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 Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.

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MessageSujet: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Lun 2 Juil - 18:31

La journée a été longue, très longue même. Ponctuée de clientes trop bavardes, trop exigeantes, trop mégères... Et en plus Aedan ne peut pas te ramener ce soir. Avant tu avais une voiture mais elle s'est faite vandaliser. Vitres et portières explosées à coup de pied de biche avant que l'auteur de la dégradation ne mette purement et simplement le feu à l'automobile, ce qui avait réglé la question d'éventuels frais de réparation. Tu n'en as pas racheté. Après tout tu sais qu'on te l'aurait de nouveau détruite - tu sors quand même avec un policier, tu copules avec l'ennemi. Et puis les moyens financiers rentrent en compte aussi. Tu ne peux pas te permettre de t'offrir à tout bout de champ des voitures. Alors tu vas au travail à pied quand Aedan ne peut pas te déposer avec son véhicule de fonction. Vingt-et-un ans et on croirait déjà la routine d'une quarantenaire qui a bousillé sa vie et raté toutes ses chances de s'en sortir. Je crois que c'est l'époque qui veut ça. C'est bien triste si tu veux mon avis - et même si tu ne le veux pas. Il semble que tout espoir soit étouffé dans l'oeuf avec cette nouvelle société. Les écarts entre les classes sociales se creusent, des quartiers respirent l'opulence et jettent de l'argent à foison au gouvernement alors que d'autres sombrent dans la violence et que l'on s'y étripe pour une pauvre poignée de billets vite dilapidés. L'argent est le sang de la rue. 

Tu marches dans lesdites rues sur le chemin du retour, emmitouflée dans deux écharpes, trois pulls et un imper en toile. Tu réserves tes beaux vêtements pour des événements spéciaux. La nuit tombe et avec elle le froid de janvier qui descend sur la ville, aidé par un vent qui prend un malin plaisir à geler chaque parcelle de peau qu'il peut attaquer. Malgré la présence d'Uranus à tes côtés, la peur te serre les entrailles. Tu passes nerveusement la main dans la fourrure rase du Beauceron dans une haine tentative de réconfort. Tu ne le tiens même pas en laisse. Après tout il est bien dressé. Tu chemines tête baissée, à moitié enfouie dans la laine qui te couvre la partie inférieure du visage. Ces ruelles sombres te rappellent un autre jour d'il y a bien longtemps, la sensation à la fois glacée et brûlante de la lame traçant une striure pourpre dans ton épiderme fragile. À cette pensée une douleur imaginaire te tiraille au niveau de ta cicatrice, t'arrachant une grimace. Pauvre petite princesse... La vie est dure n'est-ce pas ? Tu pourrais lever la tête et contempler les cieux pour te changer les idées mais les étoiles que l'on aperçoit à travers une trouée dans la chape de nuage ont le don de te terrifier, aussi tu ne entes même pas l'expérience. Rien ne peut te rassurer quant à l'infini du ciel, pas même Marvel qui n'est de toute façon pas en mesure de t'accompagner. Tu es allé le voir pendant ta pause. Tu as encore pleuré. Une honte... La prochaine fois ne met pas de mascara de marque, tu veux ? Ça évitera du gaspillage pur et simple de cosmétique. 

Mais à regarder le trottoir défiler sous tes pieds, tu ne fais pas attention au grognement d'Uranus et rentre grossièrement dans quelqu'un qui n'avait absolument rien demandé. "Excusez-moi je ne voulais pas..." Te faire discrète. Plate, transparente au possible. C'est la clé de la survie. Tu évites de regarder ton interlocuteur et retiens fermement ton molosse par le collier histoire qu'il ne saute pas sans préavis sur l'inconnu.

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Dernière édition par Hell L. Blavatsky le Mar 24 Juil - 17:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Mar 3 Juil - 10:43



Frank Nermann n'était pas un mec vraiment commode. Son air rogue n'incitait pas spécialement au dialogue, pas plus que sa silhouette de guingois sous son grand manteau usé. Il n'était probablement pas si vieux, sans doute la quarantaine, mais les années de travail l'avait émacié et avait durci ses traits. Resserrant son trench contre lui, soufflant cet air chaud qui en s'échappant de ses lèvres formait une volute blanche, il pressa le pas dans cette rue sombre où rares osaient encore s'aventurer à cette heure. Nermann n'était pas l'homme le plus courageux du monde, il n'était pas non plus le plus peureux, ni le plus gentil, ni le plus méchant. Notre société ne parlait que de blanc ou de noir mais Nermann, lui, faisait parti de l'infinité de teinte de gris qu'il y avait entre ces deux extrêmes. Il n'était pas le genre à aimer son prochain, pas du genre à s'extasier devant un nouveau né, mais parfois il lui arrivait de laisser sa place à une petite vieille dans le bus. Il n'était pas malveillant au point de souhaiter le mal d'un inconnu, mais l'était suffisamment pour rêver quotidiennement qu'il tuait son boss en versant de la mort au rat dans son café. Dératiseur n'était pas vraiment le genre de boulot que l'on faisait par passion. 27 ans de métier, d'heures supplémentaires et de dettes pouvaient venir à bout des plus persévérants.

Mais Frank Nermann n'est pas vraiment le protagoniste principal de ce récit… parce que en fait, mon personnage à moi, c'est elle : "ARRÊTEZ MOI CE CONNARD !!" Sa cheville oscille dangereusement vers la droite, prenant un angle plutôt déconcertant. Foutu talons ! que celui qui a déjà réussit à faire un sprint avec 10 centimètres au bout des pieds me jette la première pierre ! Scarlett, elle, n'en avait pas la force. C'est la raison pour laquelle après avoir manqué une bonne dizaine de fois de finir avec une cheville foulée dans le caniveau, elle déchaussa ses escarpins - sublimes soit dit en passant - pour continuer sa course à pieds. Quelle déveine ! pourquoi fallait-il toujours que ce genre de poisse n'arrive qu'à elle ? Oh bien sur elle n'était pas la plus mal lotie ici, mais Scarlett jugeait quand même avoir été suffisamment tourmentée par monsieur - ou madame - Karma ! Elle avait dû être une sacré teigne dans une vie antérieure pour en subir encore les frais, peut-être même qu'elle était la réincarnation d'un tueur en série, ou de l'ancien gouverneur !

En tout cas, qu'on lui arrache son sac à main sur le chemin de la supérette habituelle - où elle allait s'acheter des nouilles déshydratées - n'était franchement pas méritée, vie antérieure ou pas !

Chance ! il venait d'être intercepté par une silhouette humaine accompagnée d'un truc qui ressemblait vaguement à un chien à en croire la lueur du réverbère grésillant au dessus d'eux. Pressant se course, elle s'écorche les pieds sur le béton crasseux, manque de trébucher sur une poubelle renversée, évite de justesse une vieille seringue sur le sol et se précipite telle une damnée vers son ravisseur. Arrivée à quelques mètres et comme si cela représentait une chance infime de le ralentir d'avantage avant qu'il ne déguerpisse vite fait, elle décida de lui lancer dessus la première chose qui lui passait sous la main : ses chaussures. "Mais pourquoi je fais ça moi ??"

N'empêche que l'une d'elle avait atteint sa cible, terminant sa course en une frappe ciblée sur la tête de Nermann qui tomba sous la surprise. Coiffée telle une cliente fidèle d'hôpital psychiatrique, elle s'arrêta à côté d'eux, essoufflée à en cracher ses poumons, la voix à peu près semblable à celle d'un camionneur après 3 paquets de sans filtres. "Dis donc gros enculé, tu croyais que t'allais pouvoir me piquer mon sac comme ça ? rends le moi avant que je te botte le cul à t'en déchausser les molaires !" Arrachant le sac à main des bras de l'homme, elle s'empressa de vérifier que rien ne manquait à l'appel, puis, dans un soupire ne cachant pas sa satisfaction, elle se tourna vers son sauveur. Sauveur qui se trouva être une sauveuse, une jeune sauveuse qui plus est. "Pfolalala ! Merci !!"

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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Mar 3 Juil - 16:33

Comme ton interlocuteur ne semble pas vouloir s'exprimer mais ne fais pas un geste non plus, tu lèves la tête avec curiosité. L'homme qui te fait face a la face blême de celui qui est poursuivi par le diable, ses cheveux sont collés à son front par la sueur malgré le froid et sa respiration est bruyante, haletante comme s'il venait de courir un cent mètres. Immobile, il ne te regarde pas mais fixe avec terreur Uranus qui grogne toujours. Tu t'apprêtes à lui intimer le silence mais c'est à ce moment que ton regard descend vers un sac féminin que l'étranger serre dans sa main. Il vient de le voler de toute évidence. Tu ouvres la bouche, étonnée mais tu n'as pas le temps de dire quoi que ce soit qu'un bruit sourd retentit. Un objet que tu n'identifies pas sur l'instant rebondit contre la tête de l'inconnu et retombe par terre. Sonné par le choc, l'homme au pardessus rapiécé s'écroule sur le trottoir. Je sais pas qui a lancé cette... Chaussure à talon mais il a bien visé ! En plein dans le mille.

Ah, bah pas besoin de chercher plus loin pour le responsable car la voilà. Elle aussi vient de courir, certainement pour récupérer son sac chéri - un sac à main c'est sacré comprendo ? - et s'arrête en gueulant : "Dis donc gros enculé, tu croyais que t'allais pouvoir me piquer mon sac comme ça ? rends le moi avant que je te botte le cul à t'en déchausser les molaires !" Euh... Ça sert à rien de gueuler, il ne risque pas de l'entendre vu qu'elle l'a endormi pour une bonne heure là à mon avis. La jeune femme se penche pour reprendre son sac à main et le fouille. Au vu de son air satisfait, le voleur n'a rien eu le temps de prendre. Mais ce n'est pas ça qui t'intéresse, oh non... Bonne observatrice - et coiffeuse - tu ne peux t'empêcher de remarquer l'état lamentable de ses cheveux. Elle est toute décoiffée, on dirait un lion blond. Trouvant cela inadmissible, tu émets un claquement de langue réprobateur qui est étouffé par les écharpes. À vrai dire tu n'as guère de leçons à donner au vu des mèches rebelles qui s'échappent de ton chignon fait à la va-vite mais c'est ton boulot. "Pfolalala ! Merci !!

Tu souris et baisse un peu les écharpes qui recouvrent ta bouche pour pouvoir être audible : "Je n'ai pas fait exprès mais il n'y a pas de quoi !" Uranus grogne toujours bien qu'il se soit un peu calmé. Il prend son rôle de chien de garde très à cœur. "Tais-toi" Il obtempère. Tu regardes la femme qui te fait face et, ne sachant pas si elle est du quartier ou non, tu l'avertis : "Vous savez, vous ne devriez pas trainer par ici, c'est dangereux comme quartier, même pour ceux qui habitent là." Oh oui, tu as beau être né par ici, tu as toujours peut en marchant dans la rue et tu es bien contente de travailler dans l'East Side pour pouvoir quitter cet endroit un peu. Tu caresses machinalement Uranus qui s'est assis et ne peux t'empêcher de faire remarquer à ton interlocutrice : "Qu'est-ce qui est arrivé à vos cheveux ? Ils sont dans un état é-pou-van-table !" Tu n'aimes pas e faire remarquer mais la femme n'a pas l'air dangereuse et de toute façon ce n'est certainement pas cette phrase qui va rester dans tes souvenirs.

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    and i heard a voice in the midst of the four beasts, and i looked and behold, a pale horse. and his name that sat on him was death. and Hell followed with him. »
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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Jeu 5 Juil - 10:55

Elle jette un coup d'oeil vers le chien qui ne parait pas vraiment commode. Scarlett n'aime pas ces bêtes là, surtout celles qui peuvent vous arracher un bras en moins de temps qu'il ne faut pour dire "je trace hilare à dos de chameau véloce !". Elle lui adresse un sourire malhabile - comme si la bébête pouvait comprendre toute la subtilité d'un sourire hypocrite - se tournant ensuite vers sa jeune propriétaire. Il était assez amusant de voir que tous deux étaient de parfaits antagonistes; car si le toutou semblait menaçant, la jeune demoiselle, elle, avait l'air plus douce qu'un agneau et en arborait même les bouclettes. "Aucune importance ! c'est le résultat qui compte" souffla-t-elle, toujours haletante. Courir comme ça n'était pas son genre. D'une parce qu'elle était aussi endurante qu'une endive bouillit, de deux parce qu'elle était actuellement à la limite de l'AVC, or mourir une seconde fois ne faisait pas - encore - partie de ses plans. Cela dit, étant donné que le molosse semblait avoir une furieuse envie de lui arracher la gorge, elle se dit que son salut arriverait peut-être plus vite qu'elle n'aurait pensé. Elle se surprit alors à dresser mentalement la liste des choses qu'elle n'aura jamais pu faire si elle mourrait dans les 5 prochaines minutes. Jamais elle n'aurait eu l'occasion de faire la lumière sur la mort de son père, de foutre son poing dans la tronche de Neo pour toutes ces années d'humiliation, de manger une dernière part de pizza sans se préoccuper des son rapport kilos journaliers. Jamais elle n'aurait eu d'enfant, d'amant qui en valait le coup, jamais elle n'aurait quitté Détroit, jamais elle n'aurait (…) en fait, la liste était longue, très longue. En plus, elle venait d'intimer à son compagnon de laisse de se taire, ce qui sembla plutôt bien marcher. Ce n'était donc pas aujourd'hui que Scarlett mourrait.

"Je pourrais te dire la même chose" rétorqua-t-elle en faisait fit - de manière plutôt inconsciente - du vouvoiement. "Tu n'as pas peur de te faire attaquer, toi ? enfin en même temps on est juste en fin d'après midi… c'est pas encore le Bronx." qui sait, Scarlett aurait pu être une de ces folles à lier prête à vous découper et vous jeter dans le lac St. Clair pour un regard de travers ! bien que ça paraisse peu probable. Et cette jeune demoiselle n'avait pas spécialement l'air d'une psychopathe non plus, ou en tout cas moins qu'elle. Cela dit, étant donné qu'elle venait de passer du coq à l'âne en parlant de sa coiffure, cette dernière hypothèse pouvait encore être mise en doute. "Euh…" Scarlett reste dubitative. Parler coiffure avec une adolescente dans la quartier Nord était quelque chose de plus ou moins inédit pour elle. "C'est à dire que j'avoue avoir un mal fou à garder mon brushing intact lorsque je poursuis un voleur sur un bon demi kilomètre. Mais j'y travaille !" sarcastique ? un chouilla, bien qu'ait pas spécialement en tête de se moquer de la seule qui, dans ce quartier inhospitalier, semblait être sa seule alliée. "Vous êtes un genre de membre d'une secte qui prône une fibre capillaire impeccable ? Parce que si oui, je veux bien des conseils !"

L'espace d'un instant, elle avait oublié notre cher copain Nermann qui, émergeant de son coma post-agression, commençait à montrer les signes de quelqu'un voulant se faire la malle. De toute façon, elle n'allait pas le conduire au poste : trainer un type sur la moitié de la ville à la force de ses petits bras musclés ne la motivait guère. "Tire toi vite avant que je change d'avis et que je te traine jusqu'aux flic" . Ça n'était pas spécialement intelligent de parler poulet en plein milieu du quartier le plus mal famé de la ville, et sans doute avait-elle déjà un peu trop attiré l'attention sur elles, mais qu'importe. Pour l'instant, la rue était du genre déserte.

Il n'en attendit pas plus pour détaler. Scarlett n'était pas plus impressionnante qu'une petite cuillère, mais l'ombre menaçante des Animals planait depuis le discours du gouverneur quelques jours auparavant. Il est clair qu'il ne valait mieux pas être un criminels ces temps-ci.

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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Jeu 5 Juil - 14:42

Ce qui est drôle à voir, c'est la façon dont elle regarde Uranus, la façon dont elle lui sourit - quelle idée de sourire à un chien ! On dirait le même sourire qu'on adresserait à un ami qui aurait une passion flippante pour les serpents et qui, face au vivarium de ses bébés chéris, vous dirait : "vas-y, touche-les ils sont adorables comme tout !". Oui, vous le connaissez ce sourire hein ? C'est celui qui veut dire au secours. Et il rend bizarrement quand il est exécuté alors qu'on essaye désespérément de reprendre son souffle. Pas au point d'être flippant mais space quand même faut bien l'avouer. "Tu n'as pas peur de te faire attaquer, toi ? enfin en même temps on est juste en fin d'après midi… c'est pas encore le Bronx." Ah ? On y va pour le tutoiement ? Bah écoute tu vas pas faire ta tête de mule n'est-ce pas ? Il faut se montrer conciliant dans la vie. "Tu lis les journaux ? Ils relatent à peine un dixième de ce qui se passe par ici tu sais. On est plus dans les années vingt au temps des Animals - tu grimaces en te disant que ça revient - mais ça n'a pas beaucoup évolué depuis dans ce quartier. Le Bronx ça fait longtemps qu'on l'a atteint. Et puis il fait nuit, peu importe l'heure." Eh oui, en hiver à dix-huit heures la nuit est là. Et avec elle arrivent les loups. C'est une périphrase bien évidemment puisqu'on ne trouve pas de canidés de type lupins à Détroit mais les hommes sont bien plus dangereux. "Vous savez, si j'ai choisi un Beauceron pour animal de compagnie, c'est pas juste pour faire joli." Bon, ce n'est pas toi qui l'a choisi puisqu'à la base Uranus est à Aedan mais ça revient au même, tu ne le prendrais pas avec toi pour revenir du boulot si c'était un Scottish Terrier. Tout cela découle d'une logique cartésienne. Ce qui découle également d'une logique peu discutable, c'est la réponse de la femme quant à ton accusation sur tes cheveux : "C'est à dire que j'avoue avoir un mal fou à garder mon brushing intact lorsque je poursuis un voleur sur un bon demi kilomètre. Mais j'y travaille !"

Elle se fout de ta gueule mais toi-même t'en fous. Si elle savait à quelle point c'est facile d'avoir un brushing à toute épreuve... Plus facile que de dire : "les moules amorphes pas cuites coulent en fumant du shnenonildvhhgkj". Bien évidemment c'est le mot amorphe qui est un peu dur à prononcer, pas shnenonildvhhgkj. Un enfant de maternelle saurait épeler shnenonildvhhgkj enfin..."Vous êtes un genre de membre d'une secte qui prône une fibre capillaire impeccable ? Parce que si oui, je veux bien des conseils !" Une secte vouant un culte aux cheveux ? À tous les coups ça doit exister ça... Ce serait même sacrément intéressant d'ailleurs ! Mais bonjour les réunions hein... Ce serait très publicitaire, t'imagines ? "oh, que tu as de beaux cheveux ! - Oui, j'utilise Garnier Fructis, le meilleur des shampoings ! - Vraiment ? je préfère Ushuaïa..." Bref, un beau bordel. D'une voix un peu rieuse mais pas forte pour autant, tu dis : "Pas tout à fait mais presque, je suis coiffeuse. Tu n'as qu'à passer au salon un jour, je te ferai un brushing qui résiste aux courses-poursuites en talons." Déjà tu réfléchis machinalement à ce que tu pourrais faire avec d'aussi beaux cheveux, quelle coupe lui faudrait-il pour magnifier son visage ? Quels produits utiliser pour qu'elle puisse courir autant qu'elle le désire sans se décoiffer ? Tes réflexions professionnelles sont interrompues par leur objet - c'est-à-dire cette femme, quel que soit son nom - lorsqu'elle intime au voleur de dégager avant qu'elle ne l'emmène au poste. 

"Tu as bien fait. Je ne cautionne pas forcément ces gens mais la misère pousse à bien des extrémités. Et par ici la misère, croyez-moi il y en a..." Un prisonnier de plus par les temps qui courent aurait été bien mal loti. Surtout avec ces Animals... Une boule se forme dans ta gorge lorsque tu penses que Marvel pourrait bien faire partie des victimes de ce jeu mystère... Tu déglutis difficilement : "Voudriez... Voudrais-tu que je t'invite à prendre un verre chez moi ? Mon appartement est à deux pas et ce n'est pas très sûr de parler dans la rue." Tu invites des inconnus chez toi maintenant ? Alors que tu tiens tant à ne pas te faire remarquer... Mais même la présence d'Uranus ne parvient pas à te rassurer dans les rues la nuit, alors autant avoir un peu de compagnie pour marcher.

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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Sam 21 Juil - 15:07

Elle grince des dents. "Dans les années 20" mais qu'elle aille au diable cette petite vicieuse, Scarlett ne faisait quand même pas si vieille ! Juste pour vérifier, elle se toisa du regard dans une vitrine plus loin, mais son reflet, terni par la glace légèrement vieillit, ne lui témoigna que l'image pittoresque d'une folle échappée d'un asile. C'était à se demander comment notre jeune inconnue faisait pour ne pas répondre à l'appel de son instinct de conservation pour décamper au plus vite. Enfin évidemment c'était sans compter le chien - qui selon Scarlett avait d'avantage la carrure d'un petit poney - qu'elle tenait à bout de bras et qui pouvait dissuader même les plus téméraires de s'en prendre à sa jolie maitresse. Peut-être devrait-elle songer à en acheter un de semblable, songea-t-elle un instant avant de se souvenir qu'elle détestait les chiens à peu près autant que les enfants. Et puis qu'en ferait-elle dans son grand appartement, à tous les coups ils lui déchiquetterait son beau tapis en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Quitte à se défendre grâce à "quelque chose", Scarlett opterait d'avantage pour une arme. Au moins, un flingue n'avait pas grande chance de chier sur son paillasson.

N'empêche, son esprit vagabondant - et Dieu sait qu'elle devait avoir l'air étrange lorsqu'elle réfléchissait, à faire des mimiques au fil de ses pérégrinations mentales - elle se retrouva finalement à penser aux Animals. Impossible de retenir le frisson qui remonte le long de sa colonne vertébrale; que ce soit pour nommer les nouveaux jeux qui déchainent ces temps ci toutes les chroniques, ou les anciens gang de rue, ce terme était terrifiant. Heureusement, la jeunette est là pour la sortir de sa torpeur, et Scarlett balbutie alors la première chose qui lui vient, c'est à dire une remarque à la con comme elle en a si souvent à l'esprit. A l'inverse de bien des gens qu'elle côtoie - malgré elle - la jeune femme ne semble pas spécialement s'en offusquer. Tant mieux, car Scarlett ne compte pas spécialement se faire une nouvelle ennemie ce soir et encore moins en cet endroit. Jouant la carte de l'humour, elle décide de se rattraper avec brio, et la jeune femme rit légèrement : sauvée ! "Une coiffeuse ? excellent ! la mienne vient de se péter une jambe alors je te raconte pas la cata quand j'ai dû improviser un truc capillaire pour mon dernier cocktail..." elle marmonne, se souvenant du fiasco de ce soir là qui remontait à quelque jours seulement. A force de courbettes, de flatteries et grâce à l'aide d'un gros chèque, elle avait convaincu l'un des conseillés du gouverneur de ne pas rayer le casino Caroll's de Détroit. "D'ailleurs je soupçonne la madame Clives d'avoir découvert la supercherie..." maugréa-t-elle en se rappelant du regard condescendant de la donzelle du gouverneur, mesquinerie que Scarlett mettait sans hésitation sur le dos de la jalousie - laissez la rêver -.

"J'espère au moins que ça lui aura servit de leçon; on ne vole pas n'importe qui ! vaut mieux viser les ventripotents, ils ont plus de mal à te poursuivre après." sournoise, un léger rire s'échappe de son sourire carnassier alors qu'elle regarde son voleur du dimanche filer à une dizaine de mètres plus loin. Devenir inapte était si courant de nos jours qu'elle ne pouvait que compatir vis à vis de ces pauvres gens. Pauvres gens dont sa mère faisait d'ailleurs partie. Elle lui propose un verre, alors le regarde de Scarlett sonde la jeune femme en quête d'une preuve d'un quelconque piège. "Ca dépend, tu es une psychopathe ?" siffle-t-elle en fixant du regard l'animal à ses pieds, comme s'il existait une moindre chance qu'elle déclare être un tueur en série. "C'est d'accord, j'appellerais Neo une fois là bas." qu'il se bouge un peu - pour une fois - et qu'il vienne la chercher. De toute façon il n'aimerait sans doute pas la savoir dans ce quartier le soir. "Tu t'appelles comment au fait ? moi c'est Scarlett... Scarlett Caroll."

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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Mar 24 Juil - 17:16

« J’espère au moins que ça lui aura servi de leçon ; on ne vole pas n’importe qui ! Vaut mieux viser les ventripotents, ils ont plus de mal à te poursuivre après. » Qu’est-ce qu’elle est méchaaaaaante ! Une pensée pour tous ces obèses bafoués et volés. Je dirais bien une minute de silence mais au milieu d’une conversation ce n’est pas le plus indiqué n’est-ce pas ? C’est bien ce que je pensais. Tu te mords donc les lèvres, moitié amusée moitié... Non je ne peux pas appeler ça de la révolte, la défense des baleines - pardon des personnes victimes de surcharge pondérales - n’étant pas ton cheval de bataille. Tout au plus est-ce une cause que tu défends de temps en temps par principe. Donc tu es mi-amusée mi-agacée, ce terme convenant mieux à ton état actuel. L’étrangère laisse échapper un rire nerveux de ses lèvres entrouvertes en un sourire moqueur. De quoi se moque-t’elle réellement au juste ? Tu n’arrives pas à mettre le doigt sur ce qui te gêne chez elle. Oh ça ne te la rend pas haïssable mais sa teint sa rencontre d’un petit arrière-goût désagréable. Qu’est-ce qui peut bien te donner l’envie de prendre des distances avec elle ? Lorsque tu l’invites à rentrer chez toi elle te questionne avec ironie : « Ca dépend, tu es une psychopathe ? » A ton tour tu laisses filtrer un léger ricanement qui soulève un nuage de buée. A tous les coups, tes lèvres sont toutes bleuies. Tu n’es pas fan du soleil et de l’été mais tu es aussi très sensible au froid même si tu adores la neige. Tu es une vraie colique tu sais ! « A priori non mais tu te doutes bien que si j’en étais une je ne prendrai pas la peine de t’en avertir, pour garder la surprise ! » Tout ceci découle d’une pure logique. Si tu veux tuer quelqu’un tu ne lui dis pas ‘‘dans ma cuisine j’ai plein de couteaux, des longs, des fins, des recourbés, faits pour te dépecer vivante et t’écorcher lentement pour jouir de ta souffrance.’’ Sinon tu risques bien de finir bredouille vu que la personne lambda a un minimum d’instinct de survie. Dans ton cas c’est un instinct de survie très développé - d’où l’invitation d’une inconnue dans ton appartement, ta logique m’étonnera toujours. C’est à ce moment-là que la blonde sort une phrase qui te rassure complètement :

« C’est d’accord, j’appellerai Neo une fois là-bas. » Ah d’accord Neo. Euh... Neo ? Comment ça Neo ? LE Neo ? C’est un peu le cheminement que suivent tes pensées et ça me fait drôlement penser à une scène de Tintin et le lac aux requins *ah ! voilà les Dupondt, ils font du ski nautique ! le... les Dupondt ? du ski nautique ?* Une expression de surprise ingénue s’affiche sur ton visage candide. On ne peut pas dire que Neo soit un prénom très courant, non, malgré qu’il soit très beau. Et puis à bien réfléchir cette femme doit être à peu près du même âge que lui. Et non, je ne prononcerai pas la phrase que vous attendez tous ‘‘c’est-à-dire vieux’’ car c’est totalement faux ! Mensonges, calomnies et billevesées ! Tu hasardes : « Neo... Neo Springfeeld ? Si c’est bien de lui que vous parlez c’est une coïncidence peu commune puisque Neo est un ami de mon compagnon et qu’il vient souvent passer la soirée chez nous ! » On dirait une mère au foyer BCBG parlant dans un cocktail mondain tout en sirotant une coupe de champagne et en piquant un ou deux canapés - mais pas trop, ça fait grossir. Je te jure, tu ressembles à une femme de quarante ans quand tu parles. « Tu t’appelles comment au fait ? Moi c’est Scarlett... Scarlett Caroll. » Tout concorde effectivement. Il te semble bien que Neo se soit éclipsé une fois ou deux après l’appel d’une certaine Scarlett. C’était donc elle ? Est-ce qu’ils sont ensembles ? La curiosité te brûle les lèvres - c’est une bonne chose, n’importe quoi pouvant te réchauffer est bienvenue - mais tu contiens tes questions. Tu as beau être coiffeuse, tu n’es pas commère pour un sou. « Moi c’est Hell. Hell Leroy Blavatsky. »

Lors de cette discussion vous avez bien avancé et ton immeuble est en vue. En quelques mètres vous êtes devant la porte et tu fais signe à Scarlett de s’arrêter. Enlevant un gant avec réticence, tu tapes le digicode et pousse la porte qui daigne s’ouvrir dans un bruit de grille de prison. Tu la tiens pour que ton hôte puisse passer tout en continuant à parler : « Et si tu veux tout savoir, tous les croyants que je croise le dimanche à l’église m’appellent Leroy. » Tu parler puisqu’il s’est avéré que cette femme était une amie de Neo. Autant épancher ta soif de compagnie. Tu t’avances dans le hall et pointe les escaliers : « Septième étage. » Tu jettes un regard vers l'ascenseur qui tend ses portes de métal, le cercle rouge de son bouton clignotant comme s’il disait ‘‘viens, viens, monte, appelle-moi, je t’éviterai bien des soucis...’’ Quel tentateur... Mais tout n’est que vice et illusions. Tu pousses un grand soupir. « Désolée mais l’ascenseur est en panne. » C’est la triste loi de Murphy.
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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Jeu 26 Juil - 16:03

"Hm… pas faux." conclue-t-elle à la remarque de notre jeune brunette qui rappela, non sans un brin de sarcasme, qu'elle se tairais bien de lui avouer s'il lui venait tout à coup l'envie de séparer sa tête du reste de son corps. Cela dit, elle songea que si la situation commençait à sentir le roussit pour elle, elle pourrait toujours utiliser ses super chaussures à talons, après tout, elles avaient déjà fait leur preuve une fois ! En plus, elle arriverait sans doute même à maitriser notre jeune donzelle, un demi siècle de harcèlement moral lui avait forgé un sacré tempérament et une habileté toute particulière à casser une belle petite gueule au besoin. "Mais j'adore les surprises !" D'un grand sourire carnassier - son rouge à lèvre tranchant particulièrement bien avec ses dents blanches lui donnerait presque un petit côté flippant - elle récupéra sa chaussure toujours au sol, tentant de la renfiler à son pied sans tomber. Accepter de suivre une personne rencontré à peine 10 minutes auparavant était de l'ordre de la folie, mais rester ici seule était carrément suicidaire, surtout qu'elle ne savait fichtrement pas comment rentrer chez elle. Dans le North Side - où elle ne mettait jamais les pieds, je précise - on était bien loin des immeubles neufs qui constituaient le paysage environnant du Casino Caroll's. Elle n'avait pas grandit dans les appartements luxueux qu'on pouvait parfois trouver dans le West Side, mais avait été épargnée par le ghetto. Peut-être que Hell n'avait pas eu cette chance.

"Tu connais Neo ?" elle hausse un sourcil, interrogeant sa voisine du regard. Des Neo, il n'y en avait pas 300 à Détroit, mais la coïncidence était quand même assez extrême. Plissant les yeux, elle l'inspecte de haut en bas, cherchant l'embrouille. Mais cette histoire de connaissance de petit copain reste plausible, et aussi loin qu'elle se souvienne elle a déjà entendu parlé de soirées chez un collègue. Heureuse coïncidence, donc ! elle sourit. "Il a pas essayé de profiter de toi, hein ?" elle ricane intérieurement, essayant d'imaginer quelle serait la réaction de la jeune demoiselle à la prochaine visite de Neo, si l'idée qu'il soit un potentiel pervers s'immisçait dans son cerveau. Tout prétexte pour embêter encore un peu plus son très cher ami d'enfance était bon à prendre ! savourant intérieurement sa mini victoire - qui en fait n'en était probablement pas une - elle hocha du chef lorsque sa jeune comparse lui donna son nom. Hell, un prénom assez décalé, si on en crois l'apparence assez angélique de sa propriétaire.

Elle reste à l'affut, guettant le moindre mouvement qui pourrait les surprendre Hell et elle. Le Nord Side avait toujours été une source intarissable de crainte chez elle, depuis que sa mère lui avait raconté les horreur qui s'y passait autrefois et parfois aujourd'hui encore. Elle n'avait pas envie de mourir ce soir, tuée pour un sac à main, un téléphone, ou simplement pour avoir été là au mauvais endroit au mauvais moment. Intérieurement, elle priait pour que Neo n'ai pas une quelconque mission à faire ce soir, qu'il puisse venir la chercher ici en tout sécurité. "Septs étages ??? mais tu veux ma mort ou quoi ?" les yeux ronds, elle observe les escaliers qui se dressent devant elle tel une montagne infranchissable. Faire du sport n'était pas tellement son dada, elle en avait déjà assez bouffé au camp de concentration pour gros - comme elle aimait si bien l'appeler - aussi aujourd'hui elle préférait opter pour des méthodes alternatives pour éviter de reprendre les kilos qu'elle avait perdu sans pour autant arrêter de manger des pizzas. "Bon ben à la guerre comme à la guerre !" retroussant ses manche, elle entreprit d'escalader les marches.

Arrivée en haut, elle lâche un long râle de protestation, lançant un regard assassin vers Hell. Pas étonnant qu'elle réussisse à garder une silhouette de rêve avec autant d'effort quotidien à fournir. Peut-être aussi qu'elle était un peu pauvre - rien qu'en voyant l'endroit -, assez pour ne pas avoir grand chose à se mettre cour la dent. Génial, songea-t-elle, sarcastique : la soirée semblait prometteuse ! décrochant son téléphone, elle pianote quelque instants avant de le porter à son oreille, suivant la jeune femme dans son appartement. La sonnerie retentit au moins une bonne dizaine de fois avant que la voix de Neo retentisse à l'autre bout du fil - expression quelque peu obsolète si j'ose dire -. Répondeur, génial… "Salut Neo ! bonne nouvelle ! je suis dans le North side là, chez une fille que tu connais… elle dit s'appeler Hell. Hell Machintruc j'ai pas retenu. 'Fin bref ! rameute toi dès que tu peux pour venir me chercher ! bye !"

Raccrochant l'appareil, le fourrant dans son sac, elle se tourne vers elle. "Bon ben on a quelques minutes à tuer je crois !" dans un sourire légèrement sceptique, elle entreprend "d'admirer" l'intérieur. "C'est… coquet…" ajoute-elle, un brin hypocrite. "Sinon à part ça tu veux devenir ma coiffeuse ?" d'un sourire entendu, elle plante son regard sur la jeune fille. "Une petite source de revenu en plus ne ferait pas de mal, n'est-ce pas ?"

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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Sam 4 Aoû - 16:14

"Il a pas essayé de profiter de toi, hein ?" Neo ? Essayer de profiter de toi ? La bonne blague. Ça n'avait pas vraiment l'air d'être le genre du gus, surtout pas avec Aedan dans la pièce d'à côté. Il était un peu trop... Classe pour ça. Et puis tu as un petit ami et un père dans la police, il ne valait mieux pas à vrai dire. Pervers ? Si elle le dit mais con... Tu en doutes. Aussi tu ne fais que hausser un sourcil significatif à cette remarque. Qu'on ne se foute pas de ta gueule non plus, t'es pas St-Thomas mais y'a des limites à tout. Si tu n'étais pas polie tu serais en mode "really bitch, really ?" Tu te contentes d'attendre patiemment que la blonde renfile son talon en manquant de se manger le trottoir et de marcher en continuant les présentations par pure politesse. Tu l'apprécies de moins en moins cette bonne femme. Et puis d'abord qu'est-ce qu'elle vient foutre ici dans le North Side ? Ce quartier est trop dangereux pour une petite bourgs comme elle. Ici on ne fait pas de cadeaux aux anciens et on bouffe les nouveaux. Elle a de la chance d'être tombée sur toi et de ne pas avoir vu pire que son petit voleur à la sauvette. Tu ricanes intérieurement en t'imaginant la tête que ferait Scarlett si elle voyait tous tes amis. Ceux qui sont en prison. Tu l'imagine entrant dans le salon avec Marvel, Aaron, Meadow, Benjamin & co. attablés dans leur magnifique tenue orange. Elle s'enfuirait certainement en courant. Un sourire éclaire ton visage et il s'agrandit très vite :

"Sept étages ??? mais tu veux ma mort ou quoi ?" Madame n'est pas sportive apparemment. Trèèèès bien. Une revanche bienvenue pour son ton un peu trop condescendant. D'un bref sifflement tu rappelles Uranus qui traînait et arrive au petit trot à côté de toi, bousculant au passage la blonde. Tu marmonnes une excuse avant de lui adresser un mot 'gentil' : "Allons, c'est bon pour la santé !" Tu entames la montée d'un pas léger et habitué. En plus tu n'as pas de courses à porter, c'est pas beau la vie ? "Bon ben à la guerre comme à la guerre !" C'est cela oui. Tout à fait. La guerre contre les escaliers, voilà qui est intéressant. Si ça la rebute tant elle n'a qu'à payer à l'immeuble un réparateur, elle deviendrait sans doute le mécène le plus apprécié de l'histoire des dons publics. De loin. La vieille du quatre irait certainement jusqu'à lui adresser un sourire, ce qui serait bien mieux qu'une médaille d'or en athlétisme aux Jeux Olympique à mon avis. C'est vrai que ça fait longtemps qu'il n'y a pas eu les jeux Olympiques. Les derniers se sont passés à Rio de Janeiro en 2016. C'était le bon temps. Mais bon, assez de sentimentalisme. Elle a survécu aux sept étages la trentenaire ? Ah, oui mais pas très bien vu son râle qui ressemble à se méprendre à celui que l'oncle Herbert a poussé avant de s'éteindre. Elle te lance un regard noir comme si tu étais la personne qui a fait déconner l'ascenseur. Elle attend quoi ? Un mea culpa ? Ah non, que tu ouvres la porte. À peine arrivée dans le minuscule bout de couloir isolé du reste de l'appartement par une porte - comme un sas - elle sort son portable et prend un air impatient. "Salut Neo ! bonne nouvelle ! je suis dans le North side là, chez une fille que tu connais… elle dit s'appeler Hell. Hell Machintruc j'ai pas retenu. 'Fin bref ! rameute toi dès que tu peux pour venir me chercher ! bye !" Sympa, très sympa. Sinon elle est au courant que tu n'as pas la peste mais que tu as des oreilles et que tu sais reconnaître les intonations des gens ? Tu secoues la tête en enlevant ta doudoune et ta plus grosse écharpe pour les suspendre au porte-manteau qui prend presque toute la place dans l'espace exigu. 

"Bon ben on a quelques minutes à tuer je crois !" Et toi tu as une blondasse à achever. Tu préfères porter attention à Uranus auquel tu retires sa laisse et son collier puis essuie les pattes avec du sopalin. "C'est… coquet…" Mais elle est conne où elle est complètement abrutie ? Tu soupires. "C'est peut-être parce que c'est l'entrée." constates-tu d'un ton des plus polis. Puis tu pousses la porte - Uranus fonce se jeter sur le canapé dans la pièce du fond - qui s'ouvre sur la cuisine à l'américaine et la modeste salle à manger. La cuisine est très moderne, propre comme un sou neuf, un peu comme celles que l'on voit dans les magazines. Bien évidemment, jamais tu n'avouerais à cette Scarlett que vous l'avez gagnée à un concours débile auquel vous étiez automatiquement inscrit en achetant je ne sais plus trop quel pack de nourriture. Tu conduis ton invitée dans la salle d'à-côté, celle du canapé et de la télévision. Le grand écran HD - obtenu à bas prix grâce à un collègue d'Aedan qui la revendait parce que ses enfants la trouvaient à présent trop petite - fait bonne impression et le grand canapé en cuir confortable - héritage d'un défunt grand-oncle - incite au repos. Même s'il abrite déjà Uranus qui se déplace en grognant de dépit quand tu l'en chasses. "Je t'en prie, assied-toi !" Quel hôte impeccable tu fais ma petite Hell ! "Tu veux quelque chose à boire ?" *que je puisse glisser de la port au rat dans ton verre et me débarrasser de ton corps pour dire à Neo que tu as préféré l'attendre dehors et que tu as dû te faire attaquer* Tu souris aimablement. 

"Sinon à part ça tu veux devenir ma coiffeuse ?" Hein ? Ah oui, parce que sa coiffeuse s'est cassé la jambe ou quelque chose comme ça je crois me souvenir. Elle la veut sa réponse ? Elle tend la main, elle écarte les doigts et elle les baisse tous sauf le majeur. C'est ça la réponse. " Une petite source de revenu en plus ne ferait pas de mal, n'est-ce pas ? " Tu maquilles ta surprise en une toux que tu caches dans ton écharpe de laine. Non mais elle se prend pour qui la grosse bourge ? Heureusement que tu essaies de t faire discrète parce qu'avec ton sale caractère tu la foutrais bien à la porte là, de suite, avec Uranus au derrière. "J'ai bien peur que tu ne doives aller au salon comme tout le monde." Ce n'est pas l'idée de coiffer à domicile qui te rebute, c'est elle. Et tu ne le dis pas à voix haute mais ta phrase signifiait tout bonnement : 't'as peut-être de l'argent mais moi j'ai de l'honneur, tu m'achèteras pas'. Pétasse. 

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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Mer 29 Aoû - 12:51

Elle hausse les épaules et suit la jeune femme dans l'appartement. Il ressemblait de près ou de loin à ce qu'elle avait avant, en légèrement plus grand, et avec une télé. Elle pris quelques minutes pour détailler l'endroit. verdict, elle ne roulait pas sur l'or, ça c'est certain, de toute façon c'était le cas de personne ici, au Nord Side, pas plus que dans les trois quarts du reste de la ville. "Seulement si tu en prends toi aussi mais je ne dis pas non ! je meurs un peu de soif j'avoue. J'ai eu ma dose de sport pour la soirée je crois." ricanant pour une raison qu'elle seule connaissait - si bien qu'elle devait avoir l'air un peu tarée pour une personne extérieure - elle songea que de toute façon, pour ce qui était du sport de nuit, elle n'était pas non plus dans les mieux classées. Elle était même hors jeu direct !

"J'peux faire quelque chose ?" plantée sur le canapé - fort confortable ma foie ! - elle zieute un instant vers son hôte. Ce n'était pas vraiment dans ses habitudes de se faire servir… les rares amis qu'elle avait - 'fin le seul et unique, c'est à dire Neo - avaient plutôt l'habitude qu'elle se serve toute seule. Scar ne lisait pas dans les pensées, au fond, c'était sans doute pas plus mal. N'aurait-elle pas été frustrée de voir sa compagne d'une soirée dotée de si peu d'humour ? Sans aucun doute ! Mais - comme je l'ai expliqué plus haut - Scarlett ne pouvait pas encore déchiffrer l'esprit des gens à la manière des x-men, elle n'avait aucune idée de ce à quoi Hell pouvait bien songer en cet instant. Elle n'avait pas connaissance du fait que cette dernière la trouvait de plus en plus horripilante, ni qu'elle était à deux doigts de mettre fin à sa courte existence - celle de Scar, pas la sienne -. Aussi, elle ne se soucia pas vraiment de ce que Hell pouvait penser d'elle, surtout que les bonnes manières de la jeune fille ne la poussait pas vraiment à être franche avec elle. Comme quoi, l'hypocrisie des "bonnes manières" - mon cul ouais- n'existait pas que dans les cocktails mondains. Tout ça n'était pas son fort, elle préférais les relations plus saines, celles où on peut se dire "tu me gonfle" sans que personne ne s'en offusque. Mais c'était sans doute trop demandé, surtout envers une personne rencontrée il y a 1h à peine. C'était sans doute la raison pour laquelle elle se faisait si peu d'amis, son manque cruel de bienséance. Cependant, même si en apparence Hell restait de marbre, il fallait être aveugle et sourd - et encore ! - pour ne pas sentir l'agacement qui, à chaque instant, s'emparait de plus en plus d'elle. Scar n'était pas dupe. D'une autre côté, c'était Hell qui l'avait invitée chez elle.

"Hmmmmm…" dit-elle, se redressant du canapé pour croiser les jambes - chose plutôt géniale pour elle étant donné qu'elle en avait été incapable pendant les trois quarts de sa vie - "je n'ai plus vraiment le temps pour ce genre de choses", haussant les épaules, ponctuant d'un ton caustique, elle poursuivit. "C'est pas grave ! je trouverais quelqu'un d'autre… de toute façon je devine un soupçon de rancœur très mal dissimulée, tu ne m'aimes pas du tout. J'imagine que tu dois me trouver suffisante…. hautaine ? ou alors tu te dis "mais pour qui elle se prend cette sale gosse de riche" ?" d'un grand sourire franc, appuyant son regard sur celui de la jeune fille, elle tapote son genou du bout de ses doigts, marquant un genre de cadence. "Après… chacun sa manière de saisir des opportunités ! mais quand j'étais à ta place, j'aurais jamais craché sur un salaire à 1000 dollars la semaine, quelque soit ma patronne. Question de priorité on va dire."

Se levant, elle s'avance vers la cuisine, délaissant le canapé pour récupérer deux verres près de l'évier. "Bref ! on le boit ce verre ?"

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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Mer 29 Aoû - 22:41

« Seulement si tu en prends toi aussi mais je ne dis pas non ! je meurs un peu de soif j'avoue. J'ai eu ma dose de sport pour la soirée je crois. » Il te semblait avoir effectivement remarqué que se maintenir en forme n'était pas son talent le plus... Exacerbé. Bon d'accord elle a l'air complètement merdique à ce entre de choses. Tu ne fais pas de jogging ou très rarement mais même si c'était le cas tu ne l'emmènerais pas avec toi. Ou du moins tu pourrais mais elle ne resterait pas longtemps avec toi, c'est le plus probable. Mue par une perversité d'origine inconnue - je crois que je commence à avoir une mauvaise influence sur toi princesse - tu te demandes avec un sourire grivois si elle est forte dans un autre genre de sport nocturne. Le genre qui se fait à deux ou à plus. Certes elle n'est pas repoussante mais qu'est-ce qu'elle est chiante bon Dieu - pardon votre Seigneurie pour ce blasphème. Quoique ça n'arrête que rarement quelqu'un voulant avoir des rapports. Tiens et avec Neo d'ailleurs ? Et si ?... Tu te chasses ces pensées de la tête pour te concentrer sur autre chose. Oui, un cocktail ça ne te dérangerait pas en l'occurrence. Mais alors quelque chose de bien alcoolisé pour supporter cette présence gênante. Réfléchis à ce que tu peux faire. Allez, plonge dans tes maigres connaissances en cocktails pour trouver un truc... Ah la cuisine y'a pas de problème mais quand il s'agit des rafraîchissements c'est plus généralement Aedan qui s'en charge - ce qui est bien mieux si tu veux mon avis et même si tu ne le veux pas. « J'peux faire quelque chose ? » Tu regardes ton hôte de haut en bas. Elle est assise avec les jambes croisées, une de tes positions favorites. Dans ton cas c'est devenu une espèce de tic. On dit que cela traduit l'ennui et un désintéressement de la situation. Il est vrai que la plupart du temps quand vous invitez des gens ou que vous êtes invités, tu e fais chier. Non mais c'est vrai quoi : presque que des collègues d'Aedan. Tes amis à toi te manquent. Les vrais. Et de temps en temps même Dakota te manque, c'est dire... Tu te sens si seule... Mais revenons-en à la requête de la blonde. Tu as bien envie de lui répondre : "oui avec plaisir, dégagez !" mais tu ne le fais pas. Question de politesse. Un peu de tenue enfin !

« À part empêcher Uranus de se vautre sur la partie du canapé sur laquelle je veux m'asseoir en attendant que j'aille nous chercher quelque chose à boire je ne vois pas trop non... » Tu t'es effectivement levée du sofa et n'a pas manqué de remarquer le regard plus qu'intéressé d'Uranus qui est roulé en boule, la tête posée sur l'accoudoir. Scarlett a décroisé les jambes. Elle ne disait donc pas cela juste pour la forme, elle comptait réellement aider. Tu souris. Estime level : + 2 points. Tu lisses ta vieille jupe à paillettes - une antiquité sortie du fond de ton placard parce que tu n'avais plus rien à te mettre - et ta chemise à jabot à manches longues. Tu l'aimes bien cette chemise mais son blanc n'est plus très très blanc, c'est pour cela que tu te permets de la mettre au travail. Tu soupires comme souvent en te disant que c'est dommage. Le Chat ne peut pas tout sauver apparemment. Oui je parle bien évidemment de la lessive Le Chat. À part pisser sur les vêtements pour les rendre plus jaunes encore - et pas uniformément - je ne vois pas trop ce que pourrait faire un félin en chair et en os pour éviter à du linge pour perdre son éclat. D'autant qu'Uranus le boufferait avant qu'il ait pu faire trois petits pas dans l'appartement. T'apprêtant à aller préparer un petit quelque chose dans la cuisine pour ton hôte et toi-même, son culot t'arrête en plein mouvement. Ding ! Ça c'était le son de l'estime qui atteint le niveau zéro, le game over. C'est utile une écharpe pour cacher ses réactions non ? Et en plus ça tient chaud. Tout le monde devrait avoir une écharpe. Face à ta réponse, elle réplique qu'elle n'a plus guère le temps de passer au salon à présent. Oh... Occupée la petite princesse riche ? À courir les cocktails sans doute. 

« C'est pas grave ! je trouverais quelqu'un d'autre… de toute façon je devine un soupçon de rancœur très mal dissimulée, tu ne m'aimes pas du tout. J'imagine que tu dois me trouver suffisante…. hautaine ? ou alors tu te dis "mais pour qui elle se prend cette sale gosse de riche" ? » Bingo. Elle veut donc jouer carte sur table ? Un sourire hypocrite éclaire ton visage deux secondes puis disparaît, prouvant bien l'ironie de la chose. Enfin tu peux lui dire ce que tu penses. Elle est sincère ? Il n'y a pas de raison pour ne pas lui rendre la pareille après tout. Toujours debout, tu te tapotes la cuisse gauche du bout des doigts. « Au moins ça nous évitera une comédie plus longue. Non princesse je ne t'aime guère, pas avec ce que tu m'étales depuis le début. Je ne sais même pas pourquoi tu es venue dans le quartier nord en premier lieu. Ce n'est pas un endroit pour les oiseaux d'apparat. Ici c'est corbeaux et vautours qui essaient de piquer leurs proies aux hyènes en profitant de l'absence des lions. » Pour toi les lions ce sont ceux que tu respecteras toujours. Les vrais hommes et femmes qui ont eu la force et le courage de dire merde à la loi et qui ont fini en prison, que e soit pour de bonnes ou de mauvaises raisons, pour des causes généreuses ou égoïstes. Tu te souviens d'une espèce de citation qui doit venir d'une vieille série. Il y est question du sang de dragon coulant dans les veines d'une famille royale. Tu considères les lions comme le dragon. Ceux qui se baladent encore ne sont guère plus que l'ombre d'un serpent. Apparemment la blonde n'en a pas fini. « Après… chacun sa manière de saisir des opportunités ! mais quand j'étais à ta place, j'aurais jamais craché sur un salaire à 1000 dollars la semaine, quelle que soit ma patronne. Question de priorité on va dire. » Serait-elle en train de te faire la leçon ? Mais quand même... 1000 dollars par semaine c'est une somme, surtout si tu peux continuer à travailler au salon en même temps. Ça pourrait régler bien des problèmes à vrai dire. Tu regardes Scarlett dans les yeux, pesant le pour et le contre de ce qu'elle t'annonce. L'honneur ou plus d'argent pour survivre ? Et puis maintenant que vous jouez carte sur table... « Oh allons princesse... Tu n'as jamais été à ma place, crois-moi. » Quand bien même elle serait née dans le quartier Nord - ce qui semble presque impossible - elle n'a pas vu tout ce que tu as vu. Sinon elle ne serait pas à sa place aujourd'hui. Tu ris avec cynisme. « Et puis de quoi aurais-je l'air si je me ravisais maintenant ? Si je disais que j'avais besoin de temps pour réfléchir et que je te rappelais plus tard pour dire que je voulais bien de cet argent, cela serait-il moins humiliant pour moi ? » À voir. Peut-être. 

« Bref ! on le boit ce verre ? » Elle s'est levée - laissant le champ libre à Uranus qui ne se prive pas de l'opportunité - et a saisi deux verres posés dans l'évier. Tu doutes qu'ils soient propres, ils doivent tout justes rincés ; mais après tout ce n'est pas comme si toi et Aedan étaient porteurs d'un virus très rare et extrêmement courageux. Tu ouvres un placard en hauteur et commence à sortir deux par deux toutes les bouteilles d'alcool que tu peux trouver avant de sortir deux bouteilles de jus de fruits du frigo et de les aligner avec les précédentes sur le plan de travail. « Tiens, moi et les cocktails ça fait deux j'ai jamais su les préparer. Quoique je n'aie jamais voulu apprendre. »

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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Lun 3 Sep - 13:54

Un sourcil rehaussé, elle se demande comment elle pourrait bien empêcher un molosse pareil de venir s'installer sur le canapé s'il en avait envie. C'était comme demander à un obèse de ne pas se jeter sur un macho fraichement commandé. Levant les yeux au ciel, elle tapote la tête du chien, ne promettant rien niveau efficacité de la manoeuvre. Elle n'aura qu'à le dégager elle même quand elle reviendra. Mais Dieu que cette jeune fille était cul serré, à peine avait-on bougé un cil qu'elle se mettait en mode "juge" et s'amusait à imaginer des conneries qu'elle prenait pour certitudes. Scarlett sourit, elle avait l'air jeune comme ça miss Hell mais elle ne s'étonnerait pas de la savoir plus coincée encore que la mère du gouverneur en personne ! Bref, pas très amusante cette hôtesse, elle avait envie de lui dire "mais déride toi princesse !" mais préféra éviter d'aggraver la situation. Déjà que l'ambiance était digne d'un enterrement, mieux valait ne pas prendre les choses pi encore. Soupirant intérieurement, elle se laisse retomber sur le canapé, regardant le plafond en priant pour que Neo fasse vite. En outs franchise, elle aurait préféré passer la soirée ailleurs, ou alors ici mais que ça soit amusant. Après tout, personne ne l'avait obligé à invité notre chère Scarlett, maintenant elle la recevait chez elle avec la disgrâce d'un condamné à mort.

Elle roule des yeux au petit speech de notre mignonne jeunette. "Pourquoi "nous", je jouais pas l'hypocrite en ce qui me concerne. Je ne t'ai jamais forcée à m'emmener ici." ajoute-t-elle dans un grand sourire comme pour la faire rager d'avantage. Amusée par son petit discours pleine de métaphores digne d'un mauvais roman pour adolescents, elle la regarde sans sourciller. Parce qu'elle pense avoir le charisme d'un lion ou d'un vautour cette petite là ? Laissez moi rire, donnez lui la moitié de ce que Scar a vécu et elle se serait faite dévorer en moins de temps qu'il ne faut pour dire Hell. Intelligente - et là je parle bien de Scar, évidemment - elle lui explique sa vision des faits.

Finalement cette petite ne lui semble pas si futée qu'elle ne lui avait apparu de prime abord. Peut-être vaudrait-il mieux qu'elle aille chercher ailleurs pour ce qu'elle voulait tout compte fait. Elle n'avait pas de temps à accorder à quelqu'un voulant se complaire dans sa petite vie triste. "Oh allons princesse... Tu n'as jamais été à ma place, crois-moi." A ses paroles, Scarlett éclate de rire. Ce genre de rire incontrôlable et nerveux qui a du mal à passer. Elle cache ses lèvres d'une main repliée, tentant de masquer son ricanement dans une quinte de toux sans grand succès. Difficile de se retenir sur ce coup là, avouons-le. "Tu es trop marrante." admet-elle entre deux fous rire avec une certaine difficulté. Sérieusement ? Quel âge avait Hell, 20, 22 ans à tout casser ? Et elle sortait déjà des phrases du genre "tu ne sais pas ce que j'ai vécu" ? trop drôle. Peut-être que d'ici la fin de la soirée elle nous aura gratifié un "de mon temps…". "Peut-être oui ! en fait je pense que tu n'en sais rien. Mais comme c'est pas un concours à qui a la vie la plus misérable, on va pas s'étendre là dessus. Je n'aime pas me complaire dans le rôle de la pauvre petite qui en a bavé." Elle penche légèrement la tête sur le côté, la gratifiant d'un sourire. "Fais comme tu veux, "princesse", je te laisse le temps de te concerter avec ton "amour propre", si il est pas trop amoché."

Bref ! Ras le bol de ces conneries. Elle n'irait pas non plus démarcher cette cul béni par la peau des fesses - sans mauvais jeu de mort -. Alors elle se lève, va se servir "comme chez elle" parce qu'on peut pas dire que le service soit excellent par ici, et prépare un truc bien fort pour faire passer tout ça. Elle attrape une bouteille que lui tend la miss, la regarde un instant et en remplit un quart du verre. "Je te fais un truc sérieux ou un simili soda ? Difficile de savoir si t'es majeur." dit-elle sur le ton de la raillerie pour la bousculer un peu; un sourire en coin de lèvres. Elle lui tend un cocktail rougeâtre à l'odeur alcoolisée. "Tiens poulette, essaye de pas finir trop torchée sinon Neo va me taper sur les doigts ! tu le connais depuis longtemps au fait ?"

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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Jeu 6 Sep - 19:27

"Pourquoi "nous", je jouais pas l'hypocrite en ce qui me concerne. Je ne t'ai jamais forcée à m'emmener ici." Tu souris. Pour une certaine raison, cette réplique la fait remonter dans ton estime. Peut-être parce qu'elle a raison. Au fond tu n'aimes pas devoir jouer les miss parfaites et cette femme ne te semble pas avoir le pur état d'esprit des richous. Pas comme la mère de cette fille que tu dois aller coiffer de temps en temps. "Remplace-donc le nous par je, tu sauras le faire, tu es grande ! " Oui tu souris. Mais pas d'un sourire faux, ça me fait flipper, je ne te vois pas souvent comme ça. Ma grande, tu es malade ? J'en ai les yeux comme des billes. Et quand, en réponse à ton précédent discours, Scarlett rit nerveusement, tu ne t'en offusques qu'à peine. C'est que tes métaphores étaient vraiment merdiques. Ton hôte semble en prise avec un fou rire incontrôlable et non désiré, ce qui à vrai dire te chaut peu. Après tout elle peut bien rire, ça rallonge la vie ! Étant plus âgée que toi, elle en a plus besoin de toute évidence même si elle n'est certainement pas Mathusalem. Elle doit estimer que sa vie a été plutôt mouvementée et au fond je ne vois pas pourquoi tu la contredirais, n'ayant aucune autre connaissance sur elle que le fait qu'elle soit riche et avec Neo. "Tu es trop marrante." Oui ma puce, tu es un peu risible aussi je trouve avec tes phobies qui tiennent quasiment de la maladie mentale, tes histoires compliquées, ta déchirure entre Marvel et Aedan... Tes histoires ne sont pas joyeuses mais pourtant, sous le verbe de cette femme qui ne les mentionne même pas, je pourrais en rire. Toi-même pourrais en rire. Tu en ris d'ailleurs, je ne sais guère pourquoi. Sans écouter un traître mot de ce que raconte ta compagne sur ton amour propre que tu trouves à présent ridicule et sur des vies misérables - les vies de qui ? - tu fredonnes dans ta tête l'air de Lady Marmelade. Montant sur la table sous le regard éberlué d'Uranus auquel tu n'accordes jamais ce privilège, tu relèves ta jupe jusqu'à révéler tes genoux et te mets à danser comme une danseuse de French Cancan, shootant avec adresse dans un vase que tu trouvais moche. "Quand j'étais petite ma mère me disait toujours que la chose certainement la plus drôle à voir aurait été le moulin rouge mais je ne sais pas danser !" Et t'as même pas bu une goutte d'alcool. Mais ne connaissant guère les pas tu redescends bien vite de la table basse pour conduire Scarlett dans la cuisine en évitant adroitement les bouts de vase brisée - il faudra quand même que tu les balaies sinon Uranus va se couper dessus.

"Je te fais un truc sérieux ou un simili soda ? Difficile de savoir si t'es majeure." De toute façon pour moi t'es déjà shootée. Mais qu'est-ce que t'as ce soir ? Le seul qui pourrait te reconnaître dans cet état-là c'est Marvel qui te connaissait avant tout ça. Peut-être que la blonde t'as donné envie de revenir en arrière au moment où t'avais l'impression d'être un nuage. "Tant que j'ai le goût de l'alcool plus que celui du jus de fruit, tu fais ce que tu veux mais sois pas avare sur les doses." Tu acceptes avec empressement le verre rempli jusqu'à ras-bord d'un cocktails aux tons automnaux qui fleure bon la vodka. Un Bloody Mary ? Tu serais bien incapable de le dire tellement tu t'y connais plus mais je suis plus experte que toi, rappelle-toi princesse. "Tiens poulette, essaye de pas finir trop torchée sinon Neo va me taper sur les doigts ! tu le connais depuis longtemps au fait ?" Plongeant tes lèvres dans le liquide qui te brûle la gorge, tu savoures la douleur quasi-extatique de l'alcool fort dans ton œsophage. Ça faisait longtemps. Enfin tu réponds à ta compagne : "Un peu moins d'un an je dirais. Vous vous connaissez depuis l'âge des dinosaures vous ?" Apparemment elle n'aime pas qu'on touche à son âge alors tu en profites. Un sourire aux lèvres, tu avales encore une gorgée de cocktail. "Je le connais pas tant que ça d'ailleurs à vrai dire, mais suffisamment pour me demander à quoi ressembleraient des gamins de vous deux." Tu ne sais même pas s'ils sortent ensemble mais ça t'étonnerait que Scarlett ne ressente rien...

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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Mar 11 Sep - 16:08

"Remplace-donc le nous par je, tu sauras le faire, tu es grande ! - Pfioulalaaaa n'en demande pas trop aux trois neurones qui se battent en duel ! ils auraient bien besoin d'un petit remontant, d'ailleurs, si tu vois ce que je veux dire…" d'un sourire coquin, elle hausse un sourcil d'un air entendu. Alors ! elle venait cette boisson ou pas ? Parce que pour détendre l'atmosphère (enfin plutôt pour décrisper notre petite brunette) il allait falloir lever les coude plus d'une fois ! C'était pas faute d'essayer de lui faire passer le message, mais la brunette ne semblait pas tiller. Peut-être qu'elle savait pas où était caché les bouteilles ? Peut-être qu'ils n'en avaient pas ici ?? mon Dieu ! Voilà qui rendrait la soirée encore plus difficile. Elle avait déjà passé une nuit sans fermer l’œil, une journée atrocement stressante, un début de soirée à cavaler derrière un pickpocket du dimanche, elle avait besoin d'un verre, vite !!! Sauf que jusque là, notre très aimable consœur ne semblait vouloir servir que des leçons de moral. Pas de quoi grimper au plafond !

Cela dit, pour ce qui était d'escalader les meubles, la brunette semblait avoir de la bouteille - ha ha, just kidding - puisqu'elle entrepris l'ascension de la table basse pour y interpréter un show digne d'un cabaret français. Les yeux ronds, Scarlett la fixe d'un air éberlué. "Ca y est je l'ai perdue…" murmure-t-elle en retenant tant bien que mal un début de rire qu'elle finit par laisser sortir. "Oh yeah !! j'aime ça !!" levant les mains en l'air, elle applaudit la prestation, faisant mine de glisser quelques billets dans les habits de son hôte style bar à striptease. "Ah bah tu vois que tu sais t'amuser !" hochant du chef, elle sursaute légèrement en voyant osciller dangereusement un vase sur la table, le regardant s'écraser sans avoir le temps de le sauver. Prise d'un rire difficilement contrôlable, elle se laisse retomber dans le canapé, se tenant les côtes. "T'es complètement folle." conclue-t-elle, quittant son siège. Il étai temps de prendre les choses en mains.

"C'est toi qui régales alors je serais pas avare !" attrapant une bouteille au liquide translucide, elle en verse une bonne rasée dans leurs deux verres. Non pas que Scarlett soit une experte en cocktail, mais elle avait vécut suffisamment longtemps sans aucun autre compagnie qu'une veille boîte de pizza froide pour savoir boire. Au moins, ces années passées en ermite dépressif aura eu un effet positif ! riant toute seule à cette pensée, elle ouvre une seconde bouteille pour en sentir le contenu. Une petite moue vint habiter ses lèvres, relevant un sourcil d'un air surpris. Impossible de dire de quoi il s'agissait. "Bah !" Haussant les épaules, elle en gratifia leurs verres d'une rasade avant de saupoudrer le bord du verre de miel et de sucre. "Et voilà !" Elles trinquent, l'atmosphère est déjà plus détendu, il est d'ailleurs difficile d'envisager qu'elles se jetaient des mots doux au visage 10 minutes auparavant. Le mystère des femmes.

"L'âge des ..." elle plisse les yeux sur cette mesquinerie, sifflant entre ses dents. "Dis donc baby dinosaure ! je suis pas si vieille !" d'un faux air outré, elle plonge ses lèvres dans son verre sans plus de cérémonie, en buvant une bonne gorgée qu'elle manque de recracher aux paroles de Hell. Elle s'étouffe, tousse deux fois et lance un regard dubitatif vers la jeune femme. Des enfants…? "Quoi …? Neo et moi…? Pourquoi tu vas imaginer des trucs pareils ?" marmonne-t-elle bien vite. Une deuxième bonne gorgée du verre semblant capitale, elle s'en accorde une sur le champ puis, d'un petit rire noué, elle tente de se remettre d'aplomb. "Imagine-les bien alors parce qu'il n'y a auuuuucune chance que ça n'arrive un jour." Troisième gorgée. Elle envisage à présent de s'attaquer directement à la bouteille. Se saouler le plus vite sera le mieux. Comment cette fille avait pu faire mouche aussi vite et aussi facilement. Neo lui avait parlé d'eux ? aucune chance, de toute façon c'est pas comme si il y avait quoi que ce soit à dire… secouant sa main d'un air confuse, un rire nerveux s'échappe de ses lèvres. "Sérieusement, il t'a dit quelques chose ?" fixant la jeune femme d'un air presque effrayant, elle semble prête à boire ses paroles comme un jeune geek devant Leonard Nimoy. "Bah ! de qui je me moque… il est trop occupé pour ce genre de choses de toute façon." murmure-t-elle pour elle même d'un air renfrogné. Elle termine alors son verre d'une traite. "Je vais m'en faire un deuxième ! non, mieux, je ramène tout ici..." ramenant les bouteilles sur la table basse du salon, elle pousse légèrement le gros chien pour se reposer à sa place. "Tu veux qu'on joue à un jeu ?" d'un sourire en coin, elle relève les yeux vers Hell d'un air complice. "Sauf si tu as peur de perdre !"


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MessageSujet: Re: Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.   Mar 9 Oct - 16:18

"Ça y est je l'ai perdue…" T'étais déjà perdue de toute façon. Ce n'est que maintenant qu'elle s'en rend compte ? Très personnellement j'ai abandonné il y a un moment. Mais en même temps c'est pas souvent qu'on te voit monter sur la table pour danser, on me l'accordera. En tout cas moi je pardonne son étonnement à Scarlett même si je déplore presque son choix de mots - quoique je n'aurais guère su en choisir de plus judicieux. Ça a l'air de lui plaire cette mini-débauche. " Oh yeah !! j'aime ça !!" Ah bah oui, that was a bingo. Elle rit et lève les bras en l'air comme si c'était une fête digne de la jet-set de St-Tropez dans les années dix. J'ai l'impression de ne faire que des allusions selon lesquelles la blonde est vieille d'ailleurs, je vais finir par me faire claquer je le sens... Pour l'instant elle fait mine de glisser des billets - j'espère que c'est des billets de vingt - dans ta jupe en applaudissant ton show qui, admettons-le, cloue le clapet à sa bande de moules. "Ah bah tu vois que tu sais t'amuser !" Oui quand tu veux c'est vrai que tu peux le faire. Dire que la plupart du temps t'es une espèce de mamie de vingt-et-un ans... Quelle honte, alors même que tu es tout juste majeure et vaccinée ! D'un coup de pied digne de Zizou - pas ta génération ma belle cherche pas - tu envoies ce vase insupportable dire bonjour au parquet - c'est une simple question de politesse bon Dieu ! Ton hôte ne peut s'empêcher de retomber en riant dans le canapé, clamant que tu es définitivement folle, ce avec quoi je suis bien d'accord. "Je pouvais plus supporter ce vase ! Je dirai à mon copain que le chien a fait tomber le cadeau de sa chère môman !" Et pis malgré ce futur mensonge - ceypabiiien - tu viens quand même de débarrasser l'appartement d'une atrocité. 

Ah la cuisine, le plan de travail, les plaques chauffantes, les placards, le four, les tiroirs, le frigo, les couverts, les casseroles, les verres, les bouteilles d'alcool... Lorsqu'elle te tend un cocktail aux couleurs appétissantes, tu ne te fais absolument pas prier pour le prendre. Malgré le goût âcre de l'alcool fort, la saveur sucrée du miel qu'elle a disposé sur le bord du verre reste sur tes lèvres comme un baume gourmand. "L'âge des ... Dis donc baby dinosaure ! je suis pas si vieille !" Bim, dans la gueule ! Mais les baby dinosaures c'est la classe. Le petit dinosaure et ses amis ils vivaient plein d'aventures. D'ailleurs il avait pas de nom le petit dinosaure en question si je me souviens bien. Mais c'est loin tout ça. Tu ris, heureuse d'avoir fait mouche et recommences à boire. Tu n'es pas la seule à te jeter sur la boisson puisque Scarlett fait de même. D'ailleurs après ta remarque elle s'empresse de reprendre une gorgée. Aurais-tu touché un point sensible ? Aurais-tu encore fait... Un bingo ? Ce serait aussi incroyable que flippant... Tes talents de biatch sont plus développés que je ne le croyais au fond... "Quoi …? Neo et moi…? Pourquoi tu vas imaginer des trucs pareils ?" Elle n'est même pas convaincue de ce qu'elle dit alors c'est clair qu'elle va pas t'en convaincre toi... Tu sourirais presque face à cette déconfiture mais ce serait méchant. Quoique... Qui a dit que tu n'étais pas méchante ? Tu souris d'avoir fait mouche avec si peu d'éléments. La blonde avale une rasade de plus avant de continuer dans l'auto-persuasion : "Imagine-les bien alors parce qu'il n'y a auuuuucune chance que ça n'arrive un jour." Oui, elle sera déjà probablement ménopausée le jour où elle mettra la main sur Neo si ça arrive. Comment ça psychobiatch ? Je vous interdit de penser ça ! T'as peut-être une idée de l'apparence des hypothétiques marmots mais moi absolument pas... Certainement découragée par ces pensées, la trentenaire se ressert une rasade avec énergie. "Sérieusement, il t'a dit quelque chose ?" Mouahahah. Qui croit-elle tromper ? Bingo sur bingo, dommage que tu joues pas au loto. Que je me taise ? Hors de question. Tu contemples d'un air compatissant y'a compagne de beuverie. "Non, absolument rien désolée." L'autre se lance dans des murmures incompréhensibles - à quoi ça sert de parler anglais si on articule pas - et finit son verre de bon cœur avant de faire la bonne décision, c'est-à-dire de ramener les bouteilles sur la table basse. L'alcool enhardissant les gens, elle n'hésite pas à présent à pousser vigoureusement Uranus pour se faire une place sur le sofa. "Tu veux qu'on joue à un jeu ?" Un jeu ? Ta curiosité est piquée au vif, c'est le moins qu'on puisse dire. Tu lui jettes un regard interrogateur pour qu'elle s'explique mais elle ne fait que te narguer. "Sauf si tu as peur de perdre !" Toi ? Peur de perdre ? "Pas le moins du monde, balance !" Game is on.

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Regarde où tu marches espèce de moule amorphe ! ~ ft. Scarlett & Hell only.

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