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 SCARLEO | La pizza a brûlé.

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MessageSujet: SCARLEO | La pizza a brûlé.   Ven 27 Juil - 11:11

J'ai pour habitude de chaque jour me lever tôt, mais pas le dimanche. Non, le dimanche, je me lève très tôt. Mon réveil sonne vers quatre heures, et trente minutes plus tard, je suis dehors, une veste de jogging sur le dos. Je cours ensuite pendant une bonne heure, et à cinq heures et demie, je rentre chez moi à pied. A six heures précise, je me fais couler un café, je l'avale en consultant mes mails, et après, direction la douche. C'est sûrement mon moment préféré, l'eau brûlante coule longuement dans mon dos, massant doucement mes muscles endoloris.
Si je me lève si tôt, ce n'est pas uniquement pour le plaisir de profiter complètement de ma journée, je ne supporte pas de courir dans l'agitation et le bruit. Le matin, lorsque tout le monde dort, c'est bien plus agréable. Les rues sont vides, et le ciel noir commence à s'éclaircir. Il fait encore frais, les lampadaires illuminent la ville et le silence est d'or.

Lorsque c'est fini, que je suis totalement prêt, habillé, nourrit, frais et dispo, alors commence réellement ma journée. Généralement, je me traîne d'un fauteuil à l'autre, une tasse a la main avec un bouquin. Vers onze heures, je commence à cuisiner, je feuillette mes bouquins de cuisine à la recherche de LA recette, et je me met aux fourneaux. Pendant que ça cuit, je pose mes couverts sur le bar. Ma vie s'organise à la minute prêt. Je mange, je sors, je rentre, je mange, je dors. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, je n'ai ni le courage de me lever à quatre heures, ni la foi de me cuisiner un bon petit repas. Pour me donner bonne conscience, j'ai invité Scarlett. Pizza, glace, télévision. Hop. Pas très diététique ni convivial, mais simple. Très simple, oui.


Pour la première fois depuis longtemps, je m'étais autorisé à dormir jusqu'à dix heures. J'avais avalé rapidement un semblant de petit déjeuné, et avais mis la pizza à décongeler. Une quatre fromages, la préférée de Scarlett d'après mes souvenirs. Jean, vieux T-shirt, j'étais à peu près présentable, coiffé comme un as de pique. Classieux.
Elle avait dit midi, promit qu'elle serait là, pile à l'heure pour une fois. Mais après trente minutes d'attente, j'avais comprit qu'elle ne viendrait pas. Les appels sans réponse m'avaient conforté dans cette idée. C'était frustrant. Elle n'était déjà pas venue la dernière fois, prétextant un rendez vous important, le même jour à la même heure.

Je me frottais le visage. Une odeur de brûlé profita de cet instant de déception pour s'échapper du four. Trop tard. Il était maintenant près de treize heures, je n'avais pas mangé, et la seule chose que j'avais préparé ressemblait à une ville après un explosion nucléaire. De la fumée planait dans mon petit appartement, grise, odorante. C'en était trop. Si la montagne ne venait pas à moi, je viendrais à la montagne. ( Je vous prierez de ne pas rire face à cette expression lamentable. ) J'attrapais mes clefs, fermais la porte et dévalais les escaliers jusqu'au parking. Je roulais jusqu'à chez elle, à dix minutes de là, grillant un ou deux feux au passage. Je roule trop vite, me rappelle toujours ma fille. Elle n'a pas tord, dix minutes pour ce trajet, c'est bien trop court, mais bon. Elle n'est pas là, et je suis en vie. Je fixe la devanture du Casino Caroll's et monte. J'ai toujours du mal à imaginer que Scarlett, la petite grosse qui habitait l'appartement en face du mien soit devenue comme ça, importante, belle, et à la tête d'un établissement comme ça. M'enfin. Arrivé devant sa porte, je cogne. Une fois, deux fois. J'attends. Je sais qu'elle va m'ouvrir. Enfin non, j'en sais rien, j'espère juste.

Plusieurs secondes passent, longues, interminables. Je toque encore. Plus fort. Allé Scarlett, ouvre moi. J'aurai du emmener quelque chose à manger. Je crève de faim.

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MessageSujet: Re: SCARLEO | La pizza a brûlé.   Mer 1 Aoû - 11:56

so... FUCK YOU !


La vie semble bien plus facile lorsque l'on possède l'argent et que l'on entre aisément dans un 36, c'est ce que Scarlett avait compris au court de ces derniers mois passés ici. Bullant dans un bain aux allures de nuages de mousse rose, elle récupère de la soirée difficile qu'elle a traversé la veille. Est-ce qu'elle regrettait sa vie d'autrefois ? Parfois oui, peut-être ; mais embrasser une coupe de champagne lui faisait vite oublier cette nostalgie grotesque. Certes, la simplicité de ces quelques années où elle travaillait dans un milieu pauvre et pas vraiment enrichissant, en passant l'ensemble de son temps libre à ne rien faire lui arrachait de temps à autre quelques brefs regrets, mais rien de tout ça n'était comparable à la vie qu'elle menait aujourd'hui. Elle avait troqué sans regrets son petit appartement dans le West Side pour celui de son père. 75 mètres carrés de luxe au dessus du casino qui lui appartenait maintenant. Ce dernier était bien le seul hic dans ce tableau sans fausse teinte. Ou plutôt le lot de tracas qu'il lui apportait. Les galas les embrassades hypocrites, elle ne s'y était jamais faite. Ce milieu n'était pas pour elle, mais tant que cela ferait illusion, elle en profiterait. Fondamentalement, la seule chose qui lui manquait - mais qu'elle refuse farouchement de s'avouer – était d'habiter en face de Neo. Mais ces années là étaient déjà très loin derrière eux.

1 heure moins le quart, elle ouvre un œil. L'eau de la baignoire est gelée, un peu plus et elle ressemblerait presque à une dinde au court bouillon. Pestant, elle s'arrache tel un diable à l'eau glacée "C'est pas possible ! je suis à la bourre !!". Elle n'avait pas oublié son rendez-vous avec Neo, elle devait passer chez lui vers les 12h... à présent il était 12h30. Morte de froid, elle s'enveloppe dans un grand peignoir blanc, filant vers sa chambre. Elle soupire, se laissant tomber sur son matelas. Tant pi, elle n'ira pas. De toute façon il était trop tard. Il allait sans doute râler à nouveau, comme les fois où elle annulait à la dernière minutes pour quelques raisons – parfois inventées, avouons-le –. Elle n'avait pas envie de l'entendre râler pour quelque raisons que ce soit. Que ce soit parce qu'elle lui avait posé une quantité monstrueuse de lapins depuis son acquisition du casino, ou parce que sa femme cinglée refaisait des siennes. Elle allait garder son après midi pour elle, pour une fois.

Une bonne demie heure suffit à lui faire ravaler sa mauvaise conscience. Après tout, elle n'avait pas plus abusé que lui, en comparaison. C'était comme lui faire payer les années de sales coups qu'il lui avait fait subir dans leur jeunesse. A présent qu'elle n'était plus grosse, ni laide, ni pauvre ni quoi que ce soit qui le rebutait à cette époque, elle ne se laisserait plus faire par Neo. Son règne avait trop duré.

On frappe à la porte. A tous les coups c'est lui. Que dis-je, c'est lui, c'est certain. Elle hausse un sourcil, baisse les yeux vers son peignoir noué à la va-vite et soupir. Pas question d'ouvrir. Elle baille et part s'affaler sur le canapé le plus proche. On insiste, toquant plus fort. Dans un long soupire ne cachant pas son exaspération, elle finit par aller ouvrir avec autant d'entrain qu'un chat écrasé au milieu de l'autoroute. "Tiens... Neo, quelle surprise !" ose-t-elle susurrer entre ses lèvres qui s'étirent d'un long sourire. Cette phrase, il lui avait déjà ressortit il y a des années de cela, quand elle avait passé 2h à l'attendre dans le parc avant d'aller le chercher chez lui. Œil pour œil, dent pour dent mon petit Neo.

Elle l'invite à entrer bien entendu, elle n'est pas non plus une sauvage. Refermant la porte derrière lui, elle file dans sa chambre enfiler quelque chose de plus présentable. "Tu as du poulet dans le frigo, sert toi ; fais comme chez toi !" dit-elle avant de refermer la porte derrière elle. De tout façon elle n'avait pas été très chaude dès le départ avec cette histoire de pizza... n'oublions pas sur quoi il l'avait justement retrouvée affalée le jour de sa crise cardiaque... Rien que de repenser à cette histoire lui mine le moral. Elle attrape une robe noire au hasard et la passe sans plus de cérémonie. "J'avais complètement oublié notre rendez-vous, désolée !" dit-elle en revenant vers lui, dans un grand sourire comme elle avait apprit à en faire depuis son nouveau job. C’est faux, mais c'est toujours moins humiliant que de lui avouer qu'elle s'est endormie dans son bain. "Tu m'en veux pas ?"

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MessageSujet: Re: SCARLEO | La pizza a brûlé.   Mar 28 Aoû - 19:34

C'est ridicule, vraiment ridicule. Elle met un temps monstre à venir m'ouvrir, et lorsqu'elle le fait enfin, c'est avec une mine incroyablement enthousiaste qu'elle m'accueille. Surprise, surprise, tu t'en doutais que je viendrais, pas vrai, Scarlett, tu savais qu'après ces rendez vous ratés et reportés je ne pourrais m'empêcher de passer ! tu t'en doutais, n'est ce pas ? Je grimace ce qui ressemble le plus à un sourire, les yeux plissés d'ironie. Heureux de te voir aussi Caroll, ça fait toujours plaisir de te voir. Tu me laisses entrer peut être ? ah oui, ho, mais tu disparais encore, mais cette fois si je comprends. C'est vrai, le peignoir, pas le top pour recevoir, je comprend. Une robe noire, et tu reviens. C'est fou, comme la chirurgie t'as changée, physiquement parlant. Enfin, la liposuccion, je veux dire. Des traits plus fin, une silhouette fine et pleine de formes à la fois. De visage, je dois avouer qu'elle m'avait toujours plu, enfin, peut être pas lorsqu'on était gamins, mais bon, elle avait cette beauté d'ado un peu grosse. Gentille. Putain, si j'avais su qu'elle deviendrait comme ça, bon sang ! Pendant son absence, aussi courte soit elle, j'ai eut droit au poulet. Le poulet froid, laissé au frigo depuis... plusieurs jours semble t-il. J'appuie dessus avec une fourchette, frémis. Remarque, ça ne sera pas pire que ma pizza. Je ris.

Je sors une assiette, du beurre et entreprend d'arracher un morceau de blanc. Il doit bien y avoir du pain quelque part, non ? Je balaye la cuisine des yeux.

"Putain Scarlett, t'aurais pas du... non rien, c'est bon."

Je m'organise une sorte de sandwich et mors dedans avec avidité. Miom. Les dix kilos de beurre cachent un peu le goût du poulet. Tant mieux. Je ne sais pas si c'est son sourire ou son ton, mais je devine qu'elle ment. Bien sûr qu'elle n'a pas oublié notre rendez vous. Comment aurait-elle pu ? Plusieurs rappels, dont un hier soir, impossible de zapper ça, même pour une tête en l'air comme elle ! Je la dévisage d'un air peu convaincu, haussant un sourcil, et avale une nouvelle bouchés de sandwich. Pas terrible, vraiment.

"C'est rien. Je me doutais que te voir débarquer dans mon appart' ne pouvait tenir que du rêve ou du fantasme."

Un bout de poulet s'échappe de sa prison de pain et s'écrase lamentablement sur l’assiette, amorti par la graisse. Appétissant.

"J'avais fait la cuisine en plus. T'abuses."

Enfin, cuisine. Je ne sais pas si faire réchauffer une pizza congelée peut rentrer dans la catégorie cuisine. Je n'évoque pas non plus l'état de ladite pizza après mon intervention, par honte, mais aussi pour la faire culpabiliser. Au moins un peu.

"'fin bon. Maintenant tu es là, je suis là, ça revient au même. Je suis content de te voir Scarlett, ça fait longtemps."

Je laisse mon repas improvisé, essuie mes mains avec un morceau de papier sopalin et contourne le plan de travail pour me rapprocher d'elle.

"Dit, ça te dérange si je fume ?"

Je glisse la main dans ma poche et sort une cigarette de mon paquet. Première clope de la journée. J'attends son accord, faisant jouer le tube de nicotine entre mes doigts.

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MessageSujet: Re: SCARLEO | La pizza a brûlé.   Jeu 30 Aoû - 10:39

Because you know... I'm kind of a BIG BITCH


Cette robe est parfaite, ni vulgaire, ni sainte marie mère de Dieu, le juste milieu classe et sans bavure. Elle sourit, se regarde une dernière fois dans son miroir, vérifie que tout est impeccable puis détache ses cheveux qu'elle secoue pour leur donner du volume. Parfaite ! Ce choix de robe n'est pas un hasard, Scar avait apprit à calculer ce genre de choses maintenant qu'elle en avait la possibilité. Terminé les pantalons informes, les tee-shirt mickey et autres accoutrement digne d'une gamine de 10 ans. Maintenant qu'elle ressemblait à une femme, une vraie, une derrière qui les hommes se retournent, elle prenait les armes ! Neo ne faisait pas exception à la règle, depuis le temps qu'elle cherchait à attirer son attention sans obtenir rien d'autre que de la sympathie saupoudrée un léger soupçon de pitié. Maintenant qu'elle n'était plus la grosse copine rigolote, qu'elle en avait les moyens, elle ne se gênerait plus. C'est la guerre !

Sortant de la chambre après quelques minutes tout au plus - de quoi passer un coup de mascara - elle observe son invité "surprise" de haut en bas, soutient un peu son regard puis le détourne avec satisfaction. Et bim ! dans les dents salopard ! tu ne t'attendais pas à ce qu'un jour la grosse Scarlett devienne plus sexy que ta conne de femme, pas vrai ? "Ah oui ? tu fantasmes sur moi maintenant ?" appuit-elle d'une voix caressante. Elle rit, la provocation l'amuse, comme toujours. Pauvre Neo, c'est dur d'être du mauvais côté de l'amitié pour une fois, n'est-ce pas ? C'est qu'elle a la rancune tenace en plus ! elle se rend bien compte de sa mesquinerie et s'en amuserait presque, dévoilant un sourire destiné à elle même. Sourire qui se métamorphose vite en grimace de dégout quand le morceau de blanc de poulet s'écrase dans un bruit spongieux, dégoulinant de gras. Dégoutant. Elle détourne vite le regard de toute cette nourriture répugnante puis va se chercher un verre d'eau. "Oh…" elle fait une moue de chien battu, faussement désolée. Pauvre Neo il avait même cuisiné pour elle ! enfin il avait décongelé une pizza, quoi. Ce pauvre gros nounours avait des problèmes tellement existentiels… elle en avait bouffé des heures au téléphones quand il avait divorcé de sa femme. A croire que cet imbécile de Neo ne s'était jamais rendu compte de ce qu'elle ressentait pour lui. Ou qu'il était assez idiot pour penser qu'elle voudrait l'entendre parler de sa pétasse. "Et bien ce sera pour la prochaine fois, on va dire !" un sourire crispé envahit ses lèvres. Comment lui faire comprendre que la pizza lui est interdite si elle veut conserver sa taille 0 ? difficile à dire.

Elle n'aimait pas être méchante avec lui, soyons clair, mais c'était devenu presque un réflex. Comme un genre d'instinct de conservation. Un peu comme un exutoire à toute cette colère qu'elle avait accumulé au fil des années. Celle de le voir finir avec une pétasse au lycée, une fille emmerdante qui ne le comprenait pas du tout. De le voir se marier et faire un gosse avec elle puis qu'ils finissent immanquablement par se bouffer le nez parce que - comme elle lui avait fait remarqué depuis le début - ils n'étaient pas fait pour vivre ensembles…. Ca l'avait rendue dingue de le voir aveugle à ce point, à répéter inlassablement les mêmes erreurs ! Alors que elle elle le connaissait par cœur, savait ce qu'il aimait, ce qu'il détestait. Savait comment lui parler, quand il fallait le faire redescendre sur terre ou au contraire le flatter de temps à autre pour qu'il se sente bien. Ils avaient toujours aimé les mêmes choses et passer du temps ensembles. Mais soyons réalistes, il n'avait jamais envisagé d'être avec elle parce qu'elle était grosse et moche. Comme tout le monde. Triste réalité.

Il s'approche d'elle, l'extirpant de ses pensées. "Dis, ça te dérange si je fume ?" - "pas si tu m'en donne une" répondit-elle en tendant ses doigts, lui chourrant la cigarette qu'il allait poser à ses lèvres. Elle s'écarte ensuite de lui et va ouvrir la fenêtre. La rue est bruyante, comme toujours, mais au moins ce ne sont pas les sirènes des voitures de police qui emplissent l'air, ici. "Bon et sinon tu racon…" un bruit fracassant interrompt sa phrase. On jurerait qu'il vient d'en bas, du casino, pourtant l'alarme ne s'est pas déclenchée. Elle fronce les sourcils, tourne ses yeux vers la porte, puis vers Neo, puis avance d'un pas rapide vers le couloir. "C'est quoi ça. T'es pas venu seul ?". Rebroussant chemin, elle fouille sous son plan de travail de la cuisine et en sort une arme.

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MessageSujet: Re: SCARLEO | La pizza a brûlé.   Dim 2 Sep - 19:50

Ralala, ma pauvre Scarlett. Les rôles semblent s'être inversés depuis ton séjour à l'hôpital. C'est maintenant à moi de te courir après, dans tout les sens du terme. J'imagine que tu le fais exprès, toute tes piques, vieilles rancunes que tu me renvois au visage ! Je regarde ton visage, tes yeux légèrement maquillés, puis ta robe. T'as appris vite, en quelques mois t'as réussis à atteindre ce niveau de classe que certaines femmes bien fichues mettent trente ans à atteindre.
J'ai un arrière goût amer dans la bouche. Qu'est ce que j'ai été con. C'est ce que je pense à chaque fois que je la vois. Putain, c'est le grain de sable changé en perle, la cailloux en diamant. Elle était sympa pourtant, je l'aimais bien, vraiment, mais il y avait cette barrière entre elle et moi - et je ne parle pas de son ventre. - J'étais peut être trop occupé à courir derrière ces brunes élancées aux yeux trop grands et aux jambes interminables, ouais, c'est sans doute ça. C'était pas sa faute en plus, quel con. Superficialité quand tu nous tiens ! Ca m'avait fait un coup lorsqu'elle avait déménagé. Elle m'avait manquée. Mais c'est loin maintenant, le temps est passé, de l'eau a coulé sous les ponts. N'empêche que quand je l'ai retrouvée par terre, le visage taché de sauce tomate, j'ai eu peur. Je m'en rappelle très bien de cette soirée, enfin, de cette scène surtout. J'avais passé la nuit à l'hôpital, à me faire draguer par une infirmière au teint cireux. Son sourire était aussi éclatant que celui d'un cheval, et y repenser me fait froid dans le dos.

Elle m'arrache la cigarette, je souris, ris, baisse la tête et en tire une deuxième. Je sors mon briquet et le tend vers elle. La flamme bleutée scintille et danse lentement. La cendre rougie, la fumée s'échappe. J'allume la mienne, et le range. Un petit sentiment de culpabilité m’étreint alors que je pense à ma fille qui essaie par tout les moyens de me faire arrêter. J'aspire une longue bouffée de tabac. Elle a ouvert la fenêtre, la rumeur de la rue me parvient.
Soudain, un bruit retentit, un tel fracas que je tourne la tête. Ma main se porte immédiatement à ma ceinture. C'est un peu surprit que je regarde Scarlett sortir la sienne. Je hausse un sourcil et tire à nouveau sur ma cigarette avant de l'écraser dans mon assiette. Les vestiges de mon déjeuner me donnent un haut le coeur, et je retourne à Scarlett.
Nous sortons tout les deux, armes aux poings. Je passe devant. Bordel, y'a qu'elle pour se fourrer dans ce genre de situation.

En voyant la scène, je ne peux m'empêcher de jurer. Un gosse. Un espèce de gringalet aux cheveux flamboyants de tient là, une balle à la main. La reconstruction de la scène me paraît bien simple, et j'abaisse mon arme.

"Hmm, bien joué, pour la vitre." je lance, rangeant mon flingue.

Il a l'air absolument traumatisé.

"Va falloir réparer ça, tu sais ?"

Je m'avance, et essaie de lui sourire.

"Fait gaffe à pas te blesser, y'en a partout" je m'adresse autant au gosse qu'à Scarlett.

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MessageSujet: Re: SCARLEO | La pizza a brûlé.   Lun 3 Sep - 19:25

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Son cœur bat la chamade alors que ses doigts se resserrent sur l'arme qu'elle tient, tremblante. Longeant un des longs couloirs qui mènent à l'escalier de service, elle ralentit le pas, inspire longuement, tentant de se calmer. Rien n'y fait, encore une fois la peur avait prit de dessus. Elle ferme les yeux, expire un bon coup et suit Neo qui a prit les devants. Dieu merci il est là cette fois ci. Scarlett n'était pas le genre de personne intrépides, à se jeter sans peur dans la gueule du loup, elle n'était pas le genre de personne à ne pas trembler devant la mort. Alors quand les bruits étranges avaient brisés le silence habituel du Casino pour la première fois, un mardi matin à l'heure où personne n'auraient dû fouler les lieux, Scarlett eu à nouveau peur pour sa vie. Depuis, elle aurait juré avoir ré-entendu le même genre de boucan en bas deux fois encore. Elle s'était alors enfermée chez elle, paralysée. L'alarme, les passages de Wayne, rien n'y avait fait. Il lui arrivait encore parfois d'entendre ces mêmes bruits sourds, parfois la nuit. Paranoïaque ? peut-être bien, mais les circonstances de la mort de son père restant encore floues, elle avait encore légitimement le droit de douter sur les attentions de ses "visiteurs". Et s'ils venaient pour elle ? "Sois pas con..." se murmure-t-elle pour elle même, serrant les dents pour suivre Neo dans les escaliers.

Elle le rejoint d'un pas pressé, foule le sol dont quelques flaques d’infiltration d'eau stagnent de temps à autre. Elle manque de glisser sur l'une d'entre elle, se rattrapant de justesse. "Tu crois que c'est quoi ?" ose-t-elle articuler la gorge sèche. Elle reste près de lui, même si sa présence l'apaise un peu, elle n'en demeure pas moins terrorisée. Lui ne semble pas plus alarmé sur ça, l'habitude sans doute, après tout il était flic, il devait vivre régulièrement des situations comme celles-ci. Heureusement qu'il avait du sang froid, lui, il pouvait gérer la situation. Si elle avait écouté sa petite voix dans sa tête, elle aurait fait demi tour fissa pour aller se barricader chez elle. Mais était-ce la bonne solution ? Ne valait-il pas mieux qu'ils règlent cette histoire une bonne fois pour toute ?

Ils tombent face à un gosse. Une saloperie de marmot, un rouquin en plus. Scarlett fronce les sourcils, son flingue toujours au poing. Et alors que Neo range son arme, jouant le papa poule, elle s'avance vers le gamin et le prend par le bras, furieuse. "Qu'est-ce que tu fout là !? hein ? comment t'as réussis à entrer sans que l'alarme s'enclenche ?" le secouant, la poigne ferme, elle se penche sur le gosse. "Et avant que tu dises quoi que ce soit, Neo, ta gueule !" grogne-t-elle, anticipant une quelconque protestation de sa part. "Alors !! c'est toi qui vient foutre le bordel chez moi depuis deux semaines ?? Qui t'as demandé de faire ça ?" le ton monte, sous les plaintes sourde du petit qu'elle avait presque finit par soulever par le bras, elle le lâche sans ménagement. "Tu dégages ! je veux plus jamais te revoir ici !"

Il détalle avec la vélocité d'un lièvre échappant de justesse à son prédateur. Elle grogne, observe la vitre brisée puis tourne les talons pour vérifier l'alarme. Éteinte, évidemment. "Putain de... j'en ai marre !!" les larmes aux yeux, elle saisit ses cheveux et les empoigne férocement, serrant les dents pour ne pas tout casser. Quelques instants plus tard, reprenant son calme, elle se tourne à nouveau vers Neo. "Quoi !"

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MessageSujet: Re: SCARLEO | La pizza a brûlé.   Sam 22 Sep - 7:49

Scarlett a pété le plombs. Elle a attrapé le gamin et l'a secoué comme un pommier tout en lui hurlant dessus. Avant que je dire quelque chose, elle gueule, et me dit de me taire. Interdit, je la regarde s’affairer autour du gosse. "Alors !! c'est toi qui vient foutre le bordel chez moi depuis deux semaines ?? Qui t'as demandé de faire ça ?" Une vague d'inquiétude me submerge. Qu'est ce que c'est que cette histoire ? Elle sait que je suis flic, pourquoi ne m'a t-elle pas prévenu ? Putain, je passe la main sur mon front, puis me frotte les yeux. Je suis fatigué, de cette espèce de gueguerre qu'elle me mène. Le rouquin prend ses jambes à son cou et disparaît dans la rue, se mêlant aux quelques passants. Scarlett semble au bord de l'explosion. Elle serre les dents, je le vois. Ses yeux brillent. Un ange passe, je reste immobile, trop choqué pour bouger. Remarquant ma surprise, elle ouvre la bouche et me lance "Quoi?". Je m'approche, passe doucement mon bras derrière sa nuque et la serre contre moi. Je la sens toute tendue, toute inquiète, stressée.
Après quelques secondes, je me décide enfin à parler.

"Qu'est ce que c'est que cette histoire, Scarlett ? Pourquoi tu ne m'as pas dit que des gens venaient te faire chier ici ? Ca aurait pu être dangereux."

Ma voix est roque, plus dure que je ne l'aurai voulu. J'écarte d'une main les mèches blondes de son visage.

"Hé... ça va ?"

Je regarde autour de moi. Il faudra s'occuper de tout ces bris de verres, quelqu'un risquerait de se blesser. Je jette un coup d'œil à Scarlett. Bon, tant pis pour la vitrine, ce n'est pas mon principal soucis pour le moment.

"Allé viens, on remonte, ça sert à rien de rester ici."

Je la prend par l'épaule et la pousse vers le couloir. Arrivé dans son appartement, je me dirige vers sa cuisine. Il doit bien y avoir une petite bouteille quelque part, de quoi la remettre sur pied. Je fouille un peu et déniche une vieille bouteille de Whisky. Je nous verse deux petits verres et lui tend le sien. Cul sec. L'alcool me brûle la gorge et je cligne des yeux une seconde. J'attrape dans ma poche mon paquet de cigarette et en propose une à Scarlett avant de l'allumer.

"Tu devrais faire gaffe avec ton alarme. On a eut de la chance que ce soit qu'un gosse, mais ça aurait pu être bien pire."

Je me frotte les tempes. J'ai un peu de mal à réfléchir, de multiples inquiétudes viennent m'assiéger, et je dois secouer la tête pour les chasser. Du calme Neo, il ne s'est rien passé, ça va, elle va bien, tu vas bien. C'est un chien que j'aurai du lui offrir à Noël, pas un pull. Un bon gros chien qui vaudrait cent fois mieux que cette alarme en mousse. Putain. Pour me calmer, j’entreprends de ranger un peu à côté de moi. Mon sandwich improvisé fini à la poubelle, et l'assiette dans l'évier.

"Ca va mieux ?"

Je lui souris, regrettant vaguement cette journée tranquille que j'avais prévu ce matin.

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MessageSujet: Re: SCARLEO | La pizza a brûlé.   Ven 26 Oct - 13:53

SCARLEO
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C'est le moment où elle franchit un point de non retour, celui où elle se sent devenir définitivement folle :guh: , ne luttant plus pour garder la tête froide. Trop de fatigue, de stress, d'anxiété, s'étaient accumulé au fil des semaines : elle craquait. Certes elle n'avait jamais vraiment aimé les enfants, leurs sales manies de fourrer leur nez partout impunément et de faire des conneries à la moindre occasion; elle n'aimait pas leur tronche effarée quand ils étaient pris la main dans le sac, elle n'aimait pas leur niaiserie et leurs caprices, mais c'est bien la seule et unique fois qu'elle osait lever la main sur l'un d'entre eux. :fouet: Devant Neo, la grande classe, quelle idiote. Il allait la détester maintenant elle en aurait mis sa main au feu; lui qui était papa allait probablement s'indigner devant son geste. Elle passe une main sur son visage, elle était louche, son comportement était douteux, il allait se poser des questions, des questions auxquelles elle n'auraient aucune réponse à lui fournir. Merde, pourquoi avait-il fallu qu'il soit là aujourd'hui, maintenant ? Elle qui avait mis toute son énergie à le laisser en dehors de cette histoire voyait ses efforts réduit à néant. "Qu'est ce que c'est que cette histoire, Scarlett ? Pourquoi tu ne m'as pas dit que des gens venaient te faire chier ici ? Ca aurait pu être dangereux. - C'est rien laisse." susurre-t-elle en regardant la vitre brisée d'un air ailleurs alors qu'il replace une mèche de ses cheveux. "Pas super non." elle esquisse une petit sourire contrit, fuyant son regard pour finir par hocher de la tête à ses paroles. Qu'ils quittent cet endroit vite, avant qu'elle devienne dingue. :aaah:

Elle se laissa retomber sur le canapé, épuisée tant moralement que physiquement par cette histoire. Elle trouve du réconfort dans la présence de son ami qu'elle avait pourtant tenu à l'écart jusque là. Elle boude la cigarette qu'il lui tend, lui chipant plus volontiers la bouteille d'alcool dont elle prend quelques lampées; quelques goûtes glissent de ses lèvres, elle soupire. "Ca aurait pu être pire, oui." :zen: répond-t-elle en écho la voix morne. Si seulement il savait à quel point s'aurait pu l'être il serait devenu dingue, mieux valait qu'il n'en ai aucune idée. "Ca va aller." enchaine-t-elle machinalement autant pour le rassurer lui qu'elle. Au fond elle n'en sait rien du tout mais il avait l'air tout aussi bouleversé qu'elle d'apprendre qu'elle pouvait avoir des ennuis. "Je peux te poser la même question, tu as l'air aussi chamboulé que moi" What a Face elle lui adresse une œillade railleuse; "quel homme", songe-t-elle dans un demi sourire narquois, le regardant un instant. Il devait pourtant être habitué à ce genre de choses lui qui était policier, non ?

Quittant son siège, elle vint le rejoindre pour se poser à ses côtés, buvant une nouvelle gorgé du vieux whisky que son père lui avait laissé en partant. Ah elle pouvait le remercier celui-là, il lui en avait légué des emmerdes ! "Neo ? je peux te demander un service ?" :neo: sa voix tremble un peu, elle grogne, porte la bouteille à ses lèvres pour se donner un peu de courage avant de la reposer d'un coup sec. Une peu de courage ! fulmine-t-elle intérieurement, tapotant des doigts sur le plan de travail. Une longue inspiration plus tard, elle poursuit; "avant tout je veux te dire que si tu peux pas c'est pas grave je comprendrais… je pourrais toujours demander à Wayne." Elle se sent bête. Elle aurait dû demander à Eliott directement, cela aurait sans doute créé moins de problème que pour Neo. Lui qui avait déjà du mal à concilier son boulot, la garde de sa gosse et les extravagances de son ex-bonne-femme n'avait sans doute pas besoin de se compliquer la vie outre mesure. Tant pi, elle se racle la gorge avant de conclure. "Je peux dormir chez toi ce soir ?" :hiii:

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SCARLEO | La pizza a brûlé.

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