors, donc on va éviter. Je soupire un peu, et reste contre la grille. Qu'est-ce que j'espère, à attendre comme cela ? Pas grand-chose. Peut-être une amélioration, même si, bien entendu, ça ne peut qu'empirer. Le Phénix revient vers moi, et il se laisse tomber contre la grille aussi, détaillant ma blessure. C'est pas grand-chose mon pote, je t'assure. Enfin, je crois que c'est pas grand-chose. On a pas d'artère importante à ce niveau, hein ? Non, bien sûr que non. C'est sûr que non. Je soupire profondément, à nouveau. Alors, c'est quoi la suite ? Je reste là, à prier les mains jointes, en espérant que ça s'arrête de couler ? Pff. Pathétique. Je renifle, et regarde plutôt le gosse à côté de moi. Il a l'air mal en point. Faut dire qu'il a dégusté, lui aussi. Ah, il veut que je me lève ? D'accord, je me lève. Je m'accroche un peu au grillage, et finalement, je suis debout. Toute l'épaule endolorie, et plus ou moins anesthésiée par le froid, je porte ma main à mon bras, comme si ce dernier menaçait de se décrocher. Ça brûle, un peu quand même. Bon, qu'est-ce qu'il veut faire ? On est pas sensés rentrer avant la fin du quartier libre, sauf cas exceptionnel. Je considère notre cas comme exceptionnel. J'ai une petite idée d'où il m'emmène, mais mon esprit divague tellement que je le suis comme un automate. Et je retourne donc dans ces corridors sombres et ternes. Pour une fois que je pouvais y échapper, on y est de retour plus tôt que prévu... Je secoue un peu la tête, mais continue d'avancer malgré tout. Ces murs me dépriment, vraiment. Je les regarde, de haut en bas. Ce sont les mêmes, tous... Ah non, celui-là varie d'une teinte, car il est plus ancien. Le gris est déprimant. Surtout quand il prend une teinte jaunâtre. Avant, j'aimais le gris. À ma sortie... Non, je crois que je n'aimerai plus du tout.

Je sors rapidement de mes pensées, puisqu'on arrive devant la porte de l'infirmerie. Okay... J'espère juste que c'est pas l'infirmière, et l'autre qui me fait limite peur. Celui qui a une tête de charcutier là... « Je vois... Bagarre hein... Allez, entrez. Tous les deux. » A la voix suave, quoiqu'un peu sévère, je reconnais tout de suite l'infirmière. Merci. Dieu merci ce n'est pas l'autre crâne d'obus. Tous les deux. D'accord. Je la regarde, c'est vrai qu'elle est belle... Je rentre, et pars m'asseoir sur le bord du lit d'observation. Et je les suis du regard, tous les deux. Le gamin va s'asseoir sur une chaise, non loin du bureau, et moi, je reste assis sur le lit. Ça fait du bien, de voir une femme. Non, je n'ai pas de pensées perverses, bande de moules. Non, c'est juste que... Les quelques femmes qui sont incarcérées ici peuvent vous tuer pendant votre sommeil, ou faire je ne sais quoi de vous. Je déglutis un peu, car j'ai froid. Et j'oublie bien vite que j'ai froid, car je suis totalement ailleurs, sur mon nuage. Y'avait quoi sur sa lame ? De la drogue ? J'ai l'impression d'être un peu ralenti... « Toi là, enlève ton, que je soigne cette plaie. » Elle désigne la coupure avec dédain, alors qu'elle va chercher je ne sais quoi dans son armoire. Je m'exécute immédiatement, retirant les deux couches de vêtements qui me tenaient chaud jusque là. Un corps meurtri, voilà ce qu'il y a là. Quelques tatouages, gravés à jamais sous la peau. Des cicatrices aussi... Je reste neutre, quoique gardant un très léger sourire en la regardant s'activer. « Nom, prénom, numéro de bloc. » Je me ressaisi un peu, quoi nom prénom ? Ah, pour son carnet de bord, je suppose. « Domino. Hannibal Monroe, bloc 103. » Qu'est-ce que je peux paraître... Pathétique. Le sang coule, encore un peu, le long de mon flanc. Ça chatouille. Mais je ne cille pas, car je suis concentré sur elle, et seulement sur elle. « Qu'est-ce que vous pouvez être désespérants, tous, franchement... ». Je hausse un sourcil, et la regarde mélanger ses produits, et sortir ses bandages. « Alors, pourquoi faire ce métier ? » Je pose la question, gardant mon sourire. Le Phénix lui, s'est affaissé contre un mur. « Je vous en pose, des questions ? » Je souris encore un peu, alors qu'elle évite mon regard pour mieux faire son travail. « Actuellement, si, vous m'en avez posé une. Et vous, c'est quoi votre prénom ? » J'ai l'air minable, pas vrai ? Ça la fait sourire un peu, mais un peu seulement. « Attention, ça va brûler. » Je secoue un peu la tête, comme indifférent. « N'importe qu... » N'empêche que quand elle pose la compresse imbibée de son atroce produit qui pu à des mètres à la ronde, je grimace. Mais ça brûle non de non ! Elle semble y prendre du plaisir, puisque son sourire s'étire, sadique. « Je crois que je comprends finalement, pourquoi vous avez choisi ce métier... » Elle relève les yeux vers moi, et je conserve cet éternel sourire. « Alors tu vas arrêter de me poser des questions. » Je hoche un peu la tête, et elle pose les premiers pansements sur ma plaie. Je jette un dernier coup d'oeil à mon codétenu, qui n'a pas vraiment l'air bien en point. « Comment est-ce que vous vous appelez ? Que je puisse au moins vous remercier. » « Tu viens de le faire, donc tu n'as pas besoin de mon prénom. » Je soupire, elle ne lâchera pas le morceau. Tant pis. Je remets mon haut taché de sang, et descends du lit, pour m'approcher du Phénix. Elle me bouscule gentiment, me poussant à aller m'asseoir pour qu'elle s'occupe de mon cadet. Le pauvre... Il a vraiment pris cher... Je la regarde agir. « Je pensais plutôt à un dîner en tête-à-tête... » Elle se tourne vers moi, sadique, et commence à appuyer sur un bleu du gamin. Mais ! Tss. Je secoue la tête. « Ok, ok... » Je croise mes bras sur le bureau, pose ma tête dessus, et la regarde faire. Je voulais juste être... Gentlemen ? Laissez tomber, la taule, c'est définitivement pas un endroit pour moi.

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    DENIAL.ANGER.BARGAIN.DESPAIR.
    A C C E P T A N C E.
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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Jeu 23 Aoû - 20:34

Il faudrait peut-être qu’un jour, je retienne la leçon. C’est désespérant... J’ai toujours eu tendance à me lancer dans des bagarres où je savais que j’aurais le dessous. J’en ai pris des coups, eu des coupures, des fractures et des hématomes et pourtant... Comme je viens de le prouver, je recommence toujours. Parce que je n’ai jamais eu peur de donner une leçon aux autres idiots qui cherchaient les problèmes. Parce que je m’en tire toujours ? Oh, je dirai ça jusqu’au jour où je me ferait tuer, très certainement. Mais ce n’est pas demain la veille. Toujours est-il que, cette fois, je dois une fière chandelle à Domino... Sans son intervention, l’autre enf**** de Shepard m’aurait très certainement brisé quelques os... J’ai tout de même un peu de mal à respirer mais c’est rien de grave, je m’en tirerai sans le moindre mal. Juste quelques contusions en plus. Point positif : je n’ai qu’une seule couche de vêtements pour me protéger au lieu des deux habituelles donc je sens bien le froid, ça va éviter aux bleus de trop s’étendre. C’est cool hein ? Mouais... Mais j’aimerais éviter de finir congelé, d’un autre côté. Bref, il faut bien que je me bouge le c**, histoire de venir en aide à mon codétenu. Donc je me relève, avec quelques difficultés... Je suis prêt à parier que je me suis tordu la cheville en tombant. Mais ce n’est pas le moment de me plaindre, je me relève et basta.

Ouais, sauf qu’apparemment je me suis relevé trop tard... Canif. Planté dans l’épaule de mon aîné. Et *****... J’aurais dû réagir plus vite ! Je reste quelques instants en bug, le temps que l’information monte au cerveau... Ok... Et maintenant, je dois me calmer avant de faire n’importe quoi... Non, je ne suis pas du genre à me mettre en colère pour n’importe quoi mais là... J’avoue ne jamais avoir apprécié qu’on s’en prenne à ceux que j’apprécie, même s’il s’agit de ma propre famille. Combien de fois j’ai pris à la place de mon frère, de ma sœur ? Justement, pour les protéger de mon propre père ? Plein de fois. Trop de fois... Mais je refuse qu’on blesse mes proches, ça a toujours été comme ça, ce sera toujours comme ça ! Et là je me dois de me calmer si je ne veux pas lui piquer son canif et le planter avec. Oui, je sais, j’ai des pulsions meurtrières et c’est parfois dur de les contenir. Mais je ne suis pas non plus un idiot qui se laisse emporter par ses émotions alors je me retiens, je ravale ma colère, je tente tant bien que mal de refroidir ce sang qui bout dans mes veines. Allez, du calme Zak... Voilà, du calme... Bon, je ravale ma colère et me déplace de manière à couper la route à l’autre moule. Donne ton canif. Tout de suite avant que je ne change d’avis. Apparemment, il est trop choqué pour comprendre ce que j’attends. Tant pis pour lui, je lui fais lâcher prise de force. Et toc. Maintenant, j’ai une arme à la main que je range dans l’horrible pantalon orange que je porte. C’est à me dégoûter de cette couleur, franchement...

Bref, maintenant que j’ai ce que je voulais, je rejoins mon codétenu en boitant et me laisse tomber à côté de lui. Alors, que je vois un peu ce que ça donne, cette blessure... La tenue de prisonnier m’empêche d’estimer l’étendue des dégâts mais d’après ce que j’en vois, ça m’a pas l’air trop grave, il va juste falloir désinfecter ça avant que ça le devienne. Ce qui veut dire : infirmerie. La flemme... Dire que je comptais profiter du quartier libre pour prendre l’air et rester le plus longtemps possible hors des murs de la prison... Raté, il faut qu’un rentre. Punaise... Pff. Pour une fois, je fais une croix sur la pause détente et fait signe à l’autre de se lever. Il s’exécute, je fais de même. Allez, on y va. Retour dans les couloirs... Tss... Qu’est-ce que je déteste ça... Des murs, des murs, des murs... Des caméras aussi. Et... Oh, surprise, des murs ! Ahah. Pas drôle. Je vais finir cinglé moi, enfermé là-dedans... J’espère pas, ce serait catastrophique. J’ai besoin de toute ma tête... Allez, zut, suffit les réflexions déprimantes. Je vérifie fréquemment que l’autre me suit bel et bien, jusqu’à atteindre la porte de l’infirmerie. Alors, qui est de garde aujourd’hui ? Ah, l’infirmière. Je dois lui expliquer la situation ou... Non, elle a déjà deviné. Et elle nous fait entrer, tous les deux. Dire que je comptais les lâcher là pour aller pioncer et ainsi récupérer... Raté... Je ne peux pas me dérober et entre donc. C’est parti alors...

Je préfère aller m’installer à l’écart, je suis là pour Domino, pas pour moi. Je me soignerai tout seul, je me suis toujours débrouillé seul lorsqu’il s’agissait de me soigner. Même si je viens régulièrement ici... Bref... J’observe donc les deux, écoutant distraitement la conversation et détaillant chaque geste de l’infirmière. Il n’est pas un peu bizarre mon codétenu là ? Si, je trouve un peu... Je fronce les sourcils mais reste silencieux, comme toujours. Je surveille simplement. Et tend l’oreille. Hannibal Monroe... Bah tiens, finalement je connais son nom ! J’esquisse un sourire et me cale un peu mieux sur mon siège, cherchant une position qui serait moins douloureuse... Et finalement je me bouge, parce que rester assis c’est bien mais je serai mieux sur le sol. Plus frais. Au risque de me chopper la crève, évidemment. Mais je suis quasiment jamais malade, un bon point pour moi. Donc je vais finalement me laisser glisser contre un mur, plus proche de mon codétenu et de l’infirmière, et les observe tous les deux, une main sur mes côtes. En tout cas, je dois dire que la demoiselle ne lâche pas facilement le morceau. Même s’il parvient à la faire parler. Moi aussi... D’un côté, elle est obligée sinon je ne dis rien du tout. Je souris toujours en écoutant le blond se faire rembarrer à tous les coups. Un peu de distraction... Mais je finis par simplement fermer les yeux et me concentrer sur ma respiration douloureuse... Inspiration, expiration... Ça me brûle... Tout mon corps est douloureux, c’est horrible... Pourquoi m’avoir fait entrer, hein ? Je ne pouvais pas me tirer de là et aller au pieu ? C’est bon, je ne suis pas une poupée de cristal qui risque de se briser au moindre coup... Un peu de repos et je serai sur pieds, comme toujours... Mais apparemment je n’en aurai pas l’occasion...

Je sens une présent juste devant moi alors je rouvre les yeux. La demoiselle me fait signe de me lever... Résigné, je m’exécute et va m’asseoir sur le lit d’observation en essayant de boiter le moins possible. Puisque je dois y passer aussi, je retire mon haut et patiente tout en jetant un coup d'œil aux dégâts. Ah ouais, quand même... J’ai des ecchymoses partout ! Je comprends pourquoi j’ai mal quoi... Bon... Je retiens un soupir et écoute Domino parler. Dîner en tête à tête avec elle ? Il rêva pas un peu là ? Je souris franchement... Avant de grimacer de douleur. Mais ! Ça ne va pas non, elle vient d’appuyer sur un de mes bleus ! Je serre les dents et ne dit absolument rien, choisissant plutôt de retirer aussi mes godasses. Ouf, ça fait du bien, j’ai moins mal à la cheville... Par contre, je ne serais pas contre un bandage et un truc froid pour éviter que ça enfle comme un ballon et que je ne puisse plus remettre mes chaussures. Je crois que je vais aller me rouler dans la neige, ça devrait être suffisant pour empêcher que tout ça enfle... Enfin bon, je regarde la brune qui se ramène avec quelques poches de glace. Ouais, cool, comme je disais autant que j’aille me rouler dans la neige. Ce que je faisais tout à l’heure, au passage. Je sais, je suis un peu désagréable mais j’aime me débrouiller seul... D’un coup elle me flanque une poche de glace sur mon œil au beurre noir et je sursaute, grimaçant, avant de rattraper en vitesse le truc qui vient de tomber. Mais !

-Allez, même traitement que l’autre. Nom, prénom, numéro de bloc. Et ne me ressors pas ton surnom comme la dernière fois.

… Tss... J’aime pas mon nom. Enfin, à l’origine si, j’adore mon prénom mais il me convient tellement peu... Zaphkiel... La bonne blague, franchement ! Moi, un archange ? Ridicule ! Ange déchu alors ! Je détourne la tête, refusant de répondre. En plus j’ai pas tellement envie de donner mon nom de famille... Karmaker est un nom de flic. Je ne sais pas combien de personne mon père et mon frère ont envoyé ici mais je sais que je ne suis pas le seul et si ça vient à se savoir, je pense que je vais au-devant de quelques ennuis. Après moi j’y peux rien si tous ces types se sont fait choper mais vu la mentalité ambiante, y’en aurait bien un ou deux qui auraient l’idée de me faire payer le fait que un membre de ma famille les ait foutu en taule. Je ne comptais pas répondre mais elle s’amuse à appuyer de nouveau sur un de mes bleus, pas fort mais ça suffit pour me faire sursauter. Sadique ! Je lâche un soupir tandis qu’elle s’occupe de ma cheville... Bon, une fois de plus, je crois que je vais devoir utiliser ma voix... Qu’est-ce que je déteste ça !

-Zaphkiel Achar Karmaker, bloc 103. Mais la personne qui m’appellera par mon prénom aura de mes nouvelles. Je suis Zak ou le Phénix, point.

Vache... J’ai rarement enchaîné autant de mots à la suite ! Elle hausse les épaules et entreprend de me bander la cheville. Je lui ai déjà fait ce coup la première fois que je suis venu, elle a l’habitude et donc m’ignore. Contrairement à mon codétenu, je préfère me taire et la laisser travailler tout en observant plus ou moins distraitement chacun de ses gestes. Plus vite ce sera fini, et plus vite on pourra rentrer dans notre cellule, non ? Ouais, même si je suis pas spécialement pressé de retourner entre ces quatre murs. Hum... Il faudrait savoir ce que je veux... Aucune idée. C’est pas que j’aime pas l’infirmerie mais... Disons que je n’aime pas jouer les boulets en devant me faire soigner. Je préfère me débrouiller par mes propres moyens, je m’en suis toujours bien tiré de cette manière, alors pourquoi est-ce qu’en taule, ça change ? Parce que la taule c’est la taule, j’ai rien pour me soigner dans notre cellule alors je suis bien obligé de rester là. Et de toute façon, ça passera tout seul... Ce ne sont que des ecchymoses. Par contre, je suis prêt à parier qu’elle va me refourguer des anti-douleur. Comme je le pensais, je ne suis ni en cristal ni en sucre, c’est pas une petite et stupide entorse qui va changer quoi que ce soit. Quoique... Si je me retrouve aux animals, cette stupide entorse risque de devenir problématique... Hum... Il faut réellement que je réfléchisse à un plan d’évasion. Je sursaute en sentant la bande se resserrer brusquement sur ma cheville... Tss... Je ne m’y attendais pas, et c’est pas le meilleur moyen de me tirer de mes pensées. Ce n’est pas le plus agréable en tout cas. Enfin bon, elle y va bien plus doucement que quand je m’en occupe moi-même. Je pense qu’elle a fini alors je lui souris... Elle m’ignore. Ah la la... C’est toujours la même chose. Comment faire pour lui sous-tirer quelques informations ? Je pourrais toujours tenter, après tout j’ai son prénom, mais... Je serais obligé de parler alors non.

-C’est bon. Rhabille-toi. Tous les deux, vous prendrez des anti-douleurs et évitez les bagarres. Et repassez régulièrement pour changer les bandages.

J’esquisse un nouveau sourire tandis qu’elle nous passe à chacun une boîte de médocs. Ah, ça, si je voulais faire du trafic, ce serait juste idéal. Mais comme c’est pas spécialement ce qui m’amuse le plus, quoi que j’en dise et malgré le fait que je me sois fait chopper pour ça, c’est pas ce qui m’amuse le plus. J’avais juste besoin de faire autre chose que ma peinture, mon boulot et hors de question de recommencer les braquages. D’un côté, un peu plus de revenus ça n’a jamais fait de mal à personne et puis bon, c’était pour dépanner. Bref, j’enfile mon haut, c’est toujours mieux que de me balader torse-nu, puis j’entreprends de remettre correctement mes godasses. Fini. Paré à repartir. Je prends ma boîte, la place dans une de mes poches puis me relève rapidement, me dirigeant vers la porte en essayant de boiter le moins possible. Oh, tiens, j’y pense... Je récupère le canif confisqué tout à l’heure et va le poser sur le bureau de la demoiselle. Puis je récupère un morceau de papier dans mon carnet, mon stylo et inscrit rapidement : Ce truc sera plus utile entre vos mains qu’entre celles d’idiots incapables de l’utiliser correctement. Mieux vaut garder les outils propices à blesser loin des mains des détenus. Je laisse le papier avec le canif, adresse un hochement de tête reconnaissant à la demoiselle puis sort sans demander mon reste. Je suis malpoli ? Je n’en ai pas tellement l’impression, je l’ai remerciée et puis je me sauve toujours rapidement. Enfin bon. Je reste devant la porte et attends patiemment mon codétenu, tentant de lui faire comprendre que je tiens à retourner dans notre cellule...
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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Ven 24 Aoû - 19:27

Contre un grillage, les fesses dans la neige. Voilà comment cette dernière lutte se termine. Peu glorieux, dit comme ça... Mais je ne suis pas un gros bill, ni un super héros. Je n'ai jamais prétendu m'appeler superman, alors il est inutile d'attendre de moi que je me relève pour aller jouer les kick ass. Il m'a eu, il est parti, point. Je ne vais pas me lever et faire comme si tout allait bien. Je ne vais pas me redresser et le choper par le col pour lui flanquer une correction digne de ce nom. Non, je vais juste faire la crêpe, et rester assis ici le temps que ma tête arrête de tourner, et que je me sente prêt à me relever. Tant pis, si l'autre prend la fuite. On ne récolte que ce que l'on sème, mais pour que de graine, ça passe à plan, il faut bien attendre. Alors, je vais attendre le temps qu'il faudra. Et le jour venu, le moment venu, il regrettera. Je tremble un peu, mes vêtements sont trempés et gelés à cause de ce bain de neige. Je frotte mes mains l'une contre l'autre, dans une vaine tentative de me réchauffer. Brr. Il fait vraiment froid. Mon jeune codétenu me rejoint, et se laisse glisser contre le grillage, lui aussi. Quoi, il veut camper ici ? Non, je ne suis pas de bonne humeur. D'un côté, quel abruti venant de se faire planter l'épaule par un mollusque serait tout sourire, à cette heure ? Je n'en sais rien, mais certainement pas moi. J'ai mal à l'épaule, et j'ai froid. Et je suis trempé. Bref, quelqu'un m'en veut, là-haut. Je soupire et reste neutre. Attendant quelque chose. Mais quoi ? N'importe quoi, peu m'importe. Quelque chose qui me fasse bouger, et qui m'empêche de m'affaisser un peu plus dans la neige, de me laisser divaguer.

Et cette chose vient, elle sort de la bouche de mon cadet. Enfin, non, il ne dit rien. Mais je comprends ce qu'il attend de moi de par sa gestuelle : je dois me lever. Ok. Je m'exécute alors. Quoi, on rentre à nouveau ? Mais... Notre permission n'était même pas terminée ! Fait chi** ! Enfin, si c'est pour me soigner... C'est gentil de sa part, puisque je sais à quel point il déteste être enfermé. Alors, retourner entre ces murs trop étroits de son propre chef... Je lui demande de faire un sacré effort, inconsciemment. Bref. De toute façon, je ne le force à rien hein. S'il veut rester dehors, libre à lui... Sauf que c'est lui qui prend la tête de file, en allant de l'avant. Je le suis sans protester, et sans trop de mal, bien que mon épaule continue à me lancer considérablement. Je serre un peu des dents, et pense à autre chose. Voilà comment on fait passer la douleur, chez les Monroes.

Je parle, non, plutôt je pense, encore et toujours. Et on continue à dépasser les portes, à longer les murs trop gris. Des murs. Des murs. Encore des murs, toujours des murs. Les caméras et les murs gris ne sont pas en voie d'extinction, par ici. Si seulement... Je soupire, et plante les quatre fers quand on arrive devant la porte. On est arrivés, déjà ? Apparemment. Je ne m'en étais même pas rendu compte. La porte n'est pas très... Comment dire... Elle ne vous invite pas à la pousser. Rien que la porte m'offre une certaine appréhension. Disons que la dernière fois que je suis venu ici, j'ai cru qu'il en était fini de moi. C'était juste pour ramener un papier... Et lui... L'infirmier. Un boucher charcutier, ce n'est pas possible autrement. Chauve, grand, fort. De quoi hanter vos cauchemars. Bref. Oooh. L'infirmière ! Quelle excellente nouvelle. Je souris de soulagement, et je dois clairement passer pour un idiot. Pas grave. On mettra ça sur le compte des multiples coups que j'ai reçu. Je suis un peu sonné, si si. Elle nous invite nonchalamment à rentrer à l'intérieur, et nous nous exécutons. Moi d'abord ? Okay. Je vais m'installer sur la table d'observation, retire les deux couches de vêtements comme c'est si gentiment demandé. Au passage, je louche un peu sur ma blessure... Mouais, ça va. J'ai déjà vu pire. Je ne m'attarde pas trop sur la plaie, puisque je n'ai d'yeux que pour elle, au final. Pathétique, hein ? Je soupire, m'exaspérant moi-même. Elle revient vers moi, nous échangeons quelques mots à la volée. Donc, elle n'est pas prête à céder un pouce de terrain, hein ? Tss. Pourtant, je pensais que... Ouais, arrête de penser, ça ira mieux. Elle me badigeonne la plaie de son produit, et je serre vraiment les dents. Sadique hein. Mais c'est qu'elle y prend du plaisir en plus ! Je regarde un peu ailleurs, le temps que la brûlure passe. Pire que de l'alcool.

Puis, je ne sais pourquoi, j'en viens à me rendre compte que j'ai donné mon identité complète. Secrètement, j'espère qu'il n'a rien entendu... Qui donc ? Le Phénix. J'espère qu'il n'a rien entendu, et au cas contraire, qu'il ne le fera pas savoir. Personne ici, à part les juges, ne connaissent ma vraie identité. J'ai pas tellement envie que ça se sache, même si je n'ai rien à cacher en particulier. Et puis, sachant que mon père n'avait pas les mains blanches... Je n'ai pas tellement envie de subir pour lui. Je ne sais pas ce qu'il a fait, et je ne le saurai certainement jamais... Alors qu'on me laisse loin, à mille lieux de tout cela... Très loin. Elle bande ma plaie, applique les pansements pour que le tout tienne. Hé bien, elle est têtue. Elle n'a pas voulu me lâcher une syllabe de son prénom ! Je fais un peu la moue, et remets mon haut taché. Du sang. L'odeur me monte au nez, et je soupire à nouveau. Bon, le gamin maintenant. J'aurais bien aimé qu'elle s'occupe de lui avant moi, quand même... Je m'approche de lui, dans l'intention de prendre de ses nouvelles, même s'il le porte sur lui : il ne va pas bien du tout. Elle me bouscule, et le prend en charge. M'énerve. Pour la peine, je vais m'asseoir, et la regarde faire tranquillement. Alors, un dîner en tête-à-tête ? Elle n'a pas l'air convaincue, puisqu'elle sévit encore : elle appuie sur un bleu du gamin. Ah, tu rigolais bien la minute d'avant, sale gosse ! D'un côté, ça me fait sourire. Okay, je suis un peu sadique sur les bords mais... Il se marrait alors que je faisais rembarrer coup sur coup. Il n'a que le revers de la médaille.

« Allez, même traitement que l'autre. Nom, prénom, numéro de bloc. Et ne me ressors pas ton surnom comme la dernière fois. » En parlant du retour de cric... Il est bien là. Lui aussi se voit obligé de donner son nom et prénom. Au moins, on est deux, et l'un n'a aucune raison de balancer le prénom de l'autre, s'il ne veut pas voir sa propre identité dévoilée au grand jour. D'un côté, je n'en vois pas l'intérêt, franchement... C'est toutefois avec impatience que j'attends son prénom. « Zaphkiel Achar Karmaker, bloc 103. Mais la personne qui m'appellera par mon prénom aura de mes nouvelles. Je suis Zak ou le Phénix, point. » Zaph... Zakiel. Zaphkel. Zaphkiel. Je mets un bout de temps à assimiler ce nouveau mot, qui tourne et retourne en boucle dans mon esprit. Aza. Achar. Kaker. Karaker. Karmaker. Wouah, voilà qui était bien laborieux. Enfin, ça ne sert pas à grand-chose que je retienne son prénom, vu qu'il semble refuser catégoriquement qu'on l'interpelle par ce dernier... D'accord. Au moins, j'ai Zak. C'est mieux que le gamin, non ? Je vais faire la collection de ses surnoms, à force. Zak. Phénix. Gamin. Gosse. Codétenu. Petit brun. Biscuit. Okay, je divague un peu là... Toujours est-il qu'entendre sa voix est un réel plaisir, vraiment. Je souris un peu, et les regarde tous les deux. Elle termine de s'occuper de lui, jetant une poche de glace sur lui. Je me retiens de rire, vu sa réaction... « C'est bon. Rhabille-toi. Tous les deux, vous prendrez des anti-douleurs et évitez les bagarres. Et repassez régulièrement pour changer les bandages. » Qu'est-ce qu'elle peut être... Nonchalante. Tss. Je me promets de briser la glace avec elle, avant de sortir de ce trou. Ou même après. Enfin, refaire de la taule pour harcèlement... Non merci. Repassez régulièrement pour changer les bandages ? Je dois sourire, une nouvelle fois, comme un idiot, alors que je me dirige vers la porte.

« Comptez sur moi pour repasser aussi souvent que possible... » Un sourire charmeur, pathétique. Par aussi souvent que possible, qu'est-ce que j'entends ? Dès que j'ai un quartier libre. Okay, je vais passer pour le lourd de service, mais elle finira par craquer. Je le sais, j'en suis certain. Elle lève les yeux au ciel, comme désespérée, et me pousse vers l'extérieur. Ok, ok, je sors. Un petit clin d'oeil, et je suis dehors, avec Zak. Ah oui, tu m'attendais ? Je garde ce même sourire débile, et je traîne des pieds. Il veut rentrer, pas vrai ? Moi aussi. J'ai mal à l'épaule, je dois me reposer. Éviter le froid et les bagarres. Même si les cellules n'ont pas le chauffage intégré, c'est mieux que rien. J'entreprends donc de rejoindre le bloc 103, marchant tranquillement, les mains dans les poches. Je vérifie que le gosse me suive, et continue ma route. Puis nous arrivons. C'est étrangement silencieux... Seuls quelques détenus sont encore dans leur piaule, à lire ou faire je ne sais quoi. Pour ma part, j'enlève mon haut, et le change. Voilà, c'est mieux : plus de sang. Je prends un cachet de la boîte orange de médocs qu'elle m'a fourni. Tout est orange, ou gris. C'en est déprimant. J'avale le médoc, et attrape une petite balle qui rebondit. Comment j'ai obtenu ça ? Récupérez tous les élastiques que vous trouverez, faites en une boule, et jouez. Je m'assois contre un mur, et la fais rebondir contre celui d'en face, lançant de mon épaule valide. Encore une journée qui promet d'être longue. Trop longue.

hj: end pour moi. :huhu:

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    DENIAL.ANGER.BARGAIN.DESPAIR.
    A C C E P T A N C E.
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MessageSujet: Re: Panique en cellule † Domino [Terminé]   Sam 25 Aoû - 10:19

Pourquoi est-ce que ça doit toujours se finir à l’infirmerie ? Non, j’exagère un peu, tout ne fini pas toujours à l’infirmerie. Mais c’est trop souvent le cas à mon goût... Bien trop souvent. Enfin, si j’étais le seul concerné, je serais resté dehors. Mais comme je ne veux pas prendre de risques avec mon codétenu, je préfère l’embarquer à l’infirmerie avec le stupide espoir de pouvoir m’échapper. Oui, stupide espoir... Parce que, au final, l’infirmière ne me laisse pas le choix : on entre tous les deux. La poisse... Je pourrais très bien me tirer aussi, mais je ne suis pas spécialement du genre désagréable. Et puis comme je sais qu’il faudra que j’y passe, d’une manière ou d’une autre, je finis par obéir et entrer. Je dois bien me faire une raison... Et puis, d’un côté, elle est là pour nous soigner, rien de plus. Je la plains un peu, elle peut tomber sur n’importe quel détenu et tous ne sont pas des plus commodes. Oh que non... Je dois avouer qu’il y a certaines personnes ici auxquelles je ne me frotterai pas sans une bonne raison bien valable. Je ne crains rien ni personne mais je ne suis pas suicidaire et chercher des noises à certains relève du suicide. Tout comme se retrouver trop près d’eux... Bref. Elle a de la chance, ni Domino ni moi ne sommes spécialement dangereux. D’après ce que je connais de lui, d’après ce que je sais de mes propres réactions.

Je m’installe donc dans un coin, essayant vainement de trouver une position qui me permettrait de respirer un peu mieux et d’avoir beaucoup moins mal... Depuis ma chaise, je n’y parviens pas alors je vais plutôt me laisser glisser le long d’un mur tout en observant les deux autres du coin de l'œil, écoutant leur échange. Mon codétenu a toujours la bonne réplique mais là, il ne peut rien faire face à la belle infirmière et je dois avouer que je trouve ça très drôle ! Désolé mon vieux, mais il faut bien que je me détende ! Et puis bon, si nos places étaient échangées, je crois qu’il se marrerait bien lui aussi. Je finis par fermer les yeux, me concentrant sur ma respiration... Du calme... Voilà, le froid calme un peu la douleur... Je m’endormirais bien là... Ou pas. Je préfère mon lit, même si j’ai connu plus confortable. J’aimerais vraiment pouvoir repartir... Tiens, au fait, j’ai le nom du blond ! Hannibal Monroe... Très bien, je retiens. Même si je n’ai pas la moindre intention de dévoiler cette information, je trouve toujours ça plus utile d’avoir le nom de la personne en face de moi. Hé oui, pourquoi croyez-vous que j’utilise toujours mes surnoms ? Oui, évidemment, parce que je n’aime pas mon prénom. Mais avoir un nom est un avantage...

On vient me tirer de mes pensées. Me lever ? Mais... Bon, d’accord... Même si je ne suis guère motivé. Enfin, au moins je sais que, après ça, j’aurai un peu moins mal. Un peu... On n’a pas encore inventé les pommades qui font instantanément disparaître les hématomes. Dommage. Et je ne peux rien y faire, je suis un informaticien, pas médecin-chercheur. Non, la recherche en informatique n’est pas du tout la même chose. Bref. J’apprécierais que mon codétenu ne se venge pas, ça fait mal d’appuyer sur les bleus ! Et dire que j’en suis aussi réduit à donner mon identité... Question d’égalité je suppose. Mais il a vraiment intérêt à garder mon nom de famille pour lui, pour ma sécurité... Et ne pas prononcer mon prénom, pour sa propre sécurité. Il n’y a que de la bouche de ma famille que j’accepte ce prénom, les autres... Non. Dix fois non, cent fois non. Jamais. Hors de question. Trop de mauvais souvenirs avec ce satané prénom... Bref, mis à part ma légère mise en garde et le rappel de mes surnom, je ne prononce plus un seul mot. J’ai trop parlé, j’ai largement dépassé mon quotta quotidien, voir même hebdomadaire. Maintenant, je ne prononce plus un seul mot jusqu’à la semaine prochaine. Et je la laisse me soigner... Elle termine par ma cheville, et resserre le bandage un peu brusquement, ce qui me fait sursauter... Hé ! Doucement un peu... Enfin, je ne vais pas me plaindre, elle y va plus doucement que quand je le fais moi-même. Et puisqu’elle a fini, je lui souris... Et me fait zapper. Pff. Elle n’est pas très coopérative. Quoique, je suis très mal placé pour avoir ce genre de remarques. Ah la la...

Repasser ? Mouais... Si elle veut, mais je n’ai pas spécialement envie. Mais je sais que je le ferai alors je hoche simplement la tête avant de me rhabiller. Il faudra que je m’arrange pour me trouver une nouvelle veste orange, puisque je suis certain que les deux moules ne vont pas me ramener la mienne. Le froid ne me dérange pas spécialement mais je ne tiens pas à me transformer en glaçon. Tiens, pourquoi Domino sourit comme ça ? Laisse tomber mon vieux, tu le feras pas craquer comme ça. En plus t’as l’air un peu idiot. Bref. Je me tiens tranquille et vais déposer le canif que j’ai confisqué sur le bureau de la demoiselle, accompagné d’un petit message. Elle pourra plus facilement s’en débarrasser que moi. Puis je sors sans demander mon reste, attendant juste mon codétenu à côté de la porte. Je garde mes commentaires pour moi mais pas mon sourire moqueur qui s’agrandit en écoutant sa réponse. Repasser aussi souvent que possible... Je serais moins mal en point, je crois que j’aurais éclaté de rire. Manquerait plus qu’il se fasse rembarrer et là, codétenu ou pas, je crois que je ne résisterai pas à l’envie de me moquer de lui. Mais elle ne répond rien et le pousse juste dehors. Tant pis pour moi. Il n’empêche que je souris franchement...

Puisqu’il reprend la tête de la marche, je lui emboîte le pas en boitillant légèrement, une main sur mes côtes, tout sourire. Sourire un peu crispé parce que bon, j’ai un peu mal partout, mais je souris quand même. Et c’est parti pour rejoindre notre bloc... Pff... De retour en cellule avant même la fin du quartier libre. Voilà un moment que ça ne m’était pas arrivé... Franchement, c’est très rare... Dire que je regarde une nouvelle fois les murs... C’est déprimant. Parfois, je comprends complètement pourquoi certains choisissent de se taillader des veines ou de finir leurs jours au bout d’une corde. Ce n’est pas mon genre mais bon, voilà quoi... Et puis je trouve que notre bloc est trop silencieux. Quasiment tout le monde est encore dehors, à cette heure... Zut, je dois passer voir Rixe ! Ah, non, c’est vrai, ce sera au prochain quartier libre. Voilà qui ne va absolument pas : je commence à perdre la notion du temps... J’ai besoin de repos. Et très rapidement, avant de perdre la boule. Bref... Au bout du compte, on regagne notre cellule. Je m’avale une pilule, espérant que la douleur passera rapidement, puis remonte tant bien que mal sur mon lit. Ouf... Voilà, je suis tranquille... Et je n’en bouge plus !

Et zut. Domino m’embête à jouer avec sa balle. Je soupire profondément et le regarde... Je vais pas lui interdire de jouer mais bon, j’aimerais profiter quelque peu du silence pour me concentrer... Sur quoi ? Aucune idée, j’ai besoin d’avoir un truc et tête et d’y réfléchir. Et... Oh, dommage pour lui, je crois que j’ai mon idée. Je vais malheureusement l’embêter aujourd’hui. Je récupère une nouvelle fois mon stylo, mon carnet et inscrit rapidement : Alors Domino ? C’est dans tes habitudes de jouer les charmeurs ? J’avoue que je ne connaissais pas cette part de ta personnalité. C’était drôle à voir. Surtout que tu n’as absolument rien obtenu d’elle et qu’elle t’a rembarré à chaque fois. Tu es tombé sur plus fort que toi... Tu m’invites au prochain tour à l’infirmerie, que je puisse rire un peu ? Puis je retire la feuille de mon carnet et la lui agite avant de la laisser tomber sur son lit. Il lira quand il voudra. En attendant, je m’allonge sur le dos et ferme les yeux. Je ne suis pas sympa... Mais bon, j’ai bien le droit de l’enquiquiner un peu. Après tout, c’est mon codétenu, il doit bien me supporter un peu. Et puis, il faut bien faire passer le temps puisqu’on est un peu coincés dans notre cellule. La journée risque d’être longue mais je trouverai bien un moyen de la rendre un peu plus... Amusante.

{HJ : Fini pour moi aussi. :huhu:}

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Les apparences savent être trompeuses. Un silence masque des milliers de pensées et fait apprécier le bruit. Ferme donc les yeux et laisse-toi guider par ton instinct... Lui seul peut te donner un indice sur qui est la personne derrière le masque...
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Panique en cellule † Domino [Terminé]

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